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Gabon, mensonge d’Etat : Omar Bongo serait mort depuis le 7 mai
Vendredi, 12 Juin 2009 20:52
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Depuis deux ou trois jours, les langues commencent à se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution.
Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.
On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai que Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.
Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l'âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l'Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.
Pourquoi ? Parce que dit-on, L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Ntoungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on, Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.
C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée d’Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire "sauter les légionnaires sur Libreville". Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.
Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration "Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible". Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique, il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.
Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n'être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L'Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d'essai -.
On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court". Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.
Correspondance : Jean-Basile Makundu / CyrcomNews (Libreville)
Saturday, June 20, 2009
Monday, March 30, 2009
APRES LA TRAGEDIE DU STADE
Les familles identifient le corps de leurs parents
• Tout sur l’ambiance à IVOSEP
mardi 31 mars 2009 par Y.DOUMBIA
source: l'Inter
Hier, à IVOSEP (Ivoirienne de Sépulture) où nous nous sommes rendus pour identifier ces 19 morts, l’ambiance était des plus mornes. Parents se couchant à même le sol pour crier leur douleur, amis se lamentant sur le sort de leurs camarades tombés au stade, étaient les images insoutenables qu’on voyait passer, au fur et à mesure que des morts étaient identifiés. " Depuis hier, notre fils n’est pas rentré et aujourd’hui, nous avons découvert ici son corps ", relatent, en larmes, des parents de Touré Aboubacar, 17 ans et élève en classe de 3è, décédé à la suite des bousculades du " Félicia ". Devant comme à l’intérieur d’IVOSEP, les parents ne cessaient de défiler pour savoir si parmi les corps logés dans les chambres froides, figure celui de leur progéniture, époux, frère, cousin, ami ou connaissances. Munis, pour certains, de photos, pour d’autres, d’extraits d’acte de naissance, ces parents s’adressaient aux responsables des lieux pour confirmer ou infirmer le décès de celui qui a quitté le domicile et dont ils n’ont plus eu de nouvelles. La grande sœur de Klohi Ephrayim Abdias, introduite dans l’enceinte d’IVOSEP, en ressort en pleurs. Elle se jette sur le macadam et commence à soupirer. Son petit frère, en lui disant hier qu’il allait supporter les Eléphants, prenait, sans le savoir, rendez-vous avec la mort. C’est dans l’un des casiers d’IVOSEP qu’elle le retrouve. La douleur des parents va s’accroître lorsqu’ils entendent dire par le procureur Diakité, que les morts subiront une autopsie. Un autre choc, vite étouffé par les explications du substitut du procureur. Les musulmans qui voulaient le corps de leurs parents pour une inhumation rapide, comme l’exige la tradition islamique, ont été priés d’abandonner les corps à l’Etat, le temps pour le Pr. Etté, médecin légiste, de déterminer les causes du décès. " L’Etat a décidé de faire une autopsie. C’est forcément nécessaire. Nous allons commencer par les corps musulmans. Les corps ne seront pas endommagés et vous pourrez les récupérer dans les 72 heures qui suivent. On est obligé de le faire et vous pouvez assister à l’autopsie si vous le souhaitez ", a tenté de rassurer le procureur. Cette déclaration du procureur a refroidi des parents qui pensaient pouvoir récupérer sur le champ le corps de leurs enfants.
ENCADRE 1 : ACCIDENT AU FELICIA Le nombre de morts à la hausse ?
Combien de mort y a-t-il exactement eu à la suite des événements malheureux du Felicia ? Si les sources officielles annoncent 19 morts, des sources officieuses annoncent plus. En effet, hier à IVOSEP, nous avons pu surprendre une conversation des parents de victimes, qui auraient saisi une conversion de source militaire disant qu’il y aurait eu 56 morts. Des parents à la recherche de leurs enfants ont affirmé qu’il y a eu des morts à HMA (Hôpital Militaire d’Abidjan) où une bonne partie des blessés a été évacuée. Vrai ou faux ? Difficile de confirmer ou d’infirmer l’information, au regard du dispositif musclé mis en place à l’Hôpital Militaire d’Abidjan. Là-bas, c’est motus et bouche cousue. Le dispositif mis en place n’a pas permis d’en savoir davantage. Une autre source militaire nous a annoncé qu’il y aurait eu 30 morts. En tout cas, les supputations vont bon train et nous n’avons pu avoir que les noms de 18 morts.
Y.DOUMBIA
ENCADRE 2 : La liste des morts Hier, nous avons pu avoir la liste de 18 morts à l’IVOSEP.
1)-Touré Aboubacar : 17 ans, élève en classe de 3è 2)-Diabaté Ibrahim : 36 ans, chauffeur 3)-Kouyaté Djanguiné : 14 ans, élève en classe de 5è 4)-Kanaté Yacouba : 22 ans, étudiant à l’INJS 5)-Koumaré Mamadou : 20 ans, vendeur 6)-Berté Mamadou : 29 ans, couturier 7)-Klohi Ephrayim Abdias : 19 ans, sans emploi Cool-N’Goran Koffi Fabrice : environ 24 ans 9)-Doumbia Séa : 12 ans 10)-Koukougnon Noël : 37 ans 11)-Ziéhi Wéi Patrice : 35 ans 12)-Kouamé César : âge indéterminé, couturier Toit rouge 13)-Dicko Assamoi Richmond : 34 ans 14)-Fofana Brahima : 24 ans 15)-Koua Brou Blaise : 40 ans 16)-Ouattara Issouf : 40 ans, résidant à Anoumabo 17)-Zaouli Bi Cédric : entre 10 et 12 ans 1Cool-Bamba Kafoumba :
ENCADRE 3 : Le témoignage des blessés
Hier, au CHU de Treichville, les victimes blessées du stade Félix Houphouët Boigny ont fait des témoignages. Ils mettent en cause la cupidité des Forces de l’ordre commis à la sécurité des lieux. Ces derniers, selon eux, n’hésitaient pas à prendre de l’argent avec les supporters qui n’avaient pas de tickets, pour leur céder le passage. Cela a occasionné une montée de tension qui a abouti aux bousculades...
Batenié Oté Edouard Fracture interne jambe gauche Ce sont des bousculades dues au gaz lacrymogène jeté par les policiers dans la foule. On était au niveau de la tribune latérale A. J’ai un ticket de 2000 FCFA. On était dans le rang et, non loin de nous, se trouvaient les supporters qui ont payé 1000 FCFA et 500 FCFA. Ceux-là étaient plus nombreux et pendant que nous étions dans le rang, ils ont forcé. Ils sont tombés avec le portail, puisque les gens ne voulaient pas ouvrir. C’est après cela que la Police a commencé à les gazer pour les disperser. Cela a créé encore beaucoup plus de trouble. Ceux-là sont venus vers nous. Nous étions déjà dans l’enceinte du stade. On était déjà dans les escaliers et après on est redescendu en tombant cette fois-ci. Il y a eu plus de monde, beaucoup plus de tickets vendus que de places. On avait des tickets et on ne pouvait pas entrer Légende : Batenié Oté Edouard doit subir une opération chirurgicale
Koné Zana Fracture du fémur J’ai payé mon ticket depuis le vendredi et je me suis rendu au terrain. Nous sommes arrivés au stade à. On voulait rentrer et ils ont fermé le portail. Quand ils ont ouvert le portail, dans les escaliers, les gens nous ont poussé. Je suis tombé et les gens ont marché sur moi pour casser mon pied. J’ai également le poignet déplacé Légende : ce solide garçon devra utiliser une béquille pendant longtemps
Koné Drissa Traumatisme du Rachis dorsolombaire, oreille gauche arrachée et éraflures cutanées
On était dans le rang et il était tellement long que ceux qui avaient des tickets n’allaient pas rentrer. Ça rentrait en business. Quand tu donnes 500 ou 1000 FCFA aux policiers, on te fait passer. Ça se passait comme ça jusqu’à 15h. Avec le monde, on se demandait si on allait rentrer à 17h. Les gens ont forcé la porte et moi, je me suis joint à eux. En forçant, je suis tombé et les gens ont marché sur moi. C’est comme ça que j’ai été blessé.Propos recueillis par Y.DOUMBIA
ENCADRE 4 : 66 BLESSES AUX URGENCES CHIRURGICALES DU CHU DE TREICHVILLE 1 cas grave au CHU de Yopougon
Aux urgences chirurgicales du CHU de Treichville, notre équipe de reportage a pu visiter les malades du drame du Félicia et rencontré le Pr. Gnagne Yadou Maurice, chef de service des urgences chirurgicales. Selon lui, son service a reçu le dimanche soir 55 blessés adultes et 5 blessés enfants (entre 10 et 14 ans) transférés, eux, en pédiatrie. Hier matin, précise-t-il, il y a eu 6 blessés qui ont été internés. " Ces six blessés étaient à la maison, et aujourd’hui (hier) leurs parents sont venus ici avec eux ", a-t-il déclaré. Le Pr. Gnagne Yadou Maurice a, par ailleurs, relevé que le CHU de Treichville dispose d’un plan d’urgence qu’il réactive chaque fois qu’il y a des catastrophes naturelles et des drames à grande échelle. " Dès qu’il y a un problème, on active notre structure d’urgence. Les moyens internes mobilisés sont estimés à un million cent mille (1.100.000) FCFA dépensés dans l’achat des médicaments de première nécessité. Cela a permis de soigner les malades et préparer les interventions chirurgicales ", a-t-il déclaré. La cellule présidentielle chargée des catastrophes, a-t-il révélé, prendra en compte les cas d’intervention chirurgicale. " La cellule a pris les ordonnances pour les payer. Le matériel sera livré. Hier nuit, la FIF (Fédération Ivoirienne de Football) a pris en charge, à partir de 19h, tous les soins de ceux qui avaient des ordonnances. On leur a demandé d’aller prendre les médicaments à la pharmacie Mégane. Les autres malades sont mis en état d’observation ", a-t-il précisé. Pour finir, il a relevé l’existence d’un malade atteint de traumatisme crânien qui a été évacué au service de neurologie du CHU de Yopougon.
