jeudi 15 octobre 2009
C`est manifestement un tournant dans l`enquête sur les présumés "détournements massifs" dans la filière café cacao. En effet, quatre ex-dirigeants et non des moindres, ont décidé, bien qu`étant en prison, de ne plus répondre aux convocations du Doyen des juges d`instruction, le magistrat Ladji Gnakadé, en charge du dossier. Il s`agit d`Henri Kassi Amouzou (ex-président du conseil de gestion du Fdpcc), Kouassi Théophile (ex-Dg du Fdpcc), Aka épouse Elloh Evelyne (ex-Dg de Coco Service) et Houssou épouse Obodji Roselyne (ex-Daaf du Fdpcc). En plus de ne plus vouloir s`expliquer sur cette affaire devant le juge d`instruction, ils ont également demandé à leurs avocats de se "déporter" c`est-à-dire, informer le juge qu`ils ne suivront plus la procédure pour le compte de leurs clients tant qu`il n`y aura pas un changement dans la conduite de l`enquête. Ils se récusent donc dans cette procédure devant le juge d`instruction. C`est du moins ce qui ressort d`un courrier adressé au juge d`instruction et dont nous avons eu copie (voir fac similé). De source judiciaire, il ressort que les avocats en question ont effectivement informé le juge de leur décision, hier mercredi 14 octobre. Et cette décision extrême prise par les quatre détenus signifie d`abord que ces derniers ne font plus confiance au juge d`instruction qu`ils soupçonnent de mener son enquête avec partialité. Ensuite, elle signifie (et cela est la conséquence de ce qui précède) qu`ils récusent le juge d`instruction qu`ils ne considèrent plus comme apte à mener les enquêtes "…la confrontation avec le ministre Dano Djédjé Sébastien nous a paru totalement biaisée en ce que les vrais problèmes n`ont pas été abordés. Nous ne nous expliquerons désormais que devant le Tribunal Correctionnel s`il était saisi avant le 29 novembre 2009". Comme nous l`écrivions hier, le juge d`instruction a décidé de prolonger la détention préventive des ex-dirigeants de 4 nouveaux mois pour (selon une source judiciaire) "la sauvegarde des preuves et la manifestation de la vérité". Et cette nouvelle prolongation qui court jusqu`au mois de février 2010 est perçue par les ex-dirigeants emprisonnés, comme une volonté manifeste de la part des "commanditaires" de tout mettre en œuvre pour ne pas qu`il y ait procès avant l`élection présidentielle. C`est ce qui explique le délai du 29 novembre fixé par les quatre ex-dirigeants pour que leur dossier soit transmis au Tribunal correctionnel par le juge d`instruction. Il apparaît donc clairement qu`il y a, au jour d`aujourd`hui, une véritable crise de confiance entre le Doyen des juges d`instruction et ces détenus. La question qui se pose à présent est de savoir ce que va faire le juge d`instruction devant cette attitude. Va-t-il contraindre les détenus par la force publique à se rendre dans son cabinet comme la loi lui en donne le droit ? Et dans ce cas, peut-il les obliger à parler s`ils refusent de le faire ? Rien n`est moins sûr. Mais au-delà de tout ce qui pourrait se passer, la décision des 4 détenus est la manifestation du ras-le-bol de ces derniers devant une procédure politiquement surmédiatisée à son début et qui dure depuis maintenant 16 mois sans que nul ne sache si les accusations "télévisées" portées en violation du principe constitutionnel de la présomption d`innocence, aient été étayées par un début de preuve. Et le fait que des détenus dénoncent le juge d`instruction ne rassure personne quant à la suite de cette procédure. "La constitution a changé le statut de la justice qui est passée d`Autorité judiciaire à Pouvoir judiciaire. Tout ceci exige des magistrats qu`ils exercent leur office avec honneur et dignité, dans la rigueur et le respect scrupuleux de la loi. Le juge n`a pas pour mission de rendre des services à quiconque et c`est pour cela qu`il n`est soumis seulement qu`à l`autorité de la loi. Si ceci est compris et préservé, la justice sortira grandie de cette affaire au bénéfice de la République de Côte d`Ivoire" avait dit M. François Komoin (ancien président du Tribunal de Plateau) la semaine dernière dans les colonnes de Fraternité matin, à propos justement de cette enquête dans la filière. La suite de la procédure lui donnera-t-elle raison ?
ASSALE TIEMOKO
mercredi 14 octobre 2009
Enquête dans la filière café - cacao Pourquoi l’enquête commence à faire peur
Des têtes vont encore tomber
• jeudi 15 octobre 2009 par Hermance KOUKOUA-N’TAH
« Si la filière café - cacao est un panier à crabes, on trouvera bien une solution pour saisir tous les crabes et les discipliner ». Dixit G.N, président d’une coopérative de la filière café - cacao qui a requis l’anonymat avant de faire des commentaires sur l’enquête diligentée depuis quelque temps dans la filière café - cacao et qui fait trembler nombre d’acteurs du secteur. Selon lui, les producteurs de café et de cacao ne peuvent pas s’imaginer comment l’argent est brassé dans le milieu. « Ils ne peuvent ni s’imaginer comment l’argent de la filière est facilement détourné ni comment le désordre promu nuit aux producteurs. C’est maintenant que les Ivoiriens auront quelques informations sur ce qui se passe réellement dans la filière », a-t-il confié. Faisant allusion aux auditions du doyen des juges d’instruction, Ladji Gnakalé Joachim, notamment aux confrontations entre les ministres ayant géré la filière et les ex-dirigeants du secteur détenus à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), cet expert de la filière café - cacao a dénoncé les mauvaises pratiques qui ont amené le Président Gbagbo à ordonner une enquête en octobre 2007. En effet, cette enquête diligentée par le procureur de la République Tchimou Raymond vise la filière café-cacao depuis sa libéralisation ainsi que la circulation des ressources et des flux financiers de chacune des structures dirigeantes de la filière. Notamment, le Fdpcc (Fonds de développement et de promotions des activités des producteurs de café et de cacao), la BCC (Bourse du café et du cacao), le Fgccc (Fonds de garantie des coopératives de café et de cacao) et le Frc (Fonds de régulation et de contrôle du café et du cacao). Après avoir entraîné l’incarcération d’une vingtaine de cadres des structures de la filière dont plusieurs barons notamment Henri Kassi Amouzou (ex-président du Fonds de développement et de la promotion des activités des producteurs de café et de cacao / Fdpcc), Tapé Do (ex-président de la Bourse du Café et du Cacao / Bcc) et Angeline Kili (ex-présidente du Fonds de régulation et de contrôle du Café et du Cacao) depuis juin 2008, l’enquête suit son cours avec des rebondissements. Il s’agit notamment des confrontations annoncées des cinq ministres qui ont plus ou moins géré la filière café - cacao depuis la libéralisation en 2000.
Ce qui fait peur aux ministres
Après leurs premiers témoignages autorisés par le Gouvernement ivoirien devant le doyen des juges en octobre 2008, personne n’avait, en effet, imaginé que le juge Ladji Gnakalé Joachim rappelait les ministres Amadou Gon Coulibaly de l’Agriculture, Charles Koffi Diby de l’Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré du Plan et du Développement, Dano Djédjé de la Réconciliation nationale et Alphonse Douati de la Production et des Ressources halieutiques pour confrontations avec les « prisonniers du café et du cacao ». Malgré plusieurs rendez-vous ratés du fait de la mauvaise volonté des ministres, c’est finalement le ministre Dano qui a pourtant accpté de se jeter à l’eau. Mais que de frayeurs ! Selon des indiscrétions, l’enquête judiciaire dans la filière café cacao n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Pour cause, les sources avancent que le ministre Dano Djédjé aurait beaucoup souffert lors de sa confrontation avec Henri Amouzou et Firmin Kouakou (ex-directeur général du Frc et Dcc du Président Gbagbo de Bouaflé Firmin Kouakou). On parle de deux milliards de francs Cfa du FDPCC à Dano Djédjé pour le compte de la Chambre d’Agriculture, deux autres milliards pour l’inscription des étudiants qu’il n’a pas remis au CROU, de 450 millions de francs Cfa des dirigeants de la filière pour l’organisation des funérailles du père du Président Gbagbo, d’un don d’un véhicule, de 200 millions de francs Cfa du FRC pour l’effort de paix, etc. La suite de l’enquête nous en dira certainement plus. « Les Amouzou ont fait le grand déballage, et Dano Djédjé n’a pu nier certaines choses. Le ministre est sorti très meurtri de cette confrontation », a-t-on appris. En tout cas, à la suite de cette autre audition inédite, le doyen des juges d’instruction sait désormais si le ministre Dano Djédjé et ses collègues sont impliqués ou non. Et, si après les autres confrontations des ministres, il constate qu’il y a anguille sous roche, il peut envisager d’interpeller le Président de la République en vue d’actionner le président de l’Assemblée nationale pour la mise sur pied de la Haute Cour de Justice. Or, dans un tel cas, il est clair que les ministres n’auront plus que leurs témoignages à donner. Ils devront absolument se défendre s’ils ne veulent pas aller à la MACA. « Cette suite possible fait peur à tous les ministres qui ont géré la filière à un moment ou à un autre », fait savoir un observateur. Faisant allusion au ministre Amadou Gon Coulibaly, il a indiqué que ce dernier n’a pas tort de demander d’abord la mise sur pied de la Haute Cour de Justice. Mais, le paradoxe c’est qu’une première fois il a accepté de se présenter devant le juge d’instruction à titre de témoin, mais pour la dernière confrontation il refuse parce que cela devenait plus sérieux. « Le Président Gbagbo ne veut lâcher prise. Il est dans une logique de la Justice fait son travail. Cela signifie que s’il s’avère que les ministres sont impliqués, il leur fera payer. Parce qu’ils se seront rendus coupables de détournements de deniers publics », a laissé entendre un producteur averti. Ainsi, malgré toutes les assurances à eux faites, si l’on constate que les ministres sont impliqués, il leur sera demandé de démissionner pour que l’enquête suive véritablement son cours. Et, une fois que la Haute Cour de Justice est mise en place, elle pourra alors procéder au jugement des ministres. Autrement dit, l’idée de l’incarcération de ministres dans le cadre de la filière café - cacao n’est pas du tout à écarter. Mais, en attendant cette autre évolution, le doyen a décidé de proroger la durée de détention des détenus de la filière café - cacao.
Une autre violation ?
Or, proroger la durée de détention des détenus de la filière, c’est aller contre la volonté des avocats des détenus qui plaident depuis un moment pour leur libération. Pour une question de respect de leurs droits humains. En effet, en janvier 2009, des dirigeants de la filière café - cacao, incarcérés pour de présumées malversations, ont porté plainte contre l’Etat de Côte d’Ivoire auprès de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour « violations de droits de l`Homme ». Dans un communiqué, leur avocat avait dénoncé la « violation du principe de la présomption d`innocence », la « violation des règles de la détention préventive » et l’ « atteinte au droit à un procès équitable » de responsables de la filière cacao. Une prorogation de leur détention à la MACA qui s’oppose à l’idée de liberté des détenus de la filière. En fait, après l’assignation le 24 septembre dernier à Abuja, le libellé du procès de Abuja (Nigeria) relatif aux ex-dirigeants de la filière café - cacao incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) a été fixé au 18 novembre 2009. Si prorogation de détention, il y a eu, alors l’Etat de Côte d’Ivoire a peu de considération pour le libellé dudit procès. Avec Me Aka Narcisse comme avocat des incarcérés et Me Essis comme celui de l’Etat de Côte d’Ivoire, les débats, semble-t-il, se sont bien déroulés, selon nos sources. A en croire le défenseur des ex-dirigeants, l’intérêt de la défense étant lié au contentieux relatif à la violation des droits de l’Homme des responsables de ladite filière. Pour rappel, des dirigeants croupissent à la Maca depuis juin 2008. Aucun parmi eux n’a encore réussi à obtenir la liberté provisoire. Selon Me Aka Narcisse, la présomption d’innocence dont devraient bénéficier ses clients n’est pas effective. Mieux, toutes les demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées, au motif que « la détention des inculpés reste nécessaire à la manifestation de la vérité ». La plainte déposée contre l’Etat de Côte d’Ivoire devant la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Abuja, au Nigeria, vise le respect des droits des détenus. Or, toute prorogation de leur détention nuit au principe du respect de leurs droits huimains. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d`Ivoire détient plus de 40% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d`exportation du pays et environ 20% de son produit intérieur brut.
• jeudi 15 octobre 2009 par Hermance KOUKOUA-N’TAH
« Si la filière café - cacao est un panier à crabes, on trouvera bien une solution pour saisir tous les crabes et les discipliner ». Dixit G.N, président d’une coopérative de la filière café - cacao qui a requis l’anonymat avant de faire des commentaires sur l’enquête diligentée depuis quelque temps dans la filière café - cacao et qui fait trembler nombre d’acteurs du secteur. Selon lui, les producteurs de café et de cacao ne peuvent pas s’imaginer comment l’argent est brassé dans le milieu. « Ils ne peuvent ni s’imaginer comment l’argent de la filière est facilement détourné ni comment le désordre promu nuit aux producteurs. C’est maintenant que les Ivoiriens auront quelques informations sur ce qui se passe réellement dans la filière », a-t-il confié. Faisant allusion aux auditions du doyen des juges d’instruction, Ladji Gnakalé Joachim, notamment aux confrontations entre les ministres ayant géré la filière et les ex-dirigeants du secteur détenus à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), cet expert de la filière café - cacao a dénoncé les mauvaises pratiques qui ont amené le Président Gbagbo à ordonner une enquête en octobre 2007. En effet, cette enquête diligentée par le procureur de la République Tchimou Raymond vise la filière café-cacao depuis sa libéralisation ainsi que la circulation des ressources et des flux financiers de chacune des structures dirigeantes de la filière. Notamment, le Fdpcc (Fonds de développement et de promotions des activités des producteurs de café et de cacao), la BCC (Bourse du café et du cacao), le Fgccc (Fonds de garantie des coopératives de café et de cacao) et le Frc (Fonds de régulation et de contrôle du café et du cacao). Après avoir entraîné l’incarcération d’une vingtaine de cadres des structures de la filière dont plusieurs barons notamment Henri Kassi Amouzou (ex-président du Fonds de développement et de la promotion des activités des producteurs de café et de cacao / Fdpcc), Tapé Do (ex-président de la Bourse du Café et du Cacao / Bcc) et Angeline Kili (ex-présidente du Fonds de régulation et de contrôle du Café et du Cacao) depuis juin 2008, l’enquête suit son cours avec des rebondissements. Il s’agit notamment des confrontations annoncées des cinq ministres qui ont plus ou moins géré la filière café - cacao depuis la libéralisation en 2000.
