mardi 17 avril 2012

MNLA à Nouakchott: seules les modalités d'organisation de l'autodétermination sont à discuter


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Mahmoud Ag Aghaly, Président du Bureau Politique du MNLA

Une délégation Malienne est à Nouakchott pour discuter avec le bureau politique du MNLA. Malgré ses nombreuses tentatives de corruption, l'ensemble des leaders Azawadiens continuent de lui dire que la seule chose qui est à négocier est la fin formelle de la colonisation Malienne. Pour eux, la fin en bonne et due forme de ces 51 ans d'oppressions passe par l'organisation d'un referendum d'autodétermination, seul sujet des discussions.

Depuis une dizaine de jours maintenant, le MNLA et l'ensemble de la société civile Azawadienne n'emmagasine aucun effort pour mettre en place les institutions à la fois administrative que populaire de la future République Démocratique et Laïque de l'Azawad. C'est ainsi que la formation du Gouvernement Provisoire de l'Azawad s'approche de sa conclusion.
Suite aux demandes des populations, l'état-major du MNLA a décidé de ne pas combattre pour le moment le groupuscule fantomatique Ansar Adine; groupuscule qui est la source de la présence terroriste dans l'Azawad. A Kidal, les chefferies locales ramènent dans le droit chemin les quelques jeunes qui ont été trompé par le mirage que peut représenter le sombre Iyad Ag Ghaly. A Gao, une manifestation de plusieurs milliers de personnes a eu lieu ce Samedi pour demander à tous les groupes armés autre que le MNLA de quitter la ville en répétant comme à Tombouctou que ni Iyad Ag Ghaly ni ses invités terroristes ne connaissent plus la religion musulmane que les marabouts de la cité des Askia.
Tous les plans du sombre Iyad Ag Ghaly tombant à l'eau de jour en jour, il décida de tenter le tout pour le tout. L'homme qui n'a jamais eu l'amour des peuples de l'Azawad encore moins une velléité religieuse fait depuis un battage médiatique avec l'aide de ces alliés de circonstance d'une certaine presse internationale. Une fois l'organisation fantomatique Ansar Adine mise au-devant de la scène médiatique, il s'empresse d'envoyer ses émissaires à Ouagadougou au Burkina Faso pour conclure des accords pécuniaires non seulement avec la délégation Malienne, mais aussi avec les autorités Burkinabé. Il faut rappeler que depuis des semaines et l'imbroglio politique causé par le coup d'état du CNRDRE, le Mali est sous-tutelle du Burkina Faso (médiateur de la CEDEAO) car c'est ce pays qui nomme l'ensemble des hauts fonctionnaires du Mali à commencer par les ministres qui feront partie du prochain gouvernement d'union nationale.
Voulant intensifier le levé de masque de son agent et partenaire Iyad Ag Ghaly, le Mali décida de dépêcher immédiatement auprès du MNLA une délégation en Mauritanie conduite par Tiébilé Dramé, Président du PARENA (Parti pour la Renaissance Nationale).
Cette délégation Malienne aurait rencontré d'abord les autorités Mauritanienne. Nos sources nous apprennent que durant la rencontre avec Mohamed Ould Abdel Aziz, grâce au charisme et au leadership de celui-ci, il a fait comprendre à la délégation que le Mali a joué avec le feu pendant une dizaine d'années en hébergeant, négociant, armant, et coopérant avec le diable que représente l'organisation terroriste AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) tout en continuant à détruire tous les repères sociaux dans l'Azawad. En d'autres termes, qui sème le vent récolte la tempête. A la demande du Mali d'extrader les membres du bureau politique du MNLA qui se trouve sur son sol, Ould Abdel Aziz répondra que la Mauritanie est un pays de droit dans lequel aucun être humain qui qu'il soit ne peut être déni de ses droits sans avoir commis de crimes. Il a rappelé à la délégation Malienne que l'expression d'opinions politiques n'est pas un crime selon la loi Mauritanienne.
Après cet échange dans lequel les autorités Mauritaniennes ont notifiés que la Mauritanie n'est pas une République bananière, la délégation Malienne à rencontrer des représentants du MNLA dans un hôtel de Nouakchott. Motivé surement par l'espérance de sa part du gâteau Malien qu'il recevra, Tiébilé Dramé essaya de menacer le MNLA en leur disant que «vous commis la plus grande erreur de vos vies en vous attaquant au Mali. Maintenant vous vous êtes mis seul dans une impasse. Il n'est pas trop tard, revenez vers le Mali et vous serez peut-être pardonner par le Mali après avoir été jugé.»
Mahmoud Ag Ghaly, Président du Bureau Politique du MNLA, calme comme à son habitude aurait dit à son vis-à-vis que les autorités Maliennes leur ont toujours tenu ce discours et qu'il serait préférable qu'on ne leur fasse pas perdre leur temps avec ce vieux disque poussiéreux. Revenu à de meilleurs sentiments, Tiébilé Dramé a commencé ce que le Mali sait faire le plus: corrompre les Azawadiens.
Les représentants du MNLA lui ont notifié que certains d'entre eux ont commencés à planifier les voies et moyens de l'indépendance de l'Azawad depuis 1998 après les nombreux échecs du Pacte National et des conclusions de la cérémonie de la Flamme de la Paix. Partant de là, tout l'argent du monde ne les fera pas trahir les populations Azawadiennes et les centaines de milliers de réfugiés tout en marchant sur les corps de leurs frères tombés sur le champ de l'honneur il y a juste quelques semaines. Mahmoud Ag Ghaly dira à Tiébilé Dramé que le discours du MNLA n'a pas changer depuis le 1er Octobre 2010, date de la création du MNA (Mouvement National de l'Azawad). Il y a une seule chose à négocier avec le Mali: les modalités d'organisations du referendum de l'autodétermination. Il a rappelé l'historique de toutes les démarches pacifiques entreprises durant les 16 derniers mois et n'a pas oublier de noter que que le conflit du 17 Janvier au 4 Avril a été causé par l'esprit belliqueux de Bamako qui a toujours utilisé la violence pour régler les revendications des Azawadiens.
Après ces leçons, Mahmoud Ag Ghaly a redit à Tiébilé Dramé que le MNLA n'a pas besoin de l'argent du Mali ou de ses avantages. La seule chose que veux le MNLA étant l'organisation de l'autodétermination pour entériner officiellement aux yeux de la communauté internationale le désir de l'Azawad de se séparer du Mali. Un autre représentant du bureau politique du MNLA lui dira que s'il veut parler d'autres choses que de la séparation d'avec le Mali, ils ne sont pas ses interlocuteurs. Il n'oubliera pas de lui dire que cette séparation est effective depuis le 6 Avril dernier, mais que pour des raisons de formalité pour le besoin de la communauté internationale, il serait bien que le Mali accepte l'organisation de l'autodétermination. Mais qu'a défaut de cette acceptation du Mali, celui-ci ne recolonisera plus jamais l'Azawad.
Nos sources nous apprennent que la délégation Malienne a compris que le MNLA ne suivra pas le chemin de la trahison de la révolution qu'ont emprunté en 1991 le sombre Iyad Ag Ghaly et les autres opportunistes comme Zeidane Ag Sidalamine. Le Mali à travers son représentant Tiébilé Dramé a été notifié que rien, absolument rien d'autres que la séparation de l'Azawad d'avec le Mali ne mérite une quelconque discussion avec le MNLA. Le MNLA a rappelé une fois de plus sa présence pour toute discussion sérieuse qui va dans le sens du désir populaire de mettre fin à la colonisation Malienne.

