VOICI LA CARRIERE ET MALVAISSATIONS D'UN DES CANDIDATS
Blanchiment D`argent - Le cas du couple Ado-Dominique Nouvian
mardi 1 septembre 2009 - Par Le Temps
En Occident, la tendance est à la lutte contre le blanchiment d'argent sale et les paradis fiscaux. Cela, pour moraliser le monde de la finance. En Côte d'Ivoire, il y a pourtant un candidat à l'élection présidentielle qui a des liens avec ces réseaux mafieux qui mettent souvent à mal, les économies de leurs pays. Ouattara se dit propriétaire d'une impressionnante fortune. Comment l'a-t-il acquis ? Le temps vous propose un document qui vous dit tout sur la fortune de ce couple qui veut, par tous les moyens, diriger la Côte d'Ivoire. Arrivé aux affaires après avoir battu au deuxième tour de l'élection présidentielle française, la candidate socialiste Ségolène Royal en mai 2008, Nicolas Sarkozy a hérité d'un grand nombre de dossiers chauds de son prédécesseur Jacques Chirac. Au nombre de ces dossiers, figure en bonne place la crise ivoirienne qui a, ces 5 dernières années, rendu totalement exécrables les relations entre la Côte d'Ivoire et la France. Français en qui les opposants à Laurent Gbagbo voyaient en ''Chirac bis'' Le nouveau patron de l'exécutif. Afin de mieux connaitre les principaux acteurs politiques ivoiriens, une enquête est ouverte sur chacun d'eux. En somme, une carte de visite complète de présidentiable ivoirien que les barbouzes français se chargent de confectionner à l'attention du ''grand patron''. A l'exercice, les petites notes blanches sur Ouattara sont les plus nombreuses. Les raisons ? Nul ne le sait car le rapport des agents est muet sur la question. Mais il ressort des investigations des services secrets de l'Elysée qu'Alassane Dramane, est totalement inconnu des fichiers du fisc français et ne détient en son nom propre, aucun bien immobilier. On pourrait croire qu'il y a erreur sur la personne de M. Ouattara. Eh bien, non ! Il s'agit bel et bien du patron du Rdr et son état civil est ainsi établi dans le document top confidentiel des services de renseignements français dont nous avons obtenu copie : ''Né le 1er janvier 1942 à Dimbokro (Côte d'Ivoire), de nationalité ivoirienne, titulaire d'une carte de séjour privilégiée valable 10 ans. Figure également sur le registre des diplomates accrédités auprès des autorités françaises, est marié avec madame Nouvian Dominique Claudine, veuve Folloroux, née le 16 décembre 1953 à Constantine (Algérie), de nationalité française. De statut résident étranger, il fait élection de domicile à Paris, 140 avenue Victor Hugo- Paris 16e, dans un appartement propriété de son épouse. A Abidjan où il réside régulièrement, il demeure quartier Ambassade Cocody 01 BP 1206 Abidjan - Côte d'Ivoire.'' On ne peut s'empêcher de se demander comment une personnalité de la trempe de Ouattara, qui a résidé de longues années en France où il disposait de comptes en banque, peut-il être ''inconnu des services fiscaux français''. Avec lui, son épouse Dominique Nouvian dont les contributions sont jugées nettement en deçà de ses avoirs tant en nature qu'en numéraire. Ayant trouvé cela suspect, les enquêteurs de l'Elysée ont suivi des pistes qui leur ont permis de mettre au grand jour les pratiques du couple Ouattara pour échapper au fisc français et s'enrichir de façon illicite. Les autres membres de la famille ne sont pas ignorés ; les activités et avoirs de chacun sont passés au peigne fin.
Le mythe sur les comptes de Ouattara
Avec étonnement, les renseignements se sont rendus à l'évidence que l'homme politique ivoirien n'est propriétaire d'aucun compte bancaire ni d'un quelconque bien, imposable, sur le territoire français. Ils découvrent, après un travail de longue haleine, qu'en 1993, alors qu'il était le tout puissant premier ministre d'Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara a ouvert un compte spécial dans une banque parisienne. Notamment, à la City Bank Paris. Ce compte a fonctionné régulièrement jusqu'au 30 octobre 1999, date à laquelle le titulaire a décidé de sa fermeture et du transfert de tous les fonds qui y étaient logés, à la ''City Bank Génève''. A cette date, ce compte classé rouge selon le jargon bancaire, géré par le fondé de pouvoirs, était créditeur à sa fermeture d'environ 9,5 milliards Fcfa. Il était alimenté par des fonds en provenance soit des Caraïbes, soit des Antilles anglaises, les paradis fiscaux attitrés.
Mais aussi des dépôts au guichet. L'analyse des mouvements sur ce compte entre 1996 et 1999 montre que les fonds qui y logeaient ne restaient jamais plus de trois à quatre mois en place. Ils étaient transférés vers d'autres destinations, au gré des placements effectués par l'ancien gouverneur de la Bceao. Ce compte géré par un haut responsable de la City Bank Paris faisait l'objet d'une attention toute particulière et aucune information ne pouvait être livrée si ce n'est dans le cadre d'une enquête comme celle menée par les grandes oreilles françaises. En réalité, la City Bank Paris, une fois le compte fermé, n'en conserve aucune archive. Tous les documents et informations y afférents sont transférés pour partie, à l'agence où le compte est nouvellement domicilié, c'est-à-dire à la City Bank Genève. C'est là qu'un service centralisé va se charger de leur traitement et leur conservation. Selon les investigateurs, Ouattara n'a fait à ce jour, aucune vente de patrimoine et n'a aucun enregistrement à son nom aux services des hypothèques de Paris, du Var et des bouches du Rhône. La plupart des biens où l'on retrouve ses traces sont la propriété de son épouse Dominique Nouvian et son fils Loïc Folloroux, né le 16 avril 1975 à Buhl en ex-République fédérale d'Allemagne.
Dominique Nouvian Folloroux comme Ouattara
C'est en 1990 que Dominique Nouvian, officialise devant le maire de Paris, sa relation amoureuse avec le premier ministre de Côte d'Ivoire d'alors, Alassane Ouattara. Alors qu'elle résidait dans le pays depuis de longues années et avait même à charge la gestion des biens immobiliers de l'Etat ivoirien tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Elle n'était donc pas une inconnue à Abidjan où elle s'est établie également Cocody Ambassades avant son mariage avec Ouattara. Dans la capitale française, ''la blanche colombe'' habite avec son mari une résidence au 140, avenue Victor Hugo - Paris 16e. Son compte principal, de type spécial est repéré à la Société générale Paris, 29 BD Hausmann Paris 9e, n° 30003 0 3000 000 500 85 153/20, au nom de Nouvian Folloroux épouse Ouattara. Au moment de l'investigation qui remonte à quelque six mois, ce compte qui, selon toute vraisemblance, est la propriété du couple, était créditeur de plus de sept milliards de Fcfa. Comme son époux, un compte où elle disposait de fonds énormes à la City Bank Paris, géré dans les mêmes conditions de confidentialité que celui de son époux, a été fermé. En même temps que celui-ci de Ouattara. Les fonds suivent le même trajet pour se retrouver dans la succursale de la City Bank de Genève. Pour échapper aux fiscs français. A sa fermeture, il contenait un peu plus de 4,2 milliards de francs Fcfa. Ainsi Dominique Ouattara, qui partage le rêve de son époux d'élire domicile un jour à la résidence présidentielle de Cocody, peut contribuer à forcer le destin à coups de billets de banque. Tout en échappant à la dextérité des services de renseignements français qui ne manqueraient pas de lui demander des comptes concernant les flux financiers du compte en cas de décaissement de sommes faramineuses. La trouvaille est donc de taille et il fallait certainement être un économiste de la trempe de Ouattara pour faire tout ce montage. En outre, Mme Nouvian Folloroux Ouattara est propriétaire en nom propre de deux appartements de 126 m2 l'un et 142 m2 l'autre au 140, avenue Victor Hugo. C'est l'un de ces appartements qu'elle occupe avec son époux quand la seconde est habitée par son fils Loic Folloroux. Ces biens immobiliers sont évalués à neuf cents millions de Fcfa , soit 48 millions pour le premier et 52 millions pour le second. Sous le nom de Dominique Nouvian, son nom de jeune fille, Mme Ouattara est également titulaire d'une propriété dans le Sud de la France, à Mougins (06) sur le front de mer au 598 chemin Pablo Picasso, référence cadastrale CD 26. Bâtie sur une superficie de 6.495 m2 avec piscine. Cette résidence qui est une propriété privée de Mme Ouattara est estimée à plus de 12 millions FF, soit 1,2 milliard de Fcfa; la taxe foncière à 28.306 FF (2 millions 830 mille 600 Fcfa) et la taxe d'habitation à 44.295FF ( 4 millions 429 mille 500 Fcfa). C'est dans cette maison que réside le couple Ouattara et l'on ne peut savoir à ce jour si elle a été cédée ou non à l'ancien premier ministre. La vérité, c'est qu'il n'y a aucun document attestant qu'il en est le propriétaire. Toujours au titre des biens immobiliers, les renseignements français signalent une maison à Sanary sur mer, propriété des parents de Dominique Nouvian, qui revient à la famille Ouattara, d'une valeur estimée entre 2,5 et 3 millions, soit 250 à 300 millions de Cfa.