Y.DOUMBIA
• Tout sur l’ambiance à IVOSEP
mardi 31 mars 2009 par Y.DOUMBIA
source: l'Inter
Hier, à IVOSEP (Ivoirienne de Sépulture) où nous nous sommes rendus pour identifier ces 19 morts, l’ambiance était des plus mornes. Parents se couchant à même le sol pour crier leur douleur, amis se lamentant sur le sort de leurs camarades tombés au stade, étaient les images insoutenables qu’on voyait passer, au fur et à mesure que des morts étaient identifiés. " Depuis hier, notre fils n’est pas rentré et aujourd’hui, nous avons découvert ici son corps ", relatent, en larmes, des parents de Touré Aboubacar, 17 ans et élève en classe de 3è, décédé à la suite des bousculades du " Félicia ". Devant comme à l’intérieur d’IVOSEP, les parents ne cessaient de défiler pour savoir si parmi les corps logés dans les chambres froides, figure celui de leur progéniture, époux, frère, cousin, ami ou connaissances. Munis, pour certains, de photos, pour d’autres, d’extraits d’acte de naissance, ces parents s’adressaient aux responsables des lieux pour confirmer ou infirmer le décès de celui qui a quitté le domicile et dont ils n’ont plus eu de nouvelles. La grande sœur de Klohi Ephrayim Abdias, introduite dans l’enceinte d’IVOSEP, en ressort en pleurs. Elle se jette sur le macadam et commence à soupirer. Son petit frère, en lui disant hier qu’il allait supporter les Eléphants, prenait, sans le savoir, rendez-vous avec la mort. C’est dans l’un des casiers d’IVOSEP qu’elle le retrouve. La douleur des parents va s’accroître lorsqu’ils entendent dire par le procureur Diakité, que les morts subiront une autopsie. Un autre choc, vite étouffé par les explications du substitut du procureur. Les musulmans qui voulaient le corps de leurs parents pour une inhumation rapide, comme l’exige la tradition islamique, ont été priés d’abandonner les corps à l’Etat, le temps pour le Pr. Etté, médecin légiste, de déterminer les causes du décès. " L’Etat a décidé de faire une autopsie. C’est forcément nécessaire. Nous allons commencer par les corps musulmans. Les corps ne seront pas endommagés et vous pourrez les récupérer dans les 72 heures qui suivent. On est obligé de le faire et vous pouvez assister à l’autopsie si vous le souhaitez ", a tenté de rassurer le procureur. Cette déclaration du procureur a refroidi des parents qui pensaient pouvoir récupérer sur le champ le corps de leurs enfants.
ENCADRE 1 : ACCIDENT AU FELICIA Le nombre de morts à la hausse ?
Combien de mort y a-t-il exactement eu à la suite des événements malheureux du Felicia ? Si les sources officielles annoncent 19 morts, des sources officieuses annoncent plus. En effet, hier à IVOSEP, nous avons pu surprendre une conversation des parents de victimes, qui auraient saisi une conversion de source militaire disant qu’il y aurait eu 56 morts. Des parents à la recherche de leurs enfants ont affirmé qu’il y a eu des morts à HMA (Hôpital Militaire d’Abidjan) où une bonne partie des blessés a été évacuée. Vrai ou faux ? Difficile de confirmer ou d’infirmer l’information, au regard du dispositif musclé mis en place à l’Hôpital Militaire d’Abidjan. Là-bas, c’est motus et bouche cousue. Le dispositif mis en place n’a pas permis d’en savoir davantage. Une autre source militaire nous a annoncé qu’il y aurait eu 30 morts. En tout cas, les supputations vont bon train et nous n’avons pu avoir que les noms de 18 morts.
Y.DOUMBIA
ENCADRE 2 : La liste des morts Hier, nous avons pu avoir la liste de 18 morts à l’IVOSEP.
1)-Touré Aboubacar : 17 ans, élève en classe de 3è 2)-Diabaté Ibrahim : 36 ans, chauffeur 3)-Kouyaté Djanguiné : 14 ans, élève en classe de 5è 4)-Kanaté Yacouba : 22 ans, étudiant à l’INJS 5)-Koumaré Mamadou : 20 ans, vendeur 6)-Berté Mamadou : 29 ans, couturier 7)-Klohi Ephrayim Abdias : 19 ans, sans emploi Cool-N’Goran Koffi Fabrice : environ 24 ans 9)-Doumbia Séa : 12 ans 10)-Koukougnon Noël : 37 ans 11)-Ziéhi Wéi Patrice : 35 ans 12)-Kouamé César : âge indéterminé, couturier Toit rouge 13)-Dicko Assamoi Richmond : 34 ans 14)-Fofana Brahima : 24 ans 15)-Koua Brou Blaise : 40 ans 16)-Ouattara Issouf : 40 ans, résidant à Anoumabo 17)-Zaouli Bi Cédric : entre 10 et 12 ans 1Cool-Bamba Kafoumba :
ENCADRE 3 : Le témoignage des blessés
Hier, au CHU de Treichville, les victimes blessées du stade Félix Houphouët Boigny ont fait des témoignages. Ils mettent en cause la cupidité des Forces de l’ordre commis à la sécurité des lieux. Ces derniers, selon eux, n’hésitaient pas à prendre de l’argent avec les supporters qui n’avaient pas de tickets, pour leur céder le passage. Cela a occasionné une montée de tension qui a abouti aux bousculades...
Batenié Oté Edouard Fracture interne jambe gauche Ce sont des bousculades dues au gaz lacrymogène jeté par les policiers dans la foule. On était au niveau de la tribune latérale A. J’ai un ticket de 2000 FCFA. On était dans le rang et, non loin de nous, se trouvaient les supporters qui ont payé 1000 FCFA et 500 FCFA. Ceux-là étaient plus nombreux et pendant que nous étions dans le rang, ils ont forcé. Ils sont tombés avec le portail, puisque les gens ne voulaient pas ouvrir. C’est après cela que la Police a commencé à les gazer pour les disperser. Cela a créé encore beaucoup plus de trouble. Ceux-là sont venus vers nous. Nous étions déjà dans l’enceinte du stade. On était déjà dans les escaliers et après on est redescendu en tombant cette fois-ci. Il y a eu plus de monde, beaucoup plus de tickets vendus que de places. On avait des tickets et on ne pouvait pas entrer Légende : Batenié Oté Edouard doit subir une opération chirurgicale
Koné Zana Fracture du fémur J’ai payé mon ticket depuis le vendredi et je me suis rendu au terrain. Nous sommes arrivés au stade à. On voulait rentrer et ils ont fermé le portail. Quand ils ont ouvert le portail, dans les escaliers, les gens nous ont poussé. Je suis tombé et les gens ont marché sur moi pour casser mon pied. J’ai également le poignet déplacé Légende : ce solide garçon devra utiliser une béquille pendant longtemps
Koné Drissa Traumatisme du Rachis dorsolombaire, oreille gauche arrachée et éraflures cutanées
On était dans le rang et il était tellement long que ceux qui avaient des tickets n’allaient pas rentrer. Ça rentrait en business. Quand tu donnes 500 ou 1000 FCFA aux policiers, on te fait passer. Ça se passait comme ça jusqu’à 15h. Avec le monde, on se demandait si on allait rentrer à 17h. Les gens ont forcé la porte et moi, je me suis joint à eux. En forçant, je suis tombé et les gens ont marché sur moi. C’est comme ça que j’ai été blessé.Propos recueillis par Y.DOUMBIA
ENCADRE 4 : 66 BLESSES AUX URGENCES CHIRURGICALES DU CHU DE TREICHVILLE 1 cas grave au CHU de Yopougon
Aux urgences chirurgicales du CHU de Treichville, notre équipe de reportage a pu visiter les malades du drame du Félicia et rencontré le Pr. Gnagne Yadou Maurice, chef de service des urgences chirurgicales. Selon lui, son service a reçu le dimanche soir 55 blessés adultes et 5 blessés enfants (entre 10 et 14 ans) transférés, eux, en pédiatrie. Hier matin, précise-t-il, il y a eu 6 blessés qui ont été internés. " Ces six blessés étaient à la maison, et aujourd’hui (hier) leurs parents sont venus ici avec eux ", a-t-il déclaré. Le Pr. Gnagne Yadou Maurice a, par ailleurs, relevé que le CHU de Treichville dispose d’un plan d’urgence qu’il réactive chaque fois qu’il y a des catastrophes naturelles et des drames à grande échelle. " Dès qu’il y a un problème, on active notre structure d’urgence. Les moyens internes mobilisés sont estimés à un million cent mille (1.100.000) FCFA dépensés dans l’achat des médicaments de première nécessité. Cela a permis de soigner les malades et préparer les interventions chirurgicales ", a-t-il déclaré. La cellule présidentielle chargée des catastrophes, a-t-il révélé, prendra en compte les cas d’intervention chirurgicale. " La cellule a pris les ordonnances pour les payer. Le matériel sera livré. Hier nuit, la FIF (Fédération Ivoirienne de Football) a pris en charge, à partir de 19h, tous les soins de ceux qui avaient des ordonnances. On leur a demandé d’aller prendre les médicaments à la pharmacie Mégane. Les autres malades sont mis en état d’observation ", a-t-il précisé. Pour finir, il a relevé l’existence d’un malade atteint de traumatisme crânien qui a été évacué au service de neurologie du CHU de Yopougon.
Y.DOUMBIA
" Les Forces de l’ordre prenaient de l’argent "
Entretien / Anzouan Kacou (Président de la Commission d’organisation de la FIF)
Nous avons les preuves
mardi 31 mars 2009 par Alphonse CAMARA
Voici tous les tarifs d’entrée au stade
Combien de billets avez-vous vendus pour le match Côte d’Ivoire-Malawie ? Anzouan Kacou : Nous avons vendu pour ce match, 31.616 billets exactement. La capacité d’accueil du stade Félix Houphouët Boigny est de 34 600 places. Les chiffres prouvent que nous avons vendu un nombre de billets en deçà de la capacité exacte du stade. Ce sont des mesures que nous prenons pour pouvoir gérer les imprévus. Il y a des zones neutralisées telles que la tribune de presse, la tribune réservée aux comités de supporters, etc. Dans chaque compartiment, nous avons des zones neutralisées. Ce qui fait que nous vendons toujours en dessous de la capacité totale. Pour preuve, Pour les zones où les spectateurs avaient des billets numérotés, le président de la République venant au stade, il fallait permettre à la sécurité de s’installer. Mais elle ne pouvait pas s’installer sur des sièges des gens à qui nous avons vendu des espaces ou des gens à qui nous avons remis des invitations VIP. Donc, par le plan du stade, nous avons donné des places non attribuées aux éléments de la garde présidentielle. C’est pour vous dire que nous avons toujours des places libres dans chaque compartiment. Nous ne pouvons pas imprimer des billets représentant la capacité totale du stade.
A quelle heure avez-vous ouvert le stade ? A.K. : L’ouverture était prévue pour 11 heures. Mais dès que nous sommes arrivés à 8 heures et que nous avons vu le monde, en accord avec l’Office national des Sports (ONS) et le commandement de la gendarmerie qui était présent, nous avons ouvert le stade à 9 h 35 exactement, au lieu de 11 heures.