Par Abdoussalam Ag Inawelene

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vendredi, 13 avril 2012

DES IMAGES DES PATRIOTES CANARDES PAR L’ARMEE FRANÇAISE CHEZ GBAGBO – RESISTANTS JUSQU’AU BOUT!


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Entre la nuit du 31 mars, date de l’entrée des Forces nouvelles rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Abidjan et le 11 avril 2011, date de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, sa famille et ses proches par les forces françaises, des atrocités ont été commises à la résidence présidentielle où des jeunes patriotes, partis pour défendre la République les mains nues, ont péri en grand nombre. Si l'offensive lancée contre la République dans la deuxième quinzaine du mois de mars par les forces pro-Ouattara – la coalition Forces nouvelles/FRCI appuyée d’une part par les forces françaises et onusiennes et d’autre part par des supplétifs dozos et miliciens lourdement armés – a connu une ascension fulgurante, ceux qui pensaient que la prise du palais et la reddition du président Gbagbo n’étaient qu’une question d’heure le 31 mars 2011 ont dû déchanter. Entre le 1er et le 10 avril 2011, la coalition qui allait finir par ouvrir les portes du palais à Ouattara dès le 11 avril, au prix de bombardements intenses de l’armée française sur la résidence du président Gbagbo, a dû faire face à une résistance farouche des forces loyalistes. 
 Parallèlement, et comme ce fut le cas depuis novembre 2004, lors de la quasi-guerre franco-ivoirienne, des patriotes ivoiriens ont rallié en grand nombre la résidence du président Gbagbo où ils ont, les mains nues, manifesté contre la volonté de la France d’imposer à la tête de l’Etat ivoirien, envers et contre tout, Alassane Ouattara, «l’ami personnel du président Nicolas Sarkozy». Jeunes, vieux, adolescents, hommes et femmes ont constitué un bouclier humain qui a plus ou moins retardé l’assaut final qui sera lancé finalement dans la mi-journée du 10 avril 2011. 
Une vidéo retraçant le parcours de milliers d’Ivoiriens de toutes origines, en provenance principalement de «Yopougon de Gbagbo», jusqu’en  plein cœur de Cocody, nous donne une idée du drame qui s’est joué dans cette commune transformée en champ de bataille. Cet élément filmé d’environ une heure est la propriété d’un rescapé de l’aventure dont nous avons pu recueillir le témoignage. 
La vidéo débute sur une scène de joie des populations de Yopougon sorties en grand nombre sur le boulevard Saint-André, malgré le crépitement des armes et les coups de canon plus ou moins lointains qui rappellent que la Côte d’Ivoire est en guerre. De fait, les forces de Ouattara et Soro Guillaume qui tentaient de prendre pied dans la commune venaient de subir de lourdes pertes. Les FRCI ont été contraints d’abandonner les positions qu’ils occupaient à la brigade anti émeutes (BAE), à l’entrée de la commune. «Respectez Yopougon de Gbagbo! Respectez Yopougon de Gbagbo!» ; «On a installé Gbagbo! On a installé Gbagbo! Arrêtez de faire coup d’Etat !», scandaient les populations déterminées à défendre leur patrie par tous les moyens, y compris au prix de leurs vies. Mais et surtout les mains nues. 
Mais comment arriver à la résidence du président Gbagbo? A bien y regarder, cela ressemble à un parcours du combattant. Pour rallier Cocody, raconte le rescapé, l’autoroute et la voie passant par la forêt du banco n’étaient pas conseillées. Les communes d’Adjamé et d’Attécoubé étaient aux mains des forces pro-Ouattara qui tiraient sur les populations à partir des positions stratégiques qu’elles occupaient. La seule alternative, c’était donc de converger vers Abobodoumé afin d’y emprunter les bateaux-bus à destination de la commune du Plateau encore aux mains des FDS.
Sur le chemin des patriotes, que d’embûches! Premier obstacle, en plein Yopougon, au niveau du marché de la Sicogi. Des assaillants planqués en ce lieu n’hésitent pas à tirer sur les manifestants. Au niveau du collège William Ponty, un patriote est atteint d’une balle en pleine cuisse. Il est secouru par d’autres jeunes qui le transportent au CHU pour y recevoir des soins, à bord d’un pousse-pousse. Les jeunes qui refusent de se laisser ainsi intimider mettent le feu au marché afin de se frayer un chemin. 