Les affaires du couple
La seule entreprise de Madame Ouattara officiellement connue est l'Agence internationale de commercialisation immobilière (Aici.Sa) dont elle est le Pdg. Avec pour objet, selon ses statuts, la création et l'exploitation de tous les fonds de commerce d'agences immobilières, de négociation mobilière, immobilière et commerciale. Avec un capital de 5 millions FF, son siège est situé 124, avenue Victor Hugo Paris 16e. L'entreprise possède un compte bancaire à la Société générale également à l'avenue Victor Hugo. Et en plus de ce compte, gros de plusieurs millions, et dont les opérations au moins à chiffres témoignent de la bonne santé de l'entreprise, Aici.Sa, qui a de nombreuses succursales à travers le monde, garde ses avoirs dans un compte secondaire logé à la banque Gallière, 38 rue Laffite, à Paris 9e. Cet autre compte est également créditeur de plusieurs millions. Le chiffre d'affaires de la société entre 1995 et 1998 montre bien qu'elle brasse des millions qui bénéficiait largement au trésor public français à travers les impôts sur le revenu et autres taxes à laquelle elle était soumise. On note 3913 millions de FF (391,3 milliards de Fcfa) en 1995, 527,2 milliards de Fcfa en 1996, 539,1 milliards de Fcfa en 1997 et 692,0 milliards de Fcfa en 1998. Depuis 1999, date de l'ouverture de comptes bancaires à la City Bank Genève, les fonds générés à l'extérieur par Aici ne profitent plus à la France. Désormais, ils dorment dans les paradis fiscaux. Les actions de l'entreprise sont reparties entre trois entités qui ramènent unilatéralement à la famille Nouvian Folloroux Ouattara. La famille Folloroux se taille la part du lion avec plus de 50% des parts. Alassane Ouattara, selon les chiffres, ne détiendrait que 22% des parts de l'entreprise quand d'autres Loïc Folloroux a à son actif plus de 25%. Tout naturellement, on retrouve comme administrateurs de Aici.Sa, outre Dominique Ouattara, le Pdg, Mme Nouvian Véronique épouse Cornuel qui s'est remariée le 8 août 1992 avec M. Padovany Marcel Hubert, après avoir divorcé de son premier époux. Sur la liste, figurent également les noms de Folloroux Loïc et d'Alassane Ouattara. En somme, une affaire familiale qui emploie une quinzaine de personnes mais brasse des fonds énormes. Surtout en vendant et rachetant par des circuits détournés des biens immobiliers de l'Etat ivoirien principalement dans la période où le chef de famille était aux affaires à Abidjan. A travers notamment l'opération de privatisation qui devrait servir à renflouer les caisses de l'Etat, des biens immobiliers de l'Etat se retrouveront en grand nombre dans l'escarcelle de M. et Mme Ouattara par le biais de prête-noms et autres sociétés écrans.
Les entreprises écrans
Il faut noter également que Aici.Sa de Madame Ouattara est propriétaire à 100% de la Sarl Malesherbes Gestion, au capital de 1 million FF, soit 100 millions Fcfa, et dont le siège est situé à 3 rue Mérimée Paris 16e. Cette société spécialisée dans la gestion d'immeubles résidentiels emploie une vingtaine de personnes avec des chiffres d'affaires largement supérieurs à ceux de Aici.Sa sur la même période de 1995 à 1998. Respectivement, on a 652,8 milliards Fcfa en 1995 ; 726,3 en 1996 ; 709,5 en 1997 et 812,6 milliards Fcfa en 1998. Madame Ouattara dont les biens se confondent ainsi à plusieurs niveaux avec ceux de son époux est aussi propriétaire de Radio Nostalgie Afrique dont le siège est basé 22, rue Boileau Paris 16e, avec un capital de 2.500.000 FF, soit 250 millions Fcfa. De cette entreprise dont Ahmed Bakayoko, actuel ministre des Nouvelles technologies de la communication sous la bannière du Rdr de Dramane Ouattara, est l'un des administrateurs, découle Radio Nostalgie Côte d'Ivoire.
Notons que cette radio, dans sa volonté de défendre la cause de l'homme politique, a souvent eu maille à partir avec les population abidjanaises. En outre, madame Ouattara est titulaire de franchises Jacques Dessanges, des espaces très fréquentés, aux Etats-Unis et particulièrement à New York. Ces quelques structures qui ont été repérées, exerçant dans les secteurs les plus divers et ayant un lien direct ou indirect avec les Ouattara, leur permettent de blanchir des fonds provenant de pratiques illicites.
Dans le même but, Dominique Nouvian a eu la géniale idée de créer l'association ''Children of Africa'' dont le siège est à New York avec des bureaux à Paris, dans les locaux de Aici.Sa et à Abidjan. Cette structure humanitaire est un maillon essentiel dans le procédé assez complexe pour faire circuler, loin de tout soupçon, l'argent sale. Fait remarquable, indique le document des renseignements généraux français, c'est Dramane Ouattara en personne qui est le représentant légal de ''Children of Africa'' en France. Et comme par hasard ( ?) le compte principal de l'Ong est logé à la City Bank de New York. Dans l'impossibilité de trouver des éléments de réponse à certaines questions relatives aux ramifications entre Aici.Sa, Children of Africa et l'homme politique ivoirien, la Dgse aurait décidé de poursuivre les investigations dans ce sens. Afin de mettre au grand jour les pratiques par lesquelles des fonds devant alimenter les caisses de l'Etat français lui échappent, par le bien de l'Ong.
Un Israélien comme homme lige
Renseignés sur le fonctionnement des paradis fiscaux et judiciaires, dotés de systèmes très complexes qui ont pour but d'empêcher la localisation de fonds d'origine illicites, les agents des services secrets français ont passé au peigne fin les opérations menées sur les différents comptes dont l'existence a été révélée. Mais aussi toutes les actions menées sur des comptes soupçonnés d'avoir un lien direct ou indirect avec les Ouattara. Ils ont fini par se rendre compte, souligne une source, que Ouattara s'est offert les services d'un Israélien rompu aux arcanes de la haute finance. Du nom de Midale Simon, ce proche du couple, expert comptable ou avocat de formation, largement rémunéré pour ses services, est le patron visible de l'empire financier frauduleux des Ouattara. Toujours entre deux avions, il est soit en déplacement pour exécuter les ordres de son employeur et séjourne régulièrement à Abidjan, Genève, Tel Aviv (Israël), dans les îles Caraïbes, dans les îles anglaises et aux Etats-Unis. L'Elysée et Matignon en sont persuadés, Midale Simon est le gestionnaire des avoirs de Alassane Ouattara dans les paradis fiscaux. Très discrets, les renseignements de l'Hexagone notent que l'homme a le profil de l'emploi et joue bien son rôle en tant que prête, nom. Mais pendant combien de temps encore Ouattara pourra-t-il continuer de se cacher derrière ses sociétés écrans et autres prête-noms pour continuer de ne pas payer des impôts au fisc français ?
Trois mois avant le coup d'Etat de 1999
Néanmoins, des indices existent, qui permettent d'établir un lien entre la fermeture du compte de Ouattara en France, le transfert de ses fonds dans les paradis fiscaux où la confidentialité sur les mouvements financiers est très rigide, et les événements marquants de la Côte d'Ivoire post Houphouët-Boigny. En octobre 1999, la guerre ouverte entre les héritiers Bédié et Ouattara atteint son point culminant. En effet, courant juillet 1995, l'ancien premier ministre décide de quitter son poste de directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi). Il annonce son retour en Côte d'Ivoire où il compte disputer à Henri Konan Bédié le fauteuil présidentiel qu'il n'avait pu accaparer par la force à la mort de Houphouët-Boigny. Il s'en suit un mandat d'arrêt lancé contre lui par le pouvoir en place, pour ''faux sur l'identité et usage de faux documents administratifs''. Ouattara qui avait certainement mûri son idée avant d'annoncer son départ du Fmi ne se laissera pas pour autant intimider, lançant à maintes reprises des menaces à peine voilées à celui qui est aujourd'hui son allié dans le cadre du Rhdp. ''Lorsque je déciderai de frapper ce pouvoir, il tombera'', ne cessait-il de répéter. Le 24 décembre 1999, c'est chose faite. Bédié est renversé par le général Guéi et Ouattara se fait présenter comme étant le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire dans l'avion qui le ramène de Paris où il vivait en exil. Les mois qui suivent, les Ivoiriens finiront par se rendre à l'évidence qu'il était le véritable commanditaire de ''la révolution des œillets'' version ivoirienne. Le choix des paradis fiscaux pour loger ses avoirs en France dès octobre 1999, soit moins de trois mois avant l'entrée en scène du général Guéi et ses jeunes gens, n'était donc pas fortuit. Les renseignements généraux français qui avaient choisi jusque-là de fermer l'œil sur les activités des Ouattara indiquent même clairement dans leur rapport que ce sont ces fonds qui ont servi à fomenter le coup d'Etat.
Et au- delà, la quasi-totalité des actes attentatoires à la sûreté de l'Etat, particulièrement le coup d'Etat manqué de septembre 2002 qui a engendré la rébellion. Avec le soutien de la France alors dirigée par Chirac qui vouait une haine viscérale à Laurent Gbagbo.
Enrichissement illicite !
Une manne, nous l'avons souligné, constituée parfois dans des conditions irrégulières et gardée dans les paradis fiscaux à travers le monde. Son passage à la tête du gouvernement entre 1990 et 1993 avait été déterminant pour l'ancien gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) qui profitera de la maladie du président Houphouët-Boigny pour pomper les caisses de l'Etat. Premier ministre et ministre de l'Economie et des Finances, les recettes des différentes régies financières, y compris le trésor public, convergeaient vers la Primature où le seul maitre à bord du navire Ivoire à cette époque, se servait à sa guise. Lui seul avait la maitrise du mécanisme mis en place pour la gestion de ces ressources. Une bonne partie de cet argent échappera totalement à l'Etat, transportée en Europe de façon régulière par l'ancien premier ministre. Le prétexte était tout trouvé : l'hospitalisation du chef de l'Etat agonisant dans les hôpitaux français, puis en Suisse. Les fréquentes visites à son cheveu permettront, en tout cas, à Ouattara de disposer dans des comptes ouverts dans les banques européennes des centaines de milliards. Il avait pourtant été appelé à la rescousse par le vieux pour assainir les caisses de l'Etat. Tous ces fonds ont été convoyés, nous le signifions, hors du pays et placés dans les paradis fiscaux. Avec les investigations menées par les renseignements français au sujet des Ouattara, on peut le dire, le voile se lève progressivement sur les origines des fonds dont Ouattara se sert pour mettre sans cesse à mal la sureté de l'Etat ivoirien depuis plus d'une décennie. Il se bat bec et ongles pour s'installer au palais présidentiel du Plateau. N'hésitant pas à combattre une rébellion qu'il a lui-même élevée contre la République.