Avez-vous mis en place des mesures de contrôle pour empêcher la fraude ? A.K. : Nous avons mis des check-points au niveau de Postel 2001, Pigier, la Sodesucre et l’Assemblée nationale. Les check-points avaient pour mission de veiller à ce que tous ceux qui passent aient des tickets ou des titres d’accès, c’est-à-dire des badges comme par exemple les membres de la Commission d’organisation ou la presse. Ces check-points devaient faire un premier filtrage. En plus de cela, il y avait aussi un contrôle au niveau des portillons d’entrée qui sont gérés par la gendarmerie et nous les membres de la Commission d’organisation. Pour éviter que des gens viennent avec des billets falsifiés, nous avons mis, nous responsables de la Commission d’organisation de la FIF, des représentants des clubs (les secrétaires généraux des clubs) pour nous aider. Ça, c’est le premier contrôle. Ces personnes étaient secondées dans leur tâche par les jeunes que nous avons au niveau du contrôle. Nous avons mis en place un contrôle assez rigoureux. Nous avons donné aux policiers, des spécimens de billets pour les espaces de parking. Parce que les billets étant sécurisés, on leur a précisé qu’il y a un sticker sur les billets. Nous leur avons montré les stickers.
Certaines personnes accusent les forces de l’ordre d’avoir laissé entrer au stade moyennant de l’argent, des gens qui n’avaient pas de billet. Qu’en dites-vous ? A.K. : En réalité, c’est que le monde qu’il y avait, parce que les check-points ont été défaillants, s’est retrouvé devant les entrées gérées par la gendarmerie et nos contrôleurs. Devant la pression de la foule, je pense que les forces de l’ordre ont un peu relâché le contrôle et le public s’est retrouvé nez à nez avec nos contrôleurs civils. Ne pouvant pas contenir la foule, ces civils ont décroché. La foule a poussé le portail pour rentrer dans le stade. C’est après que les forces de l’ordre sont venues s’interposer pour prendre maintenant le contrôle des entrées. Et c’est à ce moment là que tout s’est passé. Ils prenaient de l’argent. Quant vous êtes un enfant, c’est 100 Fcfa. Si vous êtes un peu plus grand, c’est 200 Fcfa. Nous avons les preuves de ce que nous avançons.
Un officiel de la FIFA était présent lors du match. Et quant on sait que la FIFA est très rigoureuse sur les questions de sécurité dans les stades, faut-il craindre pour une éventuelle sanction ? A.K. : C’est une très bonne question. Le représentant de la FIFA a fait le tour du stade pour vérifier les mesures de sécurité à deux reprises, avant et pendant le match. Il est venu nous féliciter. Il nous a dit que tout se passe bien et qu’il est satisfait du dispositif mis en place. Maintenant, le débordement et la gestion du débordement, c’est ce qui n’a pas marché au niveau des forces de sécurité. Je voudrais exprimer aux familles éplorées, le regret que nous avons. Vraiment, de ma petite expérience de responsable de l’organisation, je n’ai jamais vécu cela. Je voudrais dire, au nom de la Commission d’organisation, au niveau de la FIF des voix plus autorisées le diront, que nous partageons la compassion de toutes les familles des victimes.
Nous avons les preuves
mardi 31 mars 2009 par Alphonse CAMARA
Voici tous les tarifs d’entrée au stade
Combien de billets avez-vous vendus pour le match Côte d’Ivoire-Malawie ? Anzouan Kacou : Nous avons vendu pour ce match, 31.616 billets exactement. La capacité d’accueil du stade Félix Houphouët Boigny est de 34 600 places. Les chiffres prouvent que nous avons vendu un nombre de billets en deçà de la capacité exacte du stade. Ce sont des mesures que nous prenons pour pouvoir gérer les imprévus. Il y a des zones neutralisées telles que la tribune de presse, la tribune réservée aux comités de supporters, etc. Dans chaque compartiment, nous avons des zones neutralisées. Ce qui fait que nous vendons toujours en dessous de la capacité totale. Pour preuve, Pour les zones où les spectateurs avaient des billets numérotés, le président de la République venant au stade, il fallait permettre à la sécurité de s’installer. Mais elle ne pouvait pas s’installer sur des sièges des gens à qui nous avons vendu des espaces ou des gens à qui nous avons remis des invitations VIP. Donc, par le plan du stade, nous avons donné des places non attribuées aux éléments de la garde présidentielle. C’est pour vous dire que nous avons toujours des places libres dans chaque compartiment. Nous ne pouvons pas imprimer des billets représentant la capacité totale du stade.
A quelle heure avez-vous ouvert le stade ? A.K. : L’ouverture était prévue pour 11 heures. Mais dès que nous sommes arrivés à 8 heures et que nous avons vu le monde, en accord avec l’Office national des Sports (ONS) et le commandement de la gendarmerie qui était présent, nous avons ouvert le stade à 9 h 35 exactement, au lieu de 11 heures.
Avez-vous mis en place des mesures de contrôle pour empêcher la fraude ? A.K. : Nous avons mis des check-points au niveau de Postel 2001, Pigier, la Sodesucre et l’Assemblée nationale. Les check-points avaient pour mission de veiller à ce que tous ceux qui passent aient des tickets ou des titres d’accès, c’est-à-dire des badges comme par exemple les membres de la Commission d’organisation ou la presse. Ces check-points devaient faire un premier filtrage. En plus de cela, il y avait aussi un contrôle au niveau des portillons d’entrée qui sont gérés par la gendarmerie et nous les membres de la Commission d’organisation. Pour éviter que des gens viennent avec des billets falsifiés, nous avons mis, nous responsables de la Commission d’organisation de la FIF, des représentants des clubs (les secrétaires généraux des clubs) pour nous aider. Ça, c’est le premier contrôle. Ces personnes étaient secondées dans leur tâche par les jeunes que nous avons au niveau du contrôle. Nous avons mis en place un contrôle assez rigoureux. Nous avons donné aux policiers, des spécimens de billets pour les espaces de parking. Parce que les billets étant sécurisés, on leur a précisé qu’il y a un sticker sur les billets. Nous leur avons montré les stickers.
Certaines personnes accusent les forces de l’ordre d’avoir laissé entrer au stade moyennant de l’argent, des gens qui n’avaient pas de billet. Qu’en dites-vous ? A.K. : En réalité, c’est que le monde qu’il y avait, parce que les check-points ont été défaillants, s’est retrouvé devant les entrées gérées par la gendarmerie et nos contrôleurs. Devant la pression de la foule, je pense que les forces de l’ordre ont un peu relâché le contrôle et le public s’est retrouvé nez à nez avec nos contrôleurs civils. Ne pouvant pas contenir la foule, ces civils ont décroché. La foule a poussé le portail pour rentrer dans le stade. C’est après que les forces de l’ordre sont venues s’interposer pour prendre maintenant le contrôle des entrées. Et c’est à ce moment là que tout s’est passé. Ils prenaient de l’argent. Quant vous êtes un enfant, c’est 100 Fcfa. Si vous êtes un peu plus grand, c’est 200 Fcfa. Nous avons les preuves de ce que nous avançons.
Un officiel de la FIFA était présent lors du match. Et quant on sait que la FIFA est très rigoureuse sur les questions de sécurité dans les stades, faut-il craindre pour une éventuelle sanction ? A.K. : C’est une très bonne question. Le représentant de la FIFA a fait le tour du stade pour vérifier les mesures de sécurité à deux reprises, avant et pendant le match. Il est venu nous féliciter. Il nous a dit que tout se passe bien et qu’il est satisfait du dispositif mis en place. Maintenant, le débordement et la gestion du débordement, c’est ce qui n’a pas marché au niveau des forces de sécurité. Je voudrais exprimer aux familles éplorées, le regret que nous avons. Vraiment, de ma petite expérience de responsable de l’organisation, je n’ai jamais vécu cela. Je voudrais dire, au nom de la Commission d’organisation, au niveau de la FIF des voix plus autorisées le diront, que nous partageons la compassion de toutes les familles des victimes.
Les élephants Gagnent - La Côte d'Ivoire pleurent - Les faits
Date: lundi 30 mars 2009 à 06:13 ET
Auteur: Soro - Gbagboiste..
Dimanche 29 Mars il est 13h00 aux alentours du Stade Houphouet Boigny , le premier constat bizarre sont les longues files devant toutes les entrées du stade sauf au niveau de l'entrée principale qui conduit a la tribune officielle . Renseignement pris , les portails sont fermés pour cause d'indiscipline des supporters qui refusent de se mettre en rang . Du côté du virage B , les supporters sont tenus a une centaine de mettre de l'entée principale et laissent passer uniquement que les supporters munis de tickets de 5000, 10 000 et 2000 frcs . Les plus nombreux ceux munis de tickets de 500 frcs sont bien tenus en respect, priés de faire le rang et ont accés au portillon final qui permet l'accès au stade par groupe de 50 personnes; mais le problème est que ces 50 personnes qui sont amenés par vague viennent grossir un autre rang qui ne bouge pas .
A 14h00 , le scenario continue , mais le premier constat c'est le jeu des policiers et gendarmes qui laissent passer certains supporters munis de leur ticket moyennant 500 ou 1000 pour accéder au stade et ainsi éviter le rang . Cela bien sur crée le mécontentements de ceux qui sont dans le rang mais les palabres sont tres vite circonscrits .
14H15 , entrée virage A , côté monument aux morts plus précisément en face de l'Immeuble Attat , scène de panique et première bousculade , les supporters excédés par le rang qui n'avance pas , tentent dans un mouvement de masse de franchir le périmètre de sécurité , les Gendarmes chargent avec leur ceinturons , leurs bottes , leur coups de poings. Dans cette grosse bousculade , on notera des blessés légers , des chaussures perdues et des pertes en portables .
La scène s'est déroulé tre vite , mais je suis certain que les forces de l'ordre n'ont pas tiré de gaz lacrymogène a ce niveau .
15H00, rien a évolué , les rangs ont plus qu"évolués dehors , dans le rang du virage B c'est la colère qui commence a se lire sur les visages.
15h30 un renfort de la gendarmerie avec une combinaison de cosmonaute apparait , renseignement pris c'est le renfort attendus par les éléments déjà en place et qui devaient mettre de l'ordre.
Mais leur présence ne fera rien du tout , et flics spéciaux auront vite fait de disparaitre car ayant surement sous estimé la foule immense .
Du côté du dernier portillon du virage B les supporters commencent a sauter le mur , et amassés contre l'un des portails ils tentent de le forcer .
15h45, les deux rangs , Virage B et Latérale se confondent .16H00 La grogne devient totale , surtout du côté des virage B , les quelques 10 gendarmes contre les milliers de supporters en colère ne feront pas le poids et cederont sous la pression du peuple .
16H15 - Le drame environ deux cents supporters commencent a pousser sur le gros portail menant aux escaliers du virage B , environ 600 , 700 800 peut être 1000 autres supporters qui ont franchi le périmètre de sécurité regardent le spectacle du portail violenté se disant surement eux aussi que c'est peut être leur chance .
Le portail cède. Imaginez un seul instant un portail de fer à deux vantaux bloqués par des barres prises dans le Beton d’enceinte du Virage B et 1 mettre apres ce portail un escalier de 20 marches qui cède sous la pression d'une marée humaine , et certains des supporters qui s'aventurent dans cette ouverture sachant même pas que c'est des escaliers qui suivent , et tout le monde se précipite.