Ce qui fait peur aux ministres
Après leurs premiers témoignages autorisés par le Gouvernement ivoirien devant le doyen des juges en octobre 2008, personne n’avait, en effet, imaginé que le juge Ladji Gnakalé Joachim rappelait les ministres Amadou Gon Coulibaly de l’Agriculture, Charles Koffi Diby de l’Economie et des Finances, Paul Antoine Bohoun Bouabré du Plan et du Développement, Dano Djédjé de la Réconciliation nationale et Alphonse Douati de la Production et des Ressources halieutiques pour confrontations avec les « prisonniers du café et du cacao ». Malgré plusieurs rendez-vous ratés du fait de la mauvaise volonté des ministres, c’est finalement le ministre Dano qui a pourtant accpté de se jeter à l’eau. Mais que de frayeurs ! Selon des indiscrétions, l’enquête judiciaire dans la filière café cacao n’a pas fini de dévoiler tous ses secrets. Pour cause, les sources avancent que le ministre Dano Djédjé aurait beaucoup souffert lors de sa confrontation avec Henri Amouzou et Firmin Kouakou (ex-directeur général du Frc et Dcc du Président Gbagbo de Bouaflé Firmin Kouakou). On parle de deux milliards de francs Cfa du FDPCC à Dano Djédjé pour le compte de la Chambre d’Agriculture, deux autres milliards pour l’inscription des étudiants qu’il n’a pas remis au CROU, de 450 millions de francs Cfa des dirigeants de la filière pour l’organisation des funérailles du père du Président Gbagbo, d’un don d’un véhicule, de 200 millions de francs Cfa du FRC pour l’effort de paix, etc. La suite de l’enquête nous en dira certainement plus. « Les Amouzou ont fait le grand déballage, et Dano Djédjé n’a pu nier certaines choses. Le ministre est sorti très meurtri de cette confrontation », a-t-on appris. En tout cas, à la suite de cette autre audition inédite, le doyen des juges d’instruction sait désormais si le ministre Dano Djédjé et ses collègues sont impliqués ou non. Et, si après les autres confrontations des ministres, il constate qu’il y a anguille sous roche, il peut envisager d’interpeller le Président de la République en vue d’actionner le président de l’Assemblée nationale pour la mise sur pied de la Haute Cour de Justice. Or, dans un tel cas, il est clair que les ministres n’auront plus que leurs témoignages à donner. Ils devront absolument se défendre s’ils ne veulent pas aller à la MACA. « Cette suite possible fait peur à tous les ministres qui ont géré la filière à un moment ou à un autre », fait savoir un observateur. Faisant allusion au ministre Amadou Gon Coulibaly, il a indiqué que ce dernier n’a pas tort de demander d’abord la mise sur pied de la Haute Cour de Justice. Mais, le paradoxe c’est qu’une première fois il a accepté de se présenter devant le juge d’instruction à titre de témoin, mais pour la dernière confrontation il refuse parce que cela devenait plus sérieux. « Le Président Gbagbo ne veut lâcher prise. Il est dans une logique de la Justice fait son travail. Cela signifie que s’il s’avère que les ministres sont impliqués, il leur fera payer. Parce qu’ils se seront rendus coupables de détournements de deniers publics », a laissé entendre un producteur averti. Ainsi, malgré toutes les assurances à eux faites, si l’on constate que les ministres sont impliqués, il leur sera demandé de démissionner pour que l’enquête suive véritablement son cours. Et, une fois que la Haute Cour de Justice est mise en place, elle pourra alors procéder au jugement des ministres. Autrement dit, l’idée de l’incarcération de ministres dans le cadre de la filière café - cacao n’est pas du tout à écarter. Mais, en attendant cette autre évolution, le doyen a décidé de proroger la durée de détention des détenus de la filière café - cacao.
Une autre violation ?
Or, proroger la durée de détention des détenus de la filière, c’est aller contre la volonté des avocats des détenus qui plaident depuis un moment pour leur libération. Pour une question de respect de leurs droits humains. En effet, en janvier 2009, des dirigeants de la filière café - cacao, incarcérés pour de présumées malversations, ont porté plainte contre l’Etat de Côte d’Ivoire auprès de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) pour « violations de droits de l`Homme ». Dans un communiqué, leur avocat avait dénoncé la « violation du principe de la présomption d`innocence », la « violation des règles de la détention préventive » et l’ « atteinte au droit à un procès équitable » de responsables de la filière cacao. Une prorogation de leur détention à la MACA qui s’oppose à l’idée de liberté des détenus de la filière. En fait, après l’assignation le 24 septembre dernier à Abuja, le libellé du procès de Abuja (Nigeria) relatif aux ex-dirigeants de la filière café - cacao incarcérés à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) a été fixé au 18 novembre 2009. Si prorogation de détention, il y a eu, alors l’Etat de Côte d’Ivoire a peu de considération pour le libellé dudit procès. Avec Me Aka Narcisse comme avocat des incarcérés et Me Essis comme celui de l’Etat de Côte d’Ivoire, les débats, semble-t-il, se sont bien déroulés, selon nos sources. A en croire le défenseur des ex-dirigeants, l’intérêt de la défense étant lié au contentieux relatif à la violation des droits de l’Homme des responsables de ladite filière. Pour rappel, des dirigeants croupissent à la Maca depuis juin 2008. Aucun parmi eux n’a encore réussi à obtenir la liberté provisoire. Selon Me Aka Narcisse, la présomption d’innocence dont devraient bénéficier ses clients n’est pas effective. Mieux, toutes les demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées, au motif que « la détention des inculpés reste nécessaire à la manifestation de la vérité ». La plainte déposée contre l’Etat de Côte d’Ivoire devant la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Abuja, au Nigeria, vise le respect des droits des détenus. Or, toute prorogation de leur détention nuit au principe du respect de leurs droits huimains. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d`Ivoire détient plus de 40% de parts de marché. Le cacao et le café représentent 40% des recettes d`exportation du pays et environ 20% de son produit intérieur brut.
mardi 13 octobre 2009
Il ne faut pas avoir peur de particper aux debats sur les questions essentielles.
Si l'afrique est ce continent ou rien ne bouge et ou toutes les violations ont lieu, c'est parce que les africains eux memes ont peur de debattre les questions qui touchent a leur bien etre. Les africains refusent pour je ne sais quelle raison de lutter ou de changer leurs conditions de vie.
Je devrais avoir 15 ou 16 ans, et avec mes amis chretiens a l'eglise protestante de Bouafle, nous avons decide de dire aux pasteurs que nous n'apprecions pas ce qu'ils faisaient, les nouvelles lois qui etaient contraires a l'enseignement de la Bible et surtout aux restrictions anachroniques que certains voulaient nous imposer. Nous avions tous ensembles decider de faire changer la tendance restrictive de l'enseignement biblique. Lorsqu'il fallait rencontrer les pasteurs, tous mes amis ont fui ou ont trouve une excuse pour ne pas etre vus comme des contestataires, des rebelles. Je me suis retrouve tout seul a dire aux pasteurs ce que je pensais.
Hier j'ai lu l'article sur le bar climatise a la gloire de Jesus qui vient d'etre ouvert a Abidjan et qui est animatise par les chantres. Lorsque vous lisez a la fin de l'article, il y a le lead chanteur des Chantres, Charles Alao, qui dit a ceux qui questionnent la sagesse d'un tel projet qu'ils sont vieux jeux. L'ironie ici c'est que le pere de Charles etait l'un des pasteurs avec lesquels je me suis battu. Cette empoignade verbale entre moi et le pere de Charles a mis en route certains des changements que vous observez dans certaines eglises evangeliques aujourd'hui.
J'ai poste l'article de l'Inter qui presente une empoignade verbale entre Simone Gbagbo et les pasteurs. Elle reproche aux pasteurs leur manque de spiritualite et reprend presque comme son mari que les gens mendient trop, et surtout les pasteurs. Elle les exhortent plutot a jeuner 40 jours pour que Dieu preserve la CI jusqu'aux elections. Cela semble etre la vocation des pasteurs, mais les pasteurs en CI ont tous sauf le desir de spiritualite. Les pasteurs a leur tour repondent a Simone et traitent elle et son epoux d'etre responsables de la pauvrete et de la division en Cote D'ivoire. Tres beau debat n'est ce pas? C'est un debat necessaire et les acteurs sont importants car de cette opposition naitra surement quelque chose de positif pour le pays. Le webby semble ne pas apprecier la valeur regenerative d'un tel debat.
D'un cote, Simone a raison car les pasteurs ont perdu le credit qu'on leur accordait, et de l'autre les pasteurs ont parfaitement raison de donner leur opinion sur la vie de la nation, etant membres de cette nation la.
Le debat vaut la peine d'etre mene, car dans la vie d'une nation, il arrive des moments ou il faut faire face aux questions difficiles. Il faut se debarasser de sa peur ou de cette fausse neutralite, et prendre position et donner son avis sur les questions essentielles. C'est a ce prix la que les societes avancent. Si Martin Luther King avait dit "je suis apsteur, donc je me dois eviter de faire la politique", ou "je dois arreter de denoncer le mal du gouvernement americain", nous ne serions pas ici, les noirs vivraient separes, et ne pourraient voter. A un moment de la vie de chacun de nous, il faut que nous decidons de soit ameliorer notre condition en faisant le sacrifice d'exiger le respect et la verite, soit nous acceptons de vivre dans la servitude. Cette question la s'impose a chaque africain premierement, et a chaque etre humain en general. En Afrique, nous refusons de repondre individuellement a cette question. Nous refusons de nous engager dans l'amelioration de notre condition de vie collective. Nous avons toujours une excuse propre pour ne pas lutter ou prendre position. SOit nous ne voulons pas faire de la politique, soit nous sommes des professeurs, des chercheurs, et donc cela est ce qui nous interesse, et ainsi ceux qui doivent faire bouger les choses se derobent, laissant aux plus desesperes le role de leaders. On aboutit donc a Dadis Camara, au soro guillaume, et au Ali Bongo, parce que ceux qui ont la connaissance et le formation n'ont pas le courage de se tenir debout pour mener la lutte qu'il faut mener.
L'instinct de conservation est la premiere loi de la nature, nul n'aime risquer sa vie pour les autres, nul n'est venu ici pour mourir pour les autres, chacun aime sa vie, mais si nous, africains, voulons aider l'Afrique, nous devons avoir un peu ce courage de dire ce que nous pensons.
Il y a une necessite pour nous de nous engager dans la lutte de l'amelioration de notre existence. Il y a une urgence pour nous de nous engager dans la protection de nos droits. Aussi longtemps que nous serons animes par la peur, nous ne serons pas prets a vivre la vie pour laquelle Dieu nous a mis sur cette terre. N'ayez pas peur des debats essentiels qui sauveront notre pays. C'est la moindre des choses.
Je devrais avoir 15 ou 16 ans, et avec mes amis chretiens a l'eglise protestante de Bouafle, nous avons decide de dire aux pasteurs que nous n'apprecions pas ce qu'ils faisaient, les nouvelles lois qui etaient contraires a l'enseignement de la Bible et surtout aux restrictions anachroniques que certains voulaient nous imposer. Nous avions tous ensembles decider de faire changer la tendance restrictive de l'enseignement biblique. Lorsqu'il fallait rencontrer les pasteurs, tous mes amis ont fui ou ont trouve une excuse pour ne pas etre vus comme des contestataires, des rebelles. Je me suis retrouve tout seul a dire aux pasteurs ce que je pensais.
Hier j'ai lu l'article sur le bar climatise a la gloire de Jesus qui vient d'etre ouvert a Abidjan et qui est animatise par les chantres. Lorsque vous lisez a la fin de l'article, il y a le lead chanteur des Chantres, Charles Alao, qui dit a ceux qui questionnent la sagesse d'un tel projet qu'ils sont vieux jeux. L'ironie ici c'est que le pere de Charles etait l'un des pasteurs avec lesquels je me suis battu. Cette empoignade verbale entre moi et le pere de Charles a mis en route certains des changements que vous observez dans certaines eglises evangeliques aujourd'hui.
J'ai poste l'article de l'Inter qui presente une empoignade verbale entre Simone Gbagbo et les pasteurs. Elle reproche aux pasteurs leur manque de spiritualite et reprend presque comme son mari que les gens mendient trop, et surtout les pasteurs. Elle les exhortent plutot a jeuner 40 jours pour que Dieu preserve la CI jusqu'aux elections. Cela semble etre la vocation des pasteurs, mais les pasteurs en CI ont tous sauf le desir de spiritualite. Les pasteurs a leur tour repondent a Simone et traitent elle et son epoux d'etre responsables de la pauvrete et de la division en Cote D'ivoire. Tres beau debat n'est ce pas? C'est un debat necessaire et les acteurs sont importants car de cette opposition naitra surement quelque chose de positif pour le pays. Le webby semble ne pas apprecier la valeur regenerative d'un tel debat.
D'un cote, Simone a raison car les pasteurs ont perdu le credit qu'on leur accordait, et de l'autre les pasteurs ont parfaitement raison de donner leur opinion sur la vie de la nation, etant membres de cette nation la.
Le debat vaut la peine d'etre mene, car dans la vie d'une nation, il arrive des moments ou il faut faire face aux questions difficiles. Il faut se debarasser de sa peur ou de cette fausse neutralite, et prendre position et donner son avis sur les questions essentielles. C'est a ce prix la que les societes avancent. Si Martin Luther King avait dit "je suis apsteur, donc je me dois eviter de faire la politique", ou "je dois arreter de denoncer le mal du gouvernement americain", nous ne serions pas ici, les noirs vivraient separes, et ne pourraient voter. A un moment de la vie de chacun de nous, il faut que nous decidons de soit ameliorer notre condition en faisant le sacrifice d'exiger le respect et la verite, soit nous acceptons de vivre dans la servitude. Cette question la s'impose a chaque africain premierement, et a chaque etre humain en general. En Afrique, nous refusons de repondre individuellement a cette question. Nous refusons de nous engager dans l'amelioration de notre condition de vie collective. Nous avons toujours une excuse propre pour ne pas lutter ou prendre position. SOit nous ne voulons pas faire de la politique, soit nous sommes des professeurs, des chercheurs, et donc cela est ce qui nous interesse, et ainsi ceux qui doivent faire bouger les choses se derobent, laissant aux plus desesperes le role de leaders. On aboutit donc a Dadis Camara, au soro guillaume, et au Ali Bongo, parce que ceux qui ont la connaissance et le formation n'ont pas le courage de se tenir debout pour mener la lutte qu'il faut mener.
L'instinct de conservation est la premiere loi de la nature, nul n'aime risquer sa vie pour les autres, nul n'est venu ici pour mourir pour les autres, chacun aime sa vie, mais si nous, africains, voulons aider l'Afrique, nous devons avoir un peu ce courage de dire ce que nous pensons.
Il y a une necessite pour nous de nous engager dans la lutte de l'amelioration de notre existence. Il y a une urgence pour nous de nous engager dans la protection de nos droits. Aussi longtemps que nous serons animes par la peur, nous ne serons pas prets a vivre la vie pour laquelle Dieu nous a mis sur cette terre. N'ayez pas peur des debats essentiels qui sauveront notre pays. C'est la moindre des choses.
lundi 12 octobre 2009
Les vérités crues de la Première dame à ces hommes de Dieu . Leur réplique à l’épouse du chef de l’Etat
Sollicités pour 40 jours de jeûne pour la Côte d’Ivoire
Des pasteurs évangéliques disent niet à Mme Gbagbo.
mardi 13 octobre 2009
A Madame La Première Dame De la Côte d’Ivoire
Objet : DIEU a Son livre de souvenir ouvert !!!
Madame la Première Dame, A César ce qui est à César et à DIEU ce qui est à DIEU selon Math 22 : 21, pour tout simplement dire que ce qui émane du dieu de siècle porte l’effigie des Rois du monde et profite au monde et ce qui émane de DIEU porte l’empreinte de JESUS-CHRIST et profite au corps de Christ. L’Eglise de Côte d’Ivoire dans sa composante Evangélique a été conviée à une rencontre ce samedi 10 octobre 2009 à 17H à la résidence du Président de la République à l’effet de s’enquérir des propositions relatives à la sortie définitive de crise au travers du thème que vous aviez bien voulu développer et qui s’intitule : « Finie la servitude ». Après votre exposé, la série des questions a éclairé le corps de christ sur votre réelle position vis-à-vis des préoccupations de l’Eglise Evangélique et Protestante de Côte d’Ivoire : nous sommes repartis surpris, découragés mais très réconfortés par JESUS-CHRIST notre sauveur. Car à la lecture des doléances faites par le Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire allant dans le sens de la revalorisation de la dignité du corps du Christ surtout de ses leaders, vous aviez accordé une fin de non recevoir. Vous aviez plutôt rappelé aux chrétiens et à leurs leaders de vaquer à la prière et au jeûne, rien qu’à cela comme le demande le Seigneur. Et que c’est dans cette veine que s’inscrit le programme de 40 jours de jeûne et prières auquel vous soumettez l’Eglise Protestante et Evangélique jusqu’au 28 novembre 2009. Permettez Madame la Première Dame que je vous rappelle ici les propositions faites par le Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire.
