samedi 31 mars 2012

Defection Touareg au sein de l'armee Malienne


Le colonel touareg, Alhaji ag Gamou, rallie le MNLA...
samedi 31 mars 2012
par Masin
Le colonel-major Alhaji ag Gamou, un des piliers de l’armée malienne qui a conduit l’essentiel des attaques contre le MNLA et qui a essuyé plusieurs pertes a fini par rallier ceux-là qu’il a voulu combattre.

Nous pûblions ci-dessous le communiqué du colonel-major Alhaji ag Gamou publié par Toumast Press.

La Rédaction




Communiqué du colonel-major Alhaji ag Gamou.


Moi, Colonel-Major AlHaji Ag Gamou, ancien chef de commandement des troupes maliennes dans la région de Kidal, ancien Chef d’Etat-major adjoint du Président de la République du Mali, en compagnie de l’ensemble des troupes d’origines Azawadiennes sous mon commandement, déclarons notre adhésion au Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA).

J’en appelle à l’ensemble des Azawadiens à rejoindre et renforcer le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) dans sa lutte pour l’indépendance, car il reste aujourd’hui la seule organisation capable de faire sortir notre peuple du gouffre dans lequel l’a entretenu le Mali depuis plus de 50 ans.

Nous dénonçons la mauvaise gestion et la politique de l’autruche de l’Etat malien dans l’Azawad, et nous déclarons à tous notre démission de toutes ses instances. J’en appelle à la communauté sous régionale, régionale et internationale a aider le peuple de l’Azawad à travers le MNLA pour son accession à l’indépendance. Nous déclarons que toutes nos expériences sont acquise au profit de l’Azawad, et pour l’intérêt du peuple de l’Azawad, dans l’atteinte de son objectif d’indépendance et la restauration des droits spoliés.

Nous rappelons que toutes les crises survenus jusque-là dans l’Azawad, sont révélatrices de la résurgence d’actions libératrices, longtemps différées par les citoyens. Elles constituent, l’expression du sanglot d’un peuple meurtris, tyrannisé, bafoué, spolié et manipuler tout au long de sa péripétie historique. L’Azawad attend d’être élagué de ses branches superflues, des gouvernements maliens successifs, gouvernant par la famine, la paupérisation, l’intimidation et le vol. Les légitimités politiques, usurpées, çà et là, confèrent des démocraties à vie, accentuant la nécessité d’une rupture radicale avec la pratique en cours.


Kidal, le 31 mars 2012

Colonel-Major AlHaji Ag Gamou


     

Le rattrapage Ethnique d'ADO


Côte d'Ivoire: Ouattara veut "protéger les minorités"
Propos recueillis par Vincent Hugeux, publié le 25/01/2012 à 12:40, mis à jour à 17:23

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REUTERS/Fred Dufour/Pool
En exclusivité pour L'Express, le chef de l'Etat ivoirien en visite en France ce mercredi répond point par point aux griefs que suscite son action. 

La réconciliation

Elle ne devient réalité que lorsque les uns et les autres se sentent en paix et en sécurité. Il faut avant tout améliorer les conditions de vie, restaurer les pistes, bâtir des centres de santé ou des écoles. Voilà pourquoi j'ai retardé ma visite dans l'Ouest, initialement programmée en octobre dernier, et que j'accomplirai en mars : une telle tournée coûte l'équivalent de 2 millions d'euros. Or je ne veux pas, comme Laurent Gbagbo, engloutir 90 % de ce budget dans le dispositif de sécurité et l'intendance. Qu'est-ce que j'apporte aux populations ? Voilà la question. D'abord, du concret sur le terrain."  

L'impasse foncière

Nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété 
"Il faut avoir le courage de s'attaquer enfin au problème du foncier rural, ce que personne n'a fait jusqu'alors. Je vais le régler, d'autant que je dispose d'une majorité solide à l'Assemblée. Les ministres de la Justice et de l'Agriculture auront pour mission de définir le cadre de la réforme. Il y aura des décisions difficiles à prendre, mais nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété."  