Immense bousculade , qui ne va pas durer plus de 7 minutes. Les premiers malheureux a pénétrer l'enceinte du stade dans ces conditions ont été piétinés par les suivants ....a la confusion devint grande quand quelqu'un dans ces conditions cria "Les Policiers chicottent ceux qui descendent ....alors la confusion devint plus grande , et l'Horreur atteint son comble , avec ceux qui continuaient a entrer , ceux qu'on piétinaient et ceux qui tentaient de remonter .
Le calme revenu , c'est l'horreur , certains agonisent encore , bave jaunâtre sort de la bouche et des narines de certains , d'autres sont morts immédiatement . On tente de sauver ceux peuvent l'être , entre massage cardiaque , la foule qu'il faut disperser pour donner de l'air a ceux qui peuvent vivre encore , une jeune dame tente même un bouche a bouche a une victime qui agonisait ....
Les sapeurs pompiers qui comme d'habitude se concentrent tous sur la main courante du Stade sont appelés.
Les cris de joie des supporters a l'intérieur et les larmes et pleurs de ceux dehors se confondent .
les corps sont éparpillés devant le portails forcé , dans les escaliers , et même après les escaliers . Sur le champs nous dénombrons 7 morts , par asphyxie ou étouffés ou suffoqués .
Un jeune homme reconnait son frère mort et tombe en larmes , la scène est INSOUTENABLE ; avec des volontaires on remonte les cadavres qui sont au bas de l'escalier , on dénombre déjà douze . Deux militaires accourent , quatre suivront ils n'en croient pas leurs yeux , talkies et walkies et appels de détresse s'entremêlent , les premières sirènes retentissent. Les pompiers trimballent au premiers sous sol ( une sorte d'infirmerie) et sur la main courante du stade ceux qui respirent encore . Les cadavres aussi sont tous envoyés au premier sous sol de façon très discrète. 3 supporters décèderont au sous sol suite a leurs blessures ou au conséquence de ce qu'ils viennent de vivre.
16h45 , Une fois sur la main courante , c'est la désolation et les interrogations entre les Officiels de la FIF , les Officiers Pompiers , les gendarmes et les policiers . Pendant ce temps les nombreux supporters dans les gradins continue l'ambiance loin de se douter de ce qui venait de se passer . Un officiel de la FIFA alerté par les nombreux vehicules du SAMU et des sapeurs pompiers s'approche pour voir ce qui se passe , il decouvre l'horreur .
Jacque Anouma et Banzio descendent pour venir constater les debats .
Le commissaire au match veut suspendre la rencontre , l'entrée des joueurs sur le terrain est retardé .
Tout se discute en un temps record pour que le match soit jouer.
Pour ceux qui étaient au stade vous avez du voir ce grand bus des sapeurs pompiers , qui est entré une fois , sorti et une deuxième fois , et bien c'est dans le grand car des Sapeurs pompiers qu'ont été entassés les corps sans vie , pour prendre la direction de la morgue .
Les banderoles
La Côte d'Ivoire a peut être marqué marqué des buts , mais cette victoire est entaché de sang et c'est Dommage .
Après ce drame , les responsabilités doivent être situés .
J'ACCUSE
LA FIF : Hier a la télé un responsable de la Fif est apparu pour dire que ceux qui étaient dehors n'avaient pas de tickets et ce sont eux qui sont a la base de ce qui s'est passé . FAUX , On a eu le temps de faire la plupart des rangs , et ceux qui étaient dehors et surement plus nombreux que ceux qui étaient a l'intérieur du stade . La majorité avaient bel et bien leur ticket d'entrée en main et bien visible. La FIF doit répondre au peuple de Côte d'Ivoire a une seule question .
Comment se fait il que pour un match joué a guichets fermés , le stade soit rempli a 13h00 et qu'il y'ait des milliers de personnes dehors munis de tickets .
Jacques Anouma , si y'a pas de réponse , DÉMISSIONNE !!!
Le Ministère du Sport et l'ONS : Les matchs des Éléphants attirent toujours un monde fou. On ne répètera jamais assez que les pratiques d'accès au stade FHB sont préhistoriques et qu'il faut repenser tout ça .
La gestion du patrimoine sportif ne s'improvise et vous savez vous même plus que personne que ce sont des choses avec la FIFA ne badine pas . Une sanction de la FIFA a l'encontre de la Côte d'Ivoire n'est pas a sous estimé
LA POLICE ET LA GENDARMERIE :
Le racket qui leur colle a la peau a encore fait parler , selon certains témoignages , c'est le fait que la gendarmerie a laisser passer de nombreux supporters sans ticket d'accès et moyennant quelque chose qui a occasionné le trop plein de spectateurs .
Et surtout l'inexistence d'un véritable cordon de sécurité pour contenir la foule . Il faudrait que les Officiers et autres gradés en tout genre de la Police et de la Gendarmerie enfourchent dans leur crâne qu'au delà de la Sécurité du Président de la République , il y'a surtout celle du vraie peuple . Car Gbagbo lui même dit que sans ce peuple il n'est rien .
Auteur: Soro - Gbagboiste..
Dimanche 29 Mars il est 13h00 aux alentours du Stade Houphouet Boigny , le premier constat bizarre sont les longues files devant toutes les entrées du stade sauf au niveau de l'entrée principale qui conduit a la tribune officielle . Renseignement pris , les portails sont fermés pour cause d'indiscipline des supporters qui refusent de se mettre en rang . Du côté du virage B , les supporters sont tenus a une centaine de mettre de l'entée principale et laissent passer uniquement que les supporters munis de tickets de 5000, 10 000 et 2000 frcs . Les plus nombreux ceux munis de tickets de 500 frcs sont bien tenus en respect, priés de faire le rang et ont accés au portillon final qui permet l'accès au stade par groupe de 50 personnes; mais le problème est que ces 50 personnes qui sont amenés par vague viennent grossir un autre rang qui ne bouge pas .
A 14h00 , le scenario continue , mais le premier constat c'est le jeu des policiers et gendarmes qui laissent passer certains supporters munis de leur ticket moyennant 500 ou 1000 pour accéder au stade et ainsi éviter le rang . Cela bien sur crée le mécontentements de ceux qui sont dans le rang mais les palabres sont tres vite circonscrits .
14H15 , entrée virage A , côté monument aux morts plus précisément en face de l'Immeuble Attat , scène de panique et première bousculade , les supporters excédés par le rang qui n'avance pas , tentent dans un mouvement de masse de franchir le périmètre de sécurité , les Gendarmes chargent avec leur ceinturons , leurs bottes , leur coups de poings. Dans cette grosse bousculade , on notera des blessés légers , des chaussures perdues et des pertes en portables .
La scène s'est déroulé tre vite , mais je suis certain que les forces de l'ordre n'ont pas tiré de gaz lacrymogène a ce niveau .
15H00, rien a évolué , les rangs ont plus qu"évolués dehors , dans le rang du virage B c'est la colère qui commence a se lire sur les visages.
15h30 un renfort de la gendarmerie avec une combinaison de cosmonaute apparait , renseignement pris c'est le renfort attendus par les éléments déjà en place et qui devaient mettre de l'ordre.
Mais leur présence ne fera rien du tout , et flics spéciaux auront vite fait de disparaitre car ayant surement sous estimé la foule immense .
Du côté du dernier portillon du virage B les supporters commencent a sauter le mur , et amassés contre l'un des portails ils tentent de le forcer .
15h45, les deux rangs , Virage B et Latérale se confondent .16H00 La grogne devient totale , surtout du côté des virage B , les quelques 10 gendarmes contre les milliers de supporters en colère ne feront pas le poids et cederont sous la pression du peuple .
16H15 - Le drame environ deux cents supporters commencent a pousser sur le gros portail menant aux escaliers du virage B , environ 600 , 700 800 peut être 1000 autres supporters qui ont franchi le périmètre de sécurité regardent le spectacle du portail violenté se disant surement eux aussi que c'est peut être leur chance .
Le portail cède. Imaginez un seul instant un portail de fer à deux vantaux bloqués par des barres prises dans le Beton d’enceinte du Virage B et 1 mettre apres ce portail un escalier de 20 marches qui cède sous la pression d'une marée humaine , et certains des supporters qui s'aventurent dans cette ouverture sachant même pas que c'est des escaliers qui suivent , et tout le monde se précipite.
Immense bousculade , qui ne va pas durer plus de 7 minutes. Les premiers malheureux a pénétrer l'enceinte du stade dans ces conditions ont été piétinés par les suivants ....a la confusion devint grande quand quelqu'un dans ces conditions cria "Les Policiers chicottent ceux qui descendent ....alors la confusion devint plus grande , et l'Horreur atteint son comble , avec ceux qui continuaient a entrer , ceux qu'on piétinaient et ceux qui tentaient de remonter .
Le calme revenu , c'est l'horreur , certains agonisent encore , bave jaunâtre sort de la bouche et des narines de certains , d'autres sont morts immédiatement . On tente de sauver ceux peuvent l'être , entre massage cardiaque , la foule qu'il faut disperser pour donner de l'air a ceux qui peuvent vivre encore , une jeune dame tente même un bouche a bouche a une victime qui agonisait ....
Les sapeurs pompiers qui comme d'habitude se concentrent tous sur la main courante du Stade sont appelés.
Les cris de joie des supporters a l'intérieur et les larmes et pleurs de ceux dehors se confondent .
les corps sont éparpillés devant le portails forcé , dans les escaliers , et même après les escaliers . Sur le champs nous dénombrons 7 morts , par asphyxie ou étouffés ou suffoqués .
Un jeune homme reconnait son frère mort et tombe en larmes , la scène est INSOUTENABLE ; avec des volontaires on remonte les cadavres qui sont au bas de l'escalier , on dénombre déjà douze . Deux militaires accourent , quatre suivront ils n'en croient pas leurs yeux , talkies et walkies et appels de détresse s'entremêlent , les premières sirènes retentissent. Les pompiers trimballent au premiers sous sol ( une sorte d'infirmerie) et sur la main courante du stade ceux qui respirent encore . Les cadavres aussi sont tous envoyés au premier sous sol de façon très discrète. 3 supporters décèderont au sous sol suite a leurs blessures ou au conséquence de ce qu'ils viennent de vivre.
16h45 , Une fois sur la main courante , c'est la désolation et les interrogations entre les Officiels de la FIF , les Officiers Pompiers , les gendarmes et les policiers . Pendant ce temps les nombreux supporters dans les gradins continue l'ambiance loin de se douter de ce qui venait de se passer . Un officiel de la FIFA alerté par les nombreux vehicules du SAMU et des sapeurs pompiers s'approche pour voir ce qui se passe , il decouvre l'horreur .
Jacque Anouma et Banzio descendent pour venir constater les debats .