Les exigences qui vont fâcher Mme Gbagbo 1 : Que l’Ordre de l’Eglise soit une institution officielle regroupant tous les ministères du Corps de Christ ou à défaut qu’il y ait un Ministère des Cultes interlocuteurs du pouvoir, ce qui donnerait une considération aux œuvres spirituelles sous votre mandat ; 2 : que chaque leader Président de : l’Ordre, Haut conseil, Confeci, Feci, Cepmeci, Cenepeci, Emuci, Ceci, etc. ait le statut d’Ambassadeur ou de diplomate itinérant. Ce serait une marque de reconnaissance à l’effort spirituel des Hommes et servantes de Dieu, nous élevant à ces rangs de dignité. Que le Président Houphouët Boigny a créé des conditions favorables à certaines congrégations en les mettant à une certaine hauteur de dignité bien que nous soyons un pays laïc. La basilique de Yamoussoukro, la cathédrale et certaines mosquées sont à son actif et à la grande joie des bénéficiaires. Le Président Bédié a pérennisé tous ces acquis car étant fils de catholique et nous connaissons les grandes ambitions qu’il projette encore pour eux. Quant au Président Alassane Ouattara, alors Premier Ministre, il a œuvré, si je ne m’abuse, à la construction de la grande mosquée du Plateau ; et s’il était président de la République, qu’allait-il faire pour eux ? Tous ces grands hommes politiques sont à féliciter pour avoir affirmé ouvertement, sans ambages et sans honte leur croyance. 3 : un quota de 10 passeports diplomatiques est sollicité pour chaque groupe afin de faciliter le service spirituel qui nécessite beaucoup de déplacements au vu des sollicitations de toutes parts venant même de l’extérieur. Ce serait une manière de crédibiliser et de consoler plusieurs pour leur consécration et dont la plupart ont perdu leur fils biologique durant la guerre. 4 : à l’image de l’Arabie Saoudite ou notre pays est représenté par un musulman, nous souhaitons que l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire en Israël soit un ministre de Dieu choisi parmi ses pairs. 5 : une chaîne de télévision et une radio pour le corps de Christ et surtout la libéralisation de ces puissants moyens de communication et de développement à l’air des NTIC. Souvenez-vous que vous aviez en son temps condamné le parti unique d’Houphouët en prônant le pluralisme politique et fustigé que les medias soient à la solde du parti au pouvoir, et oui, la jeunesse d’alors avait applaudi. Mais cette jeunesse devenue mature revendique les mêmes avantages pour le compte de DIEU et c’est le statu quo. 6 : que ces propositions fassent l’objet d’une application dans le courant de ce mois d’octobre 2009 en vue d’une remobilisation crédible du peuple de Dieu, dans un conteste de revalorisation de la dignité de ses leaders, qui depuis ont été des derniers pour enfin, si vous le souhaitez bien, devenir des premiers. Dans quelques jours notre pays prendra son destin en main, en s’engageant dans les élections justes et transparentes. Au regard de la carrure des différents candidats, des conditions qui ont précédé et émaillé la vie de l’Eglise évangélique et protestante du pays, il ne fait aucun doute que la bataille électorale sera très rude au niveau du suffrage des chrétiens. Vu les enjeux qui se profilent à l’horizon, sachez que l’ODECI est une institution spirituelle de régulation, de restauration et de défense des intérêts des Chrétiens, en vue de l’établissement des filles et fils dignes de la promesse. A cet effet, après avoir sondé chaque groupe du corps de christ, nous voudrions indiquer ici nos propositions ci-dessus sous forme de revendications. Elles ne devraient pas être négligées si l’on veut avoir la caution du peuple Protestant et Évangélique de Côte d’Ivoire qui compte plus de quatre millions de chrétiens, suffrage incontournable pour la victoire de n’importe quel candidat y compris celle du candidat Laurent GBAGBO. Vous avez remarqué le tonnerre d’applaudissements qui a accueilli toutes ces propositions lors de la rencontre.
La colère et les vérités de la Première Dame
Madame la Première Dame, quel n’a été notre grande surprise lorsque vous avez martelé haut et fort devant tout le corps de Christ représenté par ses leaders, selon vos termes que je cite pour prendre tous à témoin : 1 : le peuple de Dieu n’a pas été convié pour parler de l’élection du Président Laurent Gbagbo mais plutôt pour prier contre les ennemis de la Côte d’Ivoire, donc ce ne n’est pas à l’ordre du jour. 2 : et comme vous me donnez l’occasion, je tiens à rappeler que le Président de la République n’est pas là pour distribuer des passeports diplomatiques aux Pasteurs car il le donne à des fonctionnaires et à ceux qui les méritent mais jamais pour des critères liés à la chrétienté. 3 : si le Président Houphouët a pu construire la Basilique et des mosquées avec l’argent de l’Etat, c’est sa politique à lui. D’ailleurs cette manière de voir les choses a été critiquée et condamnée par mon mari et moi en son temps. Mais nous ne ferons pas comme lui. 4 : ne mettez pas à l’esprit que le Président vous donnera une chaîne de télévision encore moins une radio, ça jamais ! Mais il ne peut que créer les conditions pour que les demandeurs qui se trouveraient être des chrétiens puissent en avoir comme tout le monde. C’est une question de loi. 5 : quant à la nomination d’un ambassadeur chrétien ou pasteur en Israël, c’est inadmissible et il ne faudrait pas introduire de fausses choses dans l’esprit des gens. Car ce n’est pas le rôle de l’Eglise de s’intéresser à ces choses et mieux vous n’aviez pas connaissance d’un ambassadeur musulman mais plutôt d’un Consul à Djedda qui est un musulman. Il était sous-préfet et pour avoir bien tenu sa circonscription, mon mari l’a choisi et effectivement il fallait un musulman pour réussir les pèlerinages des musulmans. 6 : pour la dignité des hommes de Dieu le problème est à votre niveau car le corps protestant et évangélique est désorganisé et n’est pas crédible. Il y a des choses honteuses au niveau des hommes de Dieu et par ma position de première Dame je sais beaucoup et vous-mêmes les hommes de Dieu, vous être bien placés pour juger. Mais au lieu de chercher que le Président vous donne de la dignité, les leaders de l’Eglise gagneraient à se sanctifier et sortir des situations d’impudicité, d’immoralité et de souillure. Qu’il serait temps pour eux de profiter de ces 40 jours de jeûne et prières pour se nettoyer avant de parler de dignité. Etant tellement divisés, qu’ils ont été réunis pour parler d’une même voix mais à peine sont-ils sortis d’ici on assistait à la création d’autres groupes et organisations. Donc pour toutes ces propositions, nous sommes très clairs et revenons à l’ordre du jour.
La réplique des pasteurs frustrés
Ainsi Madame la Première Dame, vous avez montré et prouvé que la vision que vous avez pour l’Eglise est de les soumettre à un jeûne de 40 jours et rien de plus. Maintenant écoutez moi en ma qualité de Prophète de DIEU et Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire : 1 : à quel titre vous vous permettez de convier les Ministres de Dieu et le peuple de Dieu à un jeûne de 40 jours ? Est-ce en tant que Première Dame ou en tant que fille de l’Eglise de Jésus-Christ ? Nous ne sommes pas au temps du sacerdoce Lévitique ni au temps des Juges mais plutôt au temps du sacerdoce selon Melchisédech : c’est la révélation du sacerdoce de JESUS. C’est pour instaurer ce sacerdoce qui fait la dignité des ministres de Dieu qu’il est mort de la main de ceux du sacerdoce ancien. Si c’est en tant que Première Dame, vous auriez dû utiliser la voie de la Direction des cultes via le Ministère de l’Intérieur. Et à ce niveau, nous ne manquerons pas non plus d’argument. Mais si c’est en tant que Fille de l’Eglise, là encore un fidèle ne soumet jamais et jamais ses pères ou ses maitres spirituels à un jeûne de 40 jours sans que les motifs ne fassent l’objet d’un sondage véritable devant le Seigneur. La démarche spirituelle dans ce cas est de soumettre la vision aux leaders et non de les y soumettre. Madame la Première Dame, nous vous rappelons que le document que nous avons reçu commence par ceci : « le couple Présidentiel invite le peuple de Côte d’Ivoire à un temps de consécration et d’action de grâces ». De quel Dieu parle-t-on ? Qui se consacre à Dieu et à son action de grâces ? Il n’y a que les Chrétiens et non le peuple car l’Ordre insiste pour qu’il n’y ait plus de confusion dans sa désignation car le peuple de Côte d’Ivoire regorge en son sein les chrétiens. Donc, que le couple Présidentiel fasse la différence entre les chrétiens et les non chrétiens : qu’on ne politise pas avec DIEU.
‘’Affirmez sans honte votre croyance ‘’
Il serait temps que le couple Présidentiel soit courageux quant à l’affirmation franche et sincère de leur croyance et cela sans honte ni repli. Il n’y a pas de chrétiens en dehors de JESUS. L’Ordre rappelle que l’Eglise de JESUS est déjà consacrée depuis et Math 16 : 18 révèle que même les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Quant aux actions de grâces, c’est le quotidien de l’Eglise sous la direction des leaders spirituels selon Phil 4 : 6 faites connaître vos besoins à Dieu avec action de grâces ; et Col 3 : 17 rappelle qu’il faut rendre par JESUS-CHRIST des actions de grâces à DIEU, car Apo 7 : 17 achève pour dire l’action de grâces est à notre DIEU. Comprenez alors que le peuple de DIEU qui est orphelin pour ses nombreux besoins se console par de multiples actions de grâces à DIEU et croyez-nous, nous avons été exaucés et la délivrance n’est plus loin. Ce n’est pas les Rois qui établissent les hommes de Dieu mais c’est plutôt les hommes de Dieu qui établissent les Rois et vous en êtes grandement témoin. Pour ce qui est du thème : ‘’FINIE LA SERVITUDE’’ Mais de quelle servitude ? Le peuple de DIEU est-il dans la servitude ? Et par qui ? Ou est-ce la Côte d’Ivoire ? Le pays est sous la domination de qui ? L’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire informe que l’Eglise de JESUS-CHRIST n’est sous la domination de personne sinon de JESUS lui-même ! Et s’il devrait y avoir de servitude, nos prophètes sont là pour nous éclairer le moment venu. Pour la Côte d’Ivoire, nous disons qu’il n’existe pas de servitude car il suffit de regarder le train de vie de ceux qui nous gouvernent. C’est plutôt le peuple de Côte d’Ivoire qui est sous la servitude du politique et c’est un fait connu et reconnu par tous sans qu’on ait besoin de révélation ! C’est donc plutôt le politique qui doit se consacrer à DIEU !
Qui est l’ennemi de la Côte d’Ivoire ?
Madame la Première Dame, vous écriviez que : « le couple Présidentiel ... demande aux Ivoiriens une fois, de se tourner pendant 40 jours vers ce DIEU grand et redoutable qui nous sauva des coups de l’ennemi, pour que cesse définitivement notre esclavage ». Qui est l’ennemi ? Monsieur Soro Guillaume ? Non car il est notre Premier Ministre ! Ceux qui ont pris les armes ? Non, car ils se nomment Forces Nouvelles et le Général Bakayoko est le Chef d’état-major adjoint ! Quels sont ces ennemis ? Ceux qui soutenaient Monsieur Soro Guillaume ? nous disons non car ils sont tous dans le gouvernement et sont aujourd’hui tous nos autorités et l’Eglise a manifesté son grand amour en acceptant de prier pour eux tous afin que DIEU les pardonne et que jamais le politique divise l’armée qui a toujours été en phase avec la population ivoirienne. Qui est ennemi ? La France ou le Burkina Faso ? Enfin non et non ! Car ce sont les meilleurs alliés du pouvoir rien qu’en regardant les privilèges et les marchés publics qu’ils détiennent dans l’économie de la Côte d’Ivoire ! L’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire ne reconnaît personne comme étant ennemi du pays sinon ceux qui ont un dessein contre les œuvres du Dieu créateur des cieux et la terre, qui créa l’homme pour son épanouissement afin que les riches partagent avec les pauvres qui les mettent au pouvoir.
La réalité du pays que vous gouvernez
Nous refusons que le Corps de Christ soit mêlé à une quelconque querelle du politique qui se bat pour tout sauf l’intérêt de l’Eglise et des pauvres. Sans Dieu on ne peut jamais aimer les créatures de DIEU. Par ailleurs qui est esclave ? Personne n’est esclave en Côte d’Ivoire, sinon si esclavage il y a, c’est celui imposé par vous les politiciens ! Qui est esclave ? Il n’y a que des démunis, des sans-abri, des désœuvrés, des parents dont les enfants sont morts de martyr du fait des politiciens, des étudiants diplômés qui n’ont pas de possibilités d’avoir des emplois malgré l’intelligence que DIEU leur a donné, des filles et des mamans qui souffrent des harcèlements sexuels , des foyers brisés par des nouveaux riches, des soldats non récompensés, l’armée chagrinée par les venins du politique qui les ont amenés à s’entretuer, un peuple méprisé, déçu du politicien sans Dieu, la Côte d’Ivoire fatiguée de la démagogie, des patriotes fatigués de régler les dissensions des politiciens, des jeunes obligés de faire la politique à bas âge pour avoir une place au soleil, une jeunesse ivoirienne désorientée et sans repère parmi les ainés, des conditions de vie difficiles et indignes d’un peuple hospitalier, des salaires méprisables et rétrogrades d’une époque préhistorique, l’impudicité galopante, l’injustice et l’impunité à tous les niveaux du politique... Voila Madame la Première Dame les réalités du pays que vous gouvernez sans JESUS comme il pouvait avertir « la Pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle et c’est un prodige ». On nous rétorque le plus souvent que le pays était divisé en deux ! Oui, c’est vrai ; mais le cas de l’Allemagne aurait instruit beaucoup pour comprendre que ceux de l’Ouest étaient enviés par ceux de l’Est, et si les budgets avaient été utilisés pour ceux qui étaient au Sud on aurait multiplié les infrastructures et les commodités des peuples du Sud. Enfin, l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire informe pour l’heure l’ensemble du Corps de christ que jusqu’à nouvel ordre : 1 : la Première Dame n’a pas de vision pour la dignité de l’Eglise malgré les 10 ans de mandat soutenus par nos prières ; 2 : l’Ordre s’étonne qu’un jeûne de 40 jours est demandé au corps de Christ jusqu’au 28 novembre, date de la veille des élections, 3 : que la Première Dame garde une mauvaise image des leaders de l’Eglise.
Des excuses publiques aux hommes de Dieu
Ainsi l’Ordre condamne les torts faits à la crédibilité de l’Eglise et demande par là que des excuses publiques soient faites en présence des leaders du corps de Christ. Il refuse qu’un jeûne soit imposé au corps de christ par des autorités non ministres de DIEU et dont les motivations ne cadrent pas avec la dignité du peuple de DIEU. Que ce jeûne de 40 jours est une curieuse manière d’écarter les chrétiens des consultations électorales car comment comprendre qu’on nous demande d’être affaiblis durant la période des campagnes alors que c’est le moment d’être très vigilants et mobilisés pour que JESUS soit au contrôle pour la restauration du pays. L’Ordre s’étonne encore qu’il est demandé aux leaders spirituels qu’on trouve désordonnés, manquant de sagesse, impudiques, divisés, disqualifiés à la dignité, des hommes pour qui on n’a aucune vision, on puisse leur demander de prier contre des ennemis ! L’Ordre demande au corps de Christ d’être attentif à tous les candidats qui ont des propositions nobles et sincères pour l’Eglise de Côte d’Ivoire et pour son peuple afin de se prononcer en dernier ressort. L’Ordre comprend qu’il n’était pas aisé pour nos devanciers d’imposer la dignité de JESUS par leurs messages et solidarité. L’Ordre les félicite pour leur courage et bravo à vous, car nous comprenons mieux les conditions de stress qui entourait vos ministères. Pour l’Ordre, il n’y a jamais de Pasteur voleur, impudiques, sorciers, démoniaques, mystiques mais plutôt des voleurs pasteurs, des impudiques pasteurs, des sorciers pasteurs, des démoniaques pasteurs, des mystiques pasteurs etc. Ceux-ci ne doivent pas être fondus au corps de Christ. Veuillez agréer Madame la Première Dame l’expression de notre considération distinguée. Que le SEIGNEUR JESUS CHRIST vous bénisse et vous fortifie.
Fait à Abidjan le 11 Octobre 2009 Pour le président l’ordre des Evêques de Côte d’Ivoire L’Evêque Sydney Yauboueth Porte-parole de l’Ordre chargé des affaires spirituelles
Des pasteurs évangéliques disent niet à Mme Gbagbo.
mardi 13 octobre 2009
A Madame La Première Dame De la Côte d’Ivoire
Objet : DIEU a Son livre de souvenir ouvert !!!