La citoyenneté

Reportage
A lire aussi, le reportage de notre envoyé spécial à Duékoué, théâtre de carnages postélectoraux il y a dix mois, dans l'Ouest du pays.  
"Il est grand temps aussi de résoudre la question de la nationalité. Ce n'est pas parce qu'on se nomme Ouedraogo ou Diop qu'on ne peut être citoyen ivoirien. Ceux qui prétendent qu'il y a un problème religieux dans ce pays font erreur. En revanche, il y a des problèmes ethniques. Chez nous, un dixième de la population est éparpillé en une cinquantaine d'ethnies. Les minorités ont une peur bleue de la majorité. Il faut donc tout faire pour les protéger. La Constitution et le Code électoral doivent mieux garantir leurs droits." 

L'insécurité dans l'Ouest

"Nous sommes en train de rétablir l'ordre. La situation s'est améliorée le long de la frontière libérienne. La gendarmerie et la police ont été redéployées partout. Reste l'écueil de leur armement, bloqué pour l'heure par l'embargo onusien. Dans deux mois, ces forces recevront les armes légères dont elles ont besoin. A ce stade, dans les chefs-lieux, nos gendarmes n'ont ni locaux ni moyens de transport. Même si là encore il y a du mieux, notamment grâce aux véhicules donnés par la France."

La nomination de nordistes aux postes clefs

Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité 
"Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le n° 1 issu des FN, flanqué d'un n° 2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus ; il y a 12 % de nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher." 

Une "justice des vainqueurs"?

Si certains chefs militaires ont failli, ils seront démis, arrêtés et jugés 
"J'ai mis en place une commission nationale d'enquête, qui rendra son rapport d'ici à la fin de février. Les individus incriminés seront jugés sur la base de ce document, et non à partir d'études rédigées par des ONG des droits de l'homme dont les équipes ont passé une semaine ou dix jours en Côte d'Ivoire. Si certains chefs militaires ont failli, ils seront démis de leurs fonctions et arrêtés. Dans un régime présidentiel, je peux mettre fin par décret, si besoin, au mandat de tel ou tel." 

La réforme de l'armée

"Un chantier essentiel. Il y aura refonte de l'état-major et encasernement des soldats. Un corps de réservistes, formés et encadrés, aura vocation à participer à des travaux de développement. De même, nous créerons un fonds de rachat des armes. Tous les combattants d'hier veulent devenir membres de l'armée nouvelle, mais tous ne le seront pas. S'agissant des accrochages récents entre civils et militaires, j'ai convoqué il y a peu tous les généraux pour leur dire ceci : "S'il n'y a pas d'amélioration notable en la matière dans les trois mois, je mets un terme à vos fonctions."  

vendredi 30 mars 2012

MALI et CEDEAO


La Cédéao brandit des sanctions contre le Mali où la tension persiste entre pro et anti-junte
Par  