Le commissaire au match veut suspendre la rencontre , l'entrée des joueurs sur le terrain est retardé .
Tout se discute en un temps record pour que le match soit jouer.
Pour ceux qui étaient au stade vous avez du voir ce grand bus des sapeurs pompiers , qui est entré une fois , sorti et une deuxième fois , et bien c'est dans le grand car des Sapeurs pompiers qu'ont été entassés les corps sans vie , pour prendre la direction de la morgue .
Les banderoles
La Côte d'Ivoire a peut être marqué marqué des buts , mais cette victoire est entaché de sang et c'est Dommage .
Après ce drame , les responsabilités doivent être situés .
J'ACCUSE
LA FIF : Hier a la télé un responsable de la Fif est apparu pour dire que ceux qui étaient dehors n'avaient pas de tickets et ce sont eux qui sont a la base de ce qui s'est passé . FAUX , On a eu le temps de faire la plupart des rangs , et ceux qui étaient dehors et surement plus nombreux que ceux qui étaient a l'intérieur du stade . La majorité avaient bel et bien leur ticket d'entrée en main et bien visible. La FIF doit répondre au peuple de Côte d'Ivoire a une seule question .
Comment se fait il que pour un match joué a guichets fermés , le stade soit rempli a 13h00 et qu'il y'ait des milliers de personnes dehors munis de tickets .
Jacques Anouma , si y'a pas de réponse , DÉMISSIONNE !!!
Le Ministère du Sport et l'ONS : Les matchs des Éléphants attirent toujours un monde fou. On ne répètera jamais assez que les pratiques d'accès au stade FHB sont préhistoriques et qu'il faut repenser tout ça .
La gestion du patrimoine sportif ne s'improvise et vous savez vous même plus que personne que ce sont des choses avec la FIFA ne badine pas . Une sanction de la FIFA a l'encontre de la Côte d'Ivoire n'est pas a sous estimé
LA POLICE ET LA GENDARMERIE :
Le racket qui leur colle a la peau a encore fait parler , selon certains témoignages , c'est le fait que la gendarmerie a laisser passer de nombreux supporters sans ticket d'accès et moyennant quelque chose qui a occasionné le trop plein de spectateurs .
Et surtout l'inexistence d'un véritable cordon de sécurité pour contenir la foule . Il faudrait que les Officiers et autres gradés en tout genre de la Police et de la Gendarmerie enfourchent dans leur crâne qu'au delà de la Sécurité du Président de la République , il y'a surtout celle du vraie peuple . Car Gbagbo lui même dit que sans ce peuple il n'est rien .
Sunday, March 29, 2009
La mafia qui sevit dans le secteur du cafe-cacao a encore frappe.
Dalo Firmin (Collaborateur et cousin de Mabo Gohou) : “Mabo Gohou a été victime d’un attentat”
samedi 28 mars 2009
Dalo Firmin, collaborateur et cousin de Mabo Gohou a assisté à l’accident de l’auditeur à Gagnoa. Il raconte les circonstances du drame. «Nous sommes arrivés à Gagnoa le vendredi 6 février à 21h30 à bord du véhicule de marque grand Cherokee appartenant à M. Gohou. Après avoir déposé nos affaires dans un hôtel de la place, nous sommes allés manger chez “Firmine”, un grand maquis au quartier Garahio non loin d’ Ivosep. Gohou a garé la voiture dans le sens du centre-ville. On était trois dans le véhicule. Je suis descendu le premier et il m’a demandé de prendre son sac dans le coffre-arrière. Ce que j’ai fait. Entre temps, il est descendu lui-même du véhicule. Le temps de fermer sa portière et d’actionner sa clef de contact pour condamner le véhicule, c’est en ce moment qu’une voiture de marque Mercédès a démarré en trombe, pour venir le percuter violemment et le cogner la portière. J’ai alerté le monde avec des cris mais il était trop tard. Le conducteur de cette voiture a perdu le contrôle plus loin, des tourbillons ont suivi son mouvement sur près de 200 mètres avant qu’il ne parte s’immobiliser dans la pénombre. Gohou est tombé sur sa nuque et a perdu connaissance. Il est tombé dans les secondes qui ont suivi dans le coma. Le chauffeur qui est descendu a pris la fuite mais il a été rattrapé plus tard par la police. Il s’agit d’un attentat. Car la Mercedès était en stationnement. Le conducteur a pris tout le temps pour préparer son coup mortel. Mon cousin me parlait beaucoup de menaces de mort dont il a fait l’objet les jours qui ont précédé son décès. Nous n’allons pas rester les bras croisés. Cette mort ne doit pas rester impunie.»
Propos recueillis par C.C.E
Enquête dans le café cacao : Après le décès de l’auditeur -Des révélations troublantes
samedi 28 mars 2009
Le décès de Mabo Gohou, investi par décret présidentiel de la mission d’auditeur dans la filière café cacao n’a pas fini de livrer tous ses secrets.
Le décès de Mabo Gohou, auditeur dans la filière café cacao fait l’objet de nombreuses interrogations. Pourtant, des révélations troublantes faites dans le cercle familial de l’enquêteur, font penser à «un plan savamment orchestré qui a conduit à son élimination». Selon l’un de ses neveux, avant sa mort, Mabo Gohou lui aurait fait certaines confidences liées à ses investigations dans la filière café cacao. «D’importantes personnalités sont impliquées et compromises dans les malversations dans la filière café cacao. Des structures fictives ont été créées pour extorquer l’argent des paysans. Ce sont des centaines de milliards Fcfa qui ont été détournés par des personnalités de ce pays. C’est pourquoi on l’a empêché d’aller jusqu’au bout», explique Michel Sery, le neveu de l’auditeur. Avant de préciser qu’ils feront tout, afin que toute la lumière soit faite dans cette affaire qui prend la couleur d’un «assassinat programmé». Il prévient que depuis l’annonce du décès de son oncle, il fait l’objet de menaces à travers des appels téléphoniques anonymes. «Je suis l’objet de harcèlement et de menaces de la part de personnes anonymes. Elles m’ont dit qu’elles connaissent bien mon domicile. Et que si je continuais par voie de presse à vouloir aller absolument au bout de cette affaire, j’aurai pour mon compte », souligne Michel Séry. A l’en croire, depuis le décès de l’auditeur, la présidence de la République qui l’a pourtant investi de cette mission, n’a pas daigné prendre contact avec la famille. Ne serait-ce que pour un réconfort moral. «Or c’est le médecin particulier du chef de l’Etat, le Dr Blé Christophe, qui a fait établir par ses collaborateurs, la prise en charge de mon oncle pour son internement à la Pisam après son accident à Gagnoa. Puisqu’il était lui-même en déplacement à Yamoussoukro. J’ai personnellement saisi les proches du Dr Blé. Selon son neveu Mabo Gohou, avant sa mort, était le vice-président de Dr Blé, président de l’amicale des cadres de Guibéroua. Bernadin Yapi Joachin, inspecteur général des finances, avait été investi tout comme Mabo Gohou par décret présidentiel de la mission d’auditeur dans la filière. «La maison qui était habitée par mon oncle à la Riviera 3 et qui a été incendiée pendant son hospitalisation à la Pisam, appartient à Bernadin Yapi. C’est lui qui a mis la pression sur Gohou afin qu’il déménage de Yopougon où il résidait», rappelle le neveu de l’auditeur. Selon lui, après l’accident du «juge » de la filière, M. Yapi aurait demandé à sa famille de libérer la maison. Pourquoi ? Ils n’en savent rien. Mais toujours est-il que, quelques jours après, le domicile a pris feu. «M. Yapi a profité de cette situation pour faire vider la famille, prétextant vouloir réhabiliter sa maison. Depuis le décès de Gohou, nous n’avons pas encore vu Bernadin Yapi », s’offusque Michel Séry. C.C.
samedi 28 mars 2009
Dalo Firmin, collaborateur et cousin de Mabo Gohou a assisté à l’accident de l’auditeur à Gagnoa. Il raconte les circonstances du drame. «Nous sommes arrivés à Gagnoa le vendredi 6 février à 21h30 à bord du véhicule de marque grand Cherokee appartenant à M. Gohou. Après avoir déposé nos affaires dans un hôtel de la place, nous sommes allés manger chez “Firmine”, un grand maquis au quartier Garahio non loin d’ Ivosep. Gohou a garé la voiture dans le sens du centre-ville. On était trois dans le véhicule. Je suis descendu le premier et il m’a demandé de prendre son sac dans le coffre-arrière. Ce que j’ai fait. Entre temps, il est descendu lui-même du véhicule. Le temps de fermer sa portière et d’actionner sa clef de contact pour condamner le véhicule, c’est en ce moment qu’une voiture de marque Mercédès a démarré en trombe, pour venir le percuter violemment et le cogner la portière. J’ai alerté le monde avec des cris mais il était trop tard. Le conducteur de cette voiture a perdu le contrôle plus loin, des tourbillons ont suivi son mouvement sur près de 200 mètres avant qu’il ne parte s’immobiliser dans la pénombre. Gohou est tombé sur sa nuque et a perdu connaissance. Il est tombé dans les secondes qui ont suivi dans le coma. Le chauffeur qui est descendu a pris la fuite mais il a été rattrapé plus tard par la police. Il s’agit d’un attentat. Car la Mercedès était en stationnement. Le conducteur a pris tout le temps pour préparer son coup mortel. Mon cousin me parlait beaucoup de menaces de mort dont il a fait l’objet les jours qui ont précédé son décès. Nous n’allons pas rester les bras croisés. Cette mort ne doit pas rester impunie.»
Propos recueillis par C.C.E
Enquête dans le café cacao : Après le décès de l’auditeur -Des révélations troublantes
samedi 28 mars 2009
Le décès de Mabo Gohou, investi par décret présidentiel de la mission d’auditeur dans la filière café cacao n’a pas fini de livrer tous ses secrets.
