mardi 2 février 2016

Les rebelles d'ADO parlent de leurs meurtres pendant la crise post electorale en Cote D'Ivoire.


jeudi 9 juillet 2015

Ouattara a acheté 60 milliards d’armes pour ne pas perdre le pouvoir

Selon un document ultra confidentiel de la DGSE française : Ouattara a acheté 60 milliards d’armes pour ne pas perdre le pouvoir

CIVOX. NET
A quatre mois de l’élection présidentielle, Alassane Ouattara a peur de perdre le pouvoir. Pour cela, son chef d’état major particulier a réceptionné le 14 janvier 2015 au port de Cotonou des conteneurs d’armes d’une valeur de 120 millions de dollars US destinés en principe au Bénin. Ces conteneurs entreposés pendant quelque temps au Palais présidentiel ont atterri dans le hameau de Gamina, une zone d’extraction illégale de diamant au nord de la Côte d’Ivoire. Les dédales de ces transactions sont minutieusement documentés par un rapport des renseignements généraux français supervisés par Alexis Bitaudeau, le chef de l’antenne de la DGSE de Cotonou. Violation de l’embargo, gros sous, corruption, blanchiment d’argent à travers diverses sociétés écran, recrutement de mercenaires… se mêlent dans cette affaire qui montre l’état d’esprit du régime qui est prêt à tout pour conserver le pouvoir.
La fin du désarmement n’a pas fait disparaître les peurs. A commencer par le chef de l’Etat lui-même dont le régime craint le retour des 18.000 ex-combattants surarmés et que ses services n’arrivent pas à localiser dans le pays. Mais Ouattara a d’autres peurs : les infiltrations de Boko Haram. Ajoutés à cela les tensions politiques et les risques d’une guerre de revanche, la présidence ivoirienne a décidé de se prémunir malgré l’embargo sur les armes en vigueur en raison de la résolution 2153 du Conseil de sécurité de l’Onu du 29 avril 2014. Cette résolution reconduit en fait l’embargo sur les livraisons d’armes et de matériels militaires à destination de la Côte d’Ivoire. Ainsi pour contourner l’embargo, le président a décidé de monter un stratagème avec son homologue du Bénin Yayi Boni, selon un rapport utra confidentiel de l’antenne locale de la direction générale de la sécurité extérieure, la DGSE. Selon ce rapport très détaillé sur les tenants et aboutissants de cette affaire, le ministre ivoirien de la défense Paul Koffi Koffi et son homologue de la défense nationale du Bénin Théophile Yarou se sont rencontré à Abidjan le 13 avril 2014 pour discuter d’un pré- accord secret visant l’acquisition extrabudgétaire d’armes de guerre et de matériels militaires personnellement couverte par le Président Yayi Boni pour un montant total de 120 millions de dollars US soit 60 milliards de Francs CFA au profit des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Fin janvier 2015, cet accord verbal est acquis lors d’une rencontre à Cotonou, au Bénin, entre le général de brigade Diomandé Vagondo, chef d’état-major particulier du Président Ouattara et le colonel Coucouvi Amoussou, Directeur du cabinet militaire du Président Yayi. A la fin de cette séance de travail entre les deux proches des deux présidents, la société Agro-West Industries appartenant à Phillip Nakad un citoyen franco-turc est choisie pour démarcher les vendeurs d’armes. Phillip Nakad fait ainsi appel à Frédéric Laurent Bouquet, un trafiquant notoire d’armes et de stupéfiants de nationalité française. Frédéric Laurent est également un ancien bagnard qui a été incarcéré à de multiples reprises, et singulièrement courant 2011 au Venezuela pour trafic d’armes et de stupéfiants. Côté Palais ivoirien, le petit frère du chef de l’Etat Birahima Téné Ouattara qui est également ministre des affaires présidentielles est aux manettes. Selon les renseignements français, c’est lui qui inspire le système de financement de cette opération entre juin 2014 et janvier 2015 avec la complicité active du président béninois. Le 2 janvier 2015, le ministre des affaires présidentielles de Côte d’Ivoire ordonne ainsi le versement de 57,5 milliards sur un compte numéroté à Hsbc Private Bank Genève en suisse appartenant en réalité à Yayi Boni. Cette somme constitue en fait la contrepartie financière nécessitée par l’amicale aide du président béninois décrit par les français comme « une personnalité cupide et mercantile ». 
Quatre ordres de virement des 120 millions de dollars US soit 60 milliards Fcfa sont ainsi fait au profit de deux sociétés écran de droit chypriote et dont les bénéficiaires ne sont autres que Marcel Souza et Chabi Yayi, respectivement beau-frère et fils du président béninois. Pour financer ces achats, la présidence ivoirienne met à contribution la filière café-cacao et singulièrement les sociétés détenues par les barons de la filière proches de Ouattara financées sur les fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne. Il s’agit de Sonemat de Malick Tohé, proche de Guillaume Soro, Africa Sourcing de Loïc Folloroux fondée par le fils de la première dame, Agricutural Commodities de Ezzédine Yasser homme d’affaires ivoiro-libanais proche de Bédié et Agro West Africa de Zoumana Bakayoko, le frère aîné du ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko. « La méthode choisit par la présidence ivoirienne pour financer ces acquisitions a essentiellement consisté à mettre la filière café-cacao à contribution à travers un système illégal de préventes aux majors de la filière, piloté le Conseil du Café-Cacao, structure étatique chargée en Côte d’Ivoire de la Gestion de cette filière. Des acteurs locaux de la filière café-cacao proches du pouvoir ont été fortement impliqués dans le schéma de ces achats illégaux grâce à des entreprises créées et financées à partir du fonds spécial de souveraineté de la présidence ivoirienne pour réceptionner d’importants tonnages de produits bruts initialement acquis par ces majors lors de la campagne agricole 2014-2015 », accuse le rapport. Ces structures vont alors servir d’écran au cabinet présidentiel pour mobiliser plusieurs millions de tonnes de produits bruts auprès des majors américains du cacao, principalement ADM, CARGILL, OUTSPAN… Leur vente va permettre de faire, de février à mars 2015, des virements bancaires des 60 milliards au profit du président Yayi Boni et de trois de ses proches. Dès lors, le capitaine de vaisseau Randolphe Houenou, responsable de la Direction du matériel au ministère de la défense nationale du Bénin est instruit par sa hiérarchie pour incorporer la commande de 60 milliards d’armes à la dotation des Forces Armées du Bénin (FAB). Le tour est ainsi joué. « Des munitions, des armes légères, des hélicoptères de combat (livrés en pièces détachées), des missiles, des mines antipersonnelles sont ainsi livrés au Bénin avec la Côte d‘Ivoire comme partie prenante non déclarée. Des centaines de milliers de dollars du fonds spécial de souveraineté de la présidence ivoirienne transitent alors par des comptes domiciliés en Suisse, au Luxembourg et au Portugal appartenant à des proches du Président Yayi Boni », note le rapport. 
Selon le coordinateur du groupe d’experts de l’ONU, le hameau de Gamina où sont entreposés les conteneurs d’armes acquis grâce à l’intervention du président béninois est également une zone d’extraction illégale de diamant et sert de base militaire aux anciens rebelles proches de Guillaume Soro. 500 mercenaires centrafricains de l’ex Séléka y sont logés et constituent une force parallèle aux FRCI. Selon ce rapport de la DGSE, ces 500 ex-Séléka ont été recrutés par la présidence ivoirienne ellemême et disposent d’une puissance de feu supérieure à l’armée régulière « dont Ouattara qui développe de plus en plus une espèce de complotite, pourrait se servir », notent encore les français. 
  