Madame la Première Dame, A César ce qui est à César et à DIEU ce qui est à DIEU selon Math 22 : 21, pour tout simplement dire que ce qui émane du dieu de siècle porte l’effigie des Rois du monde et profite au monde et ce qui émane de DIEU porte l’empreinte de JESUS-CHRIST et profite au corps de Christ. L’Eglise de Côte d’Ivoire dans sa composante Evangélique a été conviée à une rencontre ce samedi 10 octobre 2009 à 17H à la résidence du Président de la République à l’effet de s’enquérir des propositions relatives à la sortie définitive de crise au travers du thème que vous aviez bien voulu développer et qui s’intitule : « Finie la servitude ». Après votre exposé, la série des questions a éclairé le corps de christ sur votre réelle position vis-à-vis des préoccupations de l’Eglise Evangélique et Protestante de Côte d’Ivoire : nous sommes repartis surpris, découragés mais très réconfortés par JESUS-CHRIST notre sauveur. Car à la lecture des doléances faites par le Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire allant dans le sens de la revalorisation de la dignité du corps du Christ surtout de ses leaders, vous aviez accordé une fin de non recevoir. Vous aviez plutôt rappelé aux chrétiens et à leurs leaders de vaquer à la prière et au jeûne, rien qu’à cela comme le demande le Seigneur. Et que c’est dans cette veine que s’inscrit le programme de 40 jours de jeûne et prières auquel vous soumettez l’Eglise Protestante et Evangélique jusqu’au 28 novembre 2009. Permettez Madame la Première Dame que je vous rappelle ici les propositions faites par le Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire.
Les exigences qui vont fâcher Mme Gbagbo 1 : Que l’Ordre de l’Eglise soit une institution officielle regroupant tous les ministères du Corps de Christ ou à défaut qu’il y ait un Ministère des Cultes interlocuteurs du pouvoir, ce qui donnerait une considération aux œuvres spirituelles sous votre mandat ; 2 : que chaque leader Président de : l’Ordre, Haut conseil, Confeci, Feci, Cepmeci, Cenepeci, Emuci, Ceci, etc. ait le statut d’Ambassadeur ou de diplomate itinérant. Ce serait une marque de reconnaissance à l’effort spirituel des Hommes et servantes de Dieu, nous élevant à ces rangs de dignité. Que le Président Houphouët Boigny a créé des conditions favorables à certaines congrégations en les mettant à une certaine hauteur de dignité bien que nous soyons un pays laïc. La basilique de Yamoussoukro, la cathédrale et certaines mosquées sont à son actif et à la grande joie des bénéficiaires. Le Président Bédié a pérennisé tous ces acquis car étant fils de catholique et nous connaissons les grandes ambitions qu’il projette encore pour eux. Quant au Président Alassane Ouattara, alors Premier Ministre, il a œuvré, si je ne m’abuse, à la construction de la grande mosquée du Plateau ; et s’il était président de la République, qu’allait-il faire pour eux ? Tous ces grands hommes politiques sont à féliciter pour avoir affirmé ouvertement, sans ambages et sans honte leur croyance. 3 : un quota de 10 passeports diplomatiques est sollicité pour chaque groupe afin de faciliter le service spirituel qui nécessite beaucoup de déplacements au vu des sollicitations de toutes parts venant même de l’extérieur. Ce serait une manière de crédibiliser et de consoler plusieurs pour leur consécration et dont la plupart ont perdu leur fils biologique durant la guerre. 4 : à l’image de l’Arabie Saoudite ou notre pays est représenté par un musulman, nous souhaitons que l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire en Israël soit un ministre de Dieu choisi parmi ses pairs. 5 : une chaîne de télévision et une radio pour le corps de Christ et surtout la libéralisation de ces puissants moyens de communication et de développement à l’air des NTIC. Souvenez-vous que vous aviez en son temps condamné le parti unique d’Houphouët en prônant le pluralisme politique et fustigé que les medias soient à la solde du parti au pouvoir, et oui, la jeunesse d’alors avait applaudi. Mais cette jeunesse devenue mature revendique les mêmes avantages pour le compte de DIEU et c’est le statu quo. 6 : que ces propositions fassent l’objet d’une application dans le courant de ce mois d’octobre 2009 en vue d’une remobilisation crédible du peuple de Dieu, dans un conteste de revalorisation de la dignité de ses leaders, qui depuis ont été des derniers pour enfin, si vous le souhaitez bien, devenir des premiers. Dans quelques jours notre pays prendra son destin en main, en s’engageant dans les élections justes et transparentes. Au regard de la carrure des différents candidats, des conditions qui ont précédé et émaillé la vie de l’Eglise évangélique et protestante du pays, il ne fait aucun doute que la bataille électorale sera très rude au niveau du suffrage des chrétiens. Vu les enjeux qui se profilent à l’horizon, sachez que l’ODECI est une institution spirituelle de régulation, de restauration et de défense des intérêts des Chrétiens, en vue de l’établissement des filles et fils dignes de la promesse. A cet effet, après avoir sondé chaque groupe du corps de christ, nous voudrions indiquer ici nos propositions ci-dessus sous forme de revendications. Elles ne devraient pas être négligées si l’on veut avoir la caution du peuple Protestant et Évangélique de Côte d’Ivoire qui compte plus de quatre millions de chrétiens, suffrage incontournable pour la victoire de n’importe quel candidat y compris celle du candidat Laurent GBAGBO. Vous avez remarqué le tonnerre d’applaudissements qui a accueilli toutes ces propositions lors de la rencontre.
La colère et les vérités de la Première Dame
Madame la Première Dame, quel n’a été notre grande surprise lorsque vous avez martelé haut et fort devant tout le corps de Christ représenté par ses leaders, selon vos termes que je cite pour prendre tous à témoin : 1 : le peuple de Dieu n’a pas été convié pour parler de l’élection du Président Laurent Gbagbo mais plutôt pour prier contre les ennemis de la Côte d’Ivoire, donc ce ne n’est pas à l’ordre du jour. 2 : et comme vous me donnez l’occasion, je tiens à rappeler que le Président de la République n’est pas là pour distribuer des passeports diplomatiques aux Pasteurs car il le donne à des fonctionnaires et à ceux qui les méritent mais jamais pour des critères liés à la chrétienté. 3 : si le Président Houphouët a pu construire la Basilique et des mosquées avec l’argent de l’Etat, c’est sa politique à lui. D’ailleurs cette manière de voir les choses a été critiquée et condamnée par mon mari et moi en son temps. Mais nous ne ferons pas comme lui. 4 : ne mettez pas à l’esprit que le Président vous donnera une chaîne de télévision encore moins une radio, ça jamais ! Mais il ne peut que créer les conditions pour que les demandeurs qui se trouveraient être des chrétiens puissent en avoir comme tout le monde. C’est une question de loi. 5 : quant à la nomination d’un ambassadeur chrétien ou pasteur en Israël, c’est inadmissible et il ne faudrait pas introduire de fausses choses dans l’esprit des gens. Car ce n’est pas le rôle de l’Eglise de s’intéresser à ces choses et mieux vous n’aviez pas connaissance d’un ambassadeur musulman mais plutôt d’un Consul à Djedda qui est un musulman. Il était sous-préfet et pour avoir bien tenu sa circonscription, mon mari l’a choisi et effectivement il fallait un musulman pour réussir les pèlerinages des musulmans. 6 : pour la dignité des hommes de Dieu le problème est à votre niveau car le corps protestant et évangélique est désorganisé et n’est pas crédible. Il y a des choses honteuses au niveau des hommes de Dieu et par ma position de première Dame je sais beaucoup et vous-mêmes les hommes de Dieu, vous être bien placés pour juger. Mais au lieu de chercher que le Président vous donne de la dignité, les leaders de l’Eglise gagneraient à se sanctifier et sortir des situations d’impudicité, d’immoralité et de souillure. Qu’il serait temps pour eux de profiter de ces 40 jours de jeûne et prières pour se nettoyer avant de parler de dignité. Etant tellement divisés, qu’ils ont été réunis pour parler d’une même voix mais à peine sont-ils sortis d’ici on assistait à la création d’autres groupes et organisations. Donc pour toutes ces propositions, nous sommes très clairs et revenons à l’ordre du jour.
La réplique des pasteurs frustrés
Ainsi Madame la Première Dame, vous avez montré et prouvé que la vision que vous avez pour l’Eglise est de les soumettre à un jeûne de 40 jours et rien de plus. Maintenant écoutez moi en ma qualité de Prophète de DIEU et Président de l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire : 1 : à quel titre vous vous permettez de convier les Ministres de Dieu et le peuple de Dieu à un jeûne de 40 jours ? Est-ce en tant que Première Dame ou en tant que fille de l’Eglise de Jésus-Christ ? Nous ne sommes pas au temps du sacerdoce Lévitique ni au temps des Juges mais plutôt au temps du sacerdoce selon Melchisédech : c’est la révélation du sacerdoce de JESUS. C’est pour instaurer ce sacerdoce qui fait la dignité des ministres de Dieu qu’il est mort de la main de ceux du sacerdoce ancien. Si c’est en tant que Première Dame, vous auriez dû utiliser la voie de la Direction des cultes via le Ministère de l’Intérieur. Et à ce niveau, nous ne manquerons pas non plus d’argument. Mais si c’est en tant que Fille de l’Eglise, là encore un fidèle ne soumet jamais et jamais ses pères ou ses maitres spirituels à un jeûne de 40 jours sans que les motifs ne fassent l’objet d’un sondage véritable devant le Seigneur. La démarche spirituelle dans ce cas est de soumettre la vision aux leaders et non de les y soumettre. Madame la Première Dame, nous vous rappelons que le document que nous avons reçu commence par ceci : « le couple Présidentiel invite le peuple de Côte d’Ivoire à un temps de consécration et d’action de grâces ». De quel Dieu parle-t-on ? Qui se consacre à Dieu et à son action de grâces ? Il n’y a que les Chrétiens et non le peuple car l’Ordre insiste pour qu’il n’y ait plus de confusion dans sa désignation car le peuple de Côte d’Ivoire regorge en son sein les chrétiens. Donc, que le couple Présidentiel fasse la différence entre les chrétiens et les non chrétiens : qu’on ne politise pas avec DIEU.
‘’Affirmez sans honte votre croyance ‘’
Il serait temps que le couple Présidentiel soit courageux quant à l’affirmation franche et sincère de leur croyance et cela sans honte ni repli. Il n’y a pas de chrétiens en dehors de JESUS. L’Ordre rappelle que l’Eglise de JESUS est déjà consacrée depuis et Math 16 : 18 révèle que même les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Quant aux actions de grâces, c’est le quotidien de l’Eglise sous la direction des leaders spirituels selon Phil 4 : 6 faites connaître vos besoins à Dieu avec action de grâces ; et Col 3 : 17 rappelle qu’il faut rendre par JESUS-CHRIST des actions de grâces à DIEU, car Apo 7 : 17 achève pour dire l’action de grâces est à notre DIEU. Comprenez alors que le peuple de DIEU qui est orphelin pour ses nombreux besoins se console par de multiples actions de grâces à DIEU et croyez-nous, nous avons été exaucés et la délivrance n’est plus loin. Ce n’est pas les Rois qui établissent les hommes de Dieu mais c’est plutôt les hommes de Dieu qui établissent les Rois et vous en êtes grandement témoin. Pour ce qui est du thème : ‘’FINIE LA SERVITUDE’’ Mais de quelle servitude ? Le peuple de DIEU est-il dans la servitude ? Et par qui ? Ou est-ce la Côte d’Ivoire ? Le pays est sous la domination de qui ? L’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire informe que l’Eglise de JESUS-CHRIST n’est sous la domination de personne sinon de JESUS lui-même ! Et s’il devrait y avoir de servitude, nos prophètes sont là pour nous éclairer le moment venu. Pour la Côte d’Ivoire, nous disons qu’il n’existe pas de servitude car il suffit de regarder le train de vie de ceux qui nous gouvernent. C’est plutôt le peuple de Côte d’Ivoire qui est sous la servitude du politique et c’est un fait connu et reconnu par tous sans qu’on ait besoin de révélation ! C’est donc plutôt le politique qui doit se consacrer à DIEU !
Qui est l’ennemi de la Côte d’Ivoire ?
Madame la Première Dame, vous écriviez que : « le couple Présidentiel ... demande aux Ivoiriens une fois, de se tourner pendant 40 jours vers ce DIEU grand et redoutable qui nous sauva des coups de l’ennemi, pour que cesse définitivement notre esclavage ». Qui est l’ennemi ? Monsieur Soro Guillaume ? Non car il est notre Premier Ministre ! Ceux qui ont pris les armes ? Non, car ils se nomment Forces Nouvelles et le Général Bakayoko est le Chef d’état-major adjoint ! Quels sont ces ennemis ? Ceux qui soutenaient Monsieur Soro Guillaume ? nous disons non car ils sont tous dans le gouvernement et sont aujourd’hui tous nos autorités et l’Eglise a manifesté son grand amour en acceptant de prier pour eux tous afin que DIEU les pardonne et que jamais le politique divise l’armée qui a toujours été en phase avec la population ivoirienne. Qui est ennemi ? La France ou le Burkina Faso ? Enfin non et non ! Car ce sont les meilleurs alliés du pouvoir rien qu’en regardant les privilèges et les marchés publics qu’ils détiennent dans l’économie de la Côte d’Ivoire ! L’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire ne reconnaît personne comme étant ennemi du pays sinon ceux qui ont un dessein contre les œuvres du Dieu créateur des cieux et la terre, qui créa l’homme pour son épanouissement afin que les riches partagent avec les pauvres qui les mettent au pouvoir.
La réalité du pays que vous gouvernez
Nous refusons que le Corps de Christ soit mêlé à une quelconque querelle du politique qui se bat pour tout sauf l’intérêt de l’Eglise et des pauvres. Sans Dieu on ne peut jamais aimer les créatures de DIEU. Par ailleurs qui est esclave ? Personne n’est esclave en Côte d’Ivoire, sinon si esclavage il y a, c’est celui imposé par vous les politiciens ! Qui est esclave ? Il n’y a que des démunis, des sans-abri, des désœuvrés, des parents dont les enfants sont morts de martyr du fait des politiciens, des étudiants diplômés qui n’ont pas de possibilités d’avoir des emplois malgré l’intelligence que DIEU leur a donné, des filles et des mamans qui souffrent des harcèlements sexuels , des foyers brisés par des nouveaux riches, des soldats non récompensés, l’armée chagrinée par les venins du politique qui les ont amenés à s’entretuer, un peuple méprisé, déçu du politicien sans Dieu, la Côte d’Ivoire fatiguée de la démagogie, des patriotes fatigués de régler les dissensions des politiciens, des jeunes obligés de faire la politique à bas âge pour avoir une place au soleil, une jeunesse ivoirienne désorientée et sans repère parmi les ainés, des conditions de vie difficiles et indignes d’un peuple hospitalier, des salaires méprisables et rétrogrades d’une époque préhistorique, l’impudicité galopante, l’injustice et l’impunité à tous les niveaux du politique... Voila Madame la Première Dame les réalités du pays que vous gouvernez sans JESUS comme il pouvait avertir « la Pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle et c’est un prodige ». On nous rétorque le plus souvent que le pays était divisé en deux ! Oui, c’est vrai ; mais le cas de l’Allemagne aurait instruit beaucoup pour comprendre que ceux de l’Ouest étaient enviés par ceux de l’Est, et si les budgets avaient été utilisés pour ceux qui étaient au Sud on aurait multiplié les infrastructures et les commodités des peuples du Sud. Enfin, l’Ordre de l’Eglise de Côte d’Ivoire informe pour l’heure l’ensemble du Corps de christ que jusqu’à nouvel ordre : 1 : la Première Dame n’a pas de vision pour la dignité de l’Eglise malgré les 10 ans de mandat soutenus par nos prières ; 2 : l’Ordre s’étonne qu’un jeûne de 40 jours est demandé au corps de Christ jusqu’au 28 novembre, date de la veille des élections, 3 : que la Première Dame garde une mauvaise image des leaders de l’Eglise.
Des excuses publiques aux hommes de Dieu
Ainsi l’Ordre condamne les torts faits à la crédibilité de l’Eglise et demande par là que des excuses publiques soient faites en présence des leaders du corps de Christ. Il refuse qu’un jeûne soit imposé au corps de christ par des autorités non ministres de DIEU et dont les motivations ne cadrent pas avec la dignité du peuple de DIEU. Que ce jeûne de 40 jours est une curieuse manière d’écarter les chrétiens des consultations électorales car comment comprendre qu’on nous demande d’être affaiblis durant la période des campagnes alors que c’est le moment d’être très vigilants et mobilisés pour que JESUS soit au contrôle pour la restauration du pays. L’Ordre s’étonne encore qu’il est demandé aux leaders spirituels qu’on trouve désordonnés, manquant de sagesse, impudiques, divisés, disqualifiés à la dignité, des hommes pour qui on n’a aucune vision, on puisse leur demander de prier contre des ennemis ! L’Ordre demande au corps de Christ d’être attentif à tous les candidats qui ont des propositions nobles et sincères pour l’Eglise de Côte d’Ivoire et pour son peuple afin de se prononcer en dernier ressort. L’Ordre comprend qu’il n’était pas aisé pour nos devanciers d’imposer la dignité de JESUS par leurs messages et solidarité. L’Ordre les félicite pour leur courage et bravo à vous, car nous comprenons mieux les conditions de stress qui entourait vos ministères. Pour l’Ordre, il n’y a jamais de Pasteur voleur, impudiques, sorciers, démoniaques, mystiques mais plutôt des voleurs pasteurs, des impudiques pasteurs, des sorciers pasteurs, des démoniaques pasteurs, des mystiques pasteurs etc. Ceux-ci ne doivent pas être fondus au corps de Christ. Veuillez agréer Madame la Première Dame l’expression de notre considération distinguée. Que le SEIGNEUR JESUS CHRIST vous bénisse et vous fortifie.