Pourquoi maintenant ?
La célérité avec laquelle une enquête a été commanditée par le président français au sujet de Ouattara et son épouse soulève des interrogations. Surtout que Nicolas Sarkozy fut le témoin de mariage de Dramane Ouattara avec qui il a beaucoup d'amis en commun. A son arrivée à l'Elysée, le président du Rdr et le Rhdp avaient jubilé, voyant en Sarko celui qui viendrait parachever l'œuvre de Chirac. Tout est parti du fait que l'opposant politique échappe aux fichiers des services des impôts de la France dont il se targue d'être un allié. C'est donc pour avoir le cœur net sur cette question, au moment où les élections approchent à grands pas en Côte d'Ivoire, que le président français instruit les services de renseignements français. Une tâche qui ne sera pas au-dessus des moyens des services secrets français qui avaient déjà mené pareille investigation sur Ouattara, du temps de la transition militaire du général Guéi Robert. Le dossier avait été déposé en son temps sur la table de Jacques Chirac qui avait préféré le mettre dans le fond de son tiroir. Il est remis au goût du jour. Avec de nouvelles annotations qui tiennent compte de la réalité du moment. Et dont le contenu est clair sur le clair- obscur qui entoure les relations que Ouattara entretient avec la France. Sous le prétexte des visites donc au Bélier de Yamoussoukro dont l'état de santé préoccupait la nation tout entière, Ouattara fera sortir du pays des fonds énormes. Sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Chaque semaine, il prenait la destination de l'Europe où il planquera son butin dans les paradis fiscaux. Des personnes qui ont participé à ces opérations de transferts de fonds et que nous avons pu rencontrer dans le cadre de nos investigations sont convaincues que ce sont des centaines de milliards qui ont été ainsi emportés entre 1993 et 1994. Le général Abdoulaye Coulibaly, (né à Adjamé, originaire de Banfora, Burkina, et non de Korhogo, contrairement à un autre Général Coulibaly de Korhogo, issu de la famille Gbon) qui était le pilote d'Houphouët-Boigny, à en croire ces témoins des faits dont certains travaillaient à Codival, est bien placé pour dire la destination de ces fonds. Décembre 1993, Houphouët- Boigny décède ... mais Ouattara peut désormais jouir de la manne importante dont il dispose, logée dans les banques suisses, dans la principauté de Monaco, au Luxembourg...
Avec la dévaluation, les montants emportés deviennent deux fois plus importants. Du simple au double. Dans sa tentative de faire main basse sur le pouvoir par tous les moyens, y compris les coups d'Etat, il n'hésitera pas à s'en servir". "En dehors des fonds emportés des caisses de l'Etat, qui ont permis à Alassane Ouattara d'ouvrir des comptes dans les paradis fiscaux, Ouattara dispose de biens immobiliers et autres à travers le monde. Des biens acquis pour la plupart avec l'argent volé dans les caisses de l'Etat. Avec le concours de Mme Dominique Nouvian Folleroux, la patronne de l'Agence internationale de la commercialisation immobilière (Aici) qui deviendra plus tard son épouse, de nombreuses réalisations du patrimoine de l'Etat passeront aux mains de Ouattara. Contre un franc symbolique ou moyennant des sommes en deçà de la valeur des biens ainsi frauduleusement acquis". Exemple : leur appartement du boulevard Suchet à Paris appartenait à Houphouët. "Hors de la Côte d'Ivoire, il faut dire que le leader du Rdr a acheté à des millions de dollars en Haiti une vaste plantation de canne à sucre. Cela, sur conseil de son parrain, feu Grégoire Yacé Philippe. Aussi possède-t-il des bateaux commerciaux qu'il s'est offerts après son départ de la primature, qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie rachetée et qui n'est pas le seul bien à son actif dans ce pays. Mais c'est au pays d'El Hadj Oumar Bongo que se concentrent la plupart de ses biens. Un parc maritime et des biens de natures diverses à son nom sont dans ce pays de l'Afrique centrale où l'ex-chef de l'Etat Omar Bongo qui se présentait comme son parrain lui faisait de nombreuses faveurs. Par ailleurs, le fonctionnaire international qui a des liens solides dans le milieu de la haute finance depuis Dakar, se livre au blanchiment d'argent. Ayant une parfaite maitrise des flux financiers à travers le monde, l'ancien premier ministre se sert de structures écrans pour se livrer à des activités pour le moins répréhensibles. Ainsi, derrière les actions de haute portée humanitaire dont l'Ong Children's of Africa, qui est une propriété de son épouse peut se vanter, circule de l'argent sale. Le circuit que suit ce réseau est tellement complexe et bien pensé qu'il serait impossible à n'importe quel spécialiste de la lutte contre le blanchiment d'argent d'épingler l'Ong. De nombreuses sociétés exerçant dans les secteurs les plus divers, donc beaucoup d'affaires et de sous, se cachent en tout cas derrière le choix des Ouattara de s'adonner à une activité humanitaire. Outre Children's of Africa, il y a Jacques Desange. Et une autre structure comme l'International institute for Africa (Iia) basée à Washington, avec délusion entre Ouattara et cette société. Elle a été mise sur pied depuis son passage à la Primature et a pour mission essentielle de financer de façon subtile les activités subversives du leader politique et de faire du lobbying à son profit dans certains cercles. Mais bien entendu, cette structure de droit américain tire ses revenus du recyclage de l'argent sale en provenance de pays sous embargo. A l'image du Liberia et de la Sierra Leone où la vente de diamant et d'or a été longtemps interdite par le conseil de sécurité de l'Onu. Au pays où il a vécu de longues années en tant qu'étudiant puis directeur général adjoint du Fmi, il a pu intégrer les réseaux mafieux de vente d'armes et c'est par des sociétés écran telles l'International institute for Africa (Iia) qu'il a armé sans discontinuer les auteurs des coups d'Etat à répétition qui déboucheront sur une rébellion après un énième échec en septembre 2002." Le président du Rdr dispose de plusieurs comptes dans les paradis fiscaux et des pays comme la France et les Etats-Unis où il a des intérêts. En Suisse et à Luxembourg particulièrement, on dénombre au total six comptes où s'effectuent des opérations de diverses natures. Selon qu'il s'agisse d'une activité lucrative ou d'une autre se rapportant à ses activités politiques ou subversives. Dans ce dernier cas, c'est l'International institute for Africa (Iia) qui est actionnée. Cette structure qui est sa propriété comme nous l'avons déjà indiqué plus haut, détient un compte à la Dexia Banque internationale à Luxembourg sise à 69 rue d'Esch, L-2953 Luxembourg. ''Dexia Banque internationale à Luxembourg est une banque à vocation résolument européenne. Le compte de Alassane Dramane Ouattara dans cette banque date de juillet 1999. Et le fait qu'il porte le nom de la société de droit américain ne doit pas étonné car il s'agit d'une société écran.
Le vrai propriétaire du compte est bel et bien Alassane Ouattara comme ont pu le confirmer des hauts cadres de l'établissement bancaire qui ont réquis l'anonymat pour des raisons de confidentialité. A en juger par sa date de création, on se rend bien compte que c'est au moment où il démissionnait de son poste de directeur général adjoint du Fmi. Il annonça dans la même période son désir de rentrer en Côte d'Ivoire pour y prendre part à la vie politique. Surtout, il envisageait de se présenter à la présidentielle. Quelques mois après, soit en décembre 1999, alors qu'il venait de dire publiquement qu'il allait attenter à la sureté de l'Etat, une banale mutinerie emportera le pouvoir Bédié".
Dossier réalisé par
Safiatou Ouattara et Alain Pierre à Paris
mardi 1 septembre 2009
dimanche 30 août 2009
New tax on international incoming traffic takes African country one step backwards
When the SAT3 submarine fibre cable was damaged on 24th July at Cotonou in Benin, alternative routes were quickly put in place to carry a major chunk of the international outgoing and incoming voice and data traffic from Benin, Togo and Nigeria.
At the time, Côte d’Ivoire Telecom confirmed to us that both Togo and Benin asked for capacity on 25th July. International connectivity was restored on 26th July 3pm for Togo and 7pm for Benin via Côte d’Ivoire’s access to SAT3.
This incident underlined the vital role that alternative terrestrial transmission networks have to play as well as Côte d’Ivoire’s potential as a hub routing neighbouring countries’ traffic. What might have been a bright future has just lost a bit of its shine as Côte d’Ivoire’s Government has introduced a new tax on international incoming voice traffic.
On 10th August, the Minister of ICT informed Côte d’Ivoire’s telecoms operators that the tax on international incoming traffic will apply as of 1st July. It is worth noting that the initial application date of the tax was 4th May 2009 but was suspended when UNETEL, Côte d’Ivoire’s telecommunications industry confederation, requested further clarification. The new tax applies to all international incoming voice traffic: this includes direct traffic as well as transit traffic and roaming calls.
Article 54 of the Official Journal of 16 April 2009 states that the tax “is incurred by any foreign company benefiting from interconnection and is paid on its behalf to the fiscal administration by the national operator.
The tax rate is 20 CFA francs (4.5 US cent) per minute of international incoming voice traffic”. In other words, the Ivorian Government has increased the wholesale price for terminating voice traffic in Côte d’Ivoire by about 20%. This increase flies in the face of the current downward trend in wholesale prices for African destinations.