Les recommandations de la DGSE à la hiérarchie politique à l’issue de cette enquête 
  
* Pour le Bénin, renforcer le dispositif de veille stratégique de ses importations d’achats d’armes et de matériels militaires. 
  
*Pour la Côte d’Ivoire, encourager la montée en puissance des Forces françaises en Côte d’Ivoire pour neutraliser la milice parallèle au service exclusif 
du clan Ouattara au sein des FRCI. 

*Travailler à l’identification des supplétifs centrafricains et la saisine du bureau du procureur de la CPI, pour une enquête officielle sur leurs activités en Côte d’Ivoire. 
  
* Exercer une pression réelle sur le président Ouattara pour une libération immédiate 
et sans contre partie des principaux opposants à son régime incarcérés pour des raisons politiques. 
  
*L’accompagnement discret de la société civile ivoirienne dans ses efforts d’élaboration d’une alternative démocratique. 
  
*Une analyse exhaustive de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, afin d’évaluer 
les risques encourus par les populations civiles faces aux diverses menaces auxquelles, elles pourraient être confrontées avec la tenue des élections générales dans le climat conflictuel qui prévaut en ce moment dans ce pays. 
  
* Le maintien et le renforcement de l’embargo sur les armes à destination de la 
Côte d’Ivoire. 
Sévérine Blé 
  
Source : Aujourd’hui / N°925 
 

mercredi 17 décembre 2014

8 ans après le déversement des déchets toxiques/ Les zones d’ombre que le pouvoir Ouattara doit élucider