Fait à Abidjan le 11 Octobre 2009 Pour le président l’ordre des Evêques de Côte d’Ivoire L’Evêque Sydney Yauboueth Porte-parole de l’Ordre chargé des affaires spirituelles
Les croisements sont une perte de temps, et je ne comprends pas pourquoi l'opposition se fait si facilement enfariner.
On nous a dit ici qu'on allait prendre le temps necessaire pour faire un enrollement exemplaire et que pour cela, on devrait presenter des extraits de naissance, des passeports, des pieces delivrees par l'etat de Cote D'Ivoire. Chacun devait se presenter devant l'agent de la CEI et y laisser ses empreintes digitales. A la suite de ce processus lent et penible, la CEI a reussi passablement a enroler 6,3 millions d'ivoiriens sur les 18 millions d'habitants. On suppose donc que l'enrollement a ete fait de facon rigoureuse. Voici que la meme CEI, apres tant d'efforts et d'argent gaspille ou l'agent a verifie les cartes, a regarde la figure des gens, et a pris leurs empreintes; apres cette verification donc, on decide d'aller s'en remettre a une liste historique qui ne contient ni photo, ni empreintes, et qui a ete traficotea l'avance par le FPI au point ou les 5,7 millions d'electeurs de 2000 ont ete filtre et duquel environs 2,5 d'ivoiriens en ont ete extirpe par ces faussaires refondus. On veut maintenant comparer ce travail meticuleux de la CEI contre des listes historiques minables, dispersees, sans photos, sans empreintes. On veut maintenant valider ces 6,3 millions enroles en personne, en se referant a des minables listes, qui parce qu'elle n'etaient pas fiable a necissite l'enrolement de la CEI. Il faut etre vraiment idiot pour croire faire quelque chose d'intelligents ou d'utile pour ces elections. Il faut etre soit tres ckon, soit tres malhonnete pour se referer a des listes qui n'aideront en rien ces elections si ce n'est a retarder l'affichage et se taper encore des mois de salaires et permettre a Gbagbo de nous dire qu'il reste en place aussi longtemps qu'il n'y aura pas d'elections. Que c'est convenient ce bout de phrase de la constitution. Malhonnete jusque dans ses moindre geste. pouaaaahhh.
La CEI ne veut pas des elections, Gbagbo lui demande qu'on utilise la liste de 2000 que lui et ses amis ont nettoye. Soro lui est deja plus proche de Gbagbo que ne veulent l'accepter ceux qui pensent qu'il est neutre, et les refondus resisteront a la liste de la CEI parce que cette liste fausse leurs calculs et complots.
Nous sommes la encore a ecouter Mambe et ses amis nous promettre un travail meticuleux alors qu'ils nous revelent a travers la necessite du croisement qu'ils n'en ont pas fait un, malgre les 200 milliards de fonds mis a leur disposition. Si vous aviez fait un si bon travail qui valait 200 milliards, pourquoi venez vous nous dire qu'il y a des problemes avec votre liste de 6,3 millions d'ivoiriens au point ou il faille aller la comparer a des listes eparpilles partout?. Dites nous a quel moment des ivoiriens ont pu s'infilter illegalememnt dans votre systeme pour frauder ou vous induire en erreur? Voulez vous donc nous dire que 2,7 millions d'ivoiriens ont reussir a vous induire en erreur? C'est dire que votre travail est assez minable. C'est dire que vous ete la SAGEM simplement gaspiller 200 milliards a ne rien foutre.
Alors pourquoi faire des croisements alors que les gens vous ont presente des pieces d'identite delivres par l'etat?.
SI VOUS DOUTEZ DE CES PERSONNES apres qu'elle vous ait presente les papiers requis, ce n'est plus a elles de vous prouver quoi que ce soit, c'est a vous maintenant de les arreter pour quelque aille se justifier devant le juste pour vol d'identite, sinon allons au elections avec dces 6,3 millions et qu'on en finisse. Cela ne sert a rien d'inveter des problemes ou il ne devrait pas en avoir.
Ce n'est plus a l'ivoirien de vous prouver qu'il est ivoirien apres vous avoir presente les documents que vous lui avez demande pour se faire enroler. C'est plutot a vous de prouver que les documents qu'il vous a presente sont faux, mais cela aurait ete facile lorsque vous l'avez en face de vous. Arretez de vous croire plus ruse que le monde. Les croisemenst contre de vieilles listes eparpillees partout ne sont pas la solution, c'est plutot une perte de temps que nous n'avons d'ailleurs pas. Si vous voulez trouver des excuses pour faire reculer la date, soyez honnetes et dites le, car nous savons que tel est votre choix. Allez rassembler des affides soi disant "societe civile" qui viendront demander le report des elections est une strategie qu'on connait tous. C'est gaou qui se laisse avoir dans ces petites strategies de ckons.
SI vous vouliez croiser les listes, vous auriez du preparee la super liste histoirque comprenant tous ls ivoiriens nes en CI avant de commencer l'enrolement. Cette superliste devrait comprendre environs 16 millions d'ivoiriens. L'avez vous fait? NON. Est ce maintenant que vous irez chercher des listes eparpillees on ne sait ou pour perdre le temps?
La CEI ne veut pas des elections, Gbagbo lui demande qu'on utilise la liste de 2000 que lui et ses amis ont nettoye. Soro lui est deja plus proche de Gbagbo que ne veulent l'accepter ceux qui pensent qu'il est neutre, et les refondus resisteront a la liste de la CEI parce que cette liste fausse leurs calculs et complots.
Nous sommes la encore a ecouter Mambe et ses amis nous promettre un travail meticuleux alors qu'ils nous revelent a travers la necessite du croisement qu'ils n'en ont pas fait un, malgre les 200 milliards de fonds mis a leur disposition. Si vous aviez fait un si bon travail qui valait 200 milliards, pourquoi venez vous nous dire qu'il y a des problemes avec votre liste de 6,3 millions d'ivoiriens au point ou il faille aller la comparer a des listes eparpilles partout?. Dites nous a quel moment des ivoiriens ont pu s'infilter illegalememnt dans votre systeme pour frauder ou vous induire en erreur? Voulez vous donc nous dire que 2,7 millions d'ivoiriens ont reussir a vous induire en erreur? C'est dire que votre travail est assez minable. C'est dire que vous ete la SAGEM simplement gaspiller 200 milliards a ne rien foutre.
Alors pourquoi faire des croisements alors que les gens vous ont presente des pieces d'identite delivres par l'etat?.
SI VOUS DOUTEZ DE CES PERSONNES apres qu'elle vous ait presente les papiers requis, ce n'est plus a elles de vous prouver quoi que ce soit, c'est a vous maintenant de les arreter pour quelque aille se justifier devant le juste pour vol d'identite, sinon allons au elections avec dces 6,3 millions et qu'on en finisse. Cela ne sert a rien d'inveter des problemes ou il ne devrait pas en avoir.
Ce n'est plus a l'ivoirien de vous prouver qu'il est ivoirien apres vous avoir presente les documents que vous lui avez demande pour se faire enroler. C'est plutot a vous de prouver que les documents qu'il vous a presente sont faux, mais cela aurait ete facile lorsque vous l'avez en face de vous. Arretez de vous croire plus ruse que le monde. Les croisemenst contre de vieilles listes eparpillees partout ne sont pas la solution, c'est plutot une perte de temps que nous n'avons d'ailleurs pas. Si vous voulez trouver des excuses pour faire reculer la date, soyez honnetes et dites le, car nous savons que tel est votre choix. Allez rassembler des affides soi disant "societe civile" qui viendront demander le report des elections est une strategie qu'on connait tous. C'est gaou qui se laisse avoir dans ces petites strategies de ckons.
SI vous vouliez croiser les listes, vous auriez du preparee la super liste histoirque comprenant tous ls ivoiriens nes en CI avant de commencer l'enrolement. Cette superliste devrait comprendre environs 16 millions d'ivoiriens. L'avez vous fait? NON. Est ce maintenant que vous irez chercher des listes eparpillees on ne sait ou pour perdre le temps?
vendredi 9 octobre 2009
Cote-d’Ivoire : La capitulation.
Jusqu’où ira Gbagbo ?
Par Bernard DOZA
C’est vrai, les peuples ivoiriens n’ont pas fait la révolution anti-coloniale contre la France, puissance impériale, qui a décrété en 1893, notre pays : « Côte-d’Ivoire », en fonction de ses intérêts, sans consulter personne.
Les peuples ivoiriens n’ont pas fait la révolution politique et sociale contre la bourgeoisie européenne et africaine du syndicat agricole, qui s’est enrichi sur la force impayé du travail forcé, qui lui a été imposé de 1902 à 1946.
Encore moins contre les élites corrompues du parti unique PDCI, qui ont occupées le pouvoir pendant 30 ans, dans l’indépendance Confisquée par la France.
Mais, l’histoire de la démocratie nouvelle des peuples (par procuration) dit clairement que, c’est depuis la révolution anti-coloniale américaine de 1786, suivi de la révolution française de 1789 contre les privilèges de la monarchie, dont la philosophie a définitivement inspirée la charte universelle des droits de l’homme et du citoyen en 1946, que le souverain est devenu le peuple.
Et donc, contre le système de la divinité d’un homme-roi, c’est désormais le peuple souverain qui délègue le pouvoir à un individu, comme « président » pour gérer le pouvoir au nom du peuple.
Voilà pourquoi, un président doit sans cesse revenir vers le peuple pour le référendum, quant une décision engage le pays, la nation.
Le communiqué final, d’un pseudo conseil des ministres conjoint (Ivoiro- Burkinabé) à Yamoussoukro le 15 septembre 2009 a profondément choqué, les militants du nationalisme ivoirien qui se battent pour l’indépendance anti-coloniale.
La lecture de ce texte ignoble, donne un résumé de la seconde cession politique de la Côte-d’Ivoire.
Le pays ivoirien, puissance économique sous- régional depuis 1970, est désormais assujettit, à un état burkinabé, jadis vassal, devenu un ogre militaire sous la dictature de Blaise Compaoré.
Ainsi, après avoir commanditer les guerres du Libéria et de la Sierra Leone, où il s’est enrichit avec les diamants du sang.
Crimes, pour lesquels il attend d’être convoqué au TPI où trépigne déjà, son ami Charles Taylor, Blaise Compaoré s’en prend à la Côte-d’Ivoire.
Il passe le 19 septembre 2002 par une rébellion qu’il a entraînée à Gorom-Gorom, encadrée par 144 officiers burkinabé (dont le colonel Gilbert Diendéré), le tout financée par ses maîtres de Paris, aux comptes de qui, il a assassiné Thomas Sankara le 15 octobre 1987.
L’histoire de la mobilisation militaire pour défendre les peuples de Côte-d’Ivoire, ne devait pas commencer aujourd’hui, car la défaite vient de loin.
La première défaite commence en juin 1950, lorsque Félix Houphouet-Boigny, président du PDCI (Syndicat Agricole Africain), après un appel au boycott du commerce français lancé le 1er décembre 1949, par son parti, est vaincu à Dimbokro dans la puissance du feu de l’armée coloniale.
Dès lors, c’est sous la dictée de François Mitterrand (qui va même retoucher le texte final) que Félix Houphouet signe la première reddition de la Côte-d’Ivoire, qui allait devenir une sous-préfecture des intérêts français dans la sous- région.
Aujourd’hui, presque 60 ans plus tard, vient la seconde défaite, qui agenouille le président de la Côte-d’Ivoire devant les forces d’occupation.
C’est dans la puissance de feu du dictateur Blaise Compaoré, que Gbagbo signe sous la dictée des armes, les débuts d’un plan de fagocitation de la Côte-d’Ivoire au profit de « l’homme fort de Ouagadougou. »
En effet, on peut lire dans le « communiqué final du conseil des ministres conjoint de yamoussokro », qui apparaît aux yeux du grand public, comme le résultat d’une « nouvelle amitié ivoiro-burkinabé » post-conflit, l’annonce d’une prochaine fusion qui commence par le niveau diplomatique et la gestion commune du port d’Abidjan.
Il est écris dans le texte du communiqué, que les deux états :
…« s’engagent à renforcer la concertation et la collaboration étroites au niveau de leurs représentations diplomatique à l’étranger, à renforcer la concertation entre leurs délégations dans les fora internationaux, et à se suppléer mutuellement dans les états où l’un n’est pas représenté. »
« Par ailleurs, la Côte-d’Ivoire s’engage à prendre des dispositions pour la participation du Burkina Faso au conseil d’administration du Port Autonome d’Abidjan conformément à la volonté exprimée par son excellence Monsieur le Président Laurent Gbagbo. »
« Les deux parties s’engagent à informer et sensibiliser les communautés rurales des deux pays sur les questions relatives au domaine du foncier rural. »
«…et afin de satisfaire la demande d’électricité du Burkina Faso, et au regard des accords pris de part et d’autre, les deux parties s’engagent à conduire des actions communes en vues de la recherche de financement pour la sécurisation de l’approvisionnement par la réalisation de la ligne 225 KV Laboa- Fréké et la construction de nouvelles centrales de production.
Dans le cadre de leur programme d’accès aux services énergétiques, les parties s’engagent à réaliser l’alimentation électrique des localités frontalières. »
Dans un discours lyrique à Mama (le village de Gbagbo) Blaise Compaoré triomphant, parle de cette « nouvelle unité » qui fera (non plus de la Côte-d’Ivoire seule) mais : « de la Côte-d’Ivoire et du Burkina-Faso, la prochaine locomotive de la sous- région.»
Les concessions exorbitantes, signé, sans contre- partie, dans l’atmosphère des rebelles en armes par « la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo », sont effrayantes, pour le futur des peuples Ivoiriens.
Mais pour comprendre cela, il faut remonter à l’origine de la défaite politique et militaire de Gbagbo.
Aujourd’hui concrétisée par la finalité fusionnelle des accords de Ouagadougou, cette défaite puise sa source, dans des accords secrets, signé en 1988 à Blaise et non respectés par le tenant actuel du palais d’Abidjan.
En 1988, était déjà intégré dans le nouveau régime criminel du Burkina-faso, un certain Guy Labertit.
Agent français, Guy Labertit passait pour être un militant de la gauche enseignante, qui officiait au PSU de Michel Rocard.
En bon français qui aime son pays, le « militant de gauche » Guy Laberit, était farouchement opposé aux thèses du nationalisme révolutionnaire de Thomas Sankara.
Grand ami de Laurent Gbagbo, c’est donc Guy Labertit, qui a servi de fil conducteur entre Blaise et Gbagbo, pour amener le maître actuel de Ouaga vers la philosophie de la social-démocratie, que prônait déjà, le leader du Front Populaire ivoirien dans la clandestinité.
Dès lors, c’est dénonçant le discours de la « révolution radicale Sankarariste », que Blaise Compaoré assassine Thomas Sankara le 15 octobre 1987, au nom d’un « Front Populaire Burkinabé ».
Dans l’accord secret, (vers la conquête du pouvoir d’Abidjan) passé entre Blaise et Gbagbo, à la veille de son retour d’exil de la France (par l’entremise de Guy Labertit) déjà, Gbagbo bradait la Côte-d’Ivoire.
Il est question dans cet accord politique, donc verbale, de la naturalisation des trois millions de burkinabé résidant en Côte-d’Ivoire, de la résolution des problèmes du foncier rural.
Et surtout de la rétrocession limitée du port de San-Pedro, pour le ravitaillement exclusif du Burkina-Faso, enclavé.