Le décès de Mabo Gohou, auditeur dans la filière café cacao fait l’objet de nombreuses interrogations. Pourtant, des révélations troublantes faites dans le cercle familial de l’enquêteur, font penser à «un plan savamment orchestré qui a conduit à son élimination». Selon l’un de ses neveux, avant sa mort, Mabo Gohou lui aurait fait certaines confidences liées à ses investigations dans la filière café cacao. «D’importantes personnalités sont impliquées et compromises dans les malversations dans la filière café cacao. Des structures fictives ont été créées pour extorquer l’argent des paysans. Ce sont des centaines de milliards Fcfa qui ont été détournés par des personnalités de ce pays. C’est pourquoi on l’a empêché d’aller jusqu’au bout», explique Michel Sery, le neveu de l’auditeur. Avant de préciser qu’ils feront tout, afin que toute la lumière soit faite dans cette affaire qui prend la couleur d’un «assassinat programmé». Il prévient que depuis l’annonce du décès de son oncle, il fait l’objet de menaces à travers des appels téléphoniques anonymes. «Je suis l’objet de harcèlement et de menaces de la part de personnes anonymes. Elles m’ont dit qu’elles connaissent bien mon domicile. Et que si je continuais par voie de presse à vouloir aller absolument au bout de cette affaire, j’aurai pour mon compte », souligne Michel Séry. A l’en croire, depuis le décès de l’auditeur, la présidence de la République qui l’a pourtant investi de cette mission, n’a pas daigné prendre contact avec la famille. Ne serait-ce que pour un réconfort moral. «Or c’est le médecin particulier du chef de l’Etat, le Dr Blé Christophe, qui a fait établir par ses collaborateurs, la prise en charge de mon oncle pour son internement à la Pisam après son accident à Gagnoa. Puisqu’il était lui-même en déplacement à Yamoussoukro. J’ai personnellement saisi les proches du Dr Blé. Selon son neveu Mabo Gohou, avant sa mort, était le vice-président de Dr Blé, président de l’amicale des cadres de Guibéroua. Bernadin Yapi Joachin, inspecteur général des finances, avait été investi tout comme Mabo Gohou par décret présidentiel de la mission d’auditeur dans la filière. «La maison qui était habitée par mon oncle à la Riviera 3 et qui a été incendiée pendant son hospitalisation à la Pisam, appartient à Bernadin Yapi. C’est lui qui a mis la pression sur Gohou afin qu’il déménage de Yopougon où il résidait», rappelle le neveu de l’auditeur. Selon lui, après l’accident du «juge » de la filière, M. Yapi aurait demandé à sa famille de libérer la maison. Pourquoi ? Ils n’en savent rien. Mais toujours est-il que, quelques jours après, le domicile a pris feu. «M. Yapi a profité de cette situation pour faire vider la famille, prétextant vouloir réhabiliter sa maison. Depuis le décès de Gohou, nous n’avons pas encore vu Bernadin Yapi », s’offusque Michel Séry. C.C.
Friday, March 27, 2009
Audit dans la filière café-cacao
Inter-
L’enquêteur Mabo Gohou assassiné
vendredi 27 mars 2009 par F.D.BONY
L’enquêteur qui, selon les témoignages de ses proches, était sur le point de rendre les conclusions de sa mission au juge d’instruction, a succombé à une tentative d’assassinat dont il a été la cible, depuis le 6 février dernier, à Gagnoa où il s’était rendu. Evacué dans un état comateux à Abidjan où il a été interné, depuis lors, dans un établissement sanitaire privé, M. Mabo, à en croire des sources recoupées, a rendu l’âme dans la nuit de mercredi à jeudi, à 3 h du matin. C’est par un SMS qu’un leader de la filière café-cacao a été informé et nous a saisi, avant que nous ne confirmions la triste nouvelle auprès d’un responsable de l’une des structures auditées. Jacquelin Mabo Gohou, il faut le rappeler, a été nommé en même temps que M. Yapi Bernadin Koffi pour faire la lumière sur les détournements supposés ou avéré dans la filière café-cacao. Les audits confiés à ces deux experts devaient conduire à situer les responsabilités, si gabegie il y en a eu, dans la gestion de ladite filière dont les premiers responsables se trouvent tous à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, depuis plus d’un an. C’est en plein dans ces investigations que M. Mabo a été violement percuté à la portière de sa voiture par un véhicule fou qui, selon les informations recueillies le jour de l’incident, l’a attendu longtemps dans la pénombre avant de passer à l’acte. L’homme avait-il découvert des dossiers gênants ? Qui avait intérêt à l’éliminer ? A-t-il eu le temps de mettre ses dossiers en lieu sûr ? En tout cas, ceux qui ont voulu lui ôter la vie pour certainement freiner leur élan, ne sont pas loin d’avoir atteint leur objectif.
Filière café - cacao -Soir Info
Un enquêteur est mort, hier
Des experts comptables inquiets
jeudi 26 mars 2009 par Hermance KOUKOUA-N’TAH
Fauché accidentellement ou intentionnellement dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2009 à Gagnoa, l’expert comptable agréé Mabo Gohou n’a pu sortir du coma dans lequel il est entré par la suite. Ce technocrate est décédé hier jeudi 26 mars 2009, a-t-on appris. « Oui, notre confrère Mabo Gohou est décédé », a confirmé un membre de l’Ordre des Experts comptables et des comptables agréés de Côte d’Ivoire, que nous avons joint hier. Le défunt, il faut le rappeler, avait été coopté dans le cadre des enquêtes ouvertes dans la filière café-cacao. Avec l’appui de l’inspecteur général des Finances Yapi Bernadin Koffi, cet expert avait été désigné pour réaliser un audit financier de toutes les structures de la filière café-cacao. Ce, selon l’ordonnance de nomination du doyen des juges d’instruction Joachim Gnakalé depuis juillet 2008. Dans le coma donc depuis son accident, Mabo Gohou a rendu l’âme, hier jeudi. « Avec lui, cela fait trois experts que nous perdons en l’espace d’un trimestre. Même si les deux premiers n’ont pas été cooptés dans le cadre de cette enquête sur la filière café - cacao, c’est quand même inquiétant puisque l’un d’entre eux est aussi mort dans un accident. On commence à avoir peur », a confié l’expert comptable. Dans le monde de la filière - cacao, l’information ne semble pas être sue par les nombreux acteurs interrogés.
L’enquêteur Mabo Gohou assassiné
vendredi 27 mars 2009 par F.D.BONY
L’enquêteur qui, selon les témoignages de ses proches, était sur le point de rendre les conclusions de sa mission au juge d’instruction, a succombé à une tentative d’assassinat dont il a été la cible, depuis le 6 février dernier, à Gagnoa où il s’était rendu. Evacué dans un état comateux à Abidjan où il a été interné, depuis lors, dans un établissement sanitaire privé, M. Mabo, à en croire des sources recoupées, a rendu l’âme dans la nuit de mercredi à jeudi, à 3 h du matin. C’est par un SMS qu’un leader de la filière café-cacao a été informé et nous a saisi, avant que nous ne confirmions la triste nouvelle auprès d’un responsable de l’une des structures auditées. Jacquelin Mabo Gohou, il faut le rappeler, a été nommé en même temps que M. Yapi Bernadin Koffi pour faire la lumière sur les détournements supposés ou avéré dans la filière café-cacao. Les audits confiés à ces deux experts devaient conduire à situer les responsabilités, si gabegie il y en a eu, dans la gestion de ladite filière dont les premiers responsables se trouvent tous à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, depuis plus d’un an. C’est en plein dans ces investigations que M. Mabo a été violement percuté à la portière de sa voiture par un véhicule fou qui, selon les informations recueillies le jour de l’incident, l’a attendu longtemps dans la pénombre avant de passer à l’acte. L’homme avait-il découvert des dossiers gênants ? Qui avait intérêt à l’éliminer ? A-t-il eu le temps de mettre ses dossiers en lieu sûr ? En tout cas, ceux qui ont voulu lui ôter la vie pour certainement freiner leur élan, ne sont pas loin d’avoir atteint leur objectif.
Filière café - cacao -Soir Info
Un enquêteur est mort, hier
Des experts comptables inquiets
jeudi 26 mars 2009 par Hermance KOUKOUA-N’TAH
Fauché accidentellement ou intentionnellement dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2009 à Gagnoa, l’expert comptable agréé Mabo Gohou n’a pu sortir du coma dans lequel il est entré par la suite. Ce technocrate est décédé hier jeudi 26 mars 2009, a-t-on appris. « Oui, notre confrère Mabo Gohou est décédé », a confirmé un membre de l’Ordre des Experts comptables et des comptables agréés de Côte d’Ivoire, que nous avons joint hier. Le défunt, il faut le rappeler, avait été coopté dans le cadre des enquêtes ouvertes dans la filière café-cacao. Avec l’appui de l’inspecteur général des Finances Yapi Bernadin Koffi, cet expert avait été désigné pour réaliser un audit financier de toutes les structures de la filière café-cacao. Ce, selon l’ordonnance de nomination du doyen des juges d’instruction Joachim Gnakalé depuis juillet 2008. Dans le coma donc depuis son accident, Mabo Gohou a rendu l’âme, hier jeudi. « Avec lui, cela fait trois experts que nous perdons en l’espace d’un trimestre. Même si les deux premiers n’ont pas été cooptés dans le cadre de cette enquête sur la filière café - cacao, c’est quand même inquiétant puisque l’un d’entre eux est aussi mort dans un accident. On commence à avoir peur », a confié l’expert comptable. Dans le monde de la filière - cacao, l’information ne semble pas être sue par les nombreux acteurs interrogés.
Saturday, March 21, 2009
Voici l’article qui a conduit notre collaborateur Nanankoua Gnamantêh à la Maca : “Ali Baba et les 40 voleurs”
Voici l'article qui a mene le journaliste a la prison! Que de la verite. Le voleur n'aime jamais etre appele voleur, et c'est la l'ironie de la re (b)fondation
samedi 21 mars 2009 - Par Le Nouveau Réveil
“Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur… " Lorsque monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation écrivaient , dans leur laboratoire de cogitation et de démagogies, les paroles de cette vilaine et non moins méchante chanson, ils étaient loin de s`imaginer qu`un jour, parvenus au pouvoir par un concours de circonstances incroyables, pour ne pas dire dans des conditions sanglantes ou calamiteuses (faites votre choix), le peuple de Côte d`Ivoire ne verrait aujourd`hui dans leur régime, après bientôt neuf ans d`escroquerie politique au sommet de l`Etat, que l`expression du vol caractérisé, de la filouterie et de la cleptomanie.
Houphouët voleur… scandaient les élèves et Etudiants jetés dans les rues d`Abidjan et poussés dans le dos par les enseignants FPI qui avaient infecté tout le système éducatif. Monsieur Gbagbo lui-même, en grand chef d`orchestre, n`hésitait pas à entonner la même chanson, en traitant celui qui a consacré toute sa vie à construire ce pays et à travailler pour le bonheur et la sécurité de ses enfants, de " voleur ". Monsieur Gbagbo fera le tour de la Côte d`Ivoire avec cette chanson dans la bouche et les deux doigts levés. De nombreux Ivoiriens, de bonne foi mais surtout brûlant d`envie de changement à tout prix, le suivront dans son aventure, en croyant que le " V " formé par les deux doigts levés signifiait victoire, volonté de changement positif, volonté de rupture avec les anciennes pratiques du parti unique, volonté de gouverner autrement avec des déclarations (petite digression) péremptoires et surréalistes du genre : " Avec 10 milliards, je règle tous les problèmes de l`université), une déclaration qui rendra les Etudiants fous de joie. Puis, une fois parvenu au sommet de l`Etat et réalisant qu`en réalité la théorie n`a rien à voir avec la pratique, il change de discours : "Je mets quiconque au défi de dire qu`il peut régler tous les problèmes de l`université ". Aujourd`hui, les Etudiants, roulés dans la farine, ont découvert que non seulement ils n`ont jamais été aussi malheureux que sous le règne de monsieur Gbagbo, mais surtout que le Président Houphouët (paix à son âme), ne pensait pas vraiment à lui-même lorsqu`il disait que le vrai bonheur ne s`apprécie que lorsqu`on l`a perdu. Fermons la parenthèse.