Photo d'une victime des déchets toxiques (Ph:Dr)
Photo d’une victime des déchets toxiques (Ph:Dr)
L’affaire des déchets toxiques, d’août 2006 n’a encore livré ses secrets. Le scandale qui a fait couler beaucoup d’encre et salive,  sous l’émotion, la passion en son temps a besoin d’être revu à froid.
Huit ans après et loin des passions des interrogations ont besoin de réponses concrètes, surtout que l’actuel Président des Ivoiriens, Alassane Ouattara avait promis de « faire la lumière » sur cette triste parenthèse de l’histoire de la Côte d’Ivoire, à ses compatriotes,.
Première zone d’ombre à élucider
Loin de remuer le couteau dans la plaie, les Ivoiriens aimeraient savoir : Que disait le fax en provenance d’Amsterdam d’où le fameux bateau probo-koala a été refusé ? Quel était le contenu du bateau, pour que, aussi facilement possible tous les services administratifs (Douanes, police maritime etc.) signent RAS (Rien A Signaler) sur les différents papiers de contrôle.
Seconde zone d’ombre
A quelques mois de la présidentielle 2015, le débat est plus focalisé sur « l’appel de Daoukro ». Or, les Ivoiriens ont besoin de savoir les maladies sans nom qui tuent à petit feu certains patients dans les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) d’Abidjan concernant les déchets toxiques. Les médecins n’ont-ils pas fait de rapport détaillés dans ce sens, qui l’a gardé par devers lui ? Où se trouve le rapport de l’Onu ? Celui d’Interpol ? Des environnementalistes ? Les sites ont-ils été identifiés et dépollués ? Silence radio.
Troisième zone d’ombre
Que cache-t-on à Ouattara ? Pourquoi des pays comme le Nigéria et les Etats-Unis réclament des milliers de milliers de dollars face à ce genre de scandale et l’Etat ivoirien ne se contentent que de 100 milliard FCFA?
C’est vrai que les Ivoiriens aspirent aller à la paix, mais à froid des personnalités comme Charles Konan Banny (Premier ministre à l’époque des faits), Jeannot Ahoussou Kouadio (Garde des Sceaux, ministre de la Justice), Innocent Anaky Kobena (ministre des Transports) et Gnamien Konan (DG des Douanes de l’époque) doivent éclairer la lanterne des Ivoiriens. La main sur le cœur.
La vérité, rien que la vérité
Le scandale du Probo-Koala n’a encore livré le moindre secret. A moins que ce soit un dossier classé confidentiel. Rien n’a encore été dit, pourtant la filiale de Transfigura  dispose d’un vaste espace à Vridi, non de la Sir où cette filiale exerce en toute tranquillité et impunité comme si des Ivoiriens ne continuent pas à mourir à cause d’eux.
L’un des grands perdants dans cette affaire ce fut le Colonel Jean-Christophe Tibé Bi Balou, qui, au temps des faits, était Directeur des Affaires maritimes et portuaires, « en congé ». Les enquêtes qui ont été diligentées par la Justice ont débouché sur un non-lieu, en ce qui le concerne.
Les raisons sont toutes simples. Au moment des faits, un soulèvement des agents maritimes l’avait délogé en tant que Directeur des Affaires maritimes et portuaires (DGAMP) de ses bureaux. C’était le 24 juillet 2006. Ceux qui ont orchestré ce désordre avait-il eu vent de l’arrivée du bateau-pollueur ? Est-ce parce que le Colonel Jean-Christophe Tibé Bi Balou ne rentrait pas dans leur système qu’il fallait l’écarter pour mieux gérer la situation ? En tout état de cause, les Ivoiriens ont été victime du déversement des déchets toxiques au moment où, le DG de la DGAMP était entre les quatre murs de sa résidence et non au bureau. L’histoire étant un témoignage, nous vous invitons à lire avec beaucoup d’attention les différents papiers des confrères sur le même sujet.
Si tel est que la justice s’est saisie de cette affaire qui va rebondir, elle doit jouer sa crédibilité pour le bonheur des victimes et particulièrement le mandat du Président Alassane Ouattara.
Sériba Koné
Tibé Bi Ballou, le grand perdant, le mouton du sacrifice
Pour mieux comprendre l’injustice dont des personnes peuvent être victimes nous vous proposons L’ELEPHANT DECHAINE » N° 270.
« C’est une histoire, comme il en est arrivé à « L’Eléphant » d’en conter depuis bientôt trois ans. Et qui, si « L’Eléphant » l’avait su plus tôt, aurait pu figurer dans le dernier spécial « les grandes injustices sous le régime Ouattara ».
Entré dans les affaires maritimes et portuaires en 1983, le Colonel Tibe Bi Balou devrait être aujourd’hui, normalement, au rang d’Administrateur général.
Sauf que pour cet homme qui fait partie des rares cadres que feue le président Houphouët-Boigny a fait former à Bordeaux en France, les choses, on ne sait trop pourquoi, n’ont jamais été simples.
Petite incursion dans la carrière d’un officier supérieur qui se tourne les pouces à la maison depuis 2006 suite à une curieuse décision d’un certain Anaky Kobena, ancien ministre des Transports et ancien candidat à l’élection présidentielle. Tiens !
Les choses commencent en 1991
Le 6 mars 1991, suivant un décret N°91-85 portant nomination de Directeurs d’Administration Centrale au Ministère de l’Equipement, des Transports et du Tourisme, le président Félix Houphouët-Boigny nomme au poste de Directeur des Transports Maritimes, fluvio-Lagunaires et de Plaisance (DTMFP), Tibé Bi Balou Jean-Christophe, Administrateur des Affaires Maritimes et portuaires, 2ème classe, 3ème échelon.
Il est nommé, au même titre que d’autres jeunes cadres ayant pour la plupart, fait l’école d’administration des transports maritimes de Bordeaux.
Sauf que quelques temps après cette nomination, sa santé déclinant, le Président Houphouët-Boigny, voyageant de plus en hors du pays, c’est son premier ministre, Alassane Ouattara, qui, à Abidjan, évacue les affaires courantes, voire peu courantes.
L’incroyable conseil des ministres
Le 19 novembre 1993, alors que le président Houphouët est hors du pays, le premier ministre Alassane Ouattara tient un conseil de Gouvernement au cours duquel, il signe trois décrets. Dans les faits et en droit, il n’en avait pas le droit.
Par ces trois décrets, il limoge, pour on ne sait quelles raisons, trois cadres nommés par Houphouët-Boigny. Il s’agit du Directeur des Transports terrestres, Sako Mamadou, le Directeur des Mines et, le Directeur des Transports maritimes, un certain Tibé Bi Balou.
Mais les décisions sont jugées illégales et dès le lendemain, depuis l’Assemblée nationale, un certain Henri Konan Bédié, alors président de cette institution, dénonce un « attentat contre la constitution », vu que le premier ministre ne peut signer de décret pour dégommer des gens nommés par décret.
Aussitôt après le coup de gueule de Bédié, deux des trois cadres limogés sont immédiatement rétablis dans leurs fonctions. Sauf un seul : Tibé Bi Balou. Un oubli ?
Tiens, une vieille alliance !
Dans les années 70, alors qu’il était juste élève à l’école militaire préparatoire technique de Bingerville (EMPT), le petit Tibé Bi Balou accompagnait son paternel à Bouaflé, rendre visite constamment à un un certain Ouétré Ouattara, planteur à Bouaflé, grand frère des Ouattara (Gaoussou et autres). C’était leur grand frère à eux tous, paraît-il. Il était le meilleur ami du père de Tibé Bi Balou.
Par la suite, au hasard des alliances, Tibé Bi Balou et feu Gaoussou Ouattara, grand frère d’Alassane Ouattara, se rapprocheront, dans les années 80 et suivantes.
N’ayant pas été rétabli comme les deux autres après le coup de gueule de Bédié, Tibé Bi Balou se rend un jour chez Gaoussou Ouattara et lui explique le tort qui lui est fait par son premier ministre de petit frère.