La Cédéao brandit des sanctions contre le Mali où la tension persiste entre pro et anti-junte
La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest a menacé ce jeudi 29 mars 2012 de sanctionner la junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali, si elle refuse de se retirer et de rétablir l’ordre constitutionnel. Des menaces de sanctions diplomatiques, économiques et financières, décidées à l’issue d’une réunion de six pays mandatés par la Cédéao. Cinq des six chefs d’Etat qui se sont rendus à Bamako jeudi dans la matinée mais n’ont pas pu atterrir, suite à une manifestation de pro-putschistes à l’aéroport. Ils ont rebroussé chemin et se sont retrouvés au pavillon présidentiel de l’aéroport d’Abidjan.
La menace de la Cédéao contre les putschistes maliens se veut très claire. Ils doivent respecter les décisions prises par le sommet extraordinaire tenu mardi 27 mars à Abidjan, la principale étant leur retrait du pouvoir et le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Les sanctions prévues :
Selon le communiqué final de la réunion des cinq chefs d’Etat ouest-africains tenue ce jeudi à l’aéroport d’Abidjan, le capitaine Amadou Sanogo et le Comité militaire qu’il préside ont jusqu’à la fin de la semaine pour rendre le pouvoir au gouvernement d’Amadou Toumani Touré, sous peine d’être frappés «d’interdiction de voyager» dans les pays membres de la Cédéao.
Au nom de l’organisation ouest-africaine qui compte quinze pays, les présidents béninois, burkinabè, ivoirien, libérien, nigérien et le chef de la diplomatie nigériane ont prévu d’autres sanctions pour contraindre les putschistes de partir : la fermeture des frontières des Etats membres de la Cédéao ; le «gel des avoirs» des auteurs du coup d’Etat et de leurs associés ; la fermeture de l’accès du Mali aux ports des pays côtiers, ce qui serait un coup dur pour les nouveaux maîtres de Bamako, le Mali étant enclavé ; autre mesure, le gel des comptes du Mali à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Ces sanctions entreront en vigueur lundi 2 avril, sauf si d’ici là, la junte malienne applique les décisions de la Cédéao.
Du côté des proches de la junte, l'ultimatum suscite l'incompréhension
Oumar Mariko : «Si la démocratie est la préoccupation de la Cédéao, elle ne peut pas agir comme elle est en train de le faire»
Initiateur du MP22, le mouvement qui soutient la junte au Mali
Je ne comprends pas cet ultimatum de la Cédéao... je suis surpris que l'on ait donné un délai de 72h ; je pense que tout le monde est disposé au dialogue... les militaires aussi bien que la classe politique et les forces vives qui soutiennent les militaires... même les partis politiques qui contestent le coup d'Etat ont été reçus par les militaires. Nous n'avons jamais été appelés à un dialogue que nous aurions refusé...
Officiellement, le dialogue avec la Cédéao n'est pas rompu
En dépit de l’incident survenu à l’aéroport de Bamako qui a contraint les cinq présidents ouest-africains à rebrousser chemin, le dialogue n’est pas rompu assuraient jeudi leurs représentants à l’issue de leur entretien avec le capitaine Sanogo.
Le dialogue n’est pas rompu mais il est mal engagé et même si elles avaient été mûries au préalable, les menaces d’embargo financier et diplomatique lancées à Abidjan traduisent bien la colère des chefs d’Etat contre les patrons de la junte.
Dans le contexte actuel marqué par d’immenses difficultés économiques et par un regain nationaliste, nul doute que dès aujourd’hui des manifestations seront organisées à Bamako sur le thème «la Cédéao veut affamer le peuple malien».
Sur le plan intérieur, pas d'avancée entre la junte et l'opposition
Les discussions entre la junte et les partis qui rejettent le coup d’Etat sont ,elles, au point mort. Jeudi matin, une délégation a fait route vers le camp de Kati mais plutôt que de rencontrer le capitaine Sanogo, parti entre-temps à l’aéroport, les leaders politiques se sont retrouvés confrontés à une manifestation de soutien au coup d’Etat aux abords du quartier général de la junte.
Contacté jeudi soir, un représentant du CNRDRE (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat) estimait que les portes du dialogue restent pleinement ouvertes. Un cadre d’un parti exigeant le retour à l’ordre constitutionnel se montrait beaucoup moins optimiste sur les possibilités d’obtenir de réelles concessions de la part des militaires qui se sont emparés du pouvoir.
Que sont devenues les personnes arrêtées ?
Une délégation d'Amnesty International Mali a rendu visite, au camp militaire de Kati, à une dizaine de personnalités arrêtées.
Salvatore Saguès : «Amnesty International-Mali a pu rencontrer la dizaine de personnes qui avaient été arrêtées au début du coup d'Etat...»
Chercheur d'Amnesty International sur l'Afrique de l'Ouest
Ces personnes ont exprimé leur désarroi parce qu'elles ne savent toujours pas pourquoi elles ont été arrêtées. Elles se sont également plaintes de ne pas avoir accès à leurs familles et à leurs avocats. Elles reçoivent apparemment des soins médicaux... Elles sont apparemment bien traitées mais... elles sont angoissées...