La foule est immense au niveau du boulevard Saint-André, quand l’appel invitant les jeunes à sortir pour aller faire front à la résidence du président Gbagbo passe en boucle sur les antennes de la RTI, qui émettait de nouveau après les combats intenses de la nuit du 28 mars 2011. Toute la population de Yopougon est en ébullition. Un commandant des Fds mobilise les jeunes, les rassurant que les assauts des assaillants lourdement armés avaient été contenus. Surtout, insistait-il, la BAE n’était plus aux mains des forces de Ouattara qui s’y étaient installées. Pour galvaniser les troupes, les leaders entonnent des chants patriotiques et religieux. Après quoi,  tout le monde peut prendre la route. 
De Yopougon à la résidence : un parcours périlleux
«De la Sicogi, nous avons convergé vers Abobodoumé, commune d’Attécoubé, où nous avons emprunté le bateau-bus pour rallier le Plateau. Au niveau de l’ambassade de France, on aperçoit des snipers français lourdement armés, dont certains étaient accrochés à leurs talkies walkies, donnant les positions des patriotes à leurs alliés des forces pro-Ouattara. Après que tous les volontaires de Niangon, Sideci, Sicogi, etc. ont pu faire la traversée et ont été rassemblés au niveau de la Gare Sud, au Plateau, nous avons rallié la résidence du président de la République par la Corniche. Tous voulaient partir. Jeunes, vieux, adolescents, hommes, femmes, etc., toutes les  couches sociales et ethnies de la Côte d’Ivoire étaient représentées. Mais il ne fallait pas aller en rangs dispersés. Il fallait donc des gens capables de mener des troupes avec des chants patriotiques et des messages forts», raconte notre témoin.
Il fallait surtout de la ruse. Les MI 24 de l’Onuci et les hélicoptères de l’armée française patrouillaient continuellement dans le ciel, donnant les positions des forces loyales au président Gbagbo aux forces pro-Ouattara. «La situation était assez pénible. Nous nous sommes tous retrouvés effectivement à la résidence du président Gbagbo aux environs de 16 heures. Sur place, il y avait le show, entrecoupé de prières intenses. Il y avait des chanteurs de wôyô, des artistes zouglouman, des pasteurs, etc. Notre message, c’était de dire à ceux qui attaquaient le président Gbagbo qu’il est le président que les Ivoiriens ont librement choisi. Et que nous étions, nous jeunes de Côte d’Ivoire, déterminés à défendre son pouvoir et sa personne», martèle le témoin des atrocités de l’armée française à la résidence du Président de la République.
Sur place à la résidence, des milliers de jeunes qui étaient là pour la plupart depuis deux jours racontent aux nouveaux venus comment les Français tentaient de favoriser l’avancée des FRCI et de fragiliser les FDS qui assurent la sécurité de la résidence du président Gbagbo. 
«Nous étions des jeunes aux mains nues, contrairement à ce que les partisans de Ouattara ont voulu faire croire. On n’avait aucune arme. Nous sommes allés les mains nues, je le répète, pour défendre le président que nous avons librement choisis.  Nous étions au 1er avril 2011 et trente minutes après notre arrivée, nous essuyions les premiers tirs de l’armée française. Des tirs de rafales de l’armée française sur la foule immense qui faisait le siège de l’entrée de la résidence du président Gbagbo», explique le rescapé.  «Chacun de nous a dû se cacher comme il pouvait, malheureusement nous n’avions pas de grande possibilité, faute d’abris. Nous nous sommes couchés sur la pelouse pour échapper aux tirs de l’armée française. Quand les tirs se sont arrêtés, nous avons recréé l’ambiance de départ et avons chanté, prié et dansé avec davantage d’ardeur. Nous n’avions pas enregistré des morts ce jour-là. C’était une victoire et nous l’avons célébrée bruyamment pour marquer notre reconnaissance à l’Eternel. Nous voulions leur montrer notre détermination, leur faire comprendre que nous n’avions pas peur. Mais sous le coup de 19h, les avions français sont revenus à la charge et nous avons dû nous disperser pour échapper à la mort. Certains d’entre nous n’ont pas eu cette chance ; ils ont été cueillis par les rafales de l’armée française», soutient-il. 
La guerre des nerfs