Mais le jeune homme est rassuré que le Premier ministre aurait déclaré que son cas ne serait dû qu’à une omission, et que cela serait réglé dès son retour de Genève où il courait au chevet du président Houphouët-Boigny, mourant.
Sauf que cette omission demeurera jusqu’à ce jour. Sans qu’aucun document administratif ne l’ait jamais attesté.
Le Premier ministre Ouattara ne reviendra donc pas de Genève avec une bonne nouvelle. Et, en application de l’article 11 ancien de la constitution ivoirienne, Henri Konan Bédié montera sur le trône et Ouattara rendra la démission de son gouvernement.
Quelques semaines plus tard, le Ministre des Infrastructures économiques de l’époque, Ezan Akelé, fait transmettre à Tibé Bi Balou, un message du nouveau président : La régularisation de sa situation, juste après les funérailles d’Houphouët-Boigny.
Mais après les funérailles, Tibé Bi Balou ne sera pas rétabli dans ses fonctions. La décision illégale que Bédié avait dénoncée a été finalement validée par lui-même. C’est élégant !
Tibé Bi Balou reste donc sur le carreau, sans que personne ne lui explique officiellement les raisons pour lesquelles il a été limogé et sans que personne ne lui montre le document qui atteste ce limogeage.
Et voilà le RDR
Resté profondément proche de Gaoussou Ouattara avec qui il passait le plus clair de son temps de nouveau « chômeur », Tibé Bi Balou, à qui Gaoussou Ouattara avait conseillé de « demeuré en famille et de ne pas se révolter», participe en septembre 1994 à l’hôtel Ivoire, au lancement d’un parti politique : Le RDR.
Tibé Bi Balou y est même nommé Commissaire politique de tout le pays Gourou qui regroupait Bouaflé, Zuénoula, Oumé, Sinfra, Gohitafla, Bonon, Vavoua, etc.
C’est lui qui installe dans toutes ces zones, les bases du RDR, parti nouvellement créé. Il en a du cœur ! Se faire virer de son poste sans faute par le premier ministre Alassane Ouattara et contribuer, sans rancune, à implanter le parti dans lequel ce dernier entend prospérer, il faut en avoir de la tolérance.
Quand il organise sa première en pays Gouro, des noms célèbres comme un certain Zoro Bi Balo, alors magistrat stagiaire, sont cités. Mais lorsque Tibé Bi Balou, en compagnie de feu Djéni Kobena, se rend à Odienné pour y tenir le premier meeting du Rdr, un certain Gaoussou Touré, aujourd’hui puissant ministre des Transports et, à cette époque cadre du Pdci, s’y oppose violemment en prédisant que « Ouattara ne sera jamais président dans ce pays ». Il fait même annuler annuler le meeting et menace de faire arrêter Tibé Bi Balou et Djéni Kobena. Ces derniers sont obligés, pour sauver leur peau, de se replier et de tenir leur meeting en un autre lieu, presqu’en cachette, loin du regard et de la colère de Gaoussou Touré.
Elle n’est pas belle la vie ? Ne voilà-t-il pas Gaoussou Touré aujourd’hui ministre du Rdr et Tibé Bi Balou en chômage ?
Quatre cent chaises pour le siège
Le Rdr créé, il faut lui trouver un siège. Ce qui est rapidement fait. Le loyer ? 1,5 million par mois. 15 personnes sont désignées pour cette tâche, y compris Tibé Bi Balou. Chacun doit payer 100 mille FCFA par mois.
C’est même Tibé Bi Balou qui offre quatre cent chaises pour le siège du Rdr. Bref, il était au four et au moulin pour le nouveau parti.
Au Congrès du parti en 1995, Tibé Bi Balou, sur conseil de son paternel, participe activement. Il fait même partie des premières personnalités. Le poste de secrétaire national au transport lui est promis. Mais il n’aura jamais ce poste qui lui sera, finalement raflé par un certain Amadou Gon Coulibaly, lequel cumulera plusieurs secrétariats nationaux.
De nouveau, Tibé Bi Balou sera roulé dans la farine, mais il prendra son mal en patience.
En 1995, il est reçu par Alassane Ouattara, lequel lui demande son avis sur le projet de boycott actif. Mais Tibé Bi Balou lui exprime clairement son opposition face à cette stratégie et lui conseille d’œuvrer à asseoir le parti pour des élections qu’il voyait lui, dans une période d’au moins 10 ans. C’est ainsi que Ouattara calme le jeu en 1995 et ne présente pas sa candidature contre Bédié et retourne aux Etats-Unis.
Retour chez Bédié
Pour une raison qu’il ignore, Bédié, devenu président depuis la mort d’Houphouët-Boigny, met en place un concept culturel appelé «l’ivoirité ». Malheureusement, le concept est galvaudé par des proches de Bédié qui en font une arme politique contre le Rdr et son président.
Tibé Bi Balou y voit les germes d’une déflagration sociale et mène des démarches pour rencontrer Bédié afin de lui exprimer ce qu’il pense de cette affaire d’ivoirité.
Le 24 juillet 1997, Bédié le reçoit à Daoukro. Tibé Bi Balou lui demande clairement de faire une déclaration afin de mettre un terme immédiat à l’usage de ce concept et de menacer d’emprisonnement quiconque l’utiliserait à des fins politiques. Bédié trouve l’argument pertinent et promet de convoquer une réunion pour recadrer les choses. La suite, on la connait.
L’arrivée de Guéi Robert !
Le bateau pollueur, le probo koala (Ph:Dr)
Le bateau pollueur, le probo koala (Ph:Dr)
En mars 1998, Bédié nomme Adama Coulibaly, ministre des transports. Ce dernier nomme Tibé Bi Balou, conseiller technique en 1999. Mais en décembre 1999, de jeunes militaires, surfant sur une histoire de primes impayées, en profitent pour renverser le régime du Pdci. Bédié quitte le pays et s’exile en France, laissant les philosophes du concept de l’ivoirité dans le désarroi.
Quand le régime militaire s’installe, pour le compte du Rdr, est nommé le général Abdoulaye Coulibaly, ministre de l’équipement et des Transports. Ce dernier, en février 2000, appelle Tibé Bi Balou à son cabinet et lui dit, en présence de Diomandé Maignan, commandant à la marine nationale : « Ceux qui m’ont mis à ce poste me disent qu’ils ne veulent plus te voir à ce poste de conseiller technique. Donc va t’asseoir à la maison, le jour où on trouve quelque chose pour toi, on te rappellera. » Tibé Bi Balou est donc de nouveau viré. Elle n’est pas belle, la façon dont le Rdr remercie ses cadres ?
Par chance, en août 2000, le général Guéi inscrit Tibé Bi Balou sur la liste des membres du conseil d’administration du Port de San Pedro. Ce qui lui permettra de ne pas crever de faim…
Une nouvelle vie
A la suite des élections de 2000, Guéi Robert et ses jeunes gens sont congédiés par les Ivoiriens et arrivent de merveilleux refondateurs avec à leur tête, l’intrépide Gbagbo.
En 2002, Laurent Gbagbo découvre le CV de Tibet Bi Balou et réalise que ce dernier a la formation et les compétences peut l’aider à reorganiser le domaine des transports maritimes en Côte d’Ivoire.
Par Décret N°2002-85 du 1er février 2002, Gbagbo nomme donc Tibé Bi Balou, Directeur des Transports Maritimes et lui confie la mission de restructurer l’ensemble de ce secteur (Voir pièce N°1).
Ce dernier se met à la tâche, si bien qu’en 2004, il réussit à faire certifier les deux ports (Abidjan et San Pedro), permettant ainsi leur inscription sur la liste blanche des Etats-Unis.
Devant ce résultat, par un autre décret, Gbagbo le promeut au poste de Directeur Général à la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires. Poste auquel il restera jusqu’en août 2006.
L’illégale décision d’Anaky Kobena