vendredi 23 mars 2012


Les rebelles touaregs profitent du putsch pour aller au Nord

L’EXPRESS
vendredi 23 mars 2012
Les rebelles touaregs ont profité de la confusion provoquée par le coup d’Etat à Bamako pour gagner du terrain dans le nord du Mali en s’emparant de positions abandonnées par les forces gouvernementales, a-t-on appris de sources informées.
Dans la capitale, où des tirs sporadiques ont encore été entendus jeudi soir, les putschistes, des officiers dont les grades ne dépassent pas celui de capitaine, comptent parachever leur coup d’Etat en capturant Amadou Toumani Touré, le président qu’ils disent avoir renversé.
On ignore où se trouve exactement ce dernier. Ses proches et des diplomates pensent qu’il est protégé par une poignée de militaires lui étant restés fidèles.
Les militaires mutinés menacent d’attaquer le régiment de parachutistes qu’ils soupçonnent de protéger Amadou Toumani Touré.
"Nous allons finir ça ce soir", a déclaré un soldat installé dans une station-service abandonnée à Bamako, dont les rues étaient quasiment désertes et seulement sillonnées par des mutins circulant à bord de camions, à vélo ou à pieds.
A des centaines de kilomètres de là, les rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) se sont approchées des grandes villes du désert recouvrant le nord du Mali, qui sert aussi de sanctuaire aux islamistes d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Un officier malien en poste à Kidal a déclaré que les rebelles avaient pris possession du camp militaire d’Anefis, situé 100 km plus loin en direction du sud-ouest et abandonné par les forces gouvernementales.
"L’armée s’est retirée à Gao", a dit une source à Tombouctou, autre grande ville du nord du Mali.
"Il n’y a plus de hiérarchie militaire. (Les rebelles) vont s’emparer des villes du nord", a ajouté cet homme ayant requis l’anonymat.
PAS DE CALENDRIER DE RETOUR À UN RÉGIME CIVIL
Les rebelles touaregs, dont les rangs ont gonflé avec le retour des combattants de la guerre civile en Libye en 2011, n’ont cessé de gagner du terrain depuis janvier. Le MNLA, qui revendique un Etat indépendant dans le nord du Mali, est parvenu à s’emparer de localités isolées mais il n’a encore jamais directement menacé les grandes villes que sont Kidal, Tombouctou et Gao.
Les rebelles ont toutefois prévenu jeudi qu’ils tenteraient de tirer parti du chaos provoqué par l’arrestation par les putschistes de responsables civils et militaires dans le nord du Mali.
La colère latente dans les rangs de l’armée a explosé mercredi soir lorsque des mutins ont attaqué le palais présidentiel. Quelques heures plus tard, ils ont annoncé qu’ils s’étaient emparés du pouvoir devant l’incapacité du gouvernement d’Amadou Toumani Touré à mater la rébellion touarègue.
Les institutions ont été dissoutes, la Constitution a été suspendue, les frontières sont fermées et un couvre-feu a été imposé de 18h00 à 06h00 GMT.
Les pays voisins du Mali, les Nations unies, la France ou encore les Etats-Unis ont dénoncé ce coup d’Etat et réclamé un retour à l’ordre constitutionnel. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a annoncé qu’elle ne reconnaîtrait pas la junte, regroupée au sein d’un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDR).
Le président de ce comité, le capitaine Amadou Sanogo, s’est engagé à ne pas rester au pouvoir mais, interrogé sur la chaîne de télévision panafricaine Africable, il a refusé de fournir un calendrier de retour à un régime civil.
Il a déclaré que sa priorité était la restauration de l’ordre dans le nord du Mali.
Alors que circulent des rumeurs d’arrestations de ministres, Amadou Sanogo a laissé entendre que les personnes arrêtées seraient jugées.
Bertrand Boucey pour le service français

Déclaration du MNLA relative au Coup d’Etat du CNRDRE au Mali


Déclaration du MNLA relative au Coup d’Etat du CNRDRE au Mali

TOUMASTPRESS
vendredi 23 mars 2012
Le mouvement national de libération de l’Azawad – MNLA- rappelle qu’il a été, malgré lui, engagé dans les hostilités qui opposent depuis le 17 janvier 2012, les forces combattantes de l’AZAWAD et les forces d’occupation maliennes.
Tout en suivant de près la nouvelle situation survenue à Bamako à partir du 21 Mars 2012, le MNLA :
- Réaffirme l’objectif de sa lutte qui reste l’indépendance de l’Azawad et le poursuivra avec détermination,
- Tient directement responsable la junte de la sécurité des personnes Azawadiennes et de leurs biens,
- Exige de la junte le retrait intégral et sans délais de toutes les administrations et forces d’occupation maliennes de l’ensemble du territoire de l’Azawad,
- Appréciera et se prononcera, en temps opportun, au regard de l’évolution de la situation s’il l’estime indispensable.
Le Mouvement National de libération de l’Azawad invite le peuple de l’Azawad à continuer la marche vers l’accession à l’indépendance de l’Azawad.
Le bureau politique du MNLA
Mossa Ag Attaher
Chargé de Communicatio