En réalité, le signe du " V " de la victoire que faisaient monsieur Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation (et les Ivoiriens l`apprennent à leurs dépens), n`était que le " v " du vol, de la victoire des voleurs, le " V " de la volonté, (après avoir tout pillé), de remuer ciel et terre pour obtenir l`inscription de notre pays sur la liste des pays les plus pauvres de la planète, afin de recevoir un cadeau annuel d`environ 400 milliards de FCFA pour boucher les trous des détournements colossaux opérés sous son régime et décriés au quotidien par son camarade Mamadou Koulibaly, l`insaisissable président de notre désormais inexistante Assemblée Nationale : "Au FPI, il y a des voleurs, des menteurs et des truands " ; a-t-il lancé à Yopougon en février dernier.
Mais lorsque monsieur Gbagbo et ses camarades traitaient Houphouët de voleur, ils pensaient surtout à l`entourage de ce dernier. Dans leur entendement, si l`entourage du président Houphouët détournait des fonds publics, Houphouët ne pouvait être que le voleur en chef, vu que c`est lui qui les choisissait. Un raisonnement à la fois simpliste et méchant qui a pourtant produit des effets au-delà des espérances des re(b)fondateurs. La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Et n`y a-t-il pas des " coups d`Etat qui font avancer la démocratie " ? " Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j`avance ". Et monsieur Gbagbo et ses camarades ont beaucoup avancé dans leur volonté de faire des Ivoiriens, des clochards, tant les scandales, sous son régime, sont nombreux et ont pour titre : ALI BABA et les 40 voleurs.
Le premier à monter sur le plateau de tournage de ce film (ALI BABA et les 40 voleurs), tropicalisé à la sauce re(b)fondatrice, s`appelle Prosper Sia Popo. Le 27 août 2002, il réussit à pomper près de 2 milliards FCFA, dans les caisses de l`agence nationale de la BCEAO à Abidjan, en réalisant le plus grand hold-up de l`histoire de la Côte d`Ivoire. Face à ce coup, les re(b)fondateurs sont littéralement séduits. A tel point que quand les autorités burkinabè leur remettent un " colis " nommé Sia Popo en attirant leur attention sur l`imminence d`un mauvais coup contre notre pays, les re(b)fondateurs leur raccrochent au nez en criant : " On est déjà au courant de tout ". La suite de cette irresponsabilité, on la connaît.
Inspirés par Sia Popo, les re(b)fondateurs rangent rapidement dans les placards, leurs slogans à deux sous et retrouvent leur vraie nature. La bonne gouvernance ne nourrissant (selon eux) que très lentement son homme. Considérant la survenue de la guerre seulement 23 jours après le coup de Sia Popo, comme un signe de Dieu, les re(b)fondateurs, profitant de la confusion qui s`ensuit, montent tous sur le plateau de tournage du film " ALI BABA et les 40 voleurs ", plongent mains et pieds dans les caisses de l`Etat et mettent rapidement plusieurs milliards "en zone de confiance" gouvernementale. Leur grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), assiste au tournage du film en prodiguant de temps en temps, quelques sages conseils. Doucement, doucement les gars " l`argent n`aime pas le bruit ". Mais, malgré tous les conseils du grand chef, quelques bruits de pillage dans la filière café cacao parviennent aux oreilles de quelques Ivoiriens qui se mettent à murmurer. Leurs murmures parviennent aux oreilles du grand chef qui s`étonne et s`indigne le mercredi 24 octobre sur les antennes de la télévision. " Si la filière est mal gérée, ça ne regarde pas l`Etat et ce n`est pas l`argent de l`Etat qui est dilapidé. Nous, nous retirons, nous Etat (et l`Etat c`est moi, NDR) ; notre impôt. 250 milliards en 2005, 254 milliards en 2006. C`est ce qui est dans les caisses du trésor et c`est ça que nous dépensons. Le reste appartient à ceux qui gèrent la filière…Aujourd`hui, avec la réforme que nous avons faite, nous prenons notre impôt et le reste regarde ceux qui gèrent la filière. ". Avec ces propos clairs comme l`eau de roche, le grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), croyait en avoir fini avec les murmures du peuple (cet ingrat), sur les vols (planés) de ses camarades. Que nenni. Ce qui le rendit très, très furieux. " Ce ne sont pas seulement mes compagnons qui volent ", avoue-t-il enfin, le mercredi 23 janvier 2008, sur les antennes de la télévision. Agacé, il ajoute : "Avant, je touchais 400.000FCFA. Aujourd`hui, je touche 8,5 millions (plus 70 milliards de fonds de souveraineté, NDR). Donc, je me considère (évidemment), comme riche. Je ne construis pas de maisons. Je ne fais pas des affaires (normale, avec 70 milliards annuels). Nous, on a vu des gens ici à vélo et puis on les a vus un an après la proclamation de l`indépendance, être riches. Nous avons vu les jaguars débarquer à Abidjan, les premières maisons en marbre. Donc (si mes camarades re(b)fondateurs volent et sont devenus les nouveaux riches), moi, je ne suis pas du tout dérangé. Parce qu`en fait (les Ivoiriens ont la mémoire courte), c`est un phénomène (les nouveaux riches), cyclique. Il y a des gens qui étaient pauvres et misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus riches. Donc, aujourd`hui, il y a d`autres (dont moi et un autre qui a dit qu`il ne sera plus jamais pauvre dans sa vie), qui étaient misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus (très) riches. La roue tourne. ". Selon donc monsieur Gbagbo (l`homme qui a crié Houphouët voleur), la notion de vol et d`enrichissement rapide se résume dans cette formule : " Chacun mange à son tour. C`est notre tour ", donc fichez-moi la paix et laissez-nous voler en paix. Message reçu 5/5 par tous les re(b)fondateurs disséminés par le grand chef dans toutes les régies financières. Certains, qui connaissaient jusqu`aux moindres pensées du grand chef, n`avaient pas attendu ses déclarations de soutien pour aller négocier une grosse affaire (et pourtant ils disent qu`ils ne font pas d`affaires), de 100 milliards sur le dos des victimes des déchets toxiques. Dans un dossier publié par FRATERNITE MATIN en août 2007, on découvrit que les vraies victimes n`avaient rien reçu et continuaient de mourir en silence. Mais quand les vraies victimes, soigneusement omises se plaignent et organisent des marches pour réclamer leur indemnisation, le grand chef leur envoie d`abord des chiens bergers et des grenades lacrymogènes avant de se fâcher, sur les antennes de la télévision : " il y a des gens qui pensent que être malades des déchets toxiques, c`est un métier…Nous, nous avons pris nos 100 milliards… ". Sous-entendu, circulez, vous n`aurez rien. Donc, monsieur Gbagbo, (l`homme qui a crié Houphouët voleur), a encouragé tous les vols sous son régime. Mais, soudain, réalisant l`ampleur des dégâts causés par ses propres déclarations sur l`économie du pays, et voulant se refaire une nouvelle virginité (oubliant qu`on ne retrouve jamais la virginité une fois qu`on l`a perdue), il ramasse quelques uns de ses amis et les expédie à la MACA. Quand, ces derniers, surpris par le sort qui leur est fait, le grand chef se fâche encore et les traite de voleurs : " J`irai jusqu`au bout…Il s`agit de milliards qui ne sont ni dans les caisses de l`Etat, ni dans les poches des paysans ", déclare-t-il le 21 janvier 2009. Depuis quand l`Etat s`intéresse-t-il, après avoir prélevé ses impôts, à l`argent de la filière café cacao ? Mais, monsieur Gbagbo n`a pas fini de se fâcher que soudain, une bombe explose (oh surprise), à la Présidence de la République. Sa secrétaire particulière, madame Emilienne Gomé, vient d`escroquer 65 millions au DG de MTN. Là, le grand chef est très, très fâché. Voulant jouer lui-même le rôle d`ALI BABA face aux 40 voleurs, il sort son épée et coupe violemment la tête de sa voleuse (5 ans de prison ferme) de secrétaire. Mais la tête de la pauvre n`a même pas touché le sol qu`une autre bombe explose au palais. Des employés fictifs y sont payés depuis des années sans travailler. Tel est pris qui croyait prendre. Les Ivoiriens découvrent ahuris, que la caverne d`ALI BABA, c`est la Présidence de la République. Monsieur Gbagbo est solidement pris dans les mailles de ses propres contradictions. Et le régime de la re(b)fondation qui ne peut mettre le comportement de la secrétaire de monsieur Gbagbo sur le large dos de la guerre, s`est discrédité pour toujours. A présent, le peuple qui pleure, retient son souffle et attend le prochain scandale qui ne saurait tarder. Monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades, en traitant Houphouët de voleur se sont présentés comme une poche de moralité et avaient promis de gouverner autrement la Côte d`Ivoire. Il n`y a aucun débat à ce sujet. En effet, aucun régime avant eux, n`avait obtenu des résultats aussi saisissants. ALI BABA ET LES 40 VOLEURS sont partout. Et le peuple, trahi, appauvri, humilié et abandonné, s`interroge : monsieur Gbagbo n`est-il pas le premier responsable de tous les vols commis par ses camarades ? "Le peuple t`a choisi. Toi aussi, avant de choisir qui que ce soit, il faut faire attention. Si tu choisis voleur, nous, on va t`appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix…". Qui est l`impertinent qui a composé cette méchante chanson ?
S. EPICURE
samedi 21 mars 2009 - Par Le Nouveau Réveil
“Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur… Houphouët voleur… " Lorsque monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation écrivaient , dans leur laboratoire de cogitation et de démagogies, les paroles de cette vilaine et non moins méchante chanson, ils étaient loin de s`imaginer qu`un jour, parvenus au pouvoir par un concours de circonstances incroyables, pour ne pas dire dans des conditions sanglantes ou calamiteuses (faites votre choix), le peuple de Côte d`Ivoire ne verrait aujourd`hui dans leur régime, après bientôt neuf ans d`escroquerie politique au sommet de l`Etat, que l`expression du vol caractérisé, de la filouterie et de la cleptomanie.