Courant août 2006, devant les réformes mises en place par le nouveau directeur (création de régies et autres), une grève sans préavis éclate à la direction générale des affaires maritimes. Les agents réclament le départ de Tibet Bi Balou. Quelques heures plus tard, alors que la grève s’était estompée, le ministre des transports d’alors, un certain Anaky Kobena, prend une étrange décision.
Le 4 août 2006, sous le N°0204, Anaky Kobena suspend Tibe Bi Balou Jean-Christophe, de son poste de Directeur Général de la Direction Générale des Affaires Maritimes et Portuaires (Voir Décision).
Le décret signé par Gbagbo est ainsi piétiné et jeté à la poubelle.
Ainsi donc, par une simple décision, Anaky Kobena, casse un décret du président Gbagbo ayant nommé Tibé Bi Balou à son poste. Ce dernier n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe que son bureau est occupé par son remplaçant désigné par Anaky Kobena, sous forte protection policière.
Deux semaines plus tard après sa suspension de son poste, un bateau du nom de « Probo Koala » arrive à Abidjan et y déverse des tonnes de déchets toxiques. Le scandale est si grand que le gouvernement, dirigé par Charles Konan Banny, démissionne.
Partout à Abidjan, la colère des Ivoiriens gronde, le ministre Anaky lui-même, soupçonné d’avoir contribué à créer le drame, échappe de justesse à un lynchage à Cocody.
Tibé Bi Ballou est arrêté
Devant le scandale, des arrestations sont opérées. Tibé Bi Ballou qui n’était plus à son poste au moment où le bateau arrivait, est quand même arrêté. Il passe six mois en prison. Il ressort, puis, y repart encore. Entre temps, l’Etat de Côte d’Ivoire, friand d’argent, transige avec les pollueurs et s’en met plein les poches pour éviter un procès aux pollueurs.
Tibé Bi Ballou et des douaniers sont maintenus quant à eux, en prisons et sont même conduits en cours d’assise où ils sont jugés sous forte surveillance policière. Pendant que les pollueurs prospéraient hors des frontières ivoiriennes et que certains, étaient même accompagnés à la frontière pour échapper à une convocation du président de la Cour d’assise.
Mais aucune charge au final, ne sera retenue contre Tibet Bi Balou. Et il a été acquitté, au même titre que les douaniers.
A la fin du procès, les douaniers acquittés ont été immédiatement réintégrés dans leurs services et ont récupéré tous leurs droits.
Mais Tibé Bi Ballou, lui, depuis août 2006, continue de purger une peine que personne n’a prononcée à son encontre.
Suspendu pour une durée de trois mois, voilà huit ans que la même suspension continue de courir… sans que cela n’émeuve personne. Tous les avantages auxquels il a droit, au motif qu’il n’a pas de bureau ni de poste d’affectation, lui ont été coupés.
Même le rang auquel il a aujourd’hui droit ne lui est pas donné avec les avantages y attachés. « Devrais-je regretter d’être un bon serviteur de l’Etat ? Pendant combien de temps vais-je continuer à accepter toute cette méchanceté qu’on me fait ? Qu’est-ce que j’ai fait au président Ouattara ? Ce pays a dépensé des millions pour me former et j’ai tous les diplômes requis obtenus en France. Depuis 1993, qu’est-ce qu’on me reproche ? Qu’est-ce que je devrais faire devant le spectacle auquel j’assiste ? Des hauts cadres, il n’y a pas seulement mon cas, des gens qui ont chèrement été formés par ce pays, des cadres rares formés par les Ivoiriens, sont assis à ne rien faire à la maison et à vivre comme des mendiants, comme s’ils avaient été sanctionnés par un conseil de discipline. C’est quoi toute cette méchanceté qu’on nous fait ? Qu’est-ce que je devrais faire ? »
Question transmise à Bédi et à Ouattara.
Daniel Sovy
IN « L’ELEPHANT DECHAINE » N° 270
Les confidences de Tibé Bi Balou à un confrère en juillet 2013
le Colonel Jean-Christophe Tibé Bi Balou (Ph:Dr)
le Colonel Jean-Christophe Tibé Bi Balou attend toujours son heure(Ph:Dr)
Les vérités du Colonel à Claude Dauphin, DG de Trafigura
« J’occupais jusqu’au 04 août 2006, les fonctions de Dg des Affaires maritimes et portuaires (Dgamp) au sein du ministère des Transports en Côte d’Ivoire. Et mon limogeage s’est opéré dans des conditions bizarres avec l’utilisation excessive et déraisonnée des forces de l’ordre, sans qu’aucune autorité ne lève le petit doigt, même pour m’écouter. Alors, lorsque deux (2) semaines après, soit le 19 août 2006, le Probo Koala accostait au Port autonome d’Abidjan (Paa) pour déverser son contenu toxique, j’ai tout compris, surtout l’acharnement de tout un Gouvernement contre ma petite personne. Il fallait me dégager par tous les moyens, avant l’arrivée de ce navire. Toute autre raison n’est que pur divertissement. Vous même, ne trouvez-vous pas la coïncidence assez étrange?
Suite à cette sombre affaire, vous et moi y compris d’autres biens sûrs, nous avons été incarcérés à la Maca. Souvenirs douloureux et humiliants à vite balayer de sa mémoire!!!
Toutefois, je n’ai pas eu la même chance que vous, puisque la procédure judiciaire a continué avec moi pour aboutir à un Procès en Cour d’assises en 2009.
Laquelle Cour a prononcé mon acquittement, pour absence de preuves de mon implication dans ce drame et qui plus est, je n’étais plus en fonction quand le drame est survenu. Comme quoi, il y a aussi un Dieu pour les sans défense.
Dans ces conditions, la logique aurait voulu que l’Etat ivoirien me réhabilite. Mais non, mon cas n’est pas une priorité pour eux, occupés à gérer l’argent des indemnisations versées par Trafigura.
Le calvaire d’une innocente victime
Et depuis 8 ans, et à 57 ans, je suis au chômage, moi la victime innocente qui paie injustement à la place des vrais commanditaires et bénéficiaires tapis dans l’ombre épaisse d’un affairisme répugnant. Vous imaginez le calvaire que je vis avec ma famille depuis cette ténébreuse affaire ! J’ai attendu tout ce temps, en espérant que vous au moins, feriez jouer le principe sacro-saint de la solidarité de bagne pour vous souvenir de ce que la vie d’un innocent venait d’être détruite et sa dignité bafouée, etc. Que nenni.
Pourtant, que de milliards de francs n’avez vous pas distribué à droite et à gauche, en haut et en bas en passant par le centre, dans les sens contraires, pour un résultat mitigé. A quoi devrais-je m’attendre ? D’autant plus qu’en prison, vous n’avez jamais manifesté la moindre compassion à mon égard, au point de ne même jamais daigner me saluer pendant les six (6) mois de nos calvaires communs. Oui, Kablan N’Zi et bien d’autres profiteurs vous aveuglaient pour ne rien voir, rien entendre et rien faire. L’avenir nous situera tous un jour. En raison des conséquences dramatiques de cette affaire sur ma vie et tenant compte du fait que je rends Trafigura responsable de mon infortune actuelle, j’ai décidé de recourir à des Conseils juridiques, pour traduire votre Groupe en justice. Avec les moyens dont dispose Trafigura, vous bloquerez la procédure. J’en suis conscient. Mais, je sais aussi les raisons qui me poussent à ce que justice me soit rendue et que ma dignité bafouée soit restaurée, le traumatisme causé à ma famille soit réparé. La grandeur d’un homme se mesure dans sa capacité à comprendre les choses, même à demi-mots et y apporter les solutions idoines, sans regarder aux conditions des opprimés. Je vous en informe par solidarité de bagne et je crois en votre grande intelligence pour traiter mon cas, non pas dans la passion, mais avec lucidité et raison.
Salutations distinguées »
Source Le Mandat juillet 2013.