Le mouvement Touaregue


MERCREDI 9 FÉVRIER 2011

Mouvement touareg : Bahanga met en garde l’Etat malien...


Dans une déclaration rendue publique le 6 février 2011, Hama Ag Sid’Ahmed, Porte parole, Chargé des Relations Extérieures du Mouvement Touareg Nord du Mali, fait savoir que Ibrahim Ag Bahanga, chef du Mouvement, met en garde les autorités centrales maliennes et annonce la possible rapide dégradation de la situation dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.

Bahanga ainsi que les cadres de son Mouvement se plaignent du mépris du président malien à l’égard des Touaregs. Un président qui a profité du sursis accordé par le Mouvement touareg, suite aux accords de "paix", pour permettre aux islamistes de l’AQMI d’investir le pays touareg, comme l’Etat algérien les a installés en Kabylie. Drôle de coïncidence : deux foyers de la résistance berbère investis par l’AQMI !!

Que Bahanga mette en garde l’Etat malien, qu’il menace de reprise des hostilités militaires, pourquoi pas ? D’autant plus que nous avons à faire à un régime qui ne mérite aucune confiance et qui n’a aucune intention de s’engager dans l’amélioration de la situation des citoyens et encore moins dans la résolution de la question touarègue. Alors si c’est pour reprendre les armes et les hostilités militaires contre l’Etat malien pour se remettre, une énième fois, à la table des négociations, à quoi cela va servir, si ce n’est pour en faire des victimes innocentes au sein de la jeunesse touarègue, une jeunesse qui pourra plutôt servir à la construction d’un avenir meilleur pour la nation touarègue.

Bahanga et son Mouvement, mais également l’ensemble des Touaregs doivent songer sérieusement à l’avenir de leur pays. Tout comme les Berbères du Nord, les Touaregs ne peuvent faire l’économie d’une véritable lutte pour la libération nationale. Le mépris de l’Etat malien à l’égard des Touaregs, comme celui de l’Etat nigérien et l’ensemble des Etats d’Afrique du Nord, est une expression naturelle fondée sur une idéologie qui a programmé l’éradication de l’amazighité. C’est pourquoi les Touaregs, comme l’ensemble des Berbères, n’ont d’autre choix que de revoir leur stratégie et de recentrer leurs luttes sur des objectifs plus clairs.

Le Mouvement touareg se doit de tirer les conclusions de quelques décennies de conflits armés, ponctués de négociations souvent orchestrées par la France et l’Algérie, avec les Etats malien et nigérien et éviter d’engager la jeunesse touarègue dans des combats inutiles voire nuisibles à la cause touarègue. Les Touaregs ont les moyens, et ils l’ont démontré à maintes reprises, de libérer leur territoire et de le doter d’institutions touarègues et se débarrasser ainsi définitivement d’Etats illégitimes et corrompus qui n’ont pas à soumettre le peuple touareg. Est-il nécessaire d’ailleurs de rappeler que ces Etats sont la fabrication du colonialisme français ?

Nous publions ci-après l’intégralité de la déclaration de Hama Ag Sid’Ahmed, Porte parole chargé des Relations Extérieures du Mouvement touareg du Nord Mali.

Masin Ferkal.

Le Mouvement Touareg Nord du Mali menace de reprendre les hostilités militaires contre le pouvoir central de Bamako.

Le président de la République du Mali vient célébrer à Kidal, les 7 et 8 février 2011, de nouvelles festivités du Cinquantenaire (de l’indépendance). Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une manifestation organisée par le "Projet local de récupération des armes légères", en lien avec la Cellule nationale contre la prolifération des armes légères qui a son siège à la Présidence de la république (financée par l’ONU et certains partenaires européens).

