vendredi 7 janvier 2011

COTE D’IVOIRE / FILIERE CAFE CACAO :

COTE-D'IVOIRE - DOSSIER 1 :
CACAO COULEUR ROUGE-SANG
  
COTE D’IVOIRE /  
FILIERE CAFE CACAO :
COMPRENDRE ENFIN POURQUOI
KIEFFER A ETE TUE.
  
La face cachée du plus grand scandale financier de
l’histoire de la Côte d’Ivoire.
De l’implication directe du président Laurent Gbagbo
dans les
Détournements.
  
 
   DOSSIER 1
CACAO COULEUR ROUGE-SANG
  
Objet
A peine ouvert le 8 septembre 2010 au tribunal correctionnel du
plateau, le procès des ex-dirigeants de la filière café cacao, incarcérés
depuis le 18 juin 2008, a été renvoyé au 16 novembre 2010. C’est qu’il
y a des gens en haut lieu qui ne tiennent absolument pas à ce que ce
procès ait lieu avant l’élection présidentielle. Ce qui suit permet de
soutenir une pareille thèse.
Rappel des faits
Sur la base de la clameur publique, le président Gbagbo a instruit,
courant octobre 2007, le procureur de République près le Tribunal de
1
ère
 instance d’Abidjan-Plateau, aux fins de diligenter une enquête sur
des présumés détournements massifs dans la filière café cacao en Côte
d’Ivoire.
La Police économique et la Brigade de recherche de la Gendarmerie
Nationale, sous la supervision du parquet d’Abidjan, ont procédé à de
nombreuses investigations pour recueillir des informations devant
établir la preuve de ces détournements.
A l’issue de leurs enquêtes, 24 responsables des structures de cette
filière café cacao vont être cités par le procureur de la République.
Mais chose curieuse, seuls deux dirigeants sur les 24 verront leur
compte bancaire audité et publié dans le rapport de la Brigade de
recherche et de la police économique remis au procureur. Il s’agit
d’Amouzou Kassi Henri, Président du Conseil de gestion du FDPCC (Fonds de développement et de promotion des activités des
producteurs de café et de cacao), ainsi que Kouassi Théophile,
secrétaire exécutif de la même structure.  
C’est que sur les 24 personnes inculpées, en dehors de ces deux
personnalités toutes sont des militants et responsables locaux du Fpi,
parti au pouvoir et sont pour la plupart, de la même ethnie que M.
Gbagbo. Certaines, dont Placide Zoungrana, Pca de l’Arcc (autorité de
régulation de la filière café cacao) et Kouakou Firmin, DG du Frc (Fonds
de  régulation et de contrôle), sont respectivement directeur de
campagne de M. Laurent Gbagbo à Toumodi et Sinfra.
Ce  qui explique la raison pour laquelle, les enquêteurs se sont bien
gardés d’éplucher leurs comptes bancaires.
COMPRENDRE POURQUOI ET QUI LES ENQUETES DE KIEFFER
DERANGEAIENT  
I/ Les différents audits
Du 18 au 30 juin 2008, M. Gnakadé Ladji Joachim, doyen des juges
d’instruction a inculpé et mis sous mandat de dépôt tous les principaux
dirigeants des structures en question (PCA, PDG, DG, DAF et directeurs
de sociétés filiales).
Deux mois après leur incarcération, trois audits ont été commandités
par le juge d’instruction.
- Deux audits comptables et financiers
- Un audit douanier
Les deux audits comptables et financiers sont effectués, l’un par
l’Inspecteur Général des finances, l’autre par le Cabinet londonien Moore
Stephens.
Mais chose curieuse, au cours de ces audits, aucun des dirigeants
emprisonnés n’a été entendu par les auditeurs pour faire la lumière sur
quelques détails que ce soit. Ce sont plutôt d’autres personnes qui ont
été entendues à leur place. L’audit étant contradictoire, quelle était sa valeur ou quel objectif recherchait-on quand il se fait sans aucune
contradiction ?
L’audit douanier fera ressortir un manque à gagner de 600 milliards
de francs Cfa plus d’un milliard de dollars.  
Et l’audition de M. Alexis Nezzi, syndicaliste, agent de la BCC (Bourse
du café et du cacao) et ex-responsable du guichet unique de sortie où
se font toutes les opérations de contrôle du produit et
d’embarquement du café et du cacao est édifiant.
En effet, selon M. Alexis, des quantités importantes de cacao de grade
1 ont été déclassés en sous grade ou hors norme et exportées avec la
complicité de l’ancien ministre de l’économie Bohoun Bouabré et de
l’agriculture, Dano Djédjé.
Y sont impliqués également selon M. Alexis, le gendre du président
Gbagbo (Stéphane Kipré) devenu milliardaire et sillonnant le pays
depuis plus de deux ans pour faire des dons aux populations rurales
dans le cadre de l’implantation de son parti politique (Union des
Nouvelles génération UNG) créé pour soutenir son beau père le
président ; la 1
ère
 vice présidente du Comité de gestion de la filière
Café Cacao, Mme Ila Donwahi (fille de l’ancien président de
l’Assemblée Nationale Ivoirienne Charles Donwahi), ainsi que certains
gros exportateurs de café et de cacao  connus comme des proches de
M. Gbagbo.
Mais ce qui apparait comme une grossière hérésie, c’est que nulle part
dans les rapports d’audit commandités par le juge d’instruction et que
des avocats de certains prévenus ont pu consulter au parquet, il n’est
fait mention des sommes colossales versées au président de la
République sur ses propres sollicitations via son Directeur Financier,
par les dirigeants de la filière café cacao.
Selon un ancien dirigeant de la filière actuellement incarcéré à la
maison d’arrêt et de correction d’Abidjan  que nous avons interrogé, ce
sont environ 200 millions qui étaient versés à la Présidence de la
République, chaque semaine ( tous les vendredis)  par les dirigeants
du FRC dont le PCA est la seconde épouse de l’ancien premier ministre
Ivoirien Pascal Affi N’guessan, par ailleurs actuel président du parti
présidentiel.  Mais le plus surprenant, c’est que bien qu’ayant informé pendant
leurs différentes auditions, le juge d’instruction avec preuves à
l’appui, des différentes sommes versées au président de la
république dans le dos des producteurs ivoiriens, nulle part dans le
rapport final de ce dernier transmis au tribunal correctionnel pour
jugement, il n’est fait mention d’aucune somme d’argent versée au
président de la République.
Ces sommes, pour ce qui concerne le FDPCC, s’élèvent à
14.350.000.000 (quatorze milliards trois cent cinquante millions de
FCFA), soit près de 22 millions d’euros.