«Au matin du 2 avril, nous sommes revenus devant la résidence malgré tout, conscients que nous dérangions l’armée française et qu’à tout moment, elle pouvait décider de nous écraser pour enfin commettre son forfait. Sous la pluie, nous avions dansé et chanté à Dieu. Mais il a suffi de quelques minutes pour que les tirs français reprennent, créant à nouveau la panique au sein de l’immense foule.
Ce jour-là, c’est dans l’après-midi que nous avons pu nous regrouper à nouveau. Hélas, à 19h, l’armée française est revenue à la charge, tirant sur les manifestants de partout, sous une pluie qui nous avait pourtant donné du tonus. Nous nous sommes relevés à nouveau, une fois que les frappes se sont estompées et nous avons encore manifesté vigoureusement. Ce jour-là, nous avions trouvé refuge à l’église catholique de Blockauss», relate le jeune homme qui a tenté, malgré les écueils, de sauvegarder quelques instants précieux de la guerre de la France contre le président Gbagbo. Dans la nuit du 2 au 3 avril, les Français ont détruit deux chars qui étaient postés devant la résidence du président Gbagbo et qui avaient servi à libérer la RTI quelques jours auparavant. 




«Le 3 avril, poursuit-il, nous sommes revenus mais nous n’avons pu nous rassembler véritablement tant la tension était vive et les tirs nourris dès les environs de 12 heures. C’est ce jour-là que les Casques bleus sont venus chez le président Gbagbo après la signature d’un cessez-le-feu. Les jeunes étaient encore là, sur le périmètre de la résidence. C’est au-delà de 16h que nous avons pu nous rassembler. J’ai dû me refugier avec d’autres manifestants jusqu’au 4 avril dans une résidence abandonnée, sans vivres ni effets. Puis j’ai regagné le temple du Jubilé de l’Eglise méthodiste unie de Cocody, non loin du Lycée sainte Marie». 
Où sont passés tous ces Ivoiriens ? 

Après avoir visionné ce film qui témoigne des rassemblements devant la résidence du président Gbagbo, la question essentielle qu’on peut se poser, c’est de savoir où sont passés tous ces jeunes aux mains nues qui ont osé défier l’armée de Nicolas Sarkozy? Dans une commune de Cocody déserte, transformée en champ de bataille par l’armée française appuyée par les FRCI. Ils étaient des milliers partis de Yopougon, Cocody, etc. Une certitude, c’est qu’un grand nombre d’entre eux sous tombés sous les balles de l’armée française qui devenait de plus en plus nerveuse à chaque fois qu’elle échouait à dissuader les jeunes de continuer de manifester. 
«Il y a eu des centaines de morts. L’armée française tirait dans tous les sens. Il est vrai qu’il y en a qui ont pu échapper aux tueries comme moi. Certains sont en exil au Togo, au Ghana, au Bénin, etc. Des zodiacs faisaient la navette entre la résidence et la frontière du Ghana où un bateau les transportait hors de la Côte d’Ivoire. Nous autres avons pu regagner Yopougon mais il fallait vraiment avoir de la chance pour échapper à la mort. Cocody était devenu un champ de guerre. Chaque jour, l’armée française larguait au moins vingt-deux missiles. Les hélicoptères faisaient la ronde de 8h à 22h. Le 11 avril, j’étais déjà à Yopougon quand ils ont lancé l’assaut final. La situation était devenue intenable et la veille, un ami qui venait de sortir de Cocody m’a rapporté que le président Laurent Gbagbo avait demandé aux jeunes de rentrer chez eux, leur expliquant que l’armée française et celle de Ouattara ont déjà fait trop de morts dans leurs rangs et n’hésiteraient pas à tuer encore», explique avec beaucoup d’amertume, le patriote ivoirien.
Emmanuel Akani

jeudi 12 avril 2012

Antonio NDjai a fait un coup d'etat en Guinee Bissau

Guinée Bissau : Antonio Ndjai, Nouvel Homme Fort Du Pays

Il est le nouveau maitre de Bissau. Antonio Ndjai a pris le pouvoir avec des militaires ce jeudi selon des sources concordantes. Le premier ministre Carlos Gomez Junior est tué par les nouveau putschistes. Antonio Ndjai, précédemment nommé par le défunt Malang Becai Sagna, chef des forces armées, prend le pouvoir, et installe à nouveau le pays dans le chaos.
La situation est actuellement très confuse à Bissau en ce moment.