Depuis plusieurs mois, l’association locale récupère, en échange de compensations financières, dans les rues et même dans les casernes proches, des armes, afin de pouvoir les exposer devant les citoyens et les journalistes et d’allumer une "Flamme de la paix" le 8 février 2011 à Achantabaguite à 3 km à l’est de la ville de Kidal.

Nous informons la presse locale et internationale que le Mouvement Touareg porté par Ibrahim Ag Bahanga, de même que les cadres politiques du mouvement, ne sont pas concernés par ce "bricolage politique" qui aura lieu à Kidal les 7 et 8 février 2011.

Le Mouvement porté par Ibrahim Ag Bahanga regrette que les autorités de Bamako n’aient pas su profiter pour renouer le dialogue de la grande pause que le Mouvement lui a octroyée depuis plus de deux ans.

La bougie de la paix et de développement, tant attendue par les populations de la région, ne sera hélas pas allumée à Kidal. Ibrahim Ag Bahanga, chef du Mouvement, rappelle qu’en novembre 2010, des rencontres informelles ont eu lieu en Libye avec des émissaires de Bamako et qu’un document politique leur a été remis. Le Mouvement y proposait des pistes de sortie de crise concernant entre autres les aspects de sécurité et de développement. Des promesses de reprise du dialogue avaient alors été échangées. Mais aucune réponse à ces propositions ni aux promesses de dialogue n’a été donnée à ce jour par Bamako.

Au contraire, le président organise une énième cérémonie folklorique sous forme de "Flamme de la paix" sans tenir compte du Mouvement. Une forme de provocation.

La Communauté internationale et les pays de la Région peuvent traduire sans se tromper que le pouvoir de Bamako se désintéresse de la problématique touareg. Pourtant une partie importante des combattants Touareg avaient déposé les armes en mars 2007 et en février 2009 dans l’esprit de l’Accord de juillet 2006 dont aucun point essentiel n’est encore appliqué. Ces combattants sont toujours dans l’attente des engagements pris. Et le gouvernement malien a profité de ce désarmement d’une partie importante des Touareg, pour laisser toutes les chances à son partenaire-AQMI d’occuper l’espace Touareg et de s’y enraciner.

Cette politique de l’Etat malien fait tout simplement la promotion de l’Aqmi dans la Région et lui a permis de s’étendre et de se servir du territoire malien pour mener des actions dans les pays limitrophes. Le Mouvement Touareg pourrait être amené dans un proche avenir dans le cadre de la réciprocité de créer et de mettre en œuvre dans certaines régions du sud du pays une politique identique à celle que le Mali a créée dans le Nord avec Aqmi.

C’est pourquoi Ibrahim Ag Bahanga met en garde les autorités centrales maliennes. Si elles ne reconsidèrent pas dans les prochaines semaines les engagements pris et les promesses de dialogue données en novembre, la situation pourrait rapidement se dégrader dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.

Ibrahim Ag Bahanga et les cadres du mouvement mènent depuis plusieurs mois dans certaines zones des régions du Nord malien une réorganisation de la structure militaire du mouvement pour faire face au silence pernicieux du pouvoir central de Bamako.

Hama Ag Sid’Ahmed
Porte parole, Chargé des Relations Extérieures du Mouvement

Le 6 février 2011.

mercredi 14 mars 2012

Le genocide des we par les FRCI a l'Ouest


Côte d’Ivoire – Des experts de la CPI enquêtent sur les massacres perpétrés dans l’ouest (Vidéos)


Avril 2011 Duékoué par TB
Des experts de la CPI enquêtent sur les massacres perpétrés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire
Par RFI
En Côte d’Ivoire, les enquêteurs de la Cour pénale internationale se sont rendus dans l’ouest du pays, là où les forces loyales à Alassane Ouattara sont accusées par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme d’avoir commis plusieurs massacres pendant la crise post-électorale. Les experts en médecine légale sont allés repérer les charniers éventuels dans cette zone des fosses communes signalées par les populations, et souvent citées dans des rapports de défenseurs des droits de l’homme. Notre correspondante en Côte d’Ivoire a pu les suivre. C’est une exclusivité RFI et France 24.
L’équipe d’experts s’est appuyée sur plusieurs technologies pour cette mission d’exploration. Une sonde archéologique d’abord qui, une fois enfoncée dans le sol, permet de détecter des obstacles. L’odeur à l’extrémité de la sonde permet ensuite de deviner la présence de corps en putréfaction. Cet outil a déjà fait ses preuves lors d’autres enquêtes de la Cour pénale internationale, à Bangui en Centrafrique notamment.