En contre- partie, Blaise Compaoré offre à Laurent Gbagbo pour le financement de son parti clandestin le FPI, la somme de 20.000.000.FCFA par mois jusqu’à son accession au pouvoir. Il ajoute à cela, la logistique militaire, pour ses partisans qui sont dans l’armée et la gauche civile.
Ainsi dès 1988, partent des éléments pour suivre une performance militaire, accélérée au Burkina.
Parmi les plus connus, ont peut citer des hommes comme l’actuel Colonel Oulatta, l’actuel ministre rebelle Louis Dacoury Tabley, et d’autres militaires ivoiriens dont les noms sont publié dans mon livre qui sort en novembre prochain aux éditions du rocher à Paris.
Mais, c’est surtout un livre qui vient pour expliquer, à l’opinion internationale, pourquoi les nationalistes ivoiriens ont décidés de passer à l’action, pour libérer un pays occupé par des armées étrangères depuis 2002.
Et pourtant dans le pays les moyens financiers n’ont pas manqué pour monter, une véritable armée, digne de la Côte-d’Ivoire et capable de venir à bout des fanfaronnades de Blaise Compaoré.
Mais face à la souffrance du peuple ivoirien, partit à la recherche d’un chef, on a offert un discours guerrier, prélude à la reddition.
Au lendemain d'un raid malheureux de l'aviation ivoirienne, où meurent 8 soldats français, en riposte l'armée de la France détruit l’ensemble de l'arsenal militaire ivoirien.
Les forces d'occupation en profite même pour tirer et tuer (sur le pont Charles de Gaulles et devant l'Hôtel Ivoire) 67 ivoiriens et fait plus de 2.200 blessés, par balles...
En réaction, tournant le dos à la détresse des peuples ivoiriens, Gbagbo paye la France, pour conforter son pouvoir.
En effet, il débourse plus de 6 milliards pour dédommager les entreprises française brûler par les patriotes.
Il pousse le vice très loin, en reconstruisant le lycée français avec l'argent des ivoiriens, dont les jeunes ont pourtant été tués par la force Licorne.
Pour les morts ivoiriens (du 7-8-9 novembre 2004) aucun centime, n'a été déboursé, ni par la France, dont l'armée à tirer sur les peuples ivoiriens; ni par Laurent Gbagbo, pour qui les patriotes sont morts, en défendant le régime ...
Jeté dans le décor politique, dès septembre 2002 par la rébellion militaire, le président Gbagbo est définitivement vaincu.
Alors il prétexte « l’état de guerre », et préfère partager le pouvoir avec les rebelles de Guillaume Soro, qui dépouillent le nord Ivoirien, en lui permettant de s’enrichir avec ses amis dans le sud.
En effet des documents confidentiels (signé de la main de Guillaume Soro) prouvent que le premier ministre ivoirien, sort chaque semaine, pour 1 million 500 mille dollars de poudre d’or, de la Côte-d’Ivoire, vers la France via le Burkina Faso, depuis 2004.
Sur les cendres de la Caisse de Stabilisation, Laurent Gbagbo crée dans la logique de la libéralisation, la filière du Café-Cacao.
Dans cette nouvelle structure diversifiée, qui est censée être au compte des paysans, il nomme des hommes de confiance à lui, a commencer par son ministre des finances préféré : Antoine Bohoun Bouabré.
Un homme que les médias de l’opposition PDCI (comme le Rebond) crédite aujourd’hui d’une fortune de plus de 900 milliards de FCFA, sans risque d’un démenti, encore moins d’une plainte.
A la tête des structures de la filière Café-Cacao, Gbagbo nomme, ces « hommes » à lui, redevable.
Ce sont des amis, des hommes et des femmes, dont certains sont connus pour être, surtout originaire du pays bété.
Ce sont donc, pour la plupart, des personnes qui lui « appartiennent » de par l’ethnie et le clan.
Donc des hommes qu’il peut utiliser et sacrifier à souhait, en cas de découverte du système d’évasion des capitaux qu’ils vont engranger avec la Café-Cacao.
Avec ces hommes et femmes, il recommence en réalité, le même système de prévarication qu’avait créer à l'époque Félix Houphouet.C’est un système que j’avais décris en 1991 dans liberté ConfisquéeI.
C’est une manière de gérer l'argent des paysans, qui, pour l'avoir refusé, avait conduit a la mort, le regretté Kouakou Norbert.
C'est l’éphémère directeur de la Caistab qui a été empoisonné au domicile du ministre Camille Alliali, après avoir refusé de livré au palais(sans décharge), des billets de banque (en kilos) sur ordre du président Houphouêt.
Pour avoir été nommés à la tête de la filière, par le président Gbagbo, ces hommes et femmes gestionnaires du Café-Cacao, doivent ramener de l’argent frais au palais.
C’est un soutien à la politique du chef de l’état, ensuite de la « république en guerre ». C’est de l’argent qui n’est pas déclaré au trésor public ivoirien.
Alors plus de 400 Milliards entre au palais pour soutenir la politique de l’achat d’armes, dans la défense de la « république attaquée ».
Des armes qui n’ont jamais servi en réalité, à libérer la Côte-d’Ivoire de l’emprise de BLAISE Compaore.
Ceci, par manque d’une véritable armée ivoirienne, dont l'esprit républicain a éclaté, après les ravages de l’ivoirité xénophobe, qui a semé le doute dans l’esprit des soldats.
Mais aussi c’est aussi la volonté du président Gbagbo qui est de refuser de monter une grande armée de guerre, qui pourrait le déposer, dans le retour du "front de la victoire..."
Un prisonnier de la filière, m’a envoyé à Paris une cassette de confession, où il déclare avoir remis la somme de deux Milliards de FCFA, en main propre au chef de l’état, et cela lors des funérailles de Koudou Paul (le père du président Gbagbo) en 2005.
Une cassette qui vient, avec des documents confidentiels dans lesquels il est question de transfert d’énormes fonds.
On parle de plus de 600 Milliards de FCFA, du Café-Cacao, confié au président Vierra par Gbagbo, donc déposés dans le trésor public de la Guinée-Bissau, par l’entremise du ministre des finances Antoine Bouhoun Bouabré, qui a effectué les virements.
L’homme parle du Ministre Danon djédjé, qui a pris plus de 120 Milliards dans la filière Café-Cacao.
« Aujourd’hui » dit-il, « le ministre Danon Djédjé, a même construit un grand hôtel de trois étoiles à Gagnoa. »
Mais ce n’est pas tout.
De passage à Paris, en 2008 pour une conférence, Mr Gnamien konan, le DG de la douane à déclarer ceci: "je remet chaque semaine la somme de 800 Millions de Fcfa au chef de l’état en personne…"
Aussitôt, l’homme a été démissionné de son poste de DG de la douane (et remplacé par son second) au lendemain de cette conférence de presse à Paris.
Donc, on peut comprendre logiquement, que l’emprisonnement sans procès des responsables de la filière, depuis un an, répond à cette dimension du dossier.
Car « la part de vérité » des hommes et femmes qui ont été nommés pour renflouer les caisses personnelles du chef de l’état…
…Et surtout les comptes personnels du président Gbagbo à l’étranger (des comptes, dont les prisonniers de la filière m’ont envoyé copie).
Des informations qui risque fort de contredire le président ivoirien, qui disait au cours de la conférence de presse sur les "escadrons de la mort",qu’il n’avait « aucun compte à l’étranger ».
Voilà pourquoi Gbagbo préfère garder depuis un ans les prisonniers de la filière en prison, pour les libérer sans procès, une fois réélu président de la république.Donc ils sont en prison, pour longtemps...
...Non pas, parce qu’ils ont volés les 600 milliards que Gbagbo réclame pour les libérer, mais parce qu’ils en savent trop (puisqu’ils ont été auteurs) sur la destination réelle de l’argent, qu’on les accuse, d’avoir volé.
Si j’ai décider de publier les travers de Laurent Gbagbo, c’est parce que c’est un ami de lutte qui a trahit le combat de la libération du peuple ivoirien, au profit de la défense de son pouvoir personnel.
Hier, à Paris, de 1980 à 1990, nous avons lutté contre la dictature de Félix Houphouët, qui maintenait le peuple ivoirien dans l’obscurantisme du parti unique.
Dans ce combat anti-colonial de mon peuple, j’ai choisi l’exil en écrivant en novembre 1991 : « Liberté Confisquée, le Complot-franco-africain ».
C'est un livre qui a dévoilé le système du "sage de l'Afrique", et qui contenait même des atteintes personnelles à la vie privée du chef de l'état ivoirien.
Menacé de procès en juin 1993, à son domicile, par Houphouët en personne, je ne suis pas rentré chez moi depuis 1988.
Mais je préfère encore en 2009, renoncer à un retour précipité, blessé que je suis dans l’âme, de voir Laurent Gbagbo, brader, morceau par morceau la souveraineté de la Côte-d’Ivoire.
Le nationaliste ivoirien, que je suis, a désormais rejoint le maquis de la résistance contre l'occupation coloniale qui frappe mon pays, de toute part....
Pour avoir décidé de capituler et de vendre la Côte-d’Ivoire à la France et à Blaise Compaoré, dont je connais les ambitions (pour avoir été son conseiller en communication en 1988-89) Laurent Gbagbo n’a plus de crédit, car son régime est devenu indéfendable.
Et je rappelle fermement, que toutes les décisions dans lesquelles il engage notre pays, depuis 2002, sans consulter le peuple ivoirien, n’auront plus court bientôt…
Bernard DOZA, auteur de Liberté ConfisquéeII. Le temps de la révolution africaine.
En librairie dès Novembre 2009.
Par Bernard DOZA
C’est vrai, les peuples ivoiriens n’ont pas fait la révolution anti-coloniale contre la France, puissance impériale, qui a décrété en 1893, notre pays : « Côte-d’Ivoire », en fonction de ses intérêts, sans consulter personne.
Les peuples ivoiriens n’ont pas fait la révolution politique et sociale contre la bourgeoisie européenne et africaine du syndicat agricole, qui s’est enrichi sur la force impayé du travail forcé, qui lui a été imposé de 1902 à 1946.
Encore moins contre les élites corrompues du parti unique PDCI, qui ont occupées le pouvoir pendant 30 ans, dans l’indépendance Confisquée par la France.
Mais, l’histoire de la démocratie nouvelle des peuples (par procuration) dit clairement que, c’est depuis la révolution anti-coloniale américaine de 1786, suivi de la révolution française de 1789 contre les privilèges de la monarchie, dont la philosophie a définitivement inspirée la charte universelle des droits de l’homme et du citoyen en 1946, que le souverain est devenu le peuple.
Et donc, contre le système de la divinité d’un homme-roi, c’est désormais le peuple souverain qui délègue le pouvoir à un individu, comme « président » pour gérer le pouvoir au nom du peuple.
Voilà pourquoi, un président doit sans cesse revenir vers le peuple pour le référendum, quant une décision engage le pays, la nation.
Le communiqué final, d’un pseudo conseil des ministres conjoint (Ivoiro- Burkinabé) à Yamoussoukro le 15 septembre 2009 a profondément choqué, les militants du nationalisme ivoirien qui se battent pour l’indépendance anti-coloniale.
La lecture de ce texte ignoble, donne un résumé de la seconde cession politique de la Côte-d’Ivoire.
Le pays ivoirien, puissance économique sous- régional depuis 1970, est désormais assujettit, à un état burkinabé, jadis vassal, devenu un ogre militaire sous la dictature de Blaise Compaoré.
Ainsi, après avoir commanditer les guerres du Libéria et de la Sierra Leone, où il s’est enrichit avec les diamants du sang.
Crimes, pour lesquels il attend d’être convoqué au TPI où trépigne déjà, son ami Charles Taylor, Blaise Compaoré s’en prend à la Côte-d’Ivoire.
Il passe le 19 septembre 2002 par une rébellion qu’il a entraînée à Gorom-Gorom, encadrée par 144 officiers burkinabé (dont le colonel Gilbert Diendéré), le tout financée par ses maîtres de Paris, aux comptes de qui, il a assassiné Thomas Sankara le 15 octobre 1987.
L’histoire de la mobilisation militaire pour défendre les peuples de Côte-d’Ivoire, ne devait pas commencer aujourd’hui, car la défaite vient de loin.
La première défaite commence en juin 1950, lorsque Félix Houphouet-Boigny, président du PDCI (Syndicat Agricole Africain), après un appel au boycott du commerce français lancé le 1er décembre 1949, par son parti, est vaincu à Dimbokro dans la puissance du feu de l’armée coloniale.
Dès lors, c’est sous la dictée de François Mitterrand (qui va même retoucher le texte final) que Félix Houphouet signe la première reddition de la Côte-d’Ivoire, qui allait devenir une sous-préfecture des intérêts français dans la sous- région.
Aujourd’hui, presque 60 ans plus tard, vient la seconde défaite, qui agenouille le président de la Côte-d’Ivoire devant les forces d’occupation.
C’est dans la puissance de feu du dictateur Blaise Compaoré, que Gbagbo signe sous la dictée des armes, les débuts d’un plan de fagocitation de la Côte-d’Ivoire au profit de « l’homme fort de Ouagadougou. »
En effet, on peut lire dans le « communiqué final du conseil des ministres conjoint de yamoussokro », qui apparaît aux yeux du grand public, comme le résultat d’une « nouvelle amitié ivoiro-burkinabé » post-conflit, l’annonce d’une prochaine fusion qui commence par le niveau diplomatique et la gestion commune du port d’Abidjan.
Il est écris dans le texte du communiqué, que les deux états :
…« s’engagent à renforcer la concertation et la collaboration étroites au niveau de leurs représentations diplomatique à l’étranger, à renforcer la concertation entre leurs délégations dans les fora internationaux, et à se suppléer mutuellement dans les états où l’un n’est pas représenté. »
« Par ailleurs, la Côte-d’Ivoire s’engage à prendre des dispositions pour la participation du Burkina Faso au conseil d’administration du Port Autonome d’Abidjan conformément à la volonté exprimée par son excellence Monsieur le Président Laurent Gbagbo. »
« Les deux parties s’engagent à informer et sensibiliser les communautés rurales des deux pays sur les questions relatives au domaine du foncier rural. »
«…et afin de satisfaire la demande d’électricité du Burkina Faso, et au regard des accords pris de part et d’autre, les deux parties s’engagent à conduire des actions communes en vues de la recherche de financement pour la sécurisation de l’approvisionnement par la réalisation de la ligne 225 KV Laboa- Fréké et la construction de nouvelles centrales de production.
Dans le cadre de leur programme d’accès aux services énergétiques, les parties s’engagent à réaliser l’alimentation électrique des localités frontalières. »
Dans un discours lyrique à Mama (le village de Gbagbo) Blaise Compaoré triomphant, parle de cette « nouvelle unité » qui fera (non plus de la Côte-d’Ivoire seule) mais : « de la Côte-d’Ivoire et du Burkina-Faso, la prochaine locomotive de la sous- région.»
Les concessions exorbitantes, signé, sans contre- partie, dans l’atmosphère des rebelles en armes par « la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo », sont effrayantes, pour le futur des peuples Ivoiriens.
Mais pour comprendre cela, il faut remonter à l’origine de la défaite politique et militaire de Gbagbo.
Aujourd’hui concrétisée par la finalité fusionnelle des accords de Ouagadougou, cette défaite puise sa source, dans des accords secrets, signé en 1988 à Blaise et non respectés par le tenant actuel du palais d’Abidjan.
En 1988, était déjà intégré dans le nouveau régime criminel du Burkina-faso, un certain Guy Labertit.
Agent français, Guy Labertit passait pour être un militant de la gauche enseignante, qui officiait au PSU de Michel Rocard.
En bon français qui aime son pays, le « militant de gauche » Guy Laberit, était farouchement opposé aux thèses du nationalisme révolutionnaire de Thomas Sankara.
Grand ami de Laurent Gbagbo, c’est donc Guy Labertit, qui a servi de fil conducteur entre Blaise et Gbagbo, pour amener le maître actuel de Ouaga vers la philosophie de la social-démocratie, que prônait déjà, le leader du Front Populaire ivoirien dans la clandestinité.
Dès lors, c’est dénonçant le discours de la « révolution radicale Sankarariste », que Blaise Compaoré assassine Thomas Sankara le 15 octobre 1987, au nom d’un « Front Populaire Burkinabé ».
Dans l’accord secret, (vers la conquête du pouvoir d’Abidjan) passé entre Blaise et Gbagbo, à la veille de son retour d’exil de la France (par l’entremise de Guy Labertit) déjà, Gbagbo bradait la Côte-d’Ivoire.