source: http://actu-senegalaise.senego.com/guinee-bissau-antonio-ndjai-nouvel-homme-fort-du-pays_12250.html#ixzz1rryPXvMC

mardi 10 avril 2012

Le Mali dans l’œil du cyclone


Le Mali dans l’œil du cyclone

10 avril 2012 par Odile Tobner
Après la Libye et la Côte d’Ivoire, passées sous contrôle occidental à la suite de guerres menées notamment par l’armée française, on subodorait que le Mali était le prochain sur la liste.
Cela n’a pas manqué : on assiste depuis janvier 2012 à la réactivation de la rébellion du mouvement national de libération de l’Azawad, mouvement sécessionniste revendiquant la partie saharienne du territoire malien.
Puissamment armé, le MNLA a lancé dans le nord-est du pays une offensive victorieuse contre l’armée malienne. Le 24 janvier, à Aguel Hok, les rebelles ont exécuté, dans des conditions atroces, 80 prisonniers de guerre. On peut voir dans ce massacre l’origine du putsch militaire qui a renversé, le 21 mars, le président Amadou Toumani Touré. Depuis février, en effet, des familles de militaires, mais aussi des jeunes, se rassemblent pour dénoncer l’impuissance du chef de l’État, voire sa complicité avec la rébellion, et ces manifestations, parties du camp militaire de Kati, ont gagné Bamako et Ségou.
Les déclarations faites le 26 février par Juppé à Bamako, où il a été accueilli par des manifestations hostiles, n’ont fait que jeter de l’huile sur le feu. Celui-ci s’est dit convaincu qu’il n’y aurait pas de solution militaire à la crise au Nord-Mali, ajoutant : « Il faut donc prendre la voie du dialogue aussi inclusif que possible avec tous ceux qui doivent s’assoir autour de la table et le président Amadou Toumani Touré a confirmé que c’était son intention ». C’était méconnaître totalement la situation ainsi que l’état d’esprit de l’armée et de la population malienne. En pompier pyromane, le même Juppé n’a pas manqué, une fois Touré destitué par de jeunes officiers, de lancer de vertueux appels au retour de la légalité constitutionnelle, demandant à la junte militaire d’organiser des élections.
Pendant ce temps, les vastes étendues du nord sont livrées à divers mouvements groupusculaires, mais surarmés. Outre le MNLA, on a le MPA (Mouvement populaire de l’Azawad) salafiste devenu le mouvement fondamentaliste Ançar Edine, sans compter l’AQMI, qui, ensemble ou séparément, revendiquent de lutter, qui contre l’État malien, qui pour la Charia, contre l’Occident, etc. Les habitants des localités du nord, en butte à leurs attaques ou craignant les représailles, s’enfuient vers le sud ou les pays limitrophes. Une grande partie des 200 000 personnes qui ont ainsi fui les combats vivent désormais dans des conditions critiques sur le plan humanitaire. Le cortège habituel des calamités de guerre s’abat sur un pays qui a le malheur de se trouver pris entre les manœuvres d’une politique française à la gribouille et la convoitise que suscite, chez les grandes puissances, un territoire quasi vide et recelant d’immenses ressources minières encore inexploitées. Une telle situation est propice à la création d’un État-fantôme assujetti, dont on fera au minimum peser la menace sur le Mali s’il ne consent pas à s’aligner sur les mots d’ordre de « protecteurs » intéressés.
On observe en effet que ni la CEDEAO, communauté des États d’Afrique de l’Ouest, ni la France, ni les États-Unis, ni l’Union européenne, si empressés à exiger des putschistes le retour à la légalité républicaine, n’ont demandé aux mouvements séparatistes qui sèment le chaos au Sahara de cesser leurs violentes attaques contre l’État et les citoyens maliens. Il faut croire qu’un Mali rétif aux injonctions des puissances étrangères gêne plus les appétits impérialistes qu’une guerre civile frappant opportunément une région convoitée.

AFRIQUE/MALI] Les raisons françaises de la déstabilisation du Mali


Les raisons françaises de la déstabilisation du Mali
Par Calixte Baniafouna


La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ».

Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. Bamako, 12 mai 2002, aussitôt élu président de la République avec 64,35% des voix au deuxième tour, Amadou Toumani Touré (ATT pour les intimes) fait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon... sont depuis, tenus en laisse par Paris. Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni
dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.
Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.
Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.
Deuxième raison de la déstabilisation amorcée du Mali, l’influence géostratégique de la France sur l’Afrique néocoloniale.
Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.
Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville ! Larmes et sang couleront bientôt dans la miséricorde d’une France, elle aussi en larmes de crocodile, qui se dira totalement effondrée par la pitié pour ce peuple africain dont elle n’aurait toujours voulu que du bien mais qui aurait préféré vivre dans des souffrances volontaires. Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde.
Comme en Côte d’Ivoire ou en Libye, le principe de « diviser pour mieux régner » est parfaitement sous orbite au Mali. Objectif : commencer par diviser le Mali en zones nord et sud avec, au milieu des deux zones, des armées étrangères d’interposition (genre Licorne, Casques blancs, Casques bleus…) qui, au nom de la réunification du pays, les occuperont progressivement pour s’y implanter quasi-définitivement, le temps que la France installe durablement ses larbins et s’assure de la mainmise de l’or noir annoncé afin de procéder au pillage avec autant de cruauté que d’avidité. Ficelle de la scission tirée dans la clandestinité depuis Paris et bien d’autres capitales occidentales, les rebelles se sont déjà constitués dans le nord du Mali en un mouvement tribal appelé Azawad. Équipés par les maîtres occidentaux d’une quantité impressionnante d’armes, de munitions et autres matériels de guerre en provenance d’Europe et de la Libye, ils ont lancé les attaques contre les garnisons militaires de la région et occupe actuellement toute la partie nord du pays. Pour affiner la stratégie de la déstabilisation du Mali, le Quai d’Orsay peut sans gêne recevoir à visage ouvert les membres voilés de cette rébellion d’autant que toute forme d’aide qui leur est due ne peut que relever du bon sens, le prétexte étant tout trouvé : le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.
La troisième raison de la déstabilisation du Mali par la France, enfin, relève de la mesquinerie d’un homme : Nicolas Sarkozy. De Dominique de Villepin à Mouammar Kadhafi en passant par Laurent Gbagbo, chacun d’eux (du moins pour les survivants) a souvenir que Sarko n’oublie ni ne rate quiconque l’aurait éclaboussé sur le chemin de ses abus du pouvoir au point de réduire en affaire personnelle toute affaire d’État qui oserait contrarier sa vision des choses. Mieux que tout citoyen malien, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’Amadou Toumani Touré était à un mois de sa retraite politique et ne se présenterait plus à l’élection présidentielle annoncée pour fin avril 2012. Malgré tout, lui laisser partir sans l’humilier passerait Sarko pour vaincu ; d’où le putsch qui n’aura eu ni sens ni fondement. En incitant une partie de l’armée malienne à destituer un président en fin de mandat, Sarko a voulu tout simplement se faire plaisir, montrer qu’il reste le chef et pousser ses obligés (CEDEAO, larbins des palais, etc.) à s’occuper, à se rendre indispensables et à finir par décliner leur impuissance pour les obliger de faire appel à l’éternel sauveur, la France.
Parvenue à ses fins, la France dirait qu’elle n’aurait rien fait en soi qui ne fût un ordre venu des Africains eux-mêmes ou de l’ONU. Vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, ATT aura ainsi payé un temps ses doutes dans la manière d’instaurer la démocratie en Côte d’Ivoire et son opposition à l’assassinat de Kadhafi par Nicolas Sarkozy, au nom de la démocratie alors qu’en réalité, les raisons de la haine sont strictement personnelles. ATT humilié, le putsch n’a plus de raison d’être ; les abrutis à l’ordre et au service du maître n’ont plus qu’à rétablir les institutions déclarées caduques il y a seulement quelques semaines et rentrer dans les casernes pour attendre, disciplinés, que l’armée véritable débarque de Paris pour venir tracer les limites de la division du Mali.
En entendant que les larbins d’Abidjan et de Ouagadougou, courroie de transmission via la CEDEAO, transmettent l’ordre venu de l’Élysée pour annexer le Mali au concert des nations non plus de la démocratie initiée par ATT mais de celle de la Françafrique, si chère aux valeurs de la République française. Et ce, pour de longs siècles encore, tant que la « mère patrie » trouvera sur le sol africain des répondants qui sont toujours prêts à passer pour de braves soldats… en fait de piètres serviteurs.

samedi 7 avril 2012

Affaire Kieffer.... Ils ont tue "gorge profonde".


Mort de « Gorge profonde » – La police ghanéenne formelle : « C’est un incendie criminel »