Ces sommes, transmises au président par chèque, ont été dûment
déchargés par le Directeur des Services Financiers de la Présidence de
la République. Dans son audition (voir document N°13 à 15), ce dernier
reconnait clairement le versement de ces sommes.
Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, la Présidence de la
République n’a jamais été inquiétée par le juge d’instruction, qui a
pris le soin de charger les responsables en prison, en passant le
Blanco sur les preuves de l’implication du président de la
République dans les détournements opérés dans la filière.
Ce qui explique la promotion de ce dernier qui vient d’accéder au
grade très envié de magistrat hors hiérarchie.
II/ L’ARGENT QUE LA PRESIDENCE A VOLE AUX PLANTEURS - PREUVES
A L'APPUI.
Voici la liste non exhaustive des chèques émis par le FDPCC pour le
compte de la Présidence de la République.  Ceci constitue des preuves de ce que nous avançons, preuves que nous
transmettrons aux justices respectives en charge de cette affaire.
Chèque Bicici n°42784 du 2/04/2003 de FCFA - 500.000.000
Chèque Bicici N°42783 du 2/04/2003 de FCFA - 1.000.000.000
Chèque Citibank n°3284486 du 19/05/2003 de FCFA - 1.500.000.000
Chèque Bicici n° 42719 du 3/06/2003 de FCFA - 1.500.000.000
Chèque Bicici n°42721 du 3/06/2003 de FCFA - 2.000.000.000
Chèque Citibank n°3437051 du 08/07/2003 de FCFA - 1.000.000.000
Chèque CAA n°4795476 du 24/11/2003 de FCFA - 1.000.000.000
Chèque CAA n°4797477 du 24/11/2003 de FCFA - 2.000.000.000
Chèque Bicici n°42974 du 21/11/2003 de FCFA - 1.000.000.000
Chèque Bicici n°42973 du 21/11/2003 de FCFA - 2.000.000.000
Chèque CAA n°4795477 du 11/12/2003 de FCFA - 100.000.000
Chèque Citibank n°3436902 du 12/01/2004 de FCFA - 300.000.000
Chèque Citibank n°3437005 du 22/03/2004 de FCFA - 350.000.000
Chèque Citibank n°3436912 du 5/05/2004 de FCFA - 100.000.000
Soit au total, la somme de 14.350.000.000 (quatorze milliards trois
cent cinquante millions de FCFA) virés dans des comptes fantômes
sûrement présidentiels  pompeusement nommés par M. J. Anoma
Directeur des Services Financier de la Présidence lors de  son audition
devant le juge : « les comptes de la Présidence logés dans les
banques ordinaires »( ?)
NB : Ces sommes n’ont absolument rien à voir avec l’effort de guerre
fait par l’ensemble des structures de la filière café cacao en novembre
2002, où elles ont versé la somme de 10 milliards à l’Etat pour acheter
des armes.
Toutes les sommes qui précèdent ont été versées par les dirigeants
du FDPCC au président de la République, à sa demande, et non spontanément comme le prétend le directeur des services
financiers, M. Jacques Anoma qui a d’ailleurs déchargé tous ces
chèques avec des lettres de transmission sur lesquelles il est
toujours clairement mentionné « vos sollicitations ». Ce sont donc
des détournements de fonds opérés par la Présidence de la
République.
III/ Implication des ministres Bohoun Bouabré et Dano Djédjé
Sébastien
Tous les montants qui se trouvent sur le document N°0010 n’ont jamais
servi au motif pour lesquels ils ont été décaissés. Ces sommes ont été
détournées de leur destination. Mais le ministre de l’Agriculture
dont le nom et la signature apparaissent sur ce document n’a jamais
été inquiété.
Sur le document N°0011, les ministres de l’agriculture et de l’économie
de l’époque ordonnent au directeur de l’Agence nationale de la BCAO,
de faire un virement pour un compte logé à la CAA (caisse autonome
d’amortissement), depuis le compte séquestre y logé. Cet argent a
disparu, mais les ministres n’ont jamais été inquiétés.
La somme qui se trouve sur le document N°0012 n’a jamais servi à
l’objet pour lequel il a été décaissé. Le SARA (salon de
l’agriculture…), ne s’étant jamais tenu et l’Amu (assurance maladie
universelle), n’étant jamais rentrée en vigueur. Mais le ministre de
l’agriculture qui a fait décaisser cet argent n’a jamais été inquiété.
Référence : le 11 décembre 2003, par le président du Comité de
gestion du FDPCC, M. Amouzou Kassi Henri, a offert la somme de 2
milliards aux producteurs de café et de cacao  qui avaient fui les
atrocités de la guerre en fuyant les zones centre, et ouest du pays,
abandonnant tout dans les mains des rebelles.  
Par le  Chèque CAA n°4797477 du 24/11/2003 de FCFA d’une valeur
de  2.000.000.000, le président du Comité de gestion du FDPCC a
remis l’argent au président de la République, à charge pour lui de
recevoir à la Présidence, l’ensemble de ces malheureux producteurs
pour leur annoncer la mise à leur disposition, de cette somme d’argent
pour essuyer leurs larmes.
Les responsables du FDPCC, dans leurs tournées de sensibilisation, ont
informé les responsables de l’association des producteurs victimes de guerre de l’ouest de la remise de cet argent au chef de l’Etat, pour le
leur remettre officiellement.
Mais l’argent n’a jamais été remis aux producteurs jusqu’au jour
d’aujourd’hui. il a été purement et simplement détourné par la
présidence de la République.
Interrogé sur la disparition de cet argent à la présidence par le juge
d’instruction le 17 février 2009 donc 6 ans après, voici ce que Jacques
Anouma, le directeur financier a répondu :
« Ce chèque est effectivement parvenu à la Présidence. Maisles
modalités de répartition des fonds concernés n’ont pas été
déterminées. A ce jour, aucune demande de répartition n’a été faite.
Si d’aventure, des demandes de cette nature étaient dûment faites,
les dispositions seraient prises pour y faire face. »
Pourtant, depuis le 24 août 2009, les destinataires de cet argent,
par l’intermédiaire de leur avocat Me Aka Narcisse, ont porté
plainte contre la présidence de la République pour détournement
de fonds, mais le procureur de la République n’a jamais donné
suite à cette plainte.
Le 3 octobre dernier, ils ont organisé un point de presse pour
dénoncer encore la disparition de cet argent et menacé d’organiser
une marche sur la Présidence pour réclamer la restitution de cet
argent avant l’élection présidentielle du 31 octobre prochain.
Dossier : « cacao rouge-sang »,
réalisé par : Tiebamaco & Makany
 