For Côte d’Ivoire’s telecoms operators, the outcome in the short term is pretty clear: a fall in the volume of incoming minutes that will translate into reduced income. In other terms, this price increase means that people calling Côte d’Ivoire from abroad (including the Ivorian diaspora) will call less often or for less long.
Côte d’Ivoire telecoms operators are simply the scapegoats of the whole affair. They were given the task of informing international carriers that they will need to pay an extra 4.2 US cent per minute to terminate their voice traffic in Côte d’Ivoire. They have also been tasked to collect the money on behalf of Côte d’Ivoire’s fiscal administration.
When international carriers and foreign telecoms operators have been made aware of the increase in termination costs, some of them, particularly those with bilateral termination agreements have in turn been inclined to increase their own termination prices. As a result, some international destinations will become more expensive for Ivorian too and they are likely to call less often or for less long. Côte d’Ivoire telecoms operators will be twice penalised, with a potential decrease in volume of international outgoing traffic.
Last point of contention: who will pay 4.2 US cent per minute on all incoming traffic between 1st July and 10th August? Will it be Côte d’Ivoire’s telecoms operators, or the international carriers? It is unlikely that international carriers will pay for it as this would mean them incurring a net loss. In order to minimise default risks that Côte d’Ivoire telecoms operators might incur, the tax should not be applied at the billing stage but rather when the payment has been received.
What will this 4.2 US cent tax be used for? According to the Official Journal of 16 April 2009:
- 2.5 US cent “will be allocated to finance checks on incoming international traffic to Côte d’Ivoire and fight fraud in the telecommunications sector. This portion of the tax will be affected to a fund to be created and named the Control and Fraud-fighting Fund”.
- 1.5 US cent “will be allocated to the State’s budget”.
- 0.2 US cent “will be allocated to the Culture Fund”.
It may seem amazing that 60% of the tax will be allocated to a “Control and Fraud Fighting Fund” when the decree’s explanatory notes says that “it (the tax) is to ensure a minimum of tax income from the turnover generated by these services”.
Unfortunately Côte d’Ivoire is not the only country tightening its control on international traffic. Congo has recently introduced similar measures. In an interview with the magazine Reseau Telecom, Thierry Lézin Moungalla, Congo’s Minister of Post and Telecommunications, insisted on the regulator’s control mission and justified signing up a foreign company for technical assistance in the following words “ the company, Global Voice (GVG) is well known in the international wholesale voice market and has made us a service proposal with a very good partnership contract. We didn’t hesitate and went for it. In other words, it is win-win partnership”.
At 2.5 US cents per minute, the company gaining the contract in Côte d’Ivoire will hit the jackpot. With roughly 50 million international incoming minutes per month, the tax will generate about US$2.1 million per month.
This tax, which looks more like a new customs duty, will be a serious barrier if Côte d’Ivoire’s telecoms operators are to make any significant progress in capturing the transit traffic of neighbour countries.
If the wholesale price of a minute of transit traffic becomes too expensive via Côte d’Ivoire, the existing demand for transit capacity will shift to countries offering lower prices. Just as Côte d’Ivoire is closing downs its borders, leading African telecoms professionals are calling for borderless networks.
In a recent press conference, Ernest Ndukwe, CEO of the Nigerian Communications Commission (NCC), has advocated the concept of "Fibre Without Borders (FWB) as a panacea for achieving a possible African telecoms revolution in terms of seamless telecommunications connectivity, quick and affordable broadband access to the citizenry.” It looks like as if Côte d’Ivoire is set to go in the opposite direction!
Bandwidth tax - comments and views
Balancingact-Africa
samedi 29 août 2009
C'est la periode des elections, tout le monde ment a tout le monde, et chacun se ment a soi meme
Et tout le monde se dorlote par de beaux souhaits. Personne ne veut entendre la verite sur son choix et feint d'ignorer les problemes avec son candidat.
On se dit que meme si mon cheval est blesse, il va gagner, meme si mon cheval est dans le coma, il va gagner. Personne ne dit "que dois je faire pour rendre mon cheval competitif. On refuse d'evaluer son cheval, on refuse de developper une strategie pour garantir la victoire de son candidat. Et on croit que si on repete a longueur de journee que le cheval de son adversaires est malade cela va assurer la victoire. C'est a ce jeu la que tout le monde joue en Cote D'ivoire.
Que ce soit l'opposition ou le pouvoir, les deux camps revent, mais il est aussi evident qu' un camp reve le plus debout. A mes amis, sachez que celui qui te presente l'handicape de ton candidat n'est pas forcement ton ennemi, et celui qui couvre la plaie de ton candidat ne t'aide pas non plus. SI tu as une voiture et que ton voisin te dit que ta voiture fait un bruit bizarre, ca ne sert a rien de te battre avec lui, ou de lui dire qu'il est jaloux de toi, Ouvre le capot de ta voiture et repart la, sinon, tu risques de te retrouver en panne au milieur de la route un matin.
Aussi, si je devais dire a chaque candidat ce que je pense, je dirais simplement que:
Concernant le RDR, le plus grand probleme d'ADO est ADO lui meme. Le RDR veut que les autres acceptent ADO, mais les autres disent ce qu'ils reprochent a ADO. Reprocher quelque chose a quelqu'un ne veut pas dire qu'on le hait forcement. ADO est en ce moment plus dans la postition d'Hilary Clinton que d'Obama. ADO genere bcp de passions et cela est un handicape majeur, car si tu as autant de personnes qui t'aiment que de personnes qui te rejetent, tu auras des problemes pour gagner. Il faut t'arranger pour diminuer le nombre de points negatifs, c'est a dire de raisons qui font que les gens te haissent passionnement. Il faut donc te reinventer. La majorite de ceux qui s'opposent a d'ADO le taxe d'etranger ou de pere de la rebellion. Je crois que quoi qu'on dise, c'est leur impression. On peut les traiter de tous les noms, mais c'est sur la base de cette impression qu'ils voteront. Lorsque c'est ainsi, on peut faire comme l'a fait Obama, c'est a dire aller boire la biere avec les rednecks, visiter les regions hostiles et parler avec les gens, ou visiter les usines pour s'identifier a la classe ouvriere lorsque l'impression est qu'il est trop detache de la realite journaliere des travailleur puisqu'il a fait Harvard. Lorsqu'Obama est avec les noirs americains, il parle comme un noir americain, lorsqu'il est avec la classe superieur, il parle comme un academicien. Obama s'adapte a son environnement.
Appliquons cet exemple a ADO? Quel effort fait il pour s'identifier a ceux qui le traitent d'etranger? A t-il besoin de leur vote, ou bien peut il s'en passer? Lorsque ses adversaires disent " plutot que d'etre en Cote D'ivoire a l'approche des elections il est en France", ont ils tord ou raison? Sont ils entrain de lancer un message a ADO pour qu'il rentre en Cote D'Ivoire? Comment le RDR peut il aider ADO a se defaire de cette image de l'etranger? Pourrait il apprendre a parler le nouchi ou bien l'image du technocrate est celle qu'il espere utiliser pour gagner? Ce sont toutes les questions que le RDR doit debattre pour donner assez de chance a leur candidat.
Concernant le PDCI, le probleme du PDCI est Bedie. Et le probleme de Bedie c'est sa trop grande fierte. A 75 ans, Bedie devrait se demander quelle grande ambition lui reste t-il qu'il n'a pas encore realise? Il a ete president, il a occupe tous les postes d'honneurs en Cote D'Ivoire, alors qu'est ce qu'il cherche a se prouver a lui meme? Veut il se convaincre qu'il est le phoenix, celui qui sort de la cendre du coup d'etat de 1999? Qu'est ce que la Cote D'ivoire gagnera avec un president qui est plus proche de la tombe que de la realisation d'un etat solide. La question de l'age du candidat a ete abordee lors des elections americaines entre le jeune Obama et le vieux McCain. Dire que Bedie est age, ce n'est pas ne pas l'aimer, c'est simplement etre realiste. Avons nous besoin d'un president senile a la tete de la Cote D'ivoire? Un president ne sert pas seulement a signer les decrets dans sa maison de vieillard. Un president doit avoir la force de se tenir a cote du peuple pendant les grands evenements. Un president doit etre en bonne sante pour veiller la nuit et cogiter sur les questions serieuses. Le peuple ne doit pas se demander si le president a pris ses comprimes et s'il aura assez de force pour venir a une ceremonie. Nelson Mandela a donne l'exemple quand a ce que l'age et la sagesse devraient servir a accomplir. Bedie devrait se reposer et servir de sage a la Cote D'Ivoire. Il devrait conseiller les autres et etre la barriere morale, la forteresse de sagesse qui nous a manque pendant cette crise que nous traversons. Bedie devrait etre le sage qui nous manque. Il devrait suivre la vie de la CI qu'il a contribue a former, tout comme Bill Clinton, et Georges Bush servent de references aux plus jeunes politiciens aux Etats Unis. Bedie ne devrait pas chercher a se presenter. Il devrait etre la fondation, la reference a la COte D'ivoire comme Mandela l'est pour l'Afrique du sud.