L’incendie qui a causé la mort de Koné Adama, «Gorge profonde», est loin d’être un accident. La police ghanéenne vient de donner raison au Nouveau Courrier, en confirmant qu’il s’agit d’un acte criminel. 
Un peu plus d’une semaine après le décès d’Adama Koné dit «Gorge profonde» des suites de ses graves brûlures dans l’incendie de sa tente, on en sait davantage sur l’incendie qui a causé sa mort. «Ils ont tué Gorge profonde», avait barré à sa Une du vendredi 30 mars dernier Le Nouveau Courrier, après le décès d’Adama Koné dit «Gorge profonde». On ne croyait pas si bien dire, à l’analyses des indices et circonstances de l’incendie de la tente de la victime qui avait trouvé refuge au camp de refugiés d’Eagle Star à Elubo. Informée du drame, la police ghanéenne a aussitôt diligenté une enquête. Les premières investigations des agents de police sous les ordres du Commandant de Police, John Ferguson Dzineku, en charge du district de Jomoro, dont dépend la localité d’Elubo, sont forts éloquentes. Tout porte à croire qu’il s’agit bel et bien d’un incendie criminel. «Quelqu’un a expressément mis le feu à la tente de la victime. Les indices en notre possession permettent d’affirmer que c’est loin d’être un banal incendie déclenché tout seul», a laissé entendre le commandant de Police. Selon ce dernier, «le feu a été a été délibérément mis à la tente. Il n'y a aucun indice qui puisse montrer que l’incendie a débuté quelque part avant de s’étendre. C'est seulement la tente en question qui a été incendiée». Poursuivant ses explications, il affirme qu’il s’agirait d’un liquide inflammable qui a servi à déclencher le feu. «Si on observe la façon dont l’incendie s’est déclenchée, on peut se rendre compte que de l'essence ou un quelconque liquide inflammable a été déversé sur la tente avant de mettre le feu», a déclaré le chef de la police locale. Pour l’heure, même si la police n’a procédé à aucune arrestation, l’enquête est quasi bouclée. Et d’autres pistes, et non des moindres, pourraient être explorées par la police ghanéenne, en rapport avec les antécédents de la victime avant qu’elle ne se retrouve en exil dans le camp de réfugiés d’Elubo. par  le 07/04/12 à 11:42
 
Effroi dans les camps de réfugiés

Les premières observations des enquêteurs ghanéens ont donné froid dans le dos des refugiés ivoiriens dans ce camp d’Elubo. Et une sorte de peur-panique s’est emparée d’eux, au point de ne plus se sentir en sécurité. Le coordonnateur du programme pour le Conseil du statut des réfugiés, Tettey Pardi, a tenu à rassurer les refugiés Ivoiriens de ce qu'ils ont renforcé les mesures préventives pour assurer la sécurité dans le camp. En réalité ce camp d’Elubo qui ne devrait être à l’origine qu’un camp de transit n’offre véritablement aucune garantie de sécurité aux réfugiés ivoiriens qui s’y trouvent. Plusieurs fois, des «espions » du régime Ouattara avaient été démasqués par les refugiés et remis à la police. En début de cette semaine encore, la police ghanéenne a mis la main sur deux éléments se réclamant des Frci, en séance d’espionnage. Et ce, grâce au concours des refugiés ivoiriens. Ces deux individus sont toujours détenus dans les locaux du commissariat de police. Selon des informations en notre possession, il a été découvert sur ces individus des papiers burkinabé et malien. 
Cette situation vient davantage conforter la thèse de l’incendie criminel dont a été victime «Gorge profonde », dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 avril 2012. Seulement, l’on est en droit de se poser la question. A qui profite le crime ? Les révélations de Gorge profonde, on s’en souvient encore, pointaient du doigt, avec force détails des très proches de Ouattara dans l’assassinat du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer dérangeaient beaucoup le régime. Au-delà de cette affaire, «Gorge profonde» qui a participé aux premières heures de la rébellion de septembre 2002 avant de s’en éloigner en 2004 après un repenti, pouvait être considéré comme une «boîte à secret» fort gênant pour ceux qui ont profité de la rébellion et de ses dérives. 
 
Par Frank Toti

jeudi 5 avril 2012

Tombouctou: La population demande à Ansar Adine de partir; au MNLA de suspendre son ultimatum