---
LES PREUVES MATERIELLES DE TOUT CE QUE NOUS AVANCONS SERONT
BIENTOT CONNUES ET APPORTEES AUX JUSTICES FRANCAISE ET IVOIRIENNE.
  
*             *PREUVES
DETOURNEMENTS
CAFE CACAO
 –
(PARTIE I) CECI CONSTITUE LES PREMIERES PREUVES DU MENSONGE DU DIRECTEUR FINANCIER
DE LA PRESIDENCE, QUI A SOLLICITE LE FDPCC A PLUSIEURS REPRISES POUR
L'OBTENTION DE RESSOURCES FINANCIERES, AU SU DU PRESIDENT DE LA
REPUBLIQUE DE COTE-D'IVOIRE, M. LAURENT GBAGBO.
  
AUDITION DE ANOUMA JACQUES BERNARD DAVID, LE 17 FEVRIER 2009 A
15H30, RELATIVE AUX CHEQUES SOLICITES PAR LA PRESIDENCE DE LA
REPUBLIQUE PRES LE FDPCC.
   REPONSE "MENSONGERE" D'ANOMA JACQUES, DIRECTEUR FINANCIER DE
LA PRESIDENCE :
  
OR, NOS INVESTIGATIONS REVELENT CES DOCUMENTS EDIFIANTS, QUI
MONTRENT LES << SOLLICITATIONS >> DE LA PRESIDENCE DE LA
REPUBLIQUE , LA MENTION "RECU LE" PAR LE DIRECTEUR FINANCIER DE LA
PRESIDENCE JACQUES ANOMA, AINSI QUE SA SIGNATURE.
  
CES DOCUMENTS SONT AUTHENTIQUES.
REGARDEZ ATTENTIVEMENT CES DOCUMENTS :
1- SOLLICITATION DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE SUR LES
MONTANTS : 1.5 MILLIARDS FCFA ET 2 MILLIARDS FCFA
2- ENVOI DES CHEQUES PAR LE FDPCC CORRESPONDANT AUX
SOLLICITATIONS DEMANDEES
    
CHEQUES RECUS PAR JACQUES ANOMA, DATES ET SIGNES DE SA MAIN :  
      NOTEZ A CHAQUE FOIS LES MENTIONS "RECU LE" AINSI QUE LA
SIGNATURE DE LA MAIN DU DIRECTEUR FINANCIER JACQUES
ANOUMA, QUI A DEMENTI EN FACE DES JUGES QU'IL AVAIT
BIEN RECU CES CHEQUES.
  
POINT IMPORTANT :
REGARDONS DE PLUS PRES CETTE REPONSE DE JACQUES ANOUMA.
CE DERNIER CONFIRME QUE DES CHEQUES ONT ETE RECUS AU SERVICE
FINANCIER DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE ET DEPOSES SUR DES
COMPTES DANS DES BANQUES ORDINAIRES.
1/ DANS QUEL PAYS L'ETAT CONSIGNE-T'IL SES FONDS DANS DES BANQUES
ORDINAIRES ?
2/ A QUOI SERT LE TRESOR IVOIRIEN DANS CE CAS ?
3/ QUI SONT LES DETENTEURS DE CES COMPTES LOGES DANS << DES
BANQUES ORDINAIRES >> ?
4/ QUE SONT DEVENUES LES SOMMES DE 1.5 MILLIARDS FCFA ET 2
MILLIARDS FCFA ?
  