Houphouët voleur… scandaient les élèves et Etudiants jetés dans les rues d`Abidjan et poussés dans le dos par les enseignants FPI qui avaient infecté tout le système éducatif. Monsieur Gbagbo lui-même, en grand chef d`orchestre, n`hésitait pas à entonner la même chanson, en traitant celui qui a consacré toute sa vie à construire ce pays et à travailler pour le bonheur et la sécurité de ses enfants, de " voleur ". Monsieur Gbagbo fera le tour de la Côte d`Ivoire avec cette chanson dans la bouche et les deux doigts levés. De nombreux Ivoiriens, de bonne foi mais surtout brûlant d`envie de changement à tout prix, le suivront dans son aventure, en croyant que le " V " formé par les deux doigts levés signifiait victoire, volonté de changement positif, volonté de rupture avec les anciennes pratiques du parti unique, volonté de gouverner autrement avec des déclarations (petite digression) péremptoires et surréalistes du genre : " Avec 10 milliards, je règle tous les problèmes de l`université), une déclaration qui rendra les Etudiants fous de joie. Puis, une fois parvenu au sommet de l`Etat et réalisant qu`en réalité la théorie n`a rien à voir avec la pratique, il change de discours : "Je mets quiconque au défi de dire qu`il peut régler tous les problèmes de l`université ". Aujourd`hui, les Etudiants, roulés dans la farine, ont découvert que non seulement ils n`ont jamais été aussi malheureux que sous le règne de monsieur Gbagbo, mais surtout que le Président Houphouët (paix à son âme), ne pensait pas vraiment à lui-même lorsqu`il disait que le vrai bonheur ne s`apprécie que lorsqu`on l`a perdu. Fermons la parenthèse.
En réalité, le signe du " V " de la victoire que faisaient monsieur Gbagbo et ses camarades de la re(b)fondation (et les Ivoiriens l`apprennent à leurs dépens), n`était que le " v " du vol, de la victoire des voleurs, le " V " de la volonté, (après avoir tout pillé), de remuer ciel et terre pour obtenir l`inscription de notre pays sur la liste des pays les plus pauvres de la planète, afin de recevoir un cadeau annuel d`environ 400 milliards de FCFA pour boucher les trous des détournements colossaux opérés sous son régime et décriés au quotidien par son camarade Mamadou Koulibaly, l`insaisissable président de notre désormais inexistante Assemblée Nationale : "Au FPI, il y a des voleurs, des menteurs et des truands " ; a-t-il lancé à Yopougon en février dernier.
Mais lorsque monsieur Gbagbo et ses camarades traitaient Houphouët de voleur, ils pensaient surtout à l`entourage de ce dernier. Dans leur entendement, si l`entourage du président Houphouët détournait des fonds publics, Houphouët ne pouvait être que le voleur en chef, vu que c`est lui qui les choisissait. Un raisonnement à la fois simpliste et méchant qui a pourtant produit des effets au-delà des espérances des re(b)fondateurs. La fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Et n`y a-t-il pas des " coups d`Etat qui font avancer la démocratie " ? " Mille morts à gauche, mille morts à droite, moi j`avance ". Et monsieur Gbagbo et ses camarades ont beaucoup avancé dans leur volonté de faire des Ivoiriens, des clochards, tant les scandales, sous son régime, sont nombreux et ont pour titre : ALI BABA et les 40 voleurs.
Le premier à monter sur le plateau de tournage de ce film (ALI BABA et les 40 voleurs), tropicalisé à la sauce re(b)fondatrice, s`appelle Prosper Sia Popo. Le 27 août 2002, il réussit à pomper près de 2 milliards FCFA, dans les caisses de l`agence nationale de la BCEAO à Abidjan, en réalisant le plus grand hold-up de l`histoire de la Côte d`Ivoire. Face à ce coup, les re(b)fondateurs sont littéralement séduits. A tel point que quand les autorités burkinabè leur remettent un " colis " nommé Sia Popo en attirant leur attention sur l`imminence d`un mauvais coup contre notre pays, les re(b)fondateurs leur raccrochent au nez en criant : " On est déjà au courant de tout ". La suite de cette irresponsabilité, on la connaît.
Inspirés par Sia Popo, les re(b)fondateurs rangent rapidement dans les placards, leurs slogans à deux sous et retrouvent leur vraie nature. La bonne gouvernance ne nourrissant (selon eux) que très lentement son homme. Considérant la survenue de la guerre seulement 23 jours après le coup de Sia Popo, comme un signe de Dieu, les re(b)fondateurs, profitant de la confusion qui s`ensuit, montent tous sur le plateau de tournage du film " ALI BABA et les 40 voleurs ", plongent mains et pieds dans les caisses de l`Etat et mettent rapidement plusieurs milliards "en zone de confiance" gouvernementale. Leur grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), assiste au tournage du film en prodiguant de temps en temps, quelques sages conseils. Doucement, doucement les gars " l`argent n`aime pas le bruit ". Mais, malgré tous les conseils du grand chef, quelques bruits de pillage dans la filière café cacao parviennent aux oreilles de quelques Ivoiriens qui se mettent à murmurer. Leurs murmures parviennent aux oreilles du grand chef qui s`étonne et s`indigne le mercredi 24 octobre sur les antennes de la télévision. " Si la filière est mal gérée, ça ne regarde pas l`Etat et ce n`est pas l`argent de l`Etat qui est dilapidé. Nous, nous retirons, nous Etat (et l`Etat c`est moi, NDR) ; notre impôt. 250 milliards en 2005, 254 milliards en 2006. C`est ce qui est dans les caisses du trésor et c`est ça que nous dépensons. Le reste appartient à ceux qui gèrent la filière…Aujourd`hui, avec la réforme que nous avons faite, nous prenons notre impôt et le reste regarde ceux qui gèrent la filière. ". Avec ces propos clairs comme l`eau de roche, le grand chef (l`homme qui a crié Houphouët voleur), croyait en avoir fini avec les murmures du peuple (cet ingrat), sur les vols (planés) de ses camarades. Que nenni. Ce qui le rendit très, très furieux. " Ce ne sont pas seulement mes compagnons qui volent ", avoue-t-il enfin, le mercredi 23 janvier 2008, sur les antennes de la télévision. Agacé, il ajoute : "Avant, je touchais 400.000FCFA. Aujourd`hui, je touche 8,5 millions (plus 70 milliards de fonds de souveraineté, NDR). Donc, je me considère (évidemment), comme riche. Je ne construis pas de maisons. Je ne fais pas des affaires (normale, avec 70 milliards annuels). Nous, on a vu des gens ici à vélo et puis on les a vus un an après la proclamation de l`indépendance, être riches. Nous avons vu les jaguars débarquer à Abidjan, les premières maisons en marbre. Donc (si mes camarades re(b)fondateurs volent et sont devenus les nouveaux riches), moi, je ne suis pas du tout dérangé. Parce qu`en fait (les Ivoiriens ont la mémoire courte), c`est un phénomène (les nouveaux riches), cyclique. Il y a des gens qui étaient pauvres et misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus riches. Donc, aujourd`hui, il y a d`autres (dont moi et un autre qui a dit qu`il ne sera plus jamais pauvre dans sa vie), qui étaient misérables et brusquement, devant nous, ils sont devenus (très) riches. La roue tourne. ". Selon donc monsieur Gbagbo (l`homme qui a crié Houphouët voleur), la notion de vol et d`enrichissement rapide se résume dans cette formule : " Chacun mange à son tour. C`est notre tour ", donc fichez-moi la paix et laissez-nous voler en paix. Message reçu 5/5 par tous les re(b)fondateurs disséminés par le grand chef dans toutes les régies financières. Certains, qui connaissaient jusqu`aux moindres pensées du grand chef, n`avaient pas attendu ses déclarations de soutien pour aller négocier une grosse affaire (et pourtant ils disent qu`ils ne font pas d`affaires), de 100 milliards sur le dos des victimes des déchets toxiques. Dans un dossier publié par FRATERNITE MATIN en août 2007, on découvrit que les vraies victimes n`avaient rien reçu et continuaient de mourir en silence. Mais quand les vraies victimes, soigneusement omises se plaignent et organisent des marches pour réclamer leur indemnisation, le grand chef leur envoie d`abord des chiens bergers et des grenades lacrymogènes avant de se fâcher, sur les antennes de la télévision : " il y a des gens qui pensent que être malades des déchets toxiques, c`est un métier…Nous, nous avons pris nos 100 milliards… ". Sous-entendu, circulez, vous n`aurez rien. Donc, monsieur Gbagbo, (l`homme qui a crié Houphouët voleur), a encouragé tous les vols sous son régime. Mais, soudain, réalisant l`ampleur des dégâts causés par ses propres déclarations sur l`économie du pays, et voulant se refaire une nouvelle virginité (oubliant qu`on ne retrouve jamais la virginité une fois qu`on l`a perdue), il ramasse quelques uns de ses amis et les expédie à la MACA. Quand, ces derniers, surpris par le sort qui leur est fait, le grand chef se fâche encore et les traite de voleurs : " J`irai jusqu`au bout…Il s`agit de milliards qui ne sont ni dans les caisses de l`Etat, ni dans les poches des paysans ", déclare-t-il le 21 janvier 2009. Depuis quand l`Etat s`intéresse-t-il, après avoir prélevé ses impôts, à l`argent de la filière café cacao ? Mais, monsieur Gbagbo n`a pas fini de se fâcher que soudain, une bombe explose (oh surprise), à la Présidence de la République. Sa secrétaire particulière, madame Emilienne Gomé, vient d`escroquer 65 millions au DG de MTN. Là, le grand chef est très, très fâché. Voulant jouer lui-même le rôle d`ALI BABA face aux 40 voleurs, il sort son épée et coupe violemment la tête de sa voleuse (5 ans de prison ferme) de secrétaire. Mais la tête de la pauvre n`a même pas touché le sol qu`une autre bombe explose au palais. Des employés fictifs y sont payés depuis des années sans travailler. Tel est pris qui croyait prendre. Les Ivoiriens découvrent ahuris, que la caverne d`ALI BABA, c`est la Présidence de la République. Monsieur Gbagbo est solidement pris dans les mailles de ses propres contradictions. Et le régime de la re(b)fondation qui ne peut mettre le comportement de la secrétaire de monsieur Gbagbo sur le large dos de la guerre, s`est discrédité pour toujours. A présent, le peuple qui pleure, retient son souffle et attend le prochain scandale qui ne saurait tarder. Monsieur Laurent Gbagbo et ses camarades, en traitant Houphouët de voleur se sont présentés comme une poche de moralité et avaient promis de gouverner autrement la Côte d`Ivoire. Il n`y a aucun débat à ce sujet. En effet, aucun régime avant eux, n`avait obtenu des résultats aussi saisissants. ALI BABA ET LES 40 VOLEURS sont partout. Et le peuple, trahi, appauvri, humilié et abandonné, s`interroge : monsieur Gbagbo n`est-il pas le premier responsable de tous les vols commis par ses camarades ? "Le peuple t`a choisi. Toi aussi, avant de choisir qui que ce soit, il faut faire attention. Si tu choisis voleur, nous, on va t`appeler voleur. Tu seras le comptable de ton choix…". Qui est l`impertinent qui a composé cette méchante chanson ?
S. EPICURE
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