Iyad Ag Ghaly, chef d'Ansar Adine et le plus grand stratège dans l'Azawad est en train d'entreprendre à ses dépens que toute folie à une limite et que malgré toutes les armes qu'il utilisera, il ne pourra jamais imposer certains changements à un peuple qui a été le plus farouche résistant à l'islamisation et a toujours pratiqué un islam modéré. Les populations de Tombouctou sont en train de lui demander avec tous ses mercenaires et terroristes de quitter la ville de manière pacifique et demande en même temps au MNLA de suspendre son ultimatum envers Ansar Adine.
Il y a deux jours, nous indiquions que l'état-major militaire du MNLA avec à sa tête le Colonel Mohamed Ag Najim à demander clairement à Iyad Ag Ghaly, son groupe criminel Ansar Adine, et les milices Maures déposer immédiatement les armes sans conditions au risque de l'être par la force des armes. Cette menace fut prise très au sérieuse par les miliciens Maures, qui une fois de plus, ont pris la poudre d'escampette pour quitter immédiatement Tombouctou. L'objectif de ces charognards étaient d'encourager un affrontement entre le MNLA et Ansar Adine, pour revenir plus tard ramasser les gains. Nous y reviendrons.
Toujours étant donné qu'Iyad Ag Ghaly dans une folie sans nom consistant a trouvé le moyen pour inviter à Tombouctou 3 leaders de l'organisation terroriste Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). C'est leaders qui sont le sanguinaire Abou Zeid, l'ancien contrebandier Mokhtar Belmokhtar et l'adjoint de Belmokhtar, le dénommé Yahya Abou Al-Hammam. Comment est-ce qu'un homme aussi manipulateur soit-il qui se réclame en faveur de l'instauration de la Shari'a peut se permettre d'inviter et de trainer avec ces 3 terroristes qui sont tout sauf musulman? Qui s'assemble ne se ressemble-t-il pas?
Iyad Ag Ghaly dans sa folie a voulu se prendre pour celui qu'il n'est pas. Il est tout subitement devenu le Cheikh Iyad Ag Ghaly se permettant de faire prier derrière lui l'ensemble des marabouts et lettrés de Tombouctou. Il pousse l'affront jusqu'à prêché à ces mêmes marabouts en leur disant comment ils devront dorénavant pratiquer leur religion! Cet affront venu de quelqu'un qui n'a eu aucun enseignement coranique que le salafisme qui lui fut inculqué ne pouvait plus passer. Nombreux habitants de Tombouctou ont commencés a quitté la ville non seulement à cause de l'ultimatum du MNLA mais aussi à parce qu'ils ne pouvaient plus supporter derrière un homme dont les mains sont couvertes de sang et qui a trahi tant de fois son peuple.
Pendant ce temps, l'état-major du MNLA avait annoncé à Ansar Adine qu'il doit déposer les armes sans conditions et sortir immédiatement de Tombouctou. Mohamed Ag Najim, en homme de paix, rencontrait tous les leaders religieux et d'opinions de la ville en leur disant de rester calme parce que l'armée multiethnique de l'Azawad ne veut de mal à personne. Il leur expliquait aussi le projet Azawadien et leur disait que tout allait rentrer dans l'ordre bientôt et qu'enfin, tous les Azawadiens vivront un nouveau jour dans lequel l'Azawad sera véritablement dirigé par le peuple et pour le peuple.
Ces paroles pleines de sagesse contrastaient totalement avec l'obscurantisme prôné par Iyad Ag Ghaly, le renard du désert. Face à ces folies et celles de ces compagnies terroristes d'AQMI, la population de Tombouctou a vite déchanté. Après des rencontres entre toutes les couches de la société, des marabouts de Tombouctou sont reparti voir Mohamed Ag Najim et les officiers du MNLA en leur disant d'annuler leur ultimatum adressé le Mardi à Ansar Adine lui demandant de déposer immédiatement les armes. Selon ces marabouts, la ville historique et ancienne de Tombouctou, patrimoine mondiale de l'UNESCO, n'a pas besoin de combat à l'arme lourde qui détruiront le peu qui lui reste de son illustre d'antan. Selon eux, ni Iyad Ag Ghaly, ni amis terroristes d'AQMI ne connaissent la parole divine mieux qu'eux et que sans aucun doute, si Iyad Ag Ghaly veut vraiment l'application de la Shari'a, ils arriveront à le convaincre en utilisant les versets du Coran qu'ils n'ont pas besoin de la Shari'a.
Après consultation téléphonique avec le reste de l'état-major du MNLA éparpillé dans tous les 4 coins de l'Azawad, Mohamed Ag Najim donnera une réponse affirmative à la requête des marabouts de Tombouctou. Une fois cette réponse obtenue, l'ensemble des marabouts de Tombouctou, les leaders d'opinion, et les représentants de la société civile de Tombouctou s'entretiendront avec Iyad Ag Ghaly et d'autres membres d'Ansar Adine pour leur demander de quitter la ville de Tombouctou de manière pacifique car la population Tombouctou, l'une des plus islamiquement lettrée d'Afrique, ne peut pas accepter la nouvelle forme de religion qu'Iyad, Ansar Adine, et ses terroristes d'AQMI souhaitent leur imposer. Ils lui ont rappelé que ni lui, ni ses compagnons ne connaissent la parole divine mieux par conséquent, c'est plutôt aux leaders religieux de Tombouctou de perfectionner la religion telle que pratiquée par Ansar Adine et AQMI. Ils lui ont que la meilleure des choses pour à la fois Tombouctou, et Ansar Adine, c'est qu'il quitte tout simplement Tombouctou avec le reste d'Ansar Adine et les terroristes d'AQMI qu'il y a invité.
Nos sources nous apprennent qu'après un long refus des terroristes d'AQMI, Iyad Ag Ghaly a fini par se décider à sortir de la ville. Un combattant du MNLA joint, nous a dit que depuis hier soir, des combattants d'Ansar Adine sortent par petit groupe de la ville. Cependant, il affirme toujours qu'une majorité des combattants d'Iyad Ag Ghaly sont toujours présent dans la ville. Un civil joint dans la ville nous a rassuré que bientôt tous les combattants d'Ansar Adine devront sortir de la ville sans que le MNLA n'ai a tiré un seul coup de feu dans la ville. Les informations que nous recevons çà et là nous permettent de croire que la problématique Ansar Adine sera bientôt résolue et qu'Iyad Ag Ghaly sera mis hors d'état de nuire d'une manière ou d'une autre.

Par Acherif Ag Intakwa