Dans l’ouest ivoirien, les scientifiques se sont aussi appuyés sur un drone : les images captées par l’engin aérien offrent une vue d’ensemble des scènes de crime – on peut ainsi noter les différences de densité de la végétation – ou encore détecter des pierres placées autour d’un monticule de terre : autant d’indices pour identifier des fosses communes. Ces charniers présumés ont tous été minutieusement mesurés et dessinés, les coordonnées GPS sont aussi enregistrées.
Pour le moment, aucune exhumation ni prélèvement n’ont été effectués, mais parfois il a suffi aux enquêteurs de se baisser pour trouver des ossements humains, probablement déterrés par des animaux. Tous ces éléments ont été photographiés par un expert ; les conclusions de l’équipe scientifique seront rapidement remises au procureur de la Cour pénale internationale.
Avril 2011 Duékoué par TB

lundi 12 mars 2012

L’Editorial d’Assalé TIEMOKO : Spectacle affligeant

L’Editorial d’Assalé TIEMOKO : Spectacle affligeant !
Publié le mardi 13 mars 2012   |  L'elephant Déchaîné


Les temps, comme chacun le sait, sont extrêmement durs pour les Ivoiriens dont plus d’un sur deux, n’arrive plus à présent, à vivre dignement. A la misère, au chômage et la maladie, s’est ajoutée à présent l’insécurité. L’actuel président avait promis de ne faire qu’une bouchée, les trois premiers fléaux cités. Dix mois plus tard, le résultat ne crève pas les yeux. La situation de précarité des Ivoiriens s’est aggravée. En lieu et place des milliers d’emplois stables promis, se sont installées les mises en chômage massives de travailleurs jetés dans la rue, sans aucun droit. Et rien, à l’horizon, ne permet d’entrevoir un changement positif de cette situation. Le directeur général de la Rti qui avait juré que les trois cents travailleurs qu’il avait mis en chômage technique allaient être rappelés au bout de deux mois, vient, quatre mois plus tard, d’annoncer leur licenciement pur et simple, pour raison économique. Dans le même temps et derrière la caméra, il recrute. Rattrapage oblige ! Au port d’Abidjan, c’est le même manège. 
On renvoie pour raison économique et on recrute derrière les bateaux, des travailleurs plus proches du combat. Scénario identique aussi à la Sotra où, au millier de travailleurs jetés récemment et définitivement dans la poussière, se sont ajoutées plusieurs dizaines d’autres, au hasard des noms. Et n’allez pas imaginer qu’entre-temps, derrière le bus immobilisé, des portes s’ouvrent pour laisser entrer quelques veinards. Bref, rien ne va comme annoncé. La sécurité promise aux Ivoiriens commence de jour en jour, à devenir une vue de l’esprit. Partout sur toute l’étendue du territoire, les criminels sont à la fête. Les éléments dits incontrôlés des Frci qui devaient disparaître de la vue des Ivoiriens à la suite d’une colère royale du chef, se sont tous recyclés (chômage oblige), dans le grand banditisme, avec les armes fournies par l’Etat. Et les policiers chargés de les traquer ne possèdent que des matraques ; la faute à l’embargo, dit-on. Le chef d’une unité spéciale de police créée pour mettre fin aux activités de ces éléments criminalisés, trois mois plus tard, en est réduit à organiser des réunions avec les dozos et à tenir des meetings improvisés dans quelques endroits réputés pro-Gbagbo. A cette police spéciale dont on n’a pas encore vu l’efficacité, s’est ajoutée une autre unité dite « Brigade anti-coupeurs de route ». Son rôle est dit-on, de mettre fin au règne des coupeurs de route sur toute l’étendue du territoire. Vaste chantier ! En attendant que le chef de cette unité fasse aussi ses preuves, les bandits eux, ont pris une bonne avance. Et les Ivoiriens terrorisés, en quelque endroit du pays qu’ils se trouvent, ne se couchent plus, la nuit tombée, qu’avec la peur au ventre. Pendant ce temps, les autorités se livrent en spectacle. 
La démission du gouvernement a fait l’objet d’un conseil des ministres extraordinaire le jeudi 8 mars. La veille, le 1er ministre et son gouvernement, sans doute affligés par les indicibles souffrances des Ivoiriens, avaient oublié de démissionner, au cours du conseil des ministres ordinaire. Il fallait une cérémonie spéciale, retransmise en direct à la télévision. Et les Ivoiriens ont entendu ce qu’ils devaient entendre. Et ils ont vu Soro Guillaume, souriant et au volant de son bolide, s’en aller, sous les objectifs des caméras de la Rti. Mission accomplie. Après avoir été, grâce aux pétards, successivement ministre d’Etat, ministre de la Communication, ministre d’Etat, ministre de la reconstruction, 1er ministre, 1er ministre, ministre de la défense, le voilà parti «le cœur léger et l’âme en paix», au parlement de Côte d’Ivoire où il occupe désormais le poste de président devant des politiciens totalement discrédités et qui se sont pliés en quatre pour lui. Il est donc désormais à un pas du fauteuil présidentiel. Et on est prié d’applaudir ! Pourvu qu’on arrive à convaincre nos enfants à qui on impose ce spectacle cruel, que le seul moyen de gravir les échelons dans une République, c’est le travail honnête et le travail honnête seul. Et non, toute autre voie. Quel spectacle ! 