Il est question dans cet accord politique, donc verbale, de la naturalisation des trois millions de burkinabé résidant en Côte-d’Ivoire, de la résolution des problèmes du foncier rural.
Et surtout de la rétrocession limitée du port de San-Pedro, pour le ravitaillement exclusif du Burkina-Faso, enclavé.
En contre- partie, Blaise Compaoré offre à Laurent Gbagbo pour le financement de son parti clandestin le FPI, la somme de 20.000.000.FCFA par mois jusqu’à son accession au pouvoir. Il ajoute à cela, la logistique militaire, pour ses partisans qui sont dans l’armée et la gauche civile.
Ainsi dès 1988, partent des éléments pour suivre une performance militaire, accélérée au Burkina.
Parmi les plus connus, ont peut citer des hommes comme l’actuel Colonel Oulatta, l’actuel ministre rebelle Louis Dacoury Tabley, et d’autres militaires ivoiriens dont les noms sont publié dans mon livre qui sort en novembre prochain aux éditions du rocher à Paris.
Mais, c’est surtout un livre qui vient pour expliquer, à l’opinion internationale, pourquoi les nationalistes ivoiriens ont décidés de passer à l’action, pour libérer un pays occupé par des armées étrangères depuis 2002.
Et pourtant dans le pays les moyens financiers n’ont pas manqué pour monter, une véritable armée, digne de la Côte-d’Ivoire et capable de venir à bout des fanfaronnades de Blaise Compaoré.
Mais face à la souffrance du peuple ivoirien, partit à la recherche d’un chef, on a offert un discours guerrier, prélude à la reddition.
Au lendemain d'un raid malheureux de l'aviation ivoirienne, où meurent 8 soldats français, en riposte l'armée de la France détruit l’ensemble de l'arsenal militaire ivoirien.
Les forces d'occupation en profite même pour tirer et tuer (sur le pont Charles de Gaulles et devant l'Hôtel Ivoire) 67 ivoiriens et fait plus de 2.200 blessés, par balles...
En réaction, tournant le dos à la détresse des peuples ivoiriens, Gbagbo paye la France, pour conforter son pouvoir.
En effet, il débourse plus de 6 milliards pour dédommager les entreprises française brûler par les patriotes.
Il pousse le vice très loin, en reconstruisant le lycée français avec l'argent des ivoiriens, dont les jeunes ont pourtant été tués par la force Licorne.
Pour les morts ivoiriens (du 7-8-9 novembre 2004) aucun centime, n'a été déboursé, ni par la France, dont l'armée à tirer sur les peuples ivoiriens; ni par Laurent Gbagbo, pour qui les patriotes sont morts, en défendant le régime ...
Jeté dans le décor politique, dès septembre 2002 par la rébellion militaire, le président Gbagbo est définitivement vaincu.
Alors il prétexte « l’état de guerre », et préfère partager le pouvoir avec les rebelles de Guillaume Soro, qui dépouillent le nord Ivoirien, en lui permettant de s’enrichir avec ses amis dans le sud.
En effet des documents confidentiels (signé de la main de Guillaume Soro) prouvent que le premier ministre ivoirien, sort chaque semaine, pour 1 million 500 mille dollars de poudre d’or, de la Côte-d’Ivoire, vers la France via le Burkina Faso, depuis 2004.
Sur les cendres de la Caisse de Stabilisation, Laurent Gbagbo crée dans la logique de la libéralisation, la filière du Café-Cacao.
Dans cette nouvelle structure diversifiée, qui est censée être au compte des paysans, il nomme des hommes de confiance à lui, a commencer par son ministre des finances préféré : Antoine Bohoun Bouabré.
Un homme que les médias de l’opposition PDCI (comme le Rebond) crédite aujourd’hui d’une fortune de plus de 900 milliards de FCFA, sans risque d’un démenti, encore moins d’une plainte.
A la tête des structures de la filière Café-Cacao, Gbagbo nomme, ces « hommes » à lui, redevable.
Ce sont des amis, des hommes et des femmes, dont certains sont connus pour être, surtout originaire du pays bété.
Ce sont donc, pour la plupart, des personnes qui lui « appartiennent » de par l’ethnie et le clan.
Donc des hommes qu’il peut utiliser et sacrifier à souhait, en cas de découverte du système d’évasion des capitaux qu’ils vont engranger avec la Café-Cacao.
Avec ces hommes et femmes, il recommence en réalité, le même système de prévarication qu’avait créer à l'époque Félix Houphouet.C’est un système que j’avais décris en 1991 dans liberté ConfisquéeI.
C’est une manière de gérer l'argent des paysans, qui, pour l'avoir refusé, avait conduit a la mort, le regretté Kouakou Norbert.
C'est l’éphémère directeur de la Caistab qui a été empoisonné au domicile du ministre Camille Alliali, après avoir refusé de livré au palais(sans décharge), des billets de banque (en kilos) sur ordre du président Houphouêt.
Pour avoir été nommés à la tête de la filière, par le président Gbagbo, ces hommes et femmes gestionnaires du Café-Cacao, doivent ramener de l’argent frais au palais.
C’est un soutien à la politique du chef de l’état, ensuite de la « république en guerre ». C’est de l’argent qui n’est pas déclaré au trésor public ivoirien.
Alors plus de 400 Milliards entre au palais pour soutenir la politique de l’achat d’armes, dans la défense de la « république attaquée ».
Des armes qui n’ont jamais servi en réalité, à libérer la Côte-d’Ivoire de l’emprise de BLAISE Compaore.
Ceci, par manque d’une véritable armée ivoirienne, dont l'esprit républicain a éclaté, après les ravages de l’ivoirité xénophobe, qui a semé le doute dans l’esprit des soldats.
Mais aussi c’est aussi la volonté du président Gbagbo qui est de refuser de monter une grande armée de guerre, qui pourrait le déposer, dans le retour du "front de la victoire..."
Un prisonnier de la filière, m’a envoyé à Paris une cassette de confession, où il déclare avoir remis la somme de deux Milliards de FCFA, en main propre au chef de l’état, et cela lors des funérailles de Koudou Paul (le père du président Gbagbo) en 2005.
Une cassette qui vient, avec des documents confidentiels dans lesquels il est question de transfert d’énormes fonds.
On parle de plus de 600 Milliards de FCFA, du Café-Cacao, confié au président Vierra par Gbagbo, donc déposés dans le trésor public de la Guinée-Bissau, par l’entremise du ministre des finances Antoine Bouhoun Bouabré, qui a effectué les virements.
L’homme parle du Ministre Danon djédjé, qui a pris plus de 120 Milliards dans la filière Café-Cacao.
« Aujourd’hui » dit-il, « le ministre Danon Djédjé, a même construit un grand hôtel de trois étoiles à Gagnoa. »
Mais ce n’est pas tout.
De passage à Paris, en 2008 pour une conférence, Mr Gnamien konan, le DG de la douane à déclarer ceci: "je remet chaque semaine la somme de 800 Millions de Fcfa au chef de l’état en personne…"
Aussitôt, l’homme a été démissionné de son poste de DG de la douane (et remplacé par son second) au lendemain de cette conférence de presse à Paris.
Donc, on peut comprendre logiquement, que l’emprisonnement sans procès des responsables de la filière, depuis un an, répond à cette dimension du dossier.
Car « la part de vérité » des hommes et femmes qui ont été nommés pour renflouer les caisses personnelles du chef de l’état…
…Et surtout les comptes personnels du président Gbagbo à l’étranger (des comptes, dont les prisonniers de la filière m’ont envoyé copie).
Des informations qui risque fort de contredire le président ivoirien, qui disait au cours de la conférence de presse sur les "escadrons de la mort",qu’il n’avait « aucun compte à l’étranger ».
Voilà pourquoi Gbagbo préfère garder depuis un ans les prisonniers de la filière en prison, pour les libérer sans procès, une fois réélu président de la république.Donc ils sont en prison, pour longtemps...
...Non pas, parce qu’ils ont volés les 600 milliards que Gbagbo réclame pour les libérer, mais parce qu’ils en savent trop (puisqu’ils ont été auteurs) sur la destination réelle de l’argent, qu’on les accuse, d’avoir volé.
Si j’ai décider de publier les travers de Laurent Gbagbo, c’est parce que c’est un ami de lutte qui a trahit le combat de la libération du peuple ivoirien, au profit de la défense de son pouvoir personnel.
Hier, à Paris, de 1980 à 1990, nous avons lutté contre la dictature de Félix Houphouët, qui maintenait le peuple ivoirien dans l’obscurantisme du parti unique.
Dans ce combat anti-colonial de mon peuple, j’ai choisi l’exil en écrivant en novembre 1991 : « Liberté Confisquée, le Complot-franco-africain ».
C'est un livre qui a dévoilé le système du "sage de l'Afrique", et qui contenait même des atteintes personnelles à la vie privée du chef de l'état ivoirien.
Menacé de procès en juin 1993, à son domicile, par Houphouët en personne, je ne suis pas rentré chez moi depuis 1988.
Mais je préfère encore en 2009, renoncer à un retour précipité, blessé que je suis dans l’âme, de voir Laurent Gbagbo, brader, morceau par morceau la souveraineté de la Côte-d’Ivoire.
Le nationaliste ivoirien, que je suis, a désormais rejoint le maquis de la résistance contre l'occupation coloniale qui frappe mon pays, de toute part....
Pour avoir décidé de capituler et de vendre la Côte-d’Ivoire à la France et à Blaise Compaoré, dont je connais les ambitions (pour avoir été son conseiller en communication en 1988-89) Laurent Gbagbo n’a plus de crédit, car son régime est devenu indéfendable.
Et je rappelle fermement, que toutes les décisions dans lesquelles il engage notre pays, depuis 2002, sans consulter le peuple ivoirien, n’auront plus court bientôt…
Bernard DOZA, auteur de Liberté ConfisquéeII. Le temps de la révolution africaine.
En librairie dès Novembre 2009.
mardi 29 septembre 2009
La vérité sur les événements ou le mea culpa du Général Guéi :Robert Bourgi, Guy Labertit, Francis Lott et le Cardinal Agré mis en cause.
Depuis quelques jours, une lettre d'aveux circule dans les rédactions d'Abidjan. Signée d'un obscur " collectif de cadres patriotes Yacouba ", de l'ethnie du Général Robert Guéi, ancien chef de la junte militaire, cette correspondance tend à éclairer l'opinion publique nationale et internationale sur les dessous de la crise Ivoirienne. Son titre : " La vérité sur les événements qui ont déchiré la Côte d'Ivoire ".
" Cher(e)s compatriotes,
Nous sommes un collectif de cadres d'ethnie Yacouba qui avons décidé, au nom de la vérité et du patriotisme vrai, de faire les révélations suivantes. Nous précisons au départ que c'est une démarche tout à fait personnelle au collectif et non une initiative de notre frère, le Général Guéi.
Chers compatriotes, un débat houleux a eu lieu au sein de notre collectif afin de dire oui ou non la vérité aux Ivoiriens, et, finalement, une majorité s'est exprimée après un vote pour dire cette vérité et être libérés moralement. Que notre aîné, le Général Guéi nous pardonne le fait de n'avoir pas résisté à la tentation de dire la vérité, toute la vérité aux Ivoiriens. En effet, le Général Guéi a reçu à sa demande toutes les communautés Malinké de la région des 18 Montagnes et du Bafing pour leur dire ceci : " Je vous demande pardon, mes chers parents et alliés. Je reconnais que tout ce qui est arrivé est triste. J'assume ma part de responsabilité, mais je vous demande de pardonner les torts que vous avez subis ". Sur cette rencontre, des témoins existent à Man, à Biankouma comme à Touba. Quelques jours après cette rencontre, nous, les cadres Yacouba, avons été reçus par le Général Guéi, notre frère. Il nous a alors fait part de la haute trahison dont il a été victime par Gbagbo.
En effet, il nous a confié qu'après un contrat signé entre les deux hommes, Gbagbo a juré sur tout ce qui lui est cher, et pire, la main sur la Bible (s'il vous plaît) de ne jamais le trahir. Que Gbagbo lui a proposé d'être son Premier ministre, et que même si aux présidentielles il l'emportait, il laisserait passer le Général Guéi. Donc, les choses étaient convenues ainsi. Le Général Guéi nous a ensuite révélé que Gbagbo a été l'un des principaux artisans de l'élimination de la candidature de M. Alassane Ouattara et de tous les candidats du PDCI. Le Général a rappelé que le jour où Gbagbo, Boga Doudou, Tia Koné et lui-même décidaient de rejeter la candidature de M. Alassane Ouattara, un certain M. Robert Bourgi, Conseiller de M. Chirac et membre important de la cellule africaine de l'Élysée était présent.
Comment en est-on arrivé aujourd'hui à une déchirure si profonde dans notre pays ? D'abord, le Général Guéi nous a dit qu'il ne voulait pas se présenter au départ, mais que Gbagbo, voyant qu'en cas de compétition face à M. Alassane Ouattara, Président du RDR, ou face à n'importe quel candidat du PDCI il se ferait étaler à plate couture, a commencé donc à lui faire la cour. Se rendant nuitamment chez lui de manière très fréquente, toujours en cherchant à le convaincre de se présenter aux présidentielles, mais surtout d'éliminer la candidature de M. Alassane Ouattara et tous les candidats PDCI pour être sûr de gagner, lui étant déjà prêt à être son Premier ministre. D'un autre côté, le Général nous a révélé que la direction du PDCI, dans sa grande majorité, l'avait approché pour le convaincre de se présenter aux présidentielles sous la bannière de leur parti. En plus de ces responsables de la haute direction du PDCI, 75 autres cadres anciens députés PDCI émargeaient à la présidence, et donc soutenaient la candidature du Général (nous rappelons pour mémoire que MM. Fologo, Akoto Yao, Balla Kéita et Lamine Fadika ont même effectué des voyages à l'étranger pour plaider la candidature du Général Guéi).
Concernant les trois autres Généraux du CNSP, le Général Guéi a eu l'honnêteté de reconnaître que les Généraux Palenfo et Coulibaly étaient opposés à sa candidature, alors que le Général Doué y était favorable, mais soutenait en réalité Gbagbo. Ce qui explique qu'à la dernière minute, le Général Doué (après avoir battu campagne pour Guéi) a retourné sa veste pour "abattre" ce dernier en prenant fait et cause pour Gbagbo, ce qui lui vaut actuellement d'être Chef d'État-major. Mettant ainsi en application le coup d'État militaro-civil qu'avaient préparés lui, Doué, l'ambassadeur de France Francis Lott, M. Guy Labertit (qui était même venu chez Gbagbo bien avant le début de la campagne présidentielle pour préparer le coup), Charles Josselin et le Commandant en second de la Gendarmerie d'alors, tout ceci avec la bénédiction bien sûr, de Monseigneur Agré. Aculé par la Direction du FPI de se présenter, le Général Guéi nous a dit qu'il a fini par céder. Ce qui explique l'arrêt des poursuites contre les barons du PDCI qui avaient détourné les deniers publics et commis de nombreuses malversations. D'autre part, la France, par son ambassadeur Francis Lott, de même que Monseigneur Agré ont aussi une grande responsabilité dans cette déchirure profonde de notre pays. En effet, voilà ce que nous a révélé notre frère Guéi. Après la rencontre qu'il a eue avec les religieux pour décrisper la situation, rencontre au cours de laquelle l'imam Fofana l'a convaincu de la nécessité vitale pour notre pays que tous les candidats devaient aller aux élections présidentielles, et où lui-même a pris la parole et promis œuvrer désormais dans ce sens, il a révélé ce jour à tous les Ivoiriens que la division entre nous qui avait déjà pris forme était l'œuvre de "démons" tapis dans l'ombre. Le Général Guéi nous a révélé qu'après cette rencontre, les choses étaient désormais claires dans son esprit, et il a décidé de respecter son engagement pris au départ de balayer la maison Ivoire et de partir. Mais, poursuit-il, la même nuit, Gbagbo a rasé les murs pour aller le voir et le supplier (il insiste sur le mot) de ne pas écouter les religieux, de se présenter aux élections présidentielles et d'écarter la candidature d'Alassane Ouattara. Il poursuit toujours en révélant qu'à sa grande surprise, Monseigneur Agré demande à le rencontrer le lendemain soir pour lui dire de ne pas céder et de se présenter aux présidentielles. Le surlendemain, c'est l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, M. Francis Lott, qui le rencontrait en privé, et également, à sa très grande surprise (il insiste particulièrement dessus), lui disait de ne pas céder.