Commentaires

mercredi 13 novembre 2013

Ca n'a pas pris longtemps a ADO pour etre classe parmi les dicteurs de ce monde. Formidable

The Dictator's Dead Pool for 2013: Will China's Investments Pay Off in Political Clout?

Posted: 12/31/2012 1:21 pm
The world rarely mourns dead dictators. The death of an authoritarian ruler usually means chaos and more suffering for the people they ruled. A year ago I drafted a list of the aging and sickly dictators of this world whose days were numbered for natural reasons. Political enemies often work to end a dictator's tenure early. And a dead dictator can still seem to exert influence from beyond the grave; even they are mortal.
A list like this is useful because it helps set into sharp relief the parts of the world where political order might quickly become precarious. Analyzing such a list can help identify the "predictable surprises" I've written about elsewhere.
Here is a list of countries with authoritarian rulers who will be at least 70 years old next year. The list is ordered by who is toughest (with toughest at the top), and includes information about each ruler's age and the year they took over:
  • Saudi Arabia: Abdullah Bin Abdul-Aziz Al Saud, age 88, in power since 2005
  • Oman: Qaboos Bin Said Al Said, age 73, in power since 1970
  • Cuba: Raúl Castro, age 81, in power since 2006
  • Iran: Ali Hoseini-Khamenei, age 73, in power since 1989
  • Kuwait: Jaber Al Hamad Al Sabah, age 83, in power since 2006
  • Laos: Choummaly Sayasone, age 76
  • Kazakhstan: Nursultan A. Nazarbayev, age 72, in power since 1990
  • Equatorial Guinea: Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, age 70, in power since 1979
  • Cameroon: Paul Biya, age 79, in power since 1982
  • Congo-Brazzaville: Denis Sassou Nguesso, age 69, in power 1979 to 1992 and since 1997
  • Fiji: Ratu Epeli Nailatikau, age 71
  • Angola: José Eduardo dos Santos, age 70, in power since 1979
  • Singapore: Tony Tan Keng Yam, age 72, in power since 2011
  • Uganda: Yoweri Kaguta Museveni, age 68, in power since 1986
  • Ivory Coast: Alassane Ouattara, age 70, in power since 2011
  • Zimbabwe: Robert Mugabe, age 88, in power since 1987
In some ways, this list is like last year's. And there are still other countries to worry about. Venezuela's Chavez insists he beat his cancer and a major political opponent in 2012, but there are questions about both claims. Algeria's Bouteflika has enacted modest reforms, and his rule may not be as authoritarian as some of the other strongmen on this list, but he has been accused of using electoral fraud to keep the Islamists at bay; he is 76 and managing a precarious political system. In many of these countries, the average age of the population is lower than the number of years the dictator has been in power. This means that large cohorts of youth have little personal experience with competitive politics, but it also means that their leaders are generations out of touch. Through digital media, those large cohorts of youth are learning about what their peers experience in less authoritarian countries.
This list has changed a bit, and not just in the sense that these dictators are a year older. North Korea's Kim Jong Il died shortly after the last version of the dead pool. The Arab Spring took life from Libya's Gaddafi and employment from Yemen's Saleh. Last year's list inspired me to write about how these guys are all nodes in a "dirty network" that is inherently limited because a few losses in membership can have a big impact on the strength of the network. And being good at money laundering, propaganda, drug smuggling or trading slaves is not valued outside the dirty network. Last year's list provoked the question of what might happen to the overall network of authoritarian elites if only a few nodes in the dirty network died off.
Looking at this year's list, a new question comes to mind. If there is a succession crisis, which countries might have some influence in the evolving regime? Western governments, like the United States, might be able to exert some informal influence during a period of interregnum. But in succession crises, Western diplomats often go into high gear reporting on the succession battles for their home governments, and cannot openly pick favorites. If the U.S. had any favored candidates for succession in Cuba or Iran, making those favorites known would probably hurt the candidates.
Many countries have a big brother, friendly rival, geopolitical patron or culturally similar neighbor that exercises some domestic influence. For countries without practiced election systems or clear succession processes, or where local elites are tied up in international patronage networks, these neighbors and patrons can have more influence.
What is striking about this year's list is that the West would have little or no influence on the succession process in these countries. This isn't surprising, because most Western governments spend more time cultivating relationships on the basis of trade and political affinities. Given that they are dictatorships, many of the countries on this list do not have exclusive trade dependencies with the West or strong camaraderie with Western politicians. If anything, the growing trade relationships are with China, and the Heritage Foundation'sgreat interactive map reveals just how much China has invested in those relationships.
The death of any of these rulers would leave a power vacuum. Local elites would probably back the political leader most likely to provide both economic and political stability. For many of these countries, such stability comes through foreign direct investment, something that Chinese investors have been providing without ethical qualms.
Of the countries with political clout, which might be able to influence domestic elites when a dictator dies? Outsiders will probably have little or no influence over succession battles in countries like Iran, Oman, Kuwait or Saudi Arabia. Succession battles in Uganda, the Ivory Coast and Zimbabwe might well involve physical battles where elite alliances and public opinion are less relevant than what warlords and generals think. But which powerful countries' opinions might carry some weight in which countries? Political elites in Cuba, Laos, Equatorial Guinea, Cameroon, Fiji and Angola might be interested in China's opinions. Elites in Kazakhstan might be sensitive to Russian influence. Alas, only Singapore might be a country where countries like the United States might encourage a democratic transition through competitive elections.
There are lots of reasons why China invests in authoritarian regimes. And if any of the world's toughest dictators passes away in 2013, we may be able to see how much China's financial investments pay off in political influence.

mercredi 24 juillet 2013

Mai 2011, massacres ethniques à Sago en Côte d’Ivoire, Noms des victimes et photos


Publié le juillet 23, 2013
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Tous nos remerciement à cette personne qui a mis à notre disposition toutes ces informations, mais qui pour des raisons de sécurité, doit rester anonyme.. Faisons bon usage de ces informations

11 avril 2011. Après plusieurs jours de bombardements des avions français et onusiens sur sa résidence,  le président Laurent Gbagbo, élu quelques mois plus tôt décide de mettre fin à la guerre imposée à la Côte d’Ivoire par la France et l’ONU et se rend aux forces spéciales françaises qui le remettront immédiatement entre les mains  des rebelles dirigés par Alassane dramane Ouattara, et qui depuis le 18 septembre 2002 avaient imposé une guerre extrêmement meurtrière aux ivoiriens.
Mais la guerre n’est pas totalement finie. A yopougon, bastion du président Gbagbo, des soldats fidèles aux institutions ivoiriennes continuent de résister farouchement aux multiples assauts menés contre leurs positions par l’artillerie  et les hélicoptères de la LICORNE et de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire. Cette prolongation de la bataille d’Abidjan se poursuivra jusqu’à début mai 2011, lorsque voulant éviter un bain de sang parmi la population civile, principale victime des bombardements, les derniers soldats restés fidèles aux institutions ivoiriennes décideront de se retirer.
Craignant des représailles, les défenseurs de Yopougon prennent la direction de la frontière ouest de la Côte d’Ivoire vers le Liberia, car pensent ils, l’exil vaut mieux que le sort que leur réserverait les rebelles à la solde de Ouattara qui, depuis quelques semaines commettaient  des massacres de masse.  Les militaires ivoiriens en retraite décident de passer par la Sous-préfecture de Sago, département de Sassandra, dans la Région du Bas-Sassandra. Des témoins interrogés par le journal ivoirien NOTRE VOIE affirment avoir vu le 6 mai 2011, à l’entrée du village de Godjiboué (côté mosquée ) , une forte colonne de combattants venus d’Abidjan en passant par Okromoudou ( Département de Fresco ) négocier avec les rebelles d’Alassane Ouattara afin que ceux-ci les laissassent continuer jusqu’à la frontière. Peine perdue, les rebelles de Ouattara, soutenus par les chasseurs traditionnels dozo et les allochtones du village, refusent de laisser passer ceux qu’ils appellent des libériens. Face à ce refus, les combattants venus d’Abidjan décident de se frayer un chemin par la force des armes, et en quelques minutes, l’entrée du village de Godjiboué est jonchée de cadavres de FRCI (armée pro-Ouattara). Les "libériens" peuvent donc continuer leur retraite vers la frontière.
Après le départ des combattants venus d’Abidjan, les hommes d’Alassane Dramane Ouattara venus en renfort envahissent la sous-préfecture de Sago. Ils accusent les populations civiles d’ethnie Godié  des villages de la sous-préfecture de Sago d’avoir contribué à l’arrivée des "libériens" dans la région. Mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. C’est la débandade générale dans les différents villages. Qui peut fuit dans la foret, les moins heureux sont rattrapés,  fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Dramane Ouattara, avec l’aide des populations civiles étrangères massacrent tous ceux  d’ethnie Godié qu’ils croisent sur leur chemin.
Les massacres ne s’arrêtent pas au seul village de Godjiboué, mais se poursuivent dans les villages environnants, avec comme cibles privilégiées, les autochtones d’ethnie Godié. Pendant plusieurs jours, ces massacres continueront. Des journalistes occidentaux alertés par des cyber-activistes viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux ci… Les partisans du président Gbagbo, concentrés sur les massacres plus importants qui avaient eu lieu à Duékoué quelques mois auparavant et n’ayant pas la possibilité de vérifier sur place les informations alarmantes provenant de la sous-préfecture de Sago, tenteront tant bien que mal de dénoncer ces massacres avec le peu de moyens à leur disposition.
C’est la première fois qu’une liste de 154 civils, massacrés par les soldats de Ouattara du 06 au 10 mai 2011  dans les villages de  Adebem, Godjiboué, Trikpoko, Gnegrouboue et Gobroko est rendue publique.  Ces jours là, moururent des hommes, des femmes et des enfants. Des maisons furent incendiées avec leurs propriétaires, des cadavres jetés dans des puits lorsqu’ils n’étaient pas tout simplement abandonnés à la merci des chiens,des porcs et autres charognards qui ces jours là dévoreront de la chair humaine. Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour, ouvert des enquêtes afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue.
 1069394_621637297861454_451588862_n 969753_621637074528143_98458132_n988675_621641194527731_1106185338_n999515_621641607861023_1541017148_n1002117_621641294527721_1840025103_n
ADEBEM
Dans leur fuite vers Sassandra, les combattants venus d’Abidjan ne sont pas passés par Adébem pour la simple raison que par rapport à leur itinéraire, Adébem est situé du côté de Lakota, précisément à 45 km de Lakota et à 90 km de Sassandra. Aucun combattant en fuite vers Sassandra n’a donc traversé Adébem. Aucun combattant n’a donc pu recevoir d’arme lourde et de munitions à Adébem selon les témoignages concordants.
Le 6 mai 2011, des dizaines de soldats des FORCES RÉPUBLICAINES DE CÔTE D’IVOIRE (fidèles à Alassane Dramane Ouattara ) et des DOZOS, envahissent Adébem et occupent toutes les voies qui y mènent.
Les populations Godié, sont sauvagement réprimées surtout par les dozo installés depuis longtemps dans le village, appuyés par les Frci. « Ici, Pierre Dapleu a été la première victime abattue par les Forces de Ouattara vers 10 heures. Ensuite, ils ont tué Gbalé Babo Daniel et Beugré Zazou Théodore qu’ils ont enterré derrière la maison de Lazare Gbale Dapleu, cadre au Ministère de la Défense. Il faut ajouter que 14 jeunes ressortissants qui ont fuit Godjiboué et se sont réfugiés chez nous à Adebèm ont été ligotés avant d’être tous abattus sous l’antenne MTN. Vers 16 heures, les frères Digbeu Gnaba Jean Baptiste et Digbeu Affi Alexis eux-aussi ont été tués sauvagement », témoignent plusieurs jeunes rescapés, la gorge nouée par l’émotion et l’angoisse. « Ils nous ont dit de rentrer dans nos maisons pour ne pas être agressés par les libériens qui arrivent. C’est quand nous sommes tous entrés qu’ils ont allumé nos maisons, »
ÉTATS DES LIEUX
PERSONNES TUÉES
63
MAISONS DÉTRUITES
65
PUITS DÉTRUITS
07
POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES
02
MARCHES DÉTRUITS
01