Que dire de Gbagbo. Je dirais qu'il est le plus incompetent de tous les presidents que la republique de Cote D'Ivoire a jamais connu. Il n'est pas la personne indiquee pour un pays comme la Cote D'ivoire. Je ne dis pas cela parce que je le deteste ou que j'ai des problemes avec lui. Je le dis apres avoir evalue les 9 annees de Gbagbo au pouvoir. De 2000 a 2002, Gbagbo a passe son temps a trouver des excuses a pourquoi on devait le laisser gouverner, Il aurait aime n'avoir pas de parti d'opposition, et de 2002 a 2009, il a passe son temps a justifier les raisons du pouquoi il n'a rien fait. En fin de compte le bilan des 9 ans de Gbagbo est nul. Il ne peut etre que nul, non pas parce que Gbagbo ne veut rien faire, mais il est nul parce que Gbagbo manque de rigueur necessaire pour toute bonne action. On ne fait pas avancer un peuple si on ne se met pas devant pour le guider. On ne peut pas etre un president et rester derriere le peuple. On ne peut pas etre un president et etre responsable de rien. Construire des edifices ca et la, ou poser des pierres, ce n'est pas etre un president, c'est le role des ingenieurs. Aussi longtemps que Gbagbo sera president, rien de bon ne se passera en Cote D'Ivoire et la pauvrete s'installera. Une chose est de dire plantez le riz, une autre est d'amener les gens a planter le riz. Gbagbo sait facilement dire qu'il faut planter le riz, mais au dela de ce discours, rien d'autre. Son approche populiste a la gestion de l'etat lui produit assez de supporteurs, mais au dela de cela, plus rien. Pour que Gbagbo puisse aider la Cote D'Ivoire, Il doit lui aussi changer sa personalite, ses reflexes. Il doit etre rigoureux, reflechir de facon cartesienne. Mais lorsque chercher a plaire, a amuser, a etre le plus applaudi, devient un systeme de gouvernement, on cree des dependances qui facilitent tous les travers dans la gestion de la chose commune.
Quel president pour la Cote D'ivoire?
La Cote D'Ivoire a encore du chemin a faire, car son calvaire ne prendra pas fin de si tot. Les americains disent "it's a catch 22", quoi qu'on fasse, rien de bon n'en sortira.
On se dit que meme si mon cheval est blesse, il va gagner, meme si mon cheval est dans le coma, il va gagner. Personne ne dit "que dois je faire pour rendre mon cheval competitif. On refuse d'evaluer son cheval, on refuse de developper une strategie pour garantir la victoire de son candidat. Et on croit que si on repete a longueur de journee que le cheval de son adversaires est malade cela va assurer la victoire. C'est a ce jeu la que tout le monde joue en Cote D'ivoire.
Que ce soit l'opposition ou le pouvoir, les deux camps revent, mais il est aussi evident qu' un camp reve le plus debout. A mes amis, sachez que celui qui te presente l'handicape de ton candidat n'est pas forcement ton ennemi, et celui qui couvre la plaie de ton candidat ne t'aide pas non plus. SI tu as une voiture et que ton voisin te dit que ta voiture fait un bruit bizarre, ca ne sert a rien de te battre avec lui, ou de lui dire qu'il est jaloux de toi, Ouvre le capot de ta voiture et repart la, sinon, tu risques de te retrouver en panne au milieur de la route un matin.
Aussi, si je devais dire a chaque candidat ce que je pense, je dirais simplement que:
Concernant le RDR, le plus grand probleme d'ADO est ADO lui meme. Le RDR veut que les autres acceptent ADO, mais les autres disent ce qu'ils reprochent a ADO. Reprocher quelque chose a quelqu'un ne veut pas dire qu'on le hait forcement. ADO est en ce moment plus dans la postition d'Hilary Clinton que d'Obama. ADO genere bcp de passions et cela est un handicape majeur, car si tu as autant de personnes qui t'aiment que de personnes qui te rejetent, tu auras des problemes pour gagner. Il faut t'arranger pour diminuer le nombre de points negatifs, c'est a dire de raisons qui font que les gens te haissent passionnement. Il faut donc te reinventer. La majorite de ceux qui s'opposent a d'ADO le taxe d'etranger ou de pere de la rebellion. Je crois que quoi qu'on dise, c'est leur impression. On peut les traiter de tous les noms, mais c'est sur la base de cette impression qu'ils voteront. Lorsque c'est ainsi, on peut faire comme l'a fait Obama, c'est a dire aller boire la biere avec les rednecks, visiter les regions hostiles et parler avec les gens, ou visiter les usines pour s'identifier a la classe ouvriere lorsque l'impression est qu'il est trop detache de la realite journaliere des travailleur puisqu'il a fait Harvard. Lorsqu'Obama est avec les noirs americains, il parle comme un noir americain, lorsqu'il est avec la classe superieur, il parle comme un academicien. Obama s'adapte a son environnement.
Appliquons cet exemple a ADO? Quel effort fait il pour s'identifier a ceux qui le traitent d'etranger? A t-il besoin de leur vote, ou bien peut il s'en passer? Lorsque ses adversaires disent " plutot que d'etre en Cote D'ivoire a l'approche des elections il est en France", ont ils tord ou raison? Sont ils entrain de lancer un message a ADO pour qu'il rentre en Cote D'Ivoire? Comment le RDR peut il aider ADO a se defaire de cette image de l'etranger? Pourrait il apprendre a parler le nouchi ou bien l'image du technocrate est celle qu'il espere utiliser pour gagner? Ce sont toutes les questions que le RDR doit debattre pour donner assez de chance a leur candidat.
Concernant le PDCI, le probleme du PDCI est Bedie. Et le probleme de Bedie c'est sa trop grande fierte. A 75 ans, Bedie devrait se demander quelle grande ambition lui reste t-il qu'il n'a pas encore realise? Il a ete president, il a occupe tous les postes d'honneurs en Cote D'Ivoire, alors qu'est ce qu'il cherche a se prouver a lui meme? Veut il se convaincre qu'il est le phoenix, celui qui sort de la cendre du coup d'etat de 1999? Qu'est ce que la Cote D'ivoire gagnera avec un president qui est plus proche de la tombe que de la realisation d'un etat solide. La question de l'age du candidat a ete abordee lors des elections americaines entre le jeune Obama et le vieux McCain. Dire que Bedie est age, ce n'est pas ne pas l'aimer, c'est simplement etre realiste. Avons nous besoin d'un president senile a la tete de la Cote D'ivoire? Un president ne sert pas seulement a signer les decrets dans sa maison de vieillard. Un president doit avoir la force de se tenir a cote du peuple pendant les grands evenements. Un president doit etre en bonne sante pour veiller la nuit et cogiter sur les questions serieuses. Le peuple ne doit pas se demander si le president a pris ses comprimes et s'il aura assez de force pour venir a une ceremonie. Nelson Mandela a donne l'exemple quand a ce que l'age et la sagesse devraient servir a accomplir. Bedie devrait se reposer et servir de sage a la Cote D'Ivoire. Il devrait conseiller les autres et etre la barriere morale, la forteresse de sagesse qui nous a manque pendant cette crise que nous traversons. Bedie devrait etre le sage qui nous manque. Il devrait suivre la vie de la CI qu'il a contribue a former, tout comme Bill Clinton, et Georges Bush servent de references aux plus jeunes politiciens aux Etats Unis. Bedie ne devrait pas chercher a se presenter. Il devrait etre la fondation, la reference a la COte D'ivoire comme Mandela l'est pour l'Afrique du sud.
Que dire de Gbagbo. Je dirais qu'il est le plus incompetent de tous les presidents que la republique de Cote D'Ivoire a jamais connu. Il n'est pas la personne indiquee pour un pays comme la Cote D'ivoire. Je ne dis pas cela parce que je le deteste ou que j'ai des problemes avec lui. Je le dis apres avoir evalue les 9 annees de Gbagbo au pouvoir. De 2000 a 2002, Gbagbo a passe son temps a trouver des excuses a pourquoi on devait le laisser gouverner, Il aurait aime n'avoir pas de parti d'opposition, et de 2002 a 2009, il a passe son temps a justifier les raisons du pouquoi il n'a rien fait. En fin de compte le bilan des 9 ans de Gbagbo est nul. Il ne peut etre que nul, non pas parce que Gbagbo ne veut rien faire, mais il est nul parce que Gbagbo manque de rigueur necessaire pour toute bonne action. On ne fait pas avancer un peuple si on ne se met pas devant pour le guider. On ne peut pas etre un president et rester derriere le peuple. On ne peut pas etre un president et etre responsable de rien. Construire des edifices ca et la, ou poser des pierres, ce n'est pas etre un president, c'est le role des ingenieurs. Aussi longtemps que Gbagbo sera president, rien de bon ne se passera en Cote D'Ivoire et la pauvrete s'installera. Une chose est de dire plantez le riz, une autre est d'amener les gens a planter le riz. Gbagbo sait facilement dire qu'il faut planter le riz, mais au dela de ce discours, rien d'autre. Son approche populiste a la gestion de l'etat lui produit assez de supporteurs, mais au dela de cela, plus rien. Pour que Gbagbo puisse aider la Cote D'Ivoire, Il doit lui aussi changer sa personalite, ses reflexes. Il doit etre rigoureux, reflechir de facon cartesienne. Mais lorsque chercher a plaire, a amuser, a etre le plus applaudi, devient un systeme de gouvernement, on cree des dependances qui facilitent tous les travers dans la gestion de la chose commune.
Quel president pour la Cote D'ivoire?
La Cote D'Ivoire a encore du chemin a faire, car son calvaire ne prendra pas fin de si tot. Les americains disent "it's a catch 22", quoi qu'on fasse, rien de bon n'en sortira.
samedi 22 août 2009
Lorsque le groupe Magnifica A system Enfarinait la Cote D'Ivoire.
Succès pour la mission d`affaires des autorités ivoiriennes en Italie La Côte d`Ivoire abritera la 3e Merveille d`Afrique
Le Temps - 7/10/2005 4:46:51 PM
Les autorités ivoiriennes sont de retour d'Italie depuis la nuit du samedi 9 juillet. Les industriels italiens se sont engagés à transférer les nouvelles technologies, dans le cadre du projet Magnific A Service (MAS) pour la construction de 290 000 maisons et 42 unités industrielles.
Satisfecit général de la mission en italie conduite par M. Laurent Dona Fologo, Président du Conseil économique et social de retour depuis le samedi 9 juillet. Ce sont outre le président Fologo, l'ancien premier ministre Pascal Affi N'guessan, une dizaine de ministres et d'anciens ministres, une dizaine de députés, des architectes, des géomètres, des avocats, autres experts ivoiriens, Mme Jeannette Koudou Directeur général de l'AGEFOP, bref près de deux cents personnalités ivoiriennes embarquant à bord de deux jets privés et d'un avion de ligne. Elles ont séjourné en Italie, pour une mission d'une semaine tout frais payé par les industriels italiens. Il faut préciser que près de 800 personnalités et hommes d'affaires européens et américains ont convergé à Milan la capitale industrielle d'Italie pour la clôture des travaux qui se sont déroulés à l'hôtel Principe Di Sasvoia de Milan. Un collège des dix meilleurs avocats sur quarante, du cabinet international Dellote, a été mis sur pied pour la partie juridique du projet. Cette mission a été possible grâce à la volonté du groupe Magnific A Service (MAS) dirigé par M. Dabire Dabine, un promoteur ivoirien. C'est un ensemble de 250 entreprises italiennes, suisses, allemandes et américaines. Le projet concerne trois pays, le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Et s'appelle Future of Africa dont la partie ivoirienne s'intitule 3e Merveille d'Afrique du 3e Millénaire avec 4 milliards d'Euro déjà mobilisés. Initié il y a trois ans, ce projet a été adopté en Conseil des ministres le 13 juin 2003, après la signature de convention entre l'Etat ivoirien et le Group MAS le 20 décembre 2002 et après qu'il soit passé le 7 juin 2003 devant les députés ivoiriens.
Group mas veut construire 290.000 logements en six ans.
Vaste projet qui avait aussitôt été la cible et suscité une colère noire des ennemis de notre pays qui l'avaient tourné en dérision. En raison de sa taille et de son ambition, ces derniers le trouvaient " irréelles pour un pays comme la Côte d'Ivoire ". Tenez-vous bien, si cela marche comme souhaité par les deux parties, le Group MAS envisage de construire en six ans, en Côte d'Ivoire, 290 logements de tous standings, 42 complexes industriels, 290 centres de santé, 5.800 classes scolaires, la rénovation des casernes des corps militaires et par extension, des infrastructures universitaires. La mission ivoirienne qui s'est rendue en Italie a pour objectif de se rendre compte de la faisabilité de ce gigantesque projet. En six jours, les autorités ivoiriennes ont pris le pool en visitant une dizaine de villes et campagnes. Où sont implantées les unités industrielles impliquées dans le projet MAS. A commencer par Milan, le point d'encrage de tout le projet, en passant par Lonato, Besse, Imola, Buttrio, Venise et Bergamo. Les missionnaires ivoiriens sont séduits par le savoir-faire des industriels italiens en matière de construction et de fabrication d'outils et de matériaux de construction. "Le granit c'est notre affaire", plaisante le patriarche Paghera aujourd'hui retiré dans son champ de vigne, père de Gian Franco Paghera. A Lonato, Fologo et sa délégation visitent le domaine de Gian Franco Paghera, PDG du groupe Paghera. Pour l'histoire, cet architecte de génie est le maître d'œuvre de l'île touristique de Dubaï, entièrement construite sur l'eau. Une ville en forme de palme baptisée 8e merveille du monde. Le groupe Paghera s'engage dans le projet MAS avec un de ses démembrements : Protect /Surface Technologie spécialisé dans le béton, la serrure, la robinetterie de luxe, la pose de pavé, la protection de l'environnement etc. Gian Franco Paghera qui était de toutes les visites dans les autres villes, s'est dit " heureux de participer à la révolution industrielle ivoirienne ". L'étape d'Imola s'est enrichie de la visite du domaine de SACMI. Une unité industrielle appartenant à un autre partenaire du groupe MAS cette unité est spécialisée dans la production de carreaux en céramique mono cuite et bicuite, le sanitaire en acrylique et porcelaine. Ensuite, la visite s'est poursuivie dans la société SCM qui fabrique les portes, les fenêtres et autres meubles.
Des entreprises qui réalisent le rêve
Une petite démonstration a permis ici de savoir qu'il suffit de dessiner le genre de meuble que le client désire, et on programme avec les motifs voulus et le meuble sort comme souhaité. La société BIESSE Intermac située à Imola, travaille le verre et fabrique les plaques et les lavabos en granit. Pour la visite de Buttrio et de Venise, en raison de l'éloignement (environ 500 Km) et du fait de la précédente visite qui s'est terminée tard la nuit, c'est une délégation restreinte conduite toujours par M... Fologo qui embarque à bord des deux hélicoptères gracieusement mis à la disposition des autorités ivoiriennes. A Buttrio, les Ivoiriens visitent l'usine Danieli. C'est elle qui s'occupera de la fabrication de l'acier pour le compte de MAS. A Bergamo, les autorités ivoiriennes sont encore prises d'émerveillement devant la technologie italienne en matière de construction. Dans la société de Pedrini du nom de son fondateur, le béton est roi, on y fabrique les buses, les caniveaux, les pavés et les briques se font à la ponte. Nous avons pu visiter et toucher du doigt les véritables potentialités industrielles des italiens. Une machine fabrique dix briques sèches en cinq secondes. La particularité ici, les maisons construites avec ce matériau n'ont pas besoin de peinture, parce que les briques sont colorées depuis leur fabrication. Chose remarquable, dans toutes les unités industrielles visitées, toutes les machines utilisées sont fabriquées et montées au sein même de ces entreprises. C'est-à-dire que ces unités industrielles n'ont pas besoin d'intervention extérieure pour travailler. Selon la convention signée entre l'Etat de Côte d'Ivoire et le groupe MAS, l'ensemble de ces 250 unités industrielles va bientôt s'implanter définitivement en Côte d'Ivoire, pour donner tout son sens au terme " transfert des technologies " voulu par les deux parties. Et tout le personnel qui travaillera dans ces usines sera ivoirisé à 98%, après une période de formation dans les domaines du montage, de la construction et de la fabrique des matériaux. Des sites ont été déjà répertoriés à Abidjan et sa périphérie après plusieurs travaux des géomètres, architectes et urbanistes ivoiriens. Et plusieurs études effectuées par ceux-ci ont aussi permis de répertorier les régions couvertes par le bon granit ivoirien.
A lire demain, les interventions des Ivoiriens, et de ce que gagnent la Côte d'Ivoire et sa jeunesse.
Simplice Allard
Envoyé Spécial à Milan (Italie)
Plus d'articles de « Le Temps »
Le Temps - 7/10/2005 4:46:51 PM
Les autorités ivoiriennes sont de retour d'Italie depuis la nuit du samedi 9 juillet. Les industriels italiens se sont engagés à transférer les nouvelles technologies, dans le cadre du projet Magnific A Service (MAS) pour la construction de 290 000 maisons et 42 unités industrielles.
Satisfecit général de la mission en italie conduite par M. Laurent Dona Fologo, Président du Conseil économique et social de retour depuis le samedi 9 juillet. Ce sont outre le président Fologo, l'ancien premier ministre Pascal Affi N'guessan, une dizaine de ministres et d'anciens ministres, une dizaine de députés, des architectes, des géomètres, des avocats, autres experts ivoiriens, Mme Jeannette Koudou Directeur général de l'AGEFOP, bref près de deux cents personnalités ivoiriennes embarquant à bord de deux jets privés et d'un avion de ligne. Elles ont séjourné en Italie, pour une mission d'une semaine tout frais payé par les industriels italiens. Il faut préciser que près de 800 personnalités et hommes d'affaires européens et américains ont convergé à Milan la capitale industrielle d'Italie pour la clôture des travaux qui se sont déroulés à l'hôtel Principe Di Sasvoia de Milan. Un collège des dix meilleurs avocats sur quarante, du cabinet international Dellote, a été mis sur pied pour la partie juridique du projet. Cette mission a été possible grâce à la volonté du groupe Magnific A Service (MAS) dirigé par M. Dabire Dabine, un promoteur ivoirien. C'est un ensemble de 250 entreprises italiennes, suisses, allemandes et américaines. Le projet concerne trois pays, le Mali, le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Et s'appelle Future of Africa dont la partie ivoirienne s'intitule 3e Merveille d'Afrique du 3e Millénaire avec 4 milliards d'Euro déjà mobilisés. Initié il y a trois ans, ce projet a été adopté en Conseil des ministres le 13 juin 2003, après la signature de convention entre l'Etat ivoirien et le Group MAS le 20 décembre 2002 et après qu'il soit passé le 7 juin 2003 devant les députés ivoiriens.
Group mas veut construire 290.000 logements en six ans.
Vaste projet qui avait aussitôt été la cible et suscité une colère noire des ennemis de notre pays qui l'avaient tourné en dérision. En raison de sa taille et de son ambition, ces derniers le trouvaient " irréelles pour un pays comme la Côte d'Ivoire ". Tenez-vous bien, si cela marche comme souhaité par les deux parties, le Group MAS envisage de construire en six ans, en Côte d'Ivoire, 290 logements de tous standings, 42 complexes industriels, 290 centres de santé, 5.800 classes scolaires, la rénovation des casernes des corps militaires et par extension, des infrastructures universitaires. La mission ivoirienne qui s'est rendue en Italie a pour objectif de se rendre compte de la faisabilité de ce gigantesque projet. En six jours, les autorités ivoiriennes ont pris le pool en visitant une dizaine de villes et campagnes. Où sont implantées les unités industrielles impliquées dans le projet MAS. A commencer par Milan, le point d'encrage de tout le projet, en passant par Lonato, Besse, Imola, Buttrio, Venise et Bergamo. Les missionnaires ivoiriens sont séduits par le savoir-faire des industriels italiens en matière de construction et de fabrication d'outils et de matériaux de construction. "Le granit c'est notre affaire", plaisante le patriarche Paghera aujourd'hui retiré dans son champ de vigne, père de Gian Franco Paghera. A Lonato, Fologo et sa délégation visitent le domaine de Gian Franco Paghera, PDG du groupe Paghera. Pour l'histoire, cet architecte de génie est le maître d'œuvre de l'île touristique de Dubaï, entièrement construite sur l'eau. Une ville en forme de palme baptisée 8e merveille du monde. Le groupe Paghera s'engage dans le projet MAS avec un de ses démembrements : Protect /Surface Technologie spécialisé dans le béton, la serrure, la robinetterie de luxe, la pose de pavé, la protection de l'environnement etc. Gian Franco Paghera qui était de toutes les visites dans les autres villes, s'est dit " heureux de participer à la révolution industrielle ivoirienne ". L'étape d'Imola s'est enrichie de la visite du domaine de SACMI. Une unité industrielle appartenant à un autre partenaire du groupe MAS cette unité est spécialisée dans la production de carreaux en céramique mono cuite et bicuite, le sanitaire en acrylique et porcelaine. Ensuite, la visite s'est poursuivie dans la société SCM qui fabrique les portes, les fenêtres et autres meubles.
Des entreprises qui réalisent le rêve
Une petite démonstration a permis ici de savoir qu'il suffit de dessiner le genre de meuble que le client désire, et on programme avec les motifs voulus et le meuble sort comme souhaité. La société BIESSE Intermac située à Imola, travaille le verre et fabrique les plaques et les lavabos en granit. Pour la visite de Buttrio et de Venise, en raison de l'éloignement (environ 500 Km) et du fait de la précédente visite qui s'est terminée tard la nuit, c'est une délégation restreinte conduite toujours par M... Fologo qui embarque à bord des deux hélicoptères gracieusement mis à la disposition des autorités ivoiriennes. A Buttrio, les Ivoiriens visitent l'usine Danieli. C'est elle qui s'occupera de la fabrication de l'acier pour le compte de MAS. A Bergamo, les autorités ivoiriennes sont encore prises d'émerveillement devant la technologie italienne en matière de construction. Dans la société de Pedrini du nom de son fondateur, le béton est roi, on y fabrique les buses, les caniveaux, les pavés et les briques se font à la ponte. Nous avons pu visiter et toucher du doigt les véritables potentialités industrielles des italiens. Une machine fabrique dix briques sèches en cinq secondes. La particularité ici, les maisons construites avec ce matériau n'ont pas besoin de peinture, parce que les briques sont colorées depuis leur fabrication. Chose remarquable, dans toutes les unités industrielles visitées, toutes les machines utilisées sont fabriquées et montées au sein même de ces entreprises. C'est-à-dire que ces unités industrielles n'ont pas besoin d'intervention extérieure pour travailler. Selon la convention signée entre l'Etat de Côte d'Ivoire et le groupe MAS, l'ensemble de ces 250 unités industrielles va bientôt s'implanter définitivement en Côte d'Ivoire, pour donner tout son sens au terme " transfert des technologies " voulu par les deux parties. Et tout le personnel qui travaillera dans ces usines sera ivoirisé à 98%, après une période de formation dans les domaines du montage, de la construction et de la fabrique des matériaux. Des sites ont été déjà répertoriés à Abidjan et sa périphérie après plusieurs travaux des géomètres, architectes et urbanistes ivoiriens. Et plusieurs études effectuées par ceux-ci ont aussi permis de répertorier les régions couvertes par le bon granit ivoirien.
A lire demain, les interventions des Ivoiriens, et de ce que gagnent la Côte d'Ivoire et sa jeunesse.
Simplice Allard
Envoyé Spécial à Milan (Italie)
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dimanche 9 août 2009
Réponses à Le Maire et à ses compagnons de sottises
Georges P.
Que les ivoiriens ne se fassent clairement aucune illusion, ils auront beau supplier la France, aucune entreprise ni ressortissant n'a de projet pour leur pays désormais défunt, des consignes très strictes sur ce sujet ont été transmises a nos entreprises membres.
N'entretenez plus d'utopie au gré de la moindre déclaration d'amabilité, favorable à un pays qui a tué son seul support, vous seriez terriblement déçus lorsque vous découvrirez que ce n’était que du langage diplomatique.
Pas de Côte d'Ivoire sans la France, telle sera la leçon qu'auront apprise les deux générations qui arrivent à cause des actes posés en Octobre 2004 par les nervis naïfs d'un régime dont l'amateurisme et les égarements a battu tous les records de ridicules.
Pour la France il est plus que grand temps de se débarrasser de cette ex colonies stériles dont les propres fils son incapable du minimum de gratitude du a l'effort de construction d'un pays qui n'existerait tout simplement pas sans ses fils d'adoption.
La Côte d'Ivoire doit repasser sous le contrôle de gens sérieux avant tout investissement, et cela même si ca devait prendre encore vingt ans.
Le Viet Nam est en mesure dés l'année 2008 de suppléer à la disparition de la Côte d'ivoire sur la marché des matières premières KF et KKO la seule chose particulière que produisait le pays avant cette tragédie.
Encore une seule année pour comprendre les dégâts du naïf suivisme d'une poignée de prédateurs sans scrupules venus là pour raser le travail des fils d'Houphouët.
Pour rappel, quelques chiffres :
1 - Non seulement la France n'a pas pillé l'Afrique, mais encore s'y est-elle ruinée en y construisant 50 000 kilomètres de routes bitumées, 215 000 kilomètres de pistes principales, 18 000 kilomètres de voies ferrées, 196 aérodromes, 63 ports équipés, 2 000 dispensaires, 600 maternités, 220 hôpitaux.
Dans la seule Afrique noire, en 1960, 16 000 écoles primaires et 350 écoles secondaires, collèges ou lysées fonctionnaient et 28 000 enseignants français (soit le huitième de tout le corps enseignant français) exerçaient sur l'ensemble du continent.
Le coût de cette dépense fut considérable. Les seuls investissements totalisèrent ainsi 6 000 milliards de francs français (valeur 1962) pour la période 1900-1940 et 1 700 milliards pour la période 1945-1958, soit le chiffre effarant de 22% du total de toutes les dépenses françaises sur fonds public. Et cela en pure perte pour la France.
2 - Certes, objecteront certains, mais, en échange, la France s'est fournie en matières premières à bon compte. La vérité est autre, car non seulement la France subventionnait les productions tirées de son empire africain, mais elle achetait en moyenne à 20% au-dessus des cours mondiaux. Ce surcoût atteignait bon an mal an 60 milliards de francs pour le consommateur français.
3 - Les colonies n'étaient donc pas une "bonne affaire" et elles ont coûté plus cher que ce qu'elles ont rapporté. Il a même été démontré que les énormes dépenses qui y furent engagées freinèrent la modernisation française. D'ailleurs, raisonnons par l'absurde : si la richesse d'un pays s'était mesurée à l'importance de ses colonies, le Portugal eût été le phare économique de l'Europe... Or, jusqu'à ces dernières années, les pays développés furent au contraire ceux qui n'avaient jamais eu de colonies - comme les Etats-Unis, la Suède et la Suisse -, ou ceux qui avaient eu la << chance >> de les perdre << à temps >> - comme la Hollande ou l'Allemagne.
4 - Nonobstant leurs incohérences, ce ne sont pas les découpages frontaliers coloniaux qui provoquent les actuelles guerres africaines. A l'exception du conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée, tous les autres conflits africains sont en effet ethniques. Or, ce n'est évidemment pas la décolonisation qui a créé les Tutsi et les Hutu au Rwanda, les Darods et les Saab en Somalie, les Zoulous et les Xhosas en Afrique du Sud, les Ovimbundus et les Kimbundus en Angola, les Krous et les Mano au Libéria, les Temnés et les Mendés en Sierra Leone et les Baoulés ou les Bétés en Côte d'Ivoire, etc. De plus, certains des pays les plus ravagés pas les guerres, comme le Liberia, la Sierra Leone ou l'Ethiopie n'ont pas été colonisés ou ne l'ont été que très superficiellement.
En réalité, l'Afrique ne fait que renouer avec la situation apocalyptique qui était sienne au XIX e siècle, avant la parenthèse coloniale. AU rythme où vont les obligations de repentance, nous reprochera-t-on bientôt d'avoir débarrassé les Africains de la lèpre, de la maladie du sommeil, du choléra, de la variole ou de leur avoir apporté la quinine ?
Serions-nous coupables de les avoir soignés, provoquant en retour une mortelle surpopulation ?
Les humanitaires d'aujourd'hui ne font rien d'autre.
Allons-nous être bientôt accusés d'avoir jadis empêché les ethnies les plus fortes d'exterminer les plus faibles au motif que nous aurions cassé la dynamique expansionniste des peuples moteurs de l'histoire en Afrique ?
C'est pourtant le sens même de l'ingérence humanitaire", ce colonialisme des bons sentiments adulé par le "politiquement correct".
En définitive, notre seul tord ne serait-il pas d'avoir colonisé au nom de l'utopique assimilation qui faisait voir les Africains comme des Européens pauvres à la peau noire ?
Mais pouvait-il en être autrement puisque la colonisation fut d'abord une grande idée de gauche, un messianisme laïc et républicain qui prétendait apporter de Dunkerque à Fort-Dauphin les révélations des Lumières ?
Que les ivoiriens ne se fassent clairement aucune illusion, ils auront beau supplier la France, aucune entreprise ni ressortissant n'a de projet pour leur pays désormais défunt, des consignes très strictes sur ce sujet ont été transmises a nos entreprises membres.
N'entretenez plus d'utopie au gré de la moindre déclaration d'amabilité, favorable à un pays qui a tué son seul support, vous seriez terriblement déçus lorsque vous découvrirez que ce n’était que du langage diplomatique.
Pas de Côte d'Ivoire sans la France, telle sera la leçon qu'auront apprise les deux générations qui arrivent à cause des actes posés en Octobre 2004 par les nervis naïfs d'un régime dont l'amateurisme et les égarements a battu tous les records de ridicules.
Pour la France il est plus que grand temps de se débarrasser de cette ex colonies stériles dont les propres fils son incapable du minimum de gratitude du a l'effort de construction d'un pays qui n'existerait tout simplement pas sans ses fils d'adoption.
La Côte d'Ivoire doit repasser sous le contrôle de gens sérieux avant tout investissement, et cela même si ca devait prendre encore vingt ans.
Le Viet Nam est en mesure dés l'année 2008 de suppléer à la disparition de la Côte d'ivoire sur la marché des matières premières KF et KKO la seule chose particulière que produisait le pays avant cette tragédie.
Encore une seule année pour comprendre les dégâts du naïf suivisme d'une poignée de prédateurs sans scrupules venus là pour raser le travail des fils d'Houphouët.
Pour rappel, quelques chiffres :
1 - Non seulement la France n'a pas pillé l'Afrique, mais encore s'y est-elle ruinée en y construisant 50 000 kilomètres de routes bitumées, 215 000 kilomètres de pistes principales, 18 000 kilomètres de voies ferrées, 196 aérodromes, 63 ports équipés, 2 000 dispensaires, 600 maternités, 220 hôpitaux.
Dans la seule Afrique noire, en 1960, 16 000 écoles primaires et 350 écoles secondaires, collèges ou lysées fonctionnaient et 28 000 enseignants français (soit le huitième de tout le corps enseignant français) exerçaient sur l'ensemble du continent.
Le coût de cette dépense fut considérable. Les seuls investissements totalisèrent ainsi 6 000 milliards de francs français (valeur 1962) pour la période 1900-1940 et 1 700 milliards pour la période 1945-1958, soit le chiffre effarant de 22% du total de toutes les dépenses françaises sur fonds public. Et cela en pure perte pour la France.
2 - Certes, objecteront certains, mais, en échange, la France s'est fournie en matières premières à bon compte. La vérité est autre, car non seulement la France subventionnait les productions tirées de son empire africain, mais elle achetait en moyenne à 20% au-dessus des cours mondiaux. Ce surcoût atteignait bon an mal an 60 milliards de francs pour le consommateur français.
3 - Les colonies n'étaient donc pas une "bonne affaire" et elles ont coûté plus cher que ce qu'elles ont rapporté. Il a même été démontré que les énormes dépenses qui y furent engagées freinèrent la modernisation française. D'ailleurs, raisonnons par l'absurde : si la richesse d'un pays s'était mesurée à l'importance de ses colonies, le Portugal eût été le phare économique de l'Europe... Or, jusqu'à ces dernières années, les pays développés furent au contraire ceux qui n'avaient jamais eu de colonies - comme les Etats-Unis, la Suède et la Suisse -, ou ceux qui avaient eu la << chance >> de les perdre << à temps >> - comme la Hollande ou l'Allemagne.
4 - Nonobstant leurs incohérences, ce ne sont pas les découpages frontaliers coloniaux qui provoquent les actuelles guerres africaines. A l'exception du conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée, tous les autres conflits africains sont en effet ethniques. Or, ce n'est évidemment pas la décolonisation qui a créé les Tutsi et les Hutu au Rwanda, les Darods et les Saab en Somalie, les Zoulous et les Xhosas en Afrique du Sud, les Ovimbundus et les Kimbundus en Angola, les Krous et les Mano au Libéria, les Temnés et les Mendés en Sierra Leone et les Baoulés ou les Bétés en Côte d'Ivoire, etc. De plus, certains des pays les plus ravagés pas les guerres, comme le Liberia, la Sierra Leone ou l'Ethiopie n'ont pas été colonisés ou ne l'ont été que très superficiellement.
En réalité, l'Afrique ne fait que renouer avec la situation apocalyptique qui était sienne au XIX e siècle, avant la parenthèse coloniale. AU rythme où vont les obligations de repentance, nous reprochera-t-on bientôt d'avoir débarrassé les Africains de la lèpre, de la maladie du sommeil, du choléra, de la variole ou de leur avoir apporté la quinine ?
Serions-nous coupables de les avoir soignés, provoquant en retour une mortelle surpopulation ?
Les humanitaires d'aujourd'hui ne font rien d'autre.
Allons-nous être bientôt accusés d'avoir jadis empêché les ethnies les plus fortes d'exterminer les plus faibles au motif que nous aurions cassé la dynamique expansionniste des peuples moteurs de l'histoire en Afrique ?
C'est pourtant le sens même de l'ingérence humanitaire", ce colonialisme des bons sentiments adulé par le "politiquement correct".
En définitive, notre seul tord ne serait-il pas d'avoir colonisé au nom de l'utopique assimilation qui faisait voir les Africains comme des Européens pauvres à la peau noire ?
Mais pouvait-il en être autrement puisque la colonisation fut d'abord une grande idée de gauche, un messianisme laïc et républicain qui prétendait apporter de Dunkerque à Fort-Dauphin les révélations des Lumières ?
mercredi 5 août 2009
Necessite de bien gerer nos etats.
Anyway, je crois que nous africains devrons prendre conscience des enjeux, car chez l'africain toute conscience doit etre conscience de revolution, et toute revolution est revolution d'appropriation. Nous devons posseder nos richesses pour etre vraiment independants.
Nous devons baser notre independance economique sur une bonne justice sociale, sinon nous epuisons nos efforts a nous quereller entre nous. Pourquoi est ce je m'oppose a Gbagbo, c'est simplement qu'au niveau social il est incompetent. SI donc tu es incapable de creer l'unite dans ton pays, comment pourras tu lutter contre la France? Comment pourras tu lutter contre la Chine, comment pourras tu defendre les interets de ce peuple qui souffre?
Ici, l'important n'est pas d'etre reconnu comme un genie politique, l'important c'est de creer une union solide et non de tirer profits des autres. Tout action politique doit profiter au peuple.
Nostalgique a en partie raison en relevant le fait que nos etats africains sont des echecs. Et l'exemple de la guinee l'illustre parfaitement. Comment un pays si riche peut etre si pauvre? Dadis Camara vous ferait une longue liste des raisons, et parmis ces raisons, le nom de la France ne figurera pas au top.
Lutter contre la main mise de la france est vitale, et en menant cette lutte, nous devons controler les determinismes internes. Il faut que la COOPEC n'echoue pas, encore moins la COBACI. C'est la somme des victoires internes qui nous rendra forts pour chasser la france. Si nous sommes incapables de reussir les projets internes, loin des machinations Francaises que deviendrons nous lorsque nous aurions enfin deboute le dernier embleme de la France chez nous? Serons nous a meme de tenir sur nos 2 pieds ou bien deviendrons nous la risee du monde comme l'est le Zimbabwe en ce moment?
La tache est grande, chacun doit savoir qu'a son niveau, a son lieu de travail tout ce qu'il fait, concourt a notre independance. Detourner les deniers publiques c'est nous maintenir dependants de l'aide de la france.
Faire de faux investissements dans les usines perdues en Amerique, c'est aussi nous maintenir dependant de l'aide de la France. Avoir 20% de reussites au bac, c'est nous maintenir dependant de l'ecole francaise, et donc du haut lieux de lindoctrination francaise. Ne pas nettoyer sa ville et y laisser evoluer des maladies chroniques c'est devenir dependants de l'aide medicale francaise. Si nous voulons nous liberer de la france, faisons bien ce que nous devons faire a notre niveau. Et ainsi lorsqu'un matin nous crierons victoire, nous ne tomberons pas.
Toute revolution est revolution d'anticipation!
Le maire
Nous devons baser notre independance economique sur une bonne justice sociale, sinon nous epuisons nos efforts a nous quereller entre nous. Pourquoi est ce je m'oppose a Gbagbo, c'est simplement qu'au niveau social il est incompetent. SI donc tu es incapable de creer l'unite dans ton pays, comment pourras tu lutter contre la France? Comment pourras tu lutter contre la Chine, comment pourras tu defendre les interets de ce peuple qui souffre?
Ici, l'important n'est pas d'etre reconnu comme un genie politique, l'important c'est de creer une union solide et non de tirer profits des autres. Tout action politique doit profiter au peuple.
Nostalgique a en partie raison en relevant le fait que nos etats africains sont des echecs. Et l'exemple de la guinee l'illustre parfaitement. Comment un pays si riche peut etre si pauvre? Dadis Camara vous ferait une longue liste des raisons, et parmis ces raisons, le nom de la France ne figurera pas au top.
Lutter contre la main mise de la france est vitale, et en menant cette lutte, nous devons controler les determinismes internes. Il faut que la COOPEC n'echoue pas, encore moins la COBACI. C'est la somme des victoires internes qui nous rendra forts pour chasser la france. Si nous sommes incapables de reussir les projets internes, loin des machinations Francaises que deviendrons nous lorsque nous aurions enfin deboute le dernier embleme de la France chez nous? Serons nous a meme de tenir sur nos 2 pieds ou bien deviendrons nous la risee du monde comme l'est le Zimbabwe en ce moment?
La tache est grande, chacun doit savoir qu'a son niveau, a son lieu de travail tout ce qu'il fait, concourt a notre independance. Detourner les deniers publiques c'est nous maintenir dependants de l'aide de la france.
Faire de faux investissements dans les usines perdues en Amerique, c'est aussi nous maintenir dependant de l'aide de la France. Avoir 20% de reussites au bac, c'est nous maintenir dependant de l'ecole francaise, et donc du haut lieux de lindoctrination francaise. Ne pas nettoyer sa ville et y laisser evoluer des maladies chroniques c'est devenir dependants de l'aide medicale francaise. Si nous voulons nous liberer de la france, faisons bien ce que nous devons faire a notre niveau. Et ainsi lorsqu'un matin nous crierons victoire, nous ne tomberons pas.
Toute revolution est revolution d'anticipation!
Le maire
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