ASSALE TIEMOKO

jeudi 1 mars 2012

Encore et toujours les FRCI non desarmes et non encasernes.


CÔTE D'IVOIRE / REPORTAGE - 
Article publié le : jeudi 01 mars 2012 - Dernière modification le : jeudi 01 mars 2012

Côte d'Ivoire: un nouveau malaise causé par des jeunes combattants FRCI

Un soldat des FRCI le 27 avril 2011 dans le quartier d'Abobo, à Abidjan.
Un soldat des FRCI le 27 avril 2011 dans le quartier d'Abobo, à Abidjan.
REUTERS/Luc Gnago

Par RFI
Ce lundi, un habitant de la commune d'Abobo à Abidjan a été blessé par une balle tirée par un combattant FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire). Il est mort le lendemain à l'hôpital, et hier mercredi, la population du quartier a saccagé ce qui servait de base militaire à ces jeunes de l'armée ivoirienne.

Tous les habitants du quartier sont rassemblés autour de la famille en deuil. Les témoins sont unanimes : alors qu'il jouait à des jeux vidéo, Fabrice Irié a été interpellé par des membres des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire).
Les soldats armés lui demandent alors 600 F Cfa, soit moins d'un euro. Le jeune refuse et les trois protagonistes en viennent aux mains. Alors qu'il quitte les lieux, Fabrice reçoit une balle dans le dos.
Sa grande soeur, Valentine, n'arrive pas à comprendre la mort de son frère : « Il n’a rien fait du tout, du tout… Et puis on le tue comme ça dans le dos. A cause de combien ? 600 !... Qu’ils quittent le quartier ! Si c’est pour tuer les innocents, comme ça… Il n’a rien fait ! »
Le lendemain de la mort de Fabrice, des habitants ont dévasté et pillé la « base » des FRCI. Une base informelle puisqu'il s'agit d'un bar, un « maquis » réquisitionné. Le commandement de l'armée d'Abobo reconnaît que les jeunes de ce bataillon n'avaient pas de matricule. Tous sont des combattants qui se sont associés à la bataille d'Abidjan. Ils n'ont jamais été encasernés, et ignorent encore s'ils feront partie de la nouvelle armée.
Trois d'entre eux ont été auditionnés par la gendarmerie. Ils expliquent que c'est en voulant régler une altercation entre habitants du quartier que l'un d'eux a tenté de s'emparer de leur kalachnikov, et que le coup est parti. Ils sont désormais en garde à vue. La base a été démantelée et vidée de ses armes.