Ensuite, avant la rencontre de Yamoussoukro avec les Présidents Eyadéma et Kérékou, les même trois personnes (Gbagbo, Monseigneur Agré et Francis Lott) l'ont acculé et l'ont amené à faire acte de candidature la veille même de l'arrivée des Présidents Eyadéma et Kérékou, pour couper court à toute discussion. Le Président Malien, M. Konaré, qui devait prendre part à la rencontre, a annulé son arrivée en dernière minute, considérant que c'était peine perdue d'aller discuter avec quelqu'un qui avait déjà annoncé la veille sa candidature. Après le départ des deux présidents venus lui prodiguer le conseil de se retirer de la course, notre frère nous a révélé que les même trois personnes son revenus à la charge, chacun pour lui dire de ne pas céder, naturellement avec l'objectif d'écarter M. Alassane Ouattara. Enfin, après le départ de la mission de l'OUA comprenant les Présidents de l'Afrique du Sud, du Nigeria, du Sénégal, du Togo, de l'Algérie, le SG de l'OUA et même le représentant des Nations Unies, le Général Guéi nous a révélé que le même scénario s'est produit. Gbagbo va nuitamment lui dire de ne pas céder, Monseigneur Agré le harcèle dans le même sens, et l'ambassadeur de France Francis Lott l'encourage à rester ferme au mépris total (selon les propres termes de Guéi, et il insiste là-dessus) de la paix sociale dans notre pays.
Par ailleurs, notre confrère Guéi nous a révélé qu'à deux reprises, feu le Président Houphouët lui est apparu en rêve pour lui dire de céder pour l'amour de son pays, mais que les démons autour de lui l'ont enfoncé. Nous avons demandé à notre frère quelles étaient les motivations profondes de ces trois personnes qui l'ont ainsi harcelé.
Il nous a révélé ceci.
D'abord, Gbagbo Laurent : "Ce dernier m'a confessé qu'il avait une haine viscérale pour M. Alassane Ouattara ; que si ce dernier était candidat, il serait élu au premier tour, vu sa popularité ; qu'il a certaines choses à se reprocher qu'Alassane Ouattara mettra au grand jour s'il arrivait au pouvoir ; enfin, qu'au prochain congrès du FPI, il doit céder la présidence et qu'il lui faut un point de chute pour ne pas être à la touche d'où le poste de Premier ministre qu'il m'a demandé étant donné que jamais Alassane Ouattara ne l'aurait choisi comme Premier ministre, ni même comme président d'une institution".
Ensuite Monseigneur Agré : " Ce dernier m'a dit qu'il n'est pas sûr que Alassane Ouattara devenu Président de la République continuera d'accorder entièrement à l'Église catholique ivoirienne la ligne budgétaire qui lui a toujours été consentie chaque année et par conséquent, selon lui, il vaut mieux qu'un chrétien soit Président, mais surtout pas un musulman ". Le Général Guéi poursuit après un petit moment de silence en ajoutant avec insistance que Monseigneur Agré, au lieu de jouer son rôle d'homme de Dieu, d'homme de paix, de sagesse, a participé activement à créer la grave déchirure sociale actuelle que nous vivons. Il termine en disant : "Monseigneur Agré est soi-disant Monseigneur de jour, mais la nuit, il est tout le contraire d'un homme qui veut la paix pour ce pays".
Enfin, Guéi nous a révélé que l'ambassadeur Francis Lott lui a dit ceci : " Il est incontestable que M. Alassane Ouattara est majoritaire sur le terrain et qu'aucun candidat ne pourra lui résister au premier tour. Ce n'est pas non plus une question de nationalité, vous le savez autant que moi. La principale raison de mon opposition à la candidature de M. Ouattara tient au fait que sans lui faire un procès d'intention, je ne suis pas sûr qu'il protégera les intérêts français ici s'il arrivait au pouvoir".
Ce que nous, cadres Yacouba, constatons de façon évidente, c'est que ces trois personnes (Gbagbo, Monseigneur Agré et Francis Lott) se sont copieusement servis de notre frère, le Général Guéi, puis, l'ont hautement trahi à la dernière minute. Francis Lott prenant fait et cause pour Gbagbo, le Général Mathias Doué qui se retourne contre lui pour lui planter un couteau dans le dos au profit de Gbagbo, et enfin, pour boucler la boucle, Monseigneur Agré qui connaît très bien les engagements que Gbagbo, en jurant, a pris envers le Général Guéi, et donc qui devait, pour un vrai homme de Dieu les rappeler à Gbagbo, a, au contraire, demandé au Général Guéi, à la grande surprise de ce dernier, de céder le pouvoir à Gbagbo, en violant ainsi manifestement tous les accords.
Chers compatriotes, c'est le devoir de vérité et la soif d'avoir désormais la conscience tranquille qui nous ont amenés à faire ces révélations inédites, voire troublantes. On sait désormais, chers compatriotes, ceux qui sont réellement à la base des drames qui ont endeuillé notre pays et du chaos économique et social que connaît actuellement notre chère patrie.
Que Dieu protège la Côte d'Ivoire et qu'il en extirpe les démons.
Un collectif de cadres patriotes Yacouba "
Aveux tardifs ou testament, chacun pourra juger en son âme et conscience.
Koné Seydou
" Cher(e)s compatriotes,
Nous sommes un collectif de cadres d'ethnie Yacouba qui avons décidé, au nom de la vérité et du patriotisme vrai, de faire les révélations suivantes. Nous précisons au départ que c'est une démarche tout à fait personnelle au collectif et non une initiative de notre frère, le Général Guéi.
Chers compatriotes, un débat houleux a eu lieu au sein de notre collectif afin de dire oui ou non la vérité aux Ivoiriens, et, finalement, une majorité s'est exprimée après un vote pour dire cette vérité et être libérés moralement. Que notre aîné, le Général Guéi nous pardonne le fait de n'avoir pas résisté à la tentation de dire la vérité, toute la vérité aux Ivoiriens. En effet, le Général Guéi a reçu à sa demande toutes les communautés Malinké de la région des 18 Montagnes et du Bafing pour leur dire ceci : " Je vous demande pardon, mes chers parents et alliés. Je reconnais que tout ce qui est arrivé est triste. J'assume ma part de responsabilité, mais je vous demande de pardonner les torts que vous avez subis ". Sur cette rencontre, des témoins existent à Man, à Biankouma comme à Touba. Quelques jours après cette rencontre, nous, les cadres Yacouba, avons été reçus par le Général Guéi, notre frère. Il nous a alors fait part de la haute trahison dont il a été victime par Gbagbo.
En effet, il nous a confié qu'après un contrat signé entre les deux hommes, Gbagbo a juré sur tout ce qui lui est cher, et pire, la main sur la Bible (s'il vous plaît) de ne jamais le trahir. Que Gbagbo lui a proposé d'être son Premier ministre, et que même si aux présidentielles il l'emportait, il laisserait passer le Général Guéi. Donc, les choses étaient convenues ainsi. Le Général Guéi nous a ensuite révélé que Gbagbo a été l'un des principaux artisans de l'élimination de la candidature de M. Alassane Ouattara et de tous les candidats du PDCI. Le Général a rappelé que le jour où Gbagbo, Boga Doudou, Tia Koné et lui-même décidaient de rejeter la candidature de M. Alassane Ouattara, un certain M. Robert Bourgi, Conseiller de M. Chirac et membre important de la cellule africaine de l'Élysée était présent.
Comment en est-on arrivé aujourd'hui à une déchirure si profonde dans notre pays ? D'abord, le Général Guéi nous a dit qu'il ne voulait pas se présenter au départ, mais que Gbagbo, voyant qu'en cas de compétition face à M. Alassane Ouattara, Président du RDR, ou face à n'importe quel candidat du PDCI il se ferait étaler à plate couture, a commencé donc à lui faire la cour. Se rendant nuitamment chez lui de manière très fréquente, toujours en cherchant à le convaincre de se présenter aux présidentielles, mais surtout d'éliminer la candidature de M. Alassane Ouattara et tous les candidats PDCI pour être sûr de gagner, lui étant déjà prêt à être son Premier ministre. D'un autre côté, le Général nous a révélé que la direction du PDCI, dans sa grande majorité, l'avait approché pour le convaincre de se présenter aux présidentielles sous la bannière de leur parti. En plus de ces responsables de la haute direction du PDCI, 75 autres cadres anciens députés PDCI émargeaient à la présidence, et donc soutenaient la candidature du Général (nous rappelons pour mémoire que MM. Fologo, Akoto Yao, Balla Kéita et Lamine Fadika ont même effectué des voyages à l'étranger pour plaider la candidature du Général Guéi).
Concernant les trois autres Généraux du CNSP, le Général Guéi a eu l'honnêteté de reconnaître que les Généraux Palenfo et Coulibaly étaient opposés à sa candidature, alors que le Général Doué y était favorable, mais soutenait en réalité Gbagbo. Ce qui explique qu'à la dernière minute, le Général Doué (après avoir battu campagne pour Guéi) a retourné sa veste pour "abattre" ce dernier en prenant fait et cause pour Gbagbo, ce qui lui vaut actuellement d'être Chef d'État-major. Mettant ainsi en application le coup d'État militaro-civil qu'avaient préparés lui, Doué, l'ambassadeur de France Francis Lott, M. Guy Labertit (qui était même venu chez Gbagbo bien avant le début de la campagne présidentielle pour préparer le coup), Charles Josselin et le Commandant en second de la Gendarmerie d'alors, tout ceci avec la bénédiction bien sûr, de Monseigneur Agré. Aculé par la Direction du FPI de se présenter, le Général Guéi nous a dit qu'il a fini par céder. Ce qui explique l'arrêt des poursuites contre les barons du PDCI qui avaient détourné les deniers publics et commis de nombreuses malversations. D'autre part, la France, par son ambassadeur Francis Lott, de même que Monseigneur Agré ont aussi une grande responsabilité dans cette déchirure profonde de notre pays. En effet, voilà ce que nous a révélé notre frère Guéi. Après la rencontre qu'il a eue avec les religieux pour décrisper la situation, rencontre au cours de laquelle l'imam Fofana l'a convaincu de la nécessité vitale pour notre pays que tous les candidats devaient aller aux élections présidentielles, et où lui-même a pris la parole et promis œuvrer désormais dans ce sens, il a révélé ce jour à tous les Ivoiriens que la division entre nous qui avait déjà pris forme était l'œuvre de "démons" tapis dans l'ombre. Le Général Guéi nous a révélé qu'après cette rencontre, les choses étaient désormais claires dans son esprit, et il a décidé de respecter son engagement pris au départ de balayer la maison Ivoire et de partir. Mais, poursuit-il, la même nuit, Gbagbo a rasé les murs pour aller le voir et le supplier (il insiste sur le mot) de ne pas écouter les religieux, de se présenter aux élections présidentielles et d'écarter la candidature d'Alassane Ouattara. Il poursuit toujours en révélant qu'à sa grande surprise, Monseigneur Agré demande à le rencontrer le lendemain soir pour lui dire de ne pas céder et de se présenter aux présidentielles. Le surlendemain, c'est l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, M. Francis Lott, qui le rencontrait en privé, et également, à sa très grande surprise (il insiste particulièrement dessus), lui disait de ne pas céder.
Ensuite, avant la rencontre de Yamoussoukro avec les Présidents Eyadéma et Kérékou, les même trois personnes (Gbagbo, Monseigneur Agré et Francis Lott) l'ont acculé et l'ont amené à faire acte de candidature la veille même de l'arrivée des Présidents Eyadéma et Kérékou, pour couper court à toute discussion. Le Président Malien, M. Konaré, qui devait prendre part à la rencontre, a annulé son arrivée en dernière minute, considérant que c'était peine perdue d'aller discuter avec quelqu'un qui avait déjà annoncé la veille sa candidature. Après le départ des deux présidents venus lui prodiguer le conseil de se retirer de la course, notre frère nous a révélé que les même trois personnes son revenus à la charge, chacun pour lui dire de ne pas céder, naturellement avec l'objectif d'écarter M. Alassane Ouattara. Enfin, après le départ de la mission de l'OUA comprenant les Présidents de l'Afrique du Sud, du Nigeria, du Sénégal, du Togo, de l'Algérie, le SG de l'OUA et même le représentant des Nations Unies, le Général Guéi nous a révélé que le même scénario s'est produit. Gbagbo va nuitamment lui dire de ne pas céder, Monseigneur Agré le harcèle dans le même sens, et l'ambassadeur de France Francis Lott l'encourage à rester ferme au mépris total (selon les propres termes de Guéi, et il insiste là-dessus) de la paix sociale dans notre pays.
Par ailleurs, notre confrère Guéi nous a révélé qu'à deux reprises, feu le Président Houphouët lui est apparu en rêve pour lui dire de céder pour l'amour de son pays, mais que les démons autour de lui l'ont enfoncé. Nous avons demandé à notre frère quelles étaient les motivations profondes de ces trois personnes qui l'ont ainsi harcelé.
Il nous a révélé ceci.
D'abord, Gbagbo Laurent : "Ce dernier m'a confessé qu'il avait une haine viscérale pour M. Alassane Ouattara ; que si ce dernier était candidat, il serait élu au premier tour, vu sa popularité ; qu'il a certaines choses à se reprocher qu'Alassane Ouattara mettra au grand jour s'il arrivait au pouvoir ; enfin, qu'au prochain congrès du FPI, il doit céder la présidence et qu'il lui faut un point de chute pour ne pas être à la touche d'où le poste de Premier ministre qu'il m'a demandé étant donné que jamais Alassane Ouattara ne l'aurait choisi comme Premier ministre, ni même comme président d'une institution".
Ensuite Monseigneur Agré : " Ce dernier m'a dit qu'il n'est pas sûr que Alassane Ouattara devenu Président de la République continuera d'accorder entièrement à l'Église catholique ivoirienne la ligne budgétaire qui lui a toujours été consentie chaque année et par conséquent, selon lui, il vaut mieux qu'un chrétien soit Président, mais surtout pas un musulman ". Le Général Guéi poursuit après un petit moment de silence en ajoutant avec insistance que Monseigneur Agré, au lieu de jouer son rôle d'homme de Dieu, d'homme de paix, de sagesse, a participé activement à créer la grave déchirure sociale actuelle que nous vivons. Il termine en disant : "Monseigneur Agré est soi-disant Monseigneur de jour, mais la nuit, il est tout le contraire d'un homme qui veut la paix pour ce pays".
Enfin, Guéi nous a révélé que l'ambassadeur Francis Lott lui a dit ceci : " Il est incontestable que M. Alassane Ouattara est majoritaire sur le terrain et qu'aucun candidat ne pourra lui résister au premier tour. Ce n'est pas non plus une question de nationalité, vous le savez autant que moi. La principale raison de mon opposition à la candidature de M. Ouattara tient au fait que sans lui faire un procès d'intention, je ne suis pas sûr qu'il protégera les intérêts français ici s'il arrivait au pouvoir".
Ce que nous, cadres Yacouba, constatons de façon évidente, c'est que ces trois personnes (Gbagbo, Monseigneur Agré et Francis Lott) se sont copieusement servis de notre frère, le Général Guéi, puis, l'ont hautement trahi à la dernière minute. Francis Lott prenant fait et cause pour Gbagbo, le Général Mathias Doué qui se retourne contre lui pour lui planter un couteau dans le dos au profit de Gbagbo, et enfin, pour boucler la boucle, Monseigneur Agré qui connaît très bien les engagements que Gbagbo, en jurant, a pris envers le Général Guéi, et donc qui devait, pour un vrai homme de Dieu les rappeler à Gbagbo, a, au contraire, demandé au Général Guéi, à la grande surprise de ce dernier, de céder le pouvoir à Gbagbo, en violant ainsi manifestement tous les accords.
Chers compatriotes, c'est le devoir de vérité et la soif d'avoir désormais la conscience tranquille qui nous ont amenés à faire ces révélations inédites, voire troublantes. On sait désormais, chers compatriotes, ceux qui sont réellement à la base des drames qui ont endeuillé notre pays et du chaos économique et social que connaît actuellement notre chère patrie.
Que Dieu protège la Côte d'Ivoire et qu'il en extirpe les démons.
Un collectif de cadres patriotes Yacouba "
Aveux tardifs ou testament, chacun pourra juger en son âme et conscience.
Koné Seydou
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