1-KPAOULI OKOU DALE (fusillé et égorgé)
2-TETI LAKPA JEAN (fusillé)
3-TETI BLAWA (fusillé)
4-DAGO GERARD (fusillé)
5-MENEDA KOUKOUGNON (fusillé)
6-DAKOURY DOUKOURY JACOB (fusillé)
7-MENEDA ALLOPO (fusillé)
8-DAGO ZAKUE NESTOR (fusillé)
9-DAGO FRANCK EZECHIEL (fusillé)
10-DAGO AWALO PROSPER (fusillé)
11-BOLE ZOUkOU LOUIS (fusillé)
12-BOLE DALLI FRANCK (fusillé)
13-TABEU LAKPA IGNACE(fusillé)
14-KADJI OWALO VINCENT
15-KOUASSI ZIE MARIE (une veille femme assassinée)
16-BAYORO DAKOURY HERMAN (fusillé)
17-BAYORO DAGO ROBERT(un vieux fusillé)
18-ZELI ZILIHORE JOSEPH (un vieillard fusillé et égorgé)
19-ZOH AUGUSTIN (fusillé)
20-ZOH AKOH MARCELLIN fusillé)
21-DAGO BEUGRE BARTHELEMY (fusillé et égorgé)
22-DIGBEU AFFI ALEXIS (un vieillard fusillé et égorgé)
23-DIGBEU GNABA JEAN-BAPTISTE (un vieillard fusillé et égorgé)
24-DALLY TETY ABEL (un vieillard malade brûlé vif dans sa maison)
25-AKO GBALE PASCAL (fusillé)
26-DAGO BEGRO ISAAC (fusillé)
27-GBALE BABO DANIEL (fusillé)
28-GBALE TAFFIA PATRICE (fusillé)
29-DOBRE DAPLEU PIERRE (fusillé)
30-LAKPA ZAHI BERNARD (fusillé)
31-BEUGRE ZAZOU THEODORE (fusillé)
32-DAGO LAGAN ROSE (une jeune fille enceinte brûlée vive dans sa maison)
33-DAGO BABO GEREMIE (fusillé)
34-KPASSOU BENAHI GERMAINE (une femme brûlée vive dans sa maison)
35-DAGO ZELI SERGE (fusillé)
36-ABOUSSOU MICHEL (fusillé)
37-GBALE ZAHI SETH (fusillé)
38-KOUDOU DJAGUER (fusillé)
39-DADJA AZIZ (fusillé)
40-LAKPA BEUGRE PATRICE (fusillé)
41-DAGO N’GUESSAN JEANNE (fusillée)
42-KADJI GAEL (enlevé et tué)
43-KADJI PATRICE (enlevé et tué)
44-KADJI DIDIER (enlevé et tué)
45-DAKOURY DAGO DAVID (enlevé et tué)
46-GNAYORO DAGO FABRICE (enlevé et tué)
47-KATA CHARLES (enlevé et tué)
48-GOZE AGOLI (enlevé et tué)
49-DAGO BEUGRE MICHEL (enlevé et tué)
50-GBALE JEAN-PAUL (enlevé et tué)
51-BEUGRE TETI MARTIAL (enlevé et tué)
52-GNAKOURI DAGO MARCELLIN (enlevé et tué)
53-BAYORO GNANGBO DIDIER (enlevé et tué)
54-ZAHI DAPLEU MAXIME (enlevé et tué)
55-KOUKOUA BABI ELI (enlevé et tué)
56-DAGBELI DAHON BERNADETTE
57-DAKOURI LAGAN JACQUELINE
58-KOBLI ZELIO JEANNE
58- KPAKLEHONNON EPOUSE BAYORO (morte des suites de ses blessures)
59- AKABLA BEUGRE ELIE (enlevé et tué)
60- AKABLA SERI MICHEL (enlevé et tué)
61- AKO ZELLY CLAUDE (enlevé et tué)
62- ZAGRE ZAHI (enlevé et tué)
63- GNAKOURY BOSSET (enlevé et tué))

 