NOUS ESTIMONS QU'IL EST DU DEVOIR DE JACQUES ANOUMA AINSI QUE
MONSIEUR LAURENT GBAGBO - PAR LES RESPONSABILITES QU'ILS
OCCUPENT A LA TETE DE L'ETAT DE COTE-D'IVOIRE - DE DIRE AU PEUPLE
IVOIRIEN ET A LA JUSTICE QUE SONT DEVENUS CES FONDS "OFFICIELS",
LOGES DANS DES << BANQUES ORDINAIRES >> ?  PREUVES
DETOURNEMENTS
CAFE CACAO -
(PARTIE II) SOLLICITATION DE JACQUES ANOUMA  CHEQUE PROUVANT QUE 350 000 000 ONT ETE VERSES A LA
PRESIDENCE A JACQUES ANOUMA  MENSONGE DE JACQUES ANOUMA LORS DE SON AUDITION QUI NIE
AVOIR EU CONNAISSANCE DE CE CHEQUE
TOUS CES DOCUMENTS SONT AUTHENTIQUES ET SERONT
TRANSMIS AUX JUSTICES FRANCAISE ET IVOIRIENNE SUR CE
CRIME ECONOMIQUE.
CI-DESSUS LA PREUVE DU MENSONGE DE LA PRESIDENCE DE LA
REPUBLIQUE DE COTE-D'IVOIRE, IMPLIQUEE AU SOMMET DE
CE SCANDALE FINANCIER, DONT LAURENT GBAGBO ET
JACQUES ANOUMA ONT CONNAISSANCE.  DERNIERES
DEPECHES
Côte d`Ivoire: un témoin désigne l`endroit
où Kieffer serait enterré.
  
PARIS - Un militaire ivoirien, témoin dans l`enquête sur la
disparition de Guy-André Kieffer en Côte d`Ivoire en 2004,
affirme dans un reportage diffusé vendredi pendant l`émission
19-20 de France 3 que le journaliste franco-canadien a été
enterré à une vingtaine de kilomètres au nord d`Abidjan.
Le journaliste de France 3, Joseph Tual, a interviewé Alain
Gossé, sergent-chef "au service logistique de la présidence de
Côte d`Ivoire", qui a déjà témoigné devant le juge français
Patrick Ramaël, chargé de cette enquête.
Le militaire affirme avoir vu et parlé au journaliste détenu
dans une "cellule" de la présidence ivoirienne, où il avait été
amené par "deux équipes de commandos" le 16 avril 2004,
jour de sa disparition. M. Kieffer, dont le corps n`a jamais été
retrouvé, aurait été tué "par erreur", selon M. Gossé. Le militaire ivoirien, qui a quitté la Côte d`Ivoire depuis 2009,
désigne une petite lande de terre de plusieurs centaines de
mètres carrés, envahie par les herbes, située à une vingtaine de
kilomètres d`Abidjan, comme l`endroit où a été enterré M.
Kieffer.
L`équipe de France 3 qui s`est rendue sur place a notamment
pu y constater la présence de policiers ivoiriens,
conformément aux déclarations du témoin.
Selon plusieurs sources proches du dossier, le juge Patrick
Ramaël devait procéder à des fouilles sur ce terrain lors d`un
déplacement en Côte d`Ivoire début octobre.
Mais le magistrat, dont le déplacement avait reçu l`aval des
autorités ivoiriennes, n`avait finalement pu procéder à aucun
acte, faute d`avoir pu bénéficier sur place de la collaboration
de ses homologues.
L`enquête menée en France sur la disparition du journaliste,
qui travaillait notamment sur la filière cacao, s`est orientée
vers des cercles proches du président Laurent Gbagbo,
candidat à sa succession à l`élection présidentielle qui se tient
dimanche.
  

mardi 4 janvier 2011

Il y a deux choses qui font que Gbagbo resiste toujours

Il faut reflechir comme Gbagbo pour trouver la maniere pacifique de le faire partir. A defaut de comprendre ces deux choses la, Gbagbo n'ira pas de lui meme, et alors la solution armee reste la plus sure. C'est deux choses qui motivent Gbagbo sont:




1. Il croit dur comme fer que Dieu et de son cote et donc qu'il gagnera comme le monde. TOut est possible a celui qui croit.



2. Pour qu'il gagne, il faut qu'il ait la foi et agisse en consequent. La foi est une ferme assurance des choses qu'on espere, une demonstration de celle qu'on ne voit pas (Heb 11.1).



Pour Gbagbo donc, il doit demeurer ferme puisque Dieu est de son cote, selon son entourage, et donc il ne doit pas decevoir Dieu et ne doit pas donner. Les chaines de prieres a la presidence sont la pour soutenir sa foi, et donc Gbagbo ne vit plus sur la meme longueur d'ondes que tous ceux qui l'appellent. Il est dans un monde spirituel et lorsqu'il refuse de parler a Obama et a ses amis qui veulent lui donner des conseils, c'est parce qu'il ne veut pas que ceux la faiblisse sa foi. Pour lui c'est avec DIeu lui meme qu'il est en relation, et quoi qu'il arrive, Il sera victorieux.



La seule maniere de tirer quelqu'un de ce fanatisme, il faut un pasteur ou evangeliste, homme de Bible pour lui expliquer les versets, afin qu'il voit et reconcilie la realite avec les desirs de son coeur. Paul disait a cet effect "je leur rends le temoignage qu'ils ont du zele sans intelligence". Il faut donc un homme de Dieu pour le sortir de sa demence religieuse par les versets appropries.

Cela nous aiderait a eviter la guerre.



Mais la methode la plus rapide c'est l'assurance d'une fin certaine, c'est alors que l'instinct de conservation sera alertee, et Gbagbo sortira de son etat de fanatisme chretien. Lorsqu'il verra ses chars detruits et les bruits de coup de feu a sa porte, il cherchera alors a fuir. Je doute qu'il ait assez de foi pour attendre qu'on vienne le cueillir. Lorsque ses soutiens chretiens commenceront a fuir pour sauver leurs vies, alors peut etre Gbagbo se reveillera pour comprendre que ce n'est pas de l'amusement et que Jesus qui lui meme est fils de Dieu a seulement travaille pendant 3 ans, et a ete tue. Si Jesus lui meme n'a pas ete sauve lorsque ca chauffait sur lui dans le jardin de Gethsemane et il suppliait Dieu de vivre, c'est pas un parfait incompetent de presdient et sa Jezabel pour lequels Dieu va se gener. Dieu n'a aucun engagement envers Gbagbo pour qu'il soit president d'un pays si pervers que les demons y vont faire leur sohole na placali doumou (cache-cache) a midi dans chaque artere du pays.



Je ne crois pas qu'on enseigne la Bible dans les ecoles de diplomatie, et donc la seule solution qui reste c'est ce que nous savons.

lundi 3 janvier 2011

Ou se cache Dabire Dabine?

Un lecteur repond:

"Il se trouve en Italie, à Legnano near Milano…je l’ai vu hier."


ALBY

vendredi 31 décembre 2010

Chère Françafrique !

Chère Françafrique !




Jusqu’à ce jour en Afrique, tous les maux de la société sont toujours attribués à un sorcier ou une sorcière. Un homme meurt-il, dans un accident de voiture par exemple, on trouvera un sorcier à qui attribuer le décès. En 2007, après la cérémonie de la « flamme de la paix » à Bouaké, un leader de la FESCI, ce syndicat estudiantin qui soutient aveuglément Laurent Gbagbo trouva la mort dans un accident de la route en faisant un dépassement dangereux. Le jour de son enterrement, ses camarades étudiants incendièrent les cases de quelques vieilles personnes de son village qu’ils accusaient d’être les sorciers responsables de sa mort.

Cette mentalité anime encore bon nombre d’intellectuels africains et panafricanistes installés bien au chaud (façon de parler en ce moment) en France. Pour toute chose, il faut chercher le coupable ailleurs. Et pour eux, tout ce qui arrive de négatif en Afrique est le fait de la France ou de son excroissance, la Françafrique. C’est elle, notre sorcier. Ainsi, la crise post-électorale qui secoue en ce moment la Côte d’Ivoire serait la faute à la France ou à la Françafrique. Chère Françafrique ! Que serions-nous devenus, nous intellectuels africains et panafricanistes, si tu n’avais pas existé pour nous dédouaner de toute responsabilité dans nos malheurs. Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont ainsi présentés par nos chers intellectuels africains et panafricanistes de Paris comme de preux chevaliers qui se battent pour délivrer leur pays, voire tout le continent, des griffes de la vilaine Françafrique. Des rives enneigées de la Seine, personne parmi eux n’a remarqué que Laurent Gbagbo a cédé toute l’économie de son pays aux multinationales, surtout françaises, et qu’en dix ans de règne, il n’a formé aucun cadre susceptible de créer ou de diriger la moindre entreprise, puisqu’il a laissé la FESCI tuer tout le système éducatif en y pratiquant le racket, le viol, le meurtre. Personne n’a remarqué la formidable prédation à laquelle s’est livré son régime sur l’économie ivoirienne et la corruption que ce régime a secrété, gangrénant toute la société ivoirienne. Personne là-bas n’a remarqué que Blé Goudé a triché pour obtenir sa licence, qu’il est le chef des « Jeunes patriotes » qui se sont surtout signalés par leur aptitude à racketter, à violer, et à tuer, et que ce Blé Goudé, aujourd’hui nommé ministre par Gbagbo, est sous sanctions de l’ONU pour tous ces motifs. Loin de moi l’idée d’excuser les mêmes crimes commis par la rébellion et que je n’ai jamais cessé de dénoncer, mais un crime n’excuse pas l’autre. Et personne là-bas n’a remarqué la liberté de la presse bâillonnée, les messages de haine délivrés par la radio télévision nationale et la presse proche de Laurent Gbagbo, les ressortissants étrangers quotidiennement menacés. Non ! Laurent Gbagbo est un grand combattant de la liberté !

Trêve de balivernes. Ce qui se passe en Côte d’Ivoire en ce moment est tout simplement une tentative de braquage de la démocratie. Les Ivoiriens ont voté et ont dans leur grande majorité donné leurs voix à Alassane Ouattara. Et Laurent Gbagbo qui proclame urbi et orbi que son pouvoir lui vient de Dieu ne veut pas le lâcher.



Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris nous parlent d’ingérence de la communauté internationale dans les affaires d’un pays africain, du droit qui a été dit par le Conseil constitutionnel, de trucages des scrutins dans le nord de la Côte d’Ivoire, de pressions des rebelles des Forces nouvelles.



Sans doute que dans le confort dans lequel ils vivent à Paris, ils n’ont pas remarqué qu’en 2005, ce sont les leaders politiques ivoiriens, avec à leur tête le président de la république d’alors, Laurent Gbagbo, qui ont demandé à l’ONU de venir certifier tout le processus électoral ivoirien. Et chaque étape du processus a dû être validée par l’Onu avant que l’on ne passe à la suivante. On se souvient tous, pour ceux qui veulent s’en souvenir, qu’en février dernier, Laurent Gbagbo avait dissout la Commission Electorale Indépendante et obtenu des modifications dans sa composition, ainsi qu’un nouveau président. On se souvient que l’enrôlement sur les listes électorales avait été l’objet de plusieurs blocages et reports, pour satisfaire les désirs de Laurent Gbagbo. Je vous épargne toutes les péripéties des audiences foraines où le sang avait même coulé. Nous avons mis cinq ans pour arriver à ce que M. Laurent Gbagbo convoque le collège électoral au scrutin. Entre temps, il avait signé l’accord politique de Ouagadougou et ses différents ajouts, avec M. Guillaume Soro qu’il a présenté avant l’élection comme le meilleur des ses différents Premiers ministres. C’est cette communauté internationale, aujourd’hui vouée aux gémonies, qui avait financé tout ce processus. Et c’est lorsqu’elle a validé la liste électorale qu’on est allée à l’élection. Personne à cette époque n’avait parlé d’ingérence étrangère et de souveraineté nationale bafouée. Nous sommes allés au premier tour du scrutin, avec toujours les rebelles armés au nord. Personne, ni ici, ni ailleurs n’y avait trouvé à redire. Les résultats qui plaçaient M. Gbagbo en tête ont été acceptés par tous, après la certification du représentant de l’ONU. Et dans les attendus du décret signé par M. Gbagbo pour convoquer les Ivoiriens au second tour, il est bien mentionné « vue la certification des résultats du premier tour par le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU… » Je vous rappelle que M. Gbagbo avait instauré un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire, sans avoir prévenu qui que ce soit, à la veille de ce second tour. Et il avait dépêché 1500 soldats dans les zones occupées par la rébellion. A l’issue du scrutin, personne, parmi les personnes présentes sur place et habilitées à rendre compte de la manière dont les opérations se sont déroulées, à savoir les préfets et sous-préfets nommés par Laurent Gbagbo, les observateurs de l’ONUCI, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la CEDEAO, du Centre Carter, les journaliste présents, et Dieu seul sait combien ils étaient nombreux, personne n’a signalé d’incidents majeurs ayant entaché la sincérité du scrutin. On ne nous a signalé aucun incident entre les soldats envoyés pas Gbagbo et les Forces nouvelles. On est d’accord ? Et voici qu’à peine le président de la CEI a-t-il donné les résultats provisoires que le président du conseil constitutionnel se précipite sur le plateau de la télévision pour annoncer que ce que le président de la CEI a dit est nul et non avenu, parce que des résultats seront annulés. Et quelques heures plus tard, sans que l’on sache ni comment, ni quand il a enquêté, il annule d’un trait les résultats de tous les départements du nord en y ajoutant Bouaké qui est au centre, qui ont massivement voté pour M. Ouattara. Vous ne trouvez pas cela un peu gros, amis intellectuels africains et panafricanistes de Paris ? Mais ce qui est absolument inacceptable dans l’attitude du Conseil constitutionnel est qu’il a pris sa décision totalement en dehors du droit. La loi ivoirienne dit très précisément ceci : « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et le Représentant du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en conseil des ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel. » Qu’est ce qui est ambigu dans ce texte ? Qu’est-ce qui est sujet à interprétation ? On pourrait peut-être pinailler sur la question de savoir qui du Conseil constitutionnel ou du Représentant du Secrétaire général de l’ONU a le dernier mot. Mais rien, absolument rien, dans le droit ivoirien n’autorise le Conseil constitutionnel à annuler les résultats du scrutin d’une région, de manière à inverser les résultats provisoires. Je voudrais que nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris m’indiquent ce qui en droit pourrait autoriser le Conseil constitutionnel à violer ainsi la loi dont il est le gardien. Le Conseil constitutionnel ivoirien a tout simplement inventé ici le droit. Or il n’est pas le législateur. Son rôle est de dire tout simplement le droit, et rien que le droit.



Aussi, lorsque j’entends ou lis nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris s’arcbouter sur le fait que le Conseil constitutionnel a le dernier mot, sans dire que ce Conseil a tout dit sauf le droit, je dis qu’il sont tout simplement malhonnêtes. Se rendent-ils compte de ce qu’ils défendent ? La Côte d’Ivoire est entrée dans cette période de turbulence qui a débouché sur une rébellion armée parce qu’à un moment donné, les ressortissants du nord de ce pays avaient été suspectés de n’être pas totalement ivoiriens. Après une dizaine d’années de tumulte, après plusieurs reports dus à la suspicion et dans le souci d’éviter toutes contestations ultérieures, des élections libres et transparentes se sont déroulées, sous le regard du monde entier. Elles ont été les plus coûteuses au monde. Les Ivoiriens tenaient tellement à sortir de cette crise qu’ils ont accepté sans broncher qu’Adama Dolo, dit Dahico, humoriste de son état, qui avait été naturalisé depuis moins de cinq ans, soit candidat, par la seule volonté de Laurent Gbagbo, en violation de la constitution. Et le monde entier a constaté le très fort taux de participation qui était un record mondial. Et voici que le Conseil constitutionnel, sans aucune base juridique, raye d’un trait les votes de toutes les régions du nord. Il leur dénie ainsi tout simplement leur citoyenneté ivoirienne, ce que l’ivoirité tant décriée n’avait pas osé faire. Se rendent-ils compte, ces intellectuels africains et panafricaniste parisiens qu’en défendant cela, et si par hasard une telle forfaiture devrait prospérer, ils cautionneraient ainsi la future guerre civile qui dévasterait la Côte d’Ivoire ? C’est cela leur panafricanisme ? S’en rendent-ils compte ? La question ici n’est pas de soutenir tel candidat contre tel autre. Il s’agit de défendre la démocratie. Les Ivoiriens ont voté, ils ont clairement exprimé leur vote, et Laurent Gbagbo veut confisquer leur volonté. Il n’y a pas de France ou de Françafrique dans cette affaire. Chercher des poux dans les cheveux de la France, c’est chercher à accuser un sorcier lorsqu’un homme ivre se tue au volant de sa voiture. Nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris ont presque tous fui leurs pays respectifs pour cause de déficit démocratique et d’absence de liberté. C’est en tout cas ce que la plupart d’entre eux disent. Nous autres qui avons fait le choix de continuer de vivre sur le continent malgré tout, nous avons toujours rêvé de voir nos pays devenir aussi démocratiques qu’ailleurs. Nous nous sommes toujours battus pour cela, avec la conviction que notre état actuel n’est pas une fatalité. Ce que l’on a toujours reproché à la France et à son excroissance la françafrique, c’est d’avoir maintes fois piétiné les désirs démocratiques des peuples africains et de leur avoir imposé des dirigeants corrompus. Et voici qu’un peuple africain, celui de Côte d’Ivoire, a pu choisir librement, pour la première fois de son histoire, celui qu’il veut comme dirigeant. Et un dictateur aux petits pieds veut tuer cette démocratie naissante en massacrant tous ceux qui dans son pays s’opposent à lui. Toute la communauté internationale dit « non » à ce hold-up. Et ce sont nos intellectuels africains et panafricanistes de Paris qui, aujourd’hui, prennent la défense de cet assassin, aux côtés des Vergès, Dumas, et autres barons de l’extrême droite française ? Pincez-moi, je rêve ! Et ils ne disent pas un seul mot sur les centaines de personnes que Gbagbo et ses mercenaires tuent tous les jours ! C’est vrai que Paris est loin et ils n’entendent pas les crépitements de mitraillettes, les cris des personnes que l’on enlève, que l’on torture, les bruits des casseroles sur lesquelles les femmes tapent dans tous les quartiers où l’on ne dort plus, pour signaler l’arrivée des tueurs, dérisoires défenses contre le silence des intellectuels africains et panafricanistes de Paris. Non, vous n’entendez pas, et vous direz comme Blé Goudé, que ce sont des rumeurs, ou comme Laurent Gbagbo, que c’est encore un complot de la communauté internationale. Mais moi je vis à Abidjan et chaque nuit, je me couche avec la peur au ventre, et, pendant les nuits de couvre-feu, j’ai entendu durant des heures les tirs des miliciens et mercenaires de Gbagbo. J’ai moi aussi, fait le compte de mes connaissances tuées, torturées ou disparues. Je ne sais pas quand mon tour arrivera, parce que je suis dans leur collimateur. De grâce, que ceux qui ne peuvent rien pour nous aient au moins la décence de se taire.



Venance Konan

Email : venancekonan@yahoo.fr

Site web : http://www.venancekonan.com

jeudi 30 décembre 2010

Comment la Presidence de Gbagbo a detourne l'argent des planteurs.

Les differents cheques sollicites par la presidence.



J. Anouma a receptionne les cheques, et par consequent la presidence de la republique devrait etre aux cotes des detenus a la MACA.

mardi 28 décembre 2010

La Decision du Conseil COnstitutionnel.

ARTICLE DE FRANCIS WODIE - PROFESSEUR DE DROIT - CONSTITUTIONNALISTE - PRESIDENT DU PIT


Francis wodié

Après plusieurs reports depuis 2005, l'élection présidentielle, donnée comme la porte de sortie de la crise, a pu, enfin, se tenir, le 31 octobre 2010 pour le 1er tour et le 28 novembre 2010 pour le second tour.
Les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante, confirmés par le "certificateur", donnent M. Alassane OUATTARA vainqueur, avec 54,10 % des suffrages exprimés, face à M. Laurent GBAGBO, crédité de 45,90 % des voix.



Quant au Conseil constitutionnel, après avoir, comme par hasard, annulé, sans discernement, le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord, sur requête du candidat Laurent GBAGBO, il a proclamé celui-ci élu avec 51,45 % des voix contre 48,55 % au candidat Alassane OUATTARA, inversant de son seul chef les résultats fournis par la CEI.

La Côte d'Ivoire, déjà meurtrie, les Ivoiriens, déjà épuisés et ruinés par une crise sans fin, se retrouvent en présence « de deux chefs d'Etat « investis » et ayant constitué leur Gouvernement, donnant ce monstre de bicéphalisme qui est à l'origine des affrontements sanglants que connait depuis le pays. Le Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) ne peut se taire, face à une telle situation qui menace d'un péril certain la Nation tout entière.



2- La régularité de la certification


La certification est prévue par l'accord de Pretoria de 2005, donc acceptée par les différentes parties engagées dans le processus de sortie de crise. Elle est confirmée et organisée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies à travers la résolution 1765 adoptée en juillet 2007.

Dans un contexte de suspicion généralisée et de déficit de confiance, la certification, voulue par les parties ivoiriennes, et donc par Laurent GBAGBO, a pour but d'éviter les contestations inutiles, en permettant d'avoir des élections « ouvertes, libres, justes, et transparentes » avec des résultats reconnus et acceptés en toute confiance et sérénité. La mise en ouvre de la certification a été confiée au Représentant spécial du Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies qui a déjà certifié, entre autres, la liste électorale et les résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, à la satisfaction générale. Et c'est la méthode par lui utilisée au 1er tour qui a servi pour la certification des résultats du second tour. C'est pourquoi, le PIT salue l'objectivité et l'honnêteté du Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU, et constate la régularité et la sincérité de la certification opérée.


Il suit de ce qui précède que le camp Laurent GBAGBO n'est pas fondé à parler d'ingérence ou d'immixtion dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. L'ingérence, à la supposer établie, cesse d'en être, dès lors qu'elle est consentie par les autorités ivoiriennes dont la plus haute était Laurent GBAGBO, tout comme nous sommes allés chercher honteusement à Pretoria en 2005 l'autorisation d'user de l'article 48 de la Constitution ivoirienne. C'est donc à la demande expresse des Autorités ivoirienne que la communauté internationale s'est impliquée financièrement, techniquement et matériellement autant que dans les domaines de l'arbitrage et de la certification. La certification bien que contraignante pour la souveraineté nationale mais voulue et placée à la fin de la procédure, postérieurement à la décision du Conseil Constitutionnel, s'offre comme la décision finale ; ceux qui l'ont voulu doivent s'y plier en toute bonne foi.

Pour toutes ces raisons, le PIT ne peut comprendre ni accepter la position et la décision du Conseil constitutionnel et tout le brouhaha suscité par cette certification.


B- Le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel


Tout d'abord, le PIT se choque de la précipitation avec laquelle le Conseil constitutionnel, qui disposait de sept (7) jours pour dépouiller les 22 000 procès-verbaux et examiner le recours et les moyens invoqués par le candidat Laurent GBAGBO, a rendu sa décision le 3 décembre 2010 à 15 heures 30. On peut douter et on doute que les membres du Conseil constitutionnel aient pu dépouiller tous les procès-verbaux en quelques heures. En effet, tout porte à croire que la décision du Conseil constitutionnel, qui s'étale sur de longues pages, était prête avant même la réception du dossier et qu'il ne s'était agi que d'apporter les adaptations à partir des instructions du candidat Laurent GBAGBO.



En deuxième lieu, les violences et les irrégularités sur la base desquelles le Conseil constitutionnel a invalidé globalement le scrutin dans sept (7) départements du Centre et du Nord ne sont pas corroborées par les faits : les préfets affirment, au contraire, que le scrutin s'est déroulé de façon acceptable. Et puis, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel, si soucieux de justice, n'ait pas invalidé le scrutin dans les zones de l'Ouest où des troubles sérieux et des assassinats ont eu lieu avant et pendant le scrutin ? Voudrait-on susciter de graves divisions de caractère régionaliste avec à la clé des conflits interethniques qu'on n'aurait pas procédé autrement.

Enfin, la violation de la loi portant code électoral : son article 64 nouveau, alinéa 1er, tel que résultant de l'ordonnance de 2008 portant ajustements au code électoral, énonce : « Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection et notifie sa décision à la Commission électorale indépendante qui en informe le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Représentant spécial du Facilitateur à toutes fins utiles. La date du nouveau scrutin est fixée par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition de la CEI. Le scrutin a lieu ou au plus tard 45 jours à compter de la date de la décision du .C.C »

Comment se fait-il alors, que privant le candidat Alassane OUATTARA de plus d'un demi million de voix sur la base d'irrégularités graves (article 64 nouveau du Code électoral en inversant ainsi les résultats, le Conseil constitutionnel n'ait pas cru devoir appliquer la loi en annulant toute l'élection afin qu'on la reprenne conformément à la loi ?


En imposant une telle obligation au Conseil constitutionnel, celle d'annuler l'élection en pareil cas, la loi a voulu restituer au peuple souverain son droit de désigner souverainement ses représentants, ici le Président de la République. Le rappeler, c'est souligner qu'il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer sa volonté à celle du peuple, seul arbitre en pareille situation.


Voilà qui est bien curieux et qui dénote le parti-pris du Conseil constitutionnel qui ne pouvait pas ignorer la loi en la matière ; le Conseil constitutionnel achève ainsi de se discréditer et de se disqualifier. La décision du Conseil constitutionnel est contraire au droit ; elle est tout aussi contraire à la volonté clairement exprimée du peuple de Côte d'Ivoire.

Le problème a cessé d'être juridique ; il est devenu un problème essentiellement politique et moral.



I- SUR LES RESULTATS DU SCRUTIN


Tout est parti de là : quels sont les vrais résultats du scrutin et, par conséquent, qui en est le vainqueur ?



L'observation et l'analyse des faits, à la lumière des textes régissant l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, amènent à constater, d'une part, la validité des résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU et, d'autre part, le caractère irrégulier et surréaliste de la décision du Conseil constitutionnel.



A. La validité des résultats proclamés par la CEI et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général de l'ONU.


1- La validité des résultats proclamés par la CEI


Il est constant qu'au regard de la Constitution (art. 38) et de l'ordonnance portant ajustements au code électoral (art. 59), la CEI est compétente pour proclamer les résultats provisoires de l'élection présidentielle. Ce point n'est pas contesté. Ce qui, au contraire, fait débat, se rapporte au moment et au lieu où la proclamation des résultats est intervenue.


D'abord, la date : le délai dans lequel la CEI doit agir n'apparaît pas avec toute la clarté souhaitable. Toutefois, en interprétant les textes et en ne perdant pas de vue le précédent né du 1er tour de l'élection présidentielle, on doit admettre que la CEI avait à (devait) proclamer les résultats dans un délai trois (3) jours. La Commission n'a pu agir dans ce délai, ayant, comme chacun a pu le constater à la télévision, été empêchée de le faire par Messieurs DAMANA PICKAS et TOKPA, membres de la CEI pour le compte du camp présidentiel. Au regard du droit et même du simple bon sens, le camp présidentiel est mal-fondé à invoquer la forclusion qu'il a provoquée intentionnellement. Car, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude (de sa propre faute), pour en tirer un avantage quelconque.


Au surplus, existe le précédent né du 1er tour, lequel donne à constater que les résultats ont été proclamés au petit matin du 4ème jour suivant la clôture du scrutin, acceptés de tous, confirmés par le Conseil constitutionnel ( qui n'avait guère parlé de forclusion) et certifiés par le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ; ce précédent autorise à affirmer que les résultats du second tour, donnés également au quatrième jour, doivent être tenus pour réguliers.

Ensuite, le lieu : les résultats proclamés, non pas au siège de la CEI, mais plutôt au Golf Hôtel, seraient-ils frappés de nullité ?

Pas du tout. Car, ayant l'obligation de proclamer les résultats, et physiquement empêché par les mêmes de le faire au siège de la CEI, le Président de ladite Commission n'avait pas le choix : à l'impossible nul n'est tenu.


Enfin, la vraie question, par-delà la diversion tenant à la date et au lieu de la proclamation des résultats, est celle-ci : les résultats proclamés sont-ils, oui ou non, conformes à ceux contenus dans les procès-verbaux collectés et validés par les différents niveaux des Commissions électorales ?

La réponse est sans équivoque : il résulte des procès-verbaux dont copie a été adressée à différentes autorités et au Conseil constitutionnel que le candidat Alassane OUATTARA est le vainqueur de l'élection présidentielle. Et c'est parce qu'il en est ainsi que des problèmes ont été artificiellement suscités et entretenus.
C'est dire que la Commission Electorale Indépendante (CEI), qui n'a pas pouvoir pour modifier les résultats issus des procès-verbaux mais plutôt l'obligation de les proclamer tels quels, après vérification de la régularité formelle des procès-verbaux, a fait son travail régulièrement, proprement, conformément aux exigences de la loi et de la démocratie et que, par suite, les résultats par elle proclamés sont valides.