dimanche 29 avril 2012

Licorne en Côte d'Ivoire


Licorne en Côte d'Ivoire: "ne pas rester plus longtemps que nécessaire", juge Hollande

Créé le 29-04-2012 à 11h50 - Mis à jour à 15h40 
PARIS (AP) — Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, interrogé dimanche matin sur la présence de la force française Licorne en Côte d'Ivoire, alors qu'il prône un retrait rapide d'Afghanistan, a noté qu'il n'y avait pas de demande de retrait de la part des autorités d'Abidjan, tout en notant que "l'objectif est plutôt de ne pas rester plus longtemps que nécessaire".
La France a déployé la force Licorne en Côte d'Ivoire en septembre 2002 après une tentative de coup d'Etat ayant dégénéré en guerre civile. Chargée de contrôler le cessez-le-feu, puis de soutenir le déploiement d'une mission de la CEDEAO fin 2002, la force Licorne, par ailleurs en charge d'assurer la sécurité des ressortissants français, soutient désormais la force de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI). Ses effectifs sont passés de 5.000 à 450 hommes.
"Pour l'instant, il y a une demande du gouvernement ivoirien" concernant cette présence, a dit M. Hollande en marge d'une visite au Mémorial de la Shoah à Paris. "Et tant que nous n'avons pas eu de la part des autorités qui ont décidé de cette présence une demande de nous retirer, nous ne le ferons pas. Mais c'est vrai que l'objectif est plutôt de ne pas rester plus longtemps que nécessaire". AP

Congrès National: démocratie et bonne gouvernance sont les thèmes marquant du 2ème jour


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Gouvernorat de Gao, siège du Congrès National © Assan Ag Midal

Le Congrès historique de l'Azawad ouvert officiellement hier Mercredi, continue aujourd'hui. Parmi les nombreux débats qui ont eu lieu, les thèmes les plus marquants pour la construction d'un état moderne sont de manière indéniable la démocratie et la bonne gouvernance comme socle pour la formation d'un état Azawadien qui n'enviera rien aux autres.
Comme annoncé plutôt, l'ensemble de l'Azawad s'est donné rendez-vous à Gao, la cité des Askias pour dire non seulement d'une seule et même voix: oui pour l'indépendance de la République Démocratique et Laïque de l'Azawad, mais aussi pour lancer les bases de la construction de l'Azawad.
Parmi les délégations de premier rang présentes à dans la cité des Askias, on peut citer entre autres le Chef Suprême des Kountas, Cheick Baba Ould Sidi Elmoctar Elkounty, le Chef Suprême des tribus de l'Adagh, l'Amenokal Intallah Ag Attaher, la famille du Homborikoï, le feu Moussa Balobo Maïga, les représentants des tribus Arabes de l'Araoune au nord de Tombouctou, et bien sûr des notabilités de la ville de Gao pour ne citer que ceux-ci parmi les représentants traditionnels.
Du coté religieux, nous pouvons citer la présence des représentants de l'ensemble des imams et notabilités religieuses de l'Azawad. Après avoir adhéré officiellement au projet de société d'un Azawad libre, et démocratique tel que porté par le MNLA, nos sources nous apprennent que ces notabilités religieuses avaient des discussions portant notamment sur la production d'une fatwa, décision religieuse basé s'inspirant de la jurisprudence Islamique. Cette fatwa aura pour objectif de dénoncer clairement les agissements d'Ansar Adine du semi-analphabète Iyad Ag Ghaly et rejeter l'obscurantisme religieux que veut instaurer ce groupuscule avec l'aide des terroristes d'AQMI et de Boko Haram. Cette fatwa aura toute son importance dans le contexte Azawadien car ni le semi-analphabète Iyad Ag Ghaly, ni ses compagnons terroristes n'ont une aucune de la jurisprudence religieuse qui puisse leur permettre d'établir une discussion académique avec les leaders religieux de l'Azawad. Aussi cette fatwa aura pour objectif de faire rentrer dans les rangs les derniers Azawadiens égarés qui suivent toujours de manière aveugle les réseaux obscurantistes.

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L’une des tribunes du Congrès National de l’Azawad © Assan Ag Midal


Du coté militaire, on pouvait voir l'ensemble de l'état-major militaire du MNLA. Cette présence massive des hauts gradés du MNLA avait pour objectif de faire le bilan des actions sécuritaires depuis la prise du camp hautement stratégique d'Amashash sous le leadership du Colonel Assalat Ag Habi. Pour rappel, durant les deux semaines ayant suivi la prise d'Amashash, plus d'une cinquantaine de réunions ont eu lieu entre les officiers et sous-officiers du MNLA pour faire le bilan des actions entreprises depuis le 17 Janvier. Contrairement à la propagande mensongère de certains états et organisations, nos sources ont été claires: la présence d'aucune force militaire outre celle du MNLA n'est visible à Gao. Les éléments d'AQMI dont le MUJAO ont quittés la ville depuis que la présence militaire du MNLA s'est accentuée dans cette ville. Aussi, les derniers combattants d'Ansar Adine ont été poussés vers la sortie de la ville après qu'ils aient essayé de perturber le Congrès National. Dans le même registre, ni le semi-analphabète Iyad Ag Ghaly ni un représentant d'Ansar Adine n'a participé aux assises de Gao.
Pour réaliser toute la réussite que fut ce congrès, il suffit tout simplement d'observer la présence des délégations intellectuelles et administratives. En tête, il y avait M'beïri Ag Rhissa représentant la seconde génération Touareg qui a été scolarisé dans les écoles Francophones suite au combat de feu Mohamed Ali Attaher. A ces côtés, il y avait la quasi-totalité des cadres de Bamako parmi lesquelles figurent les proches du Colonel-Major AlHaji Ag Gamou et d'Iyad Ag Ghaly. Leur objectif était clair: commencer la construction de l'Azawad. Au cours de leur discussion, les thèmes sortaient le plus étaient: égalité, équité pour l'ensemble des Azawadiens, un système étatique basé sur la bonne gouvernance et l'état droit dans lequel tous les Azawadiens seront justiciable, un état bâti autour de la préservation de l'ensemble des libertés individuelles, et collective. Etant conscient de la possibilité des nombreux abus, les participants ont pointés du doigt l'importance de la séparation entre l'état et la religion, en d'autres termes, l'importance de la laïcité dans tous ses sens.

Par Ahmedou Ould Hamoud

La CEDEAO au Mali


«Je n’accepterais pas la présence d’un soldat étranger sur le sol Malien…» dixit le Capitaine Sanogo
 
Le président du Comité national du redressement de la démocratie et de la restauration de l’autorité de l’Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Haya Sanogo, a lancé un message fort par rapport aux décisions de la CEDEAO de prolonger la transition de Dioncounda Traoré d’une année et d’envoyer des soldats pour sécuriser les institutions de la transition. C’était le samedi dernier au QG du CNRDRE à Kati à travers un point de presse.

En effet, le capitaine Amadou Haya Sanogo se dit surpris de voir qu’il y a eu des décisions de la CEDEAO contrairement à l’accord-cadre. Desquelles décisions consistant à prolonger la transition de Dioncounda Traoré à une année contrairement aux 40 jours prévus par la constitution malienne. En plus, d’envoyer des militaires de la CEDEAO pour sécuriser les institutions de cette transition. Néanmoins, il (capitaine) dit qu’il prend acte surtout que le pays est  membre de la CEDEAO.
Par ailleurs, selon lui, au-delà de tout ça, depuis l’acte du 22 mars jusqu’aujourd’hui, le CNRDRE et la CEDEAO sont convenus de travailler sur la base de l’accord-cadre pour une sortie de crise. « En aucun moment, l’application de ce communiqué n’a fait défaut dans nos rangs.» Entre autres, la réinstallation de la constitution qui prévoyait que le président de l’Assemblée devient président par intérim pour 40 jours ; la prolongation du mandat de l’Assemblée Nationale ; la mise en place d’un gouvernement. Nous avons accepté tous. Il faut noter quelque part que toutes ces questions n’étaient pas une question de faiblesse.  Mais, puisse qu’on n’est venu pour le changement  au Mali, on ne voulait poser aucun acte qui va dans le sens contraire opposé à l’intérêt de ce même Mali », a-t-il expliqué. Pour lui, le CNRDRE a accepté une sortie de crise basé sur l’accord-cadre, et de façon consensuelle afin de faire face aux priorités du pays, tel que la crise du Nord.
Malheureusement, dit-il « à notre grande surprise, la CEDEAO a décidé de faire passé M. Dioncounda pour une période de transition directe et sur une durée d’une année. Ce qui va en défaut avec l’accord-cadre que le CNRDRE et la CEDEAO ont signés, pour la mise en place de façon consensuelle les organes de gestion de la transition ». Quant à la durée de la transition, selon le capitaine Amadou Haya Sanogo, le même accord-cadre avait dit qu’un moment donné qu’on fera appel à toutes les forces vives de la nation pour décider la durée de la transition, et aussi    de tout ce qui rentrera en compte pour l’organisation des élections libres et indépendant.
A cet effet, le capitaine s’est posé la question, pourquoi vous menacez quelqu’un qui est entrain de dignement respect les closes d’ un accord qu’on a dignement signé ensemble, et dont l’application n’a jamais fait défaut ?
« En ce sens, l’accord-cadre reste et demeure inchangeable. Si d’un côté la CEDEAO prend des décisions unilatérales contrairement à l’accord-cadre, nous n’allons pas le faire de notre côté. M. Dioncounda Traoré restera président par intérim comme le précise l’accord-cadre pendant quarante jours, pas une heure de plus. De plus l’Assemblée reste et demeure, le gouvernement continuera et le CNRDRE prendra ses responsabilités à partir du 41ème jour », a-t-il déclaré.  Avant de lancer « aucun militaire de la CEDEAO ne foulera le sol malien, sauf si c’est sur demande du gouvernement, et je sais que le gouvernement ne va pas faire cette demande. Au lieu du Nord on dit que les troupes vont venir pour sécuriser les institutions de la transition, pourtant le gouvernement n’a pas fait cette demande ». Tout en se demandant « on a un gouvernement, une Assemblée Nationale et des institutions qui marchent pourquoi envoyer des troupes pour venir sécuriser ces institutions ? ».
Yapi N’guessan