GODJIBOUE
Tout y a été incendié ou détruit. Dans le village, il ne reste qu’une vingtaine de vieillards retranchés à l’école primaire. A cause de leur âge très avancé, ils n’ont pu fuir comme les autres, plus valides, lorsque les hommes armés d’Alassane Ouattara ont violemment attaqué les populations autochtones Godié au début du mois de mai 2011. Selon les témoignages, soixante-six  personnes toutes de l’ethnie autochtone Godié, ont été massacrées. Le chef du village n’a pas été épargné.
L’autorité traditionnelle, le doyen Okou Zabi Justin a été égorgé le samedi 7 mai 2011 à l’entrée du village par les hommes d’Alassane Ouattara. Sur le site de l’ex-habitation de feu Gbiga Zéa dit Grafo. Rattrapé par les combattants d’Alassane Ouattara au niveau du barrage dit « Sans manquer », alors qu’il s’en fuyait. Ligoté, le chef Okou Zabi Justin a été froidement tué en même temps que Bossé Amieko Léonard et   Akre Koukougnon Félix puis enterrés dans une fosse commune.
Toujours samedi 7 mai au matin, quelques jeunes gens revenus exceptionnellement dans le village pour enterrer dame Beugré Christine, atteinte mortellement par une balle perdue sont eux-aussi tués à bout portant sur le lieu de l’enterrement par les Frci appelés en renfort de Sago, Niambézaria, Moussadougou. Et qui saisissent l’occasion, avec l’appui des allogènes et allochtones Malinké vivant dans le village pour brûler toutes les maisons des autochtones Godié. « Le lundi 9 mai 2011, Lébé Frédéric, son frère Lébé Zida et 6 autres membres de la famille ont été rattrapés dans brousse avant d’être égorgés », se souviennent de jeunes qui ont fui le village. De nombreux autochtones Godié ont été livrés et exterminés dans des campements. Il s’agit de Tiégbèkro, Davidkro, Bientôtkro, Djah-kouakoukro, Bouaffokro, Diabykro, L’eau Verséekro…où ils ont été enterrés dans des charniers.
ÉTATS DES LIEUX
PERSONNES TUÉES
66
MAISONS DÉTRUITES
215
PUITS DÉTRUITS
06
POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES
02
ÉCOLES DÉTRUITES
01
MARCHES DÉTRUITS
01
1-GAZO LODE PIERRE
2-ABONDO BEGRO BRUNO
3-BEDI BEUGRE DENIS
4-BEUGRE GNENEGBE
5-OKOUI DAGO CESAR
6-ZABI ARSENE
7-LODE BROH MARC
8-KOFFI BEUGRE NESTOR
9-GNAKOULI BOLET PIERRE
10-BOLET OKOUTE ANGE
11-BAHI DIGBEU JOHN
12-MME BAHI DGBEU
13-GUEUBEU LOKA ISAAC
14-GUEUBEU GNAHORE LOTH
15-DAGO DALLY PIERRE
16-DALLY YABLA
17-AKRE KOUKOUGNON
18-KOUKOUGNON AKRE
19-BOSSE DAGO MATHIEU
20-BOSSE AMIEKO LEONARD
21-BOSSE RENE CYLAIRE
22-BOSSE STEVE
23-DADA AIME CESAIRE
24-DADA GUEKOU SAMUEL
25-LEBE KPATA CHRISTOPHE
26-LEBE DAPLEU BLAISE
27-LEBE GNAPI FREDERIC
28-GNAHOUA BAHI
29-GNAHOUA ZADI
30-HORY GNAHOUA FIDELE
31-DAGO GNAHOUA GERMAIN
32-DAGO AWATO ADOLPHE
33-GNAKOUE TETY ROLAND
34-HORI DADA JEAN-PAUL
35-MME BEDI BEUGRE CHRISTINE
36-OKROU GBADOU ELI
37-BROH DAGO
38-GBLEY GRAH PATRICE
39-OKOU ZABI JUSTIN (CHEF)
40-BEUGRE ZADI
41-GNALI GNAPI CLAUDE
42-TETY GRAH JEAN-JACQUES
43-DADA TRANSE
44-DAGO ZABI EMILE
45-NAHOUNOU CYRILLE
46-NAHOUNOU FREDERIC
47-GOUBO SAMUEL
48-DAGO BEUGRE
49-ABOUSSOU DAGO
50-ABOUSSOU DAZIE
51-DAZIE GNAKOULY NOEL
52-GNAYOR TIEKPA MAKENZI
53-HORY NEKPEHONO
54-BAWA OKOU JULES
55-BEDI OKOUI CHARLES
56-ZIA LODET FELIX
57-KOFFI GNAGBO JEAN-PAUL
58-KOFFI DAPPA GASTON
60-DAGO JEAN-JECQUES
61-N’DRI KRAGBE
62-BAHI LEBE
63-DAPPA KPATA THIERRY
64-SEPI MONI OLIVIER
65-DAGO DAGON
66-KPATA BEUGRE JOSEPH
TRIKPOKO

ÉTAT DES LIEUX
PERSONNES TUÉES
03
MAISONS DÉTRUITES
37
PUITS DÉTRUITS
02
ÉCOLES DÉTRUITES
00
POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES
00
MARCHES DÉTRUITS
00
1-NABOUHO BEUGRE
2-ODIBO GODE
3-DOUZOUA MADOU GABRIEL
GNEGROUBOUE

ÉTAT DES LIEUX
PERSONNES TUÉES
14
MAISONS DÉTRUITES
18
PUITS DÉTRUITS
00
POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES
00
ÉCOLES DÉTRUITES
00
MARCHES DÉTRUITS
00
DISPENSAIRES DÉTRUITS
00
1-DAMA GNAPI JULES
2-AKPETOU DOPLI CLAUDE
3- GNAWA DALI
4-SAZORO GNAWA GRAH
5- GNAWA LADJI
6-DAGO PACOME
7- DOUKONOU SAZORO
8- DOUKONOU GNAPI
9-DAGO BEUGRE ALPHONSE
10-DAGO KEKEU LEGRE
11-DAGO KEKRE DOSSORO
12- TAPE ZELI PIERRE
13-TEMIAKO GNAWA DEGUI
14-KOUBEU STEPHANE
GOBROKO
ÉTAT DES LIEUX
PERSONNES TUÉES
08
MAISONS DÉTRUITES
50
PUITS DÉTRUITS
00
POMPES HYDRAULIQUES DÉTRUITES
00
ÉCOLES DÉTRUITES
00
MARCHES DÉTRUITS
00
DISPENSAIRES DÉTRUITS
00
1-BEUGRE ATTA CESAR
2-DOUDOU BELO YACINTHE
3-ZIE GNASSE
4-BEUGRE AKETE
5-DEDJI BALLO
6-DIGBEU KOUHEU JACQUES
7-ZIE DOUDOU MATHIAS
8-AWALO KOUKO
9-RABET DENIS
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RECAPITULATIF DES DEGATS COMMIS LORS DES MASSACRES DU 05 AU 10 MAI 2011 DANS LA SOUS-PREFECTURE DE SAGO DANS LE DEPARTEMENT DE SASSANDRA
VILLAGES
MORTS
MAISONS
PUITS
POMPES
ECOLES
MARCHES
DISPENSAIRES
ABEDEM
63
65
07
02
00
01
00
GODJIBOUE
66
215
06
02
01
01
00
TRIKPOKO
03
37
02
00
00
00
00
GNEGROUBOUE
14
04
00
00
00
00
00
GOBROKO
08
50
00
00
00
00
00
TOTAL
154
371